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A la dérive

A la dérive -9-  (A la dérive) posté le dimanche 12 juillet 2009 20:46

Hey les petits lou !!! Enfin une suite ^^ me direz vous !!!!!

La suite de ALD mis en ligne sur le site de Joy alors cliquez ici ! et je vous promets, il est .... GENIAL !

Gros bisous mes chéris !

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A la dérive -8-  (A la dérive) posté le mardi 16 juin 2009 09:29

Hey les 'tis lou !!!

Voila ENFIN une maj ^^ j'espère qu'elle vous plaira looool

Bon, un tite mauvaise nouvelle, pour ceux qui attendaient la suite d' A Beautiful Lie, il va falloir attendre encore un petit peu... J'ai le syndrôme de la page blanche, je ne sais pas si c'est la fait que j'ai peur de faire de la m**** (non sarah pas tapper...) ou si c'est en ouvrant le dossier ABL que je réalise vraiment que je vais la faire toute seule...Petit moment de nostalgie malgré tous les ressentis ^^. Enfin bon voila, pour le moment, j'ai un peu de mal à me remettre dedans, du coup, j'espère que vous m'en voudrez pas, mais je préfère me mettre à BI ou PDT, fic sur lesquelles j'ai plus d'inspiration ^^

Allez je vous laisse à la lecture, et je vous fais d'énorme bisouuuuus !


Les yeux des deux hommes dans la caravane s'ouvrirent grand sous le coup de la surprise. Pourtant, même si Amaury n'y comprenait rien, le dernier mot d'Anton ne paraissait pas si inconnu que ça pour Dimitri. Miguel... Ce nom, il était certain de l'avoir déjà entendu quelque part... Il posa alors son regard sur Amary, et son coeur se mit à battre à tout rompre. Il voulait retrouver la mémoire, mais en même temps...En même temps, plus il restait au près du roux, plus il s'attachait à lui. Au point de se demander si sa vie antérieure avait été plus joyeuse que maintenant. Après tout, s'il ne s'en souvenait pas, peut-être était-ce parce qu'il n'était pas nécessaire de s'en rappeler...


– Il s'appelle Dimitri, où es-tu allé chercher ce prénom ? Demanda Amaury, agressivement.


Son frère se retourna et afficha alors un sourire sadique à faire froid dans le dos. Puis il se retourna et disparut entre les arbres de la forêt, laissant une ambiance assez ambiguë dans la caravane. Dimitri ne lâchait pas Amaury du regard, cherchant une quelconque réaction de sa part, mais il n'en fut rien. Le roux se contenta de s'avancer pour refermer la porte, et se retourna, faisant un maigre sourire à Dimitri. Ce dernier resta là quelques instants à le regarder s'activer à préparer le petit-déjeuner. Il ne savait pas quel lien il avait avec Anton, et il ne voulait pas vraiment savoir. Pourtant, une question ne cessait de venir le troubler. S'il connaissait Anton, comment se faisait-il qu'il ne s'en souvienne pas ?


– Tu veux des oeufs Dimitri ? Demanda tout à coup Amaury, une boîte d'oeufs à la main.

– Euh...Non, merci...Fit le brun, revenant à la réalité.


Dans un sourire, Amaury retourna à sa préparation, et Dimitri vint s'asseoir à table. Comment se faisait-il que ce départ ne l'attriste pas ? Il avait bien remarqué qu'entre les deux frères, ce n'était pas l'amour fou, mais de là à ignorer un départ...


– Tu n'es pas triste ? Demanda Dimitri, faiblement.

– De quoi ? Fit Amaury en mettant les croissants dans un plat.

– Que ton frère soit parti... C'est un peu de ma faute...

– Arrête, ça aurait finit par se passer comme ça, que tu sois là ou non, c'est toujours comme ça.


Amaury avait répondu assez agressivement, sans regarder Dimitri. Il avait fini de tout préparer et s'était mis à table. Puis son regard croisa celui du brun, et un sourire vint étirer ses lèvres.


– Et puis comme ça, on retrouve notre tranquilité... Fit-il dans un sourire qui laissa Dimitri rêveur.


Plus le temps passait et plus ils ne cessaient de s'attacher l'un à l'autre, l'un préférant laisser sa mémoire de côté et l'autre sa famille. Sans un mot de plus, ils se mirent à manger, Amaury prenant le journal entre ses mains.


Une heure plus tard, Dimitri se trouvait dans la chambre du roux, refaisant le lit. Mais au moment où il secouait un coussin, celui-ci buta dans une petite boîte à chaussures sur la table de nuit, qui tomba au sol, déversant tout son contenu. Dimitri se baissa immédiatement pour la ramasser, mais son regard se posa sur une photo. Il la prit alors entre ses mains, et la retourna. Il sentit alors son coeur se serrer et un énorme sentiment de jalousie lui tordit l'estomac. Amaury se trouvait en compagnie d'un jeune homme, assez mignon. Ses cheveux blonds étaient plutôt courts, mais assez longs pour bouger avec le vent. Il avait la peau très pâle. Ses yeux marron étaient tachetés de vert et un énorme sourire étirait ses lèvres. Amaury l'enlaçait, et ses lèvres se trouvaient sur la joue du blond. Il regarda alors dans la boîte, et plusieurs autres photos s'y trouvaient.


– Range ça tout de suite ! Fit tout à coup Amaury, entrant dans la pièce.

– Si tu ne voulais pas que je les voie il fallait mettre cette boîte ailleurs ! C'est qui ?!? Répliqua Dimitri, énervé.

– Personne, dit Amaury froid.

– Je ne connais personne qui fasse des photos avec quelqu'un alors qu'il ne le connait même pas! S'exclama Dimitri, sur le même ton.

– Normal, tu es amnésique, non ?


Dimitri prit cette phrase comme un couteau dans le coeur, et se retourna, blessé.


– Excuse-moi...Je...C'est pas ce que je voulais dire...Souffla Amaury, s'approchant de lui.

– Je suis peut-être amnésique, mais je ne suis pas con, j'ai le droit de savoir non ? Surtout après ce qui s'est passé hier... Répondit Dimitri, tristement.


Dans un soupir, Amaury vint s'asseoir près de Dimitri, et prit la photo dans ses mains. Ses doigts vinrent caresser le jeune homme blond, puis son regard se posa dans le vide.


– Il s'appelle Sven... Murmura-t-il, comme s'il avait mal en prononçant ce nom.


Dimitri se rappela alors immédiatement la dispute qui avait eu lieu plus tôt, et son coeur se serra une nouvelle fois en revivant les paroles d'Amaury.


– Il est qui pour toi ? Demanda-t-il, n'osant pas regarder Amaury.

– Il était mon petit ami... Répondit le roux en haussant les épaules

– Et pour Anton ?

– Son petit ami...


Le brun releva immédiatement la tête et essaya de croiser le regard d'Amaury. Mais ce dernier s'était levé et marchait en direction de la sortie.


– Viens... On va aller le voir, fit-il, d'une petite voix.

– Quoi ?!? Fit Dimitri, surpris.

– Tu as raison... Tu as le droit de savoir...


**


Le soleil se tenait bien haut dans le ciel, balayant par ses doux rayons le vent frais provoqué par les chutes d'eau. Cela faisait maintenant un quart d'heure que Dimitri et Amaury marchaient au travers de la forêt dense. Pour Dimitri, c'était un véritable labirynthe alors que pour le roux, retrouver son chemin semblait être un vrai jeu d'enfant. Un craquement suspect, et Dimitri s'approcha un peu plus d'Amaury, ne pouvant s'empêcher de rougir alors que le roux entremêlait ses doigts aux siens. Ils n'avaient pas reparlé du baiser depuis la veille, et bien qu'Amaury lui avait montré qu'il n'attendait que ça, Dimitri ne savait pas trop comment s'y prendre pour lui montrer ses sentiments, surtout avec la photo qu'il avait découverte.


Pris dans ses pensées, il ne vit pas Amaury s'arrêter, et se le prit de plein fouet. Un sourire d'excuse étira ses lèvres et il regarda autour de lui. Avec stupeur, il découvrit qu'ils se trouvaient devant le portail d'un cimetière.


– C'est...le gardien du cimetière ? Demanda innocemment Dimitri.

– Non, il est mort, répondit Amaury, sans émotion.


Dimitri lâcha la main d'Amaury sous l'effet de la surprise, et ce dernier avança seul. Peu à peu, Dimitri reprit ses esprit et le suivit, laissant une distance entre eux. Le brun ne cessait de regarder autour de lui, cherchant un quelconque signe de vie. Mais rien à part plusieurs tombes disposées ici et là. Le cimetière n'était pas grand mais très accueillant. Après avoir tourné plusieurs fois, Amaury se mit à genoux devant une tombe assez petite. La pierre était grise avec de beaux reflets bleus, dessus était gravé en petites lettres : « Un ange a voulu retrouver le ciel, Sven Jorsky, 25 ans ». En dessous, une petite image montrait le jeune homme blond avec un magnifique sourire collé au visage. Le coeur de Dimitri se serra alors qu'il remarquait le regard triste d'Amaury.


Sans un mot, sans un mouvement, Dimitri resta debout, attendant qu'Amaury finisse de se recueillir sur la tombe de celui qu'il avait aimé. Quelques minutes passèrent sans qu'aucun d'eux ne parle. Le soleil haut dans le ciel avait maintenant laissé place à un ciel assez gris, pourtant, la pluie ne tombait pas et le climat restait agréable et doux. Au loin, on pouvait entendre le bruit des chutes d’eau tombant dans le lac.


- Ca fait un an qu'il est décédé, finit par lâcher Amaury faiblement. Nous sortions ensemble depuis quatre ans quand un soir, Anton a débarqué ici. Il avait décidé d'aller étudier dans un pensionnat en France en laissant sa famille de côté au profit de ses études. Lorsqu'il est revenu, il a dit à ma mère que sa famille lui manquait mais j'étais convaincu qu'il nous mentait. Deux jours après son arrivée, je l'ai présenté à Sven. Ce que je n'avais pas prévu ce jour là, c'était que Sven allait tomber amoureux d'Anton. Pendant six mois, ils ont plus ou moins flirté sous mes yeux, et je faisais celui qui ne voyait rien. Puis, un soir d'été, j’ai décidé de demander Sven en mariage.



Amaury passa sa main sur sa joue effaçant la larme qui venait de couler. Dimitri se mit à genoux à son tour et encercla le buste du roux. Sa tête vint se loger dans son cou. Il savait qu'Amaury venait de lui offrir une grande partie de son coeur et de son passé, et il savait aussi que ça avait été difficile. Physiquement, il tenta d'être présent, et de lui apporter tout le soutien nécessaire. Parler de ce chapitre de sa vie permettrait peut-être à Amaury d’enfin tirer un trait là-dessus.


- J'avais tout préparé, reprit Amaury tristement. À l'époque, il n'y avait encore que les fondations de la maison. Ce n'était pas pour lui mais plutôt pour moi, je voulais la construire de mes propres mains et qu'il soit fier de moi. Pour cette demande, j'avais décoré les fondations, mis de la musique, des pétales de roses, des chandelles, tout ce qu'il y avait de plus romantique. Je lui avais donné rendez-vous, et lorsque je l’ai vu arriver, mon coeur s’est mis à battre bien qu'il affichait un regard triste et une mine défaitiste. Il s'est approché de moi et je me suis mis à genoux, et je lui ai fait ma demande. Des larmes se sont mises à couler sur ses joues et dans un premier temps, j'ai cru qu'il pleurait de bonheur. Mais je me trompais. Il s'est alors mis à genoux à son tour et m'a pris dans ses bras et il m'a dit qu'il me quittait pour mon frère. Je me souviens de chaque mot qu'il a prononcé, de chacun de ses gestes. Je me souviens aussi de la douleur qui a vrillé dans mon coeur. De la rage qui m’a paralysé, m'empêchant de lui demander pourquoi. Il est parti comme ça, sans m'en dire plus. Deux jours plus tard, j'ai appris qu'il était mort. Il s'était suicidé en se coupant les veines à l'endroit même où nous avions échangé notre premier baiser.

– Ce n'est pas vraiment la faute d'Anton... n'est-ce pas ? Demanda Dimitri d'une petite voix.

– Quelques heures après que Sven m'a quitté, il est allé voir Anton, en lui disant que nous deux c'était terminé, et qu'il l'aimait. Mais mon frère lui a ri au nez, il lui a dit qu'il s'était servi de lui pour pouvoir m'atteindre, qu'il me détestait, qu'il me haïssait même, qu'il voulait me voir souffrir et qu'il avait réussi.


Choqué, Dimitri ne put rien dire, se contentant de serrer fort dans ses bras un Amaury en larmes. Il comprenait maintenant ce qui provoquait l'animosité entre les deux frères, et il n'avait pas envie d'essayer d'arranger les choses. Amaury avait raison. Involontairement, Anton avait tué Sven. Mais une chose était certaine, ce n'était pas la faute d'Amaury.


Ils restèrent là, assis sur le sol à se tenir dans les bras l'un de l'autre Amaury avait besoin d'une présence auprès de lui et Dimitri était cette présence. Une heure passa avant qu’Amaury daigne se lever. Dimitri fit de même, et main dans la main, ils sortirent du cimetière. Dans un silence calme et serein, ils reprirent le chemin de la maison d'Amaury.


**


Vers la fin de l'après midi, Dimitri se trouvait dans la caravane à zapper sur différentes chaînes de télévision sans vraiment les regarder. Il s'ennuyait ferme alors qu'il entendait Amaury s'activer à construire sa maison. Ce dernier avait passé toute la journée cloîtré dans la maison en construction. C'était pour lui une sorte de détente, un moyen d'évacuer le stress et la tristesse qu'il avait ressentis. Au loin, Dimitri pouvait entendre la radio ainsi que la musique rock que le roux adorait.


Soudainement, Dimitri se leva et se dirigea vers la maison. Il n'était pas vraiment doué de ses mains mais il voulait aider et passer un peu plus de temps aux côtés du roux. Rapidement, et avec émerveillement, il découvrit qu'elle était bien avancée. Bien qu'elle devait encore être rénovée, le brun remarqua qu'en quelques jours, Amaury avait donné beaucoup de lui-même et que dans quelques temps, la maison serait complètement terminée.


Il prit alors l'escalier en bois verni parfaitement terminé, et monta à l'étage. Guidé par le son de la radio, il entra dans la première chambre qu'il trouva, et s'accouda contre l'embrasure de la porte. Dans un sourire, il vit Amory clouer la dernière fenêtre de la maison. Ce dernier bougeait au rythme de la musique, ne se rendant pas compte de la présence du brun. Amusé, Dimitri toussota légèrement et immédiatement, Amaury se retourna, surpris


– Désolé, je ne t'avais pas entendu arriver, s'exclama Amaury, étonné.

– Je m'ennuyais, alors je suis venu voir ce que tu faisais, fit Dimitri dans un sourire.

– Merci, c'est gentil, mais je finis avec cette fenêtre, et je pense avoir terminé pour aujourd'hui.


Amaury se retourna, achevant de placer la fenêtre. Dimitri, quant à lui, vint s'asseoir sur la table qui servait de bureau pour ses plans, ses outils, ses clous... Quelques minutes plus tard, Amaury termina son travail, et c'est avec soulagement qu'il posa son marteau sur la table. Sa main vint se poser sur ses yeux fatigués et il se rapprocha sensiblement de Dimitri, pour son plus grand plaisir.


C'est alors qu'Amaury voulut prendre sa gourde d'eau qui se trouvait derrière Dimitri. Ce dernier ne comprit pas cela, et alors qu'ils pensait qu'Amaury voulait l'embrasser, le brun plaça ses lèvres sur la joue d'Amaury. Le roux, surpris, s'écarta et le regarda immédiatement. Dimitri détourna alors son regard, le rouge aux joues. Dans un sourire, Amaury plaça ses bras autour des hanches du brun et doucement, il approcha ses lèvres. Tout d'abord, il lui donna un simple effleurement. Puis, lorsqu'il vit que le brun avait fermé les yeux, Amaury posa ses lèvres sur les siennes, et lui donna un tendre baiser.


La main de Dimitri vint se poser sur la nuque du roux, et d'une pression, ils intensifièrent le baiser un peu plus. Leurs langues se rencontrèrent immédiatement, s’enroulant encore et encore. Enfiévrés, les deux hommes savouraient l'instant présent, oubliant complètement le reste. Les mains d'Amaury remontèrent le long des hanches de Dimitri pour se poser sur ses côtes et le rapprocher un peu plus contre son torse. Ce baiser, ils l'attendaient tous les deux depuis un moment déjà, sans oser faire le premier pas. Les deux hommes dépassaient les limites, jouant à séduire l'autre un peu plus. Dimitri ne savait pas d'où lui venait cette soudaine assurance, mais il se sentait bien, là, dans les bras du roux. Rapidement, sa main alla se loger dans la chevelure rousse, tandis que l'autre descendait de plus en plus bas, lentement, excitant davantage Amaury, sans le vouloir. Alors qu'elle se glissait sous le tee-shirt d'Amaury, une voix les surprit :


– Je vois qu'on s'amuse bien ici !


Immédiatement, Amaury et Dimitri se séparèrent, comme pris en faute. Tous les deux gênés, ils se retournèrent et découvrirent avec surprise une Amy avec un immense sourire collé au visage. Près d'elle se trouvait James, pas plus choqué, tenant dans l'une de ses mains un panier en osier garni de plats fait maison.


– On souhaitait manger avec vous ce soir, mais je vois que vous êtes occupés, on repassera plus tard, dit Amy tout en faisant un clin d'oeil à Dimitri.

– Non c'est bon, reste... On... Avait fini... S'exclama Dimitri, se remettant debout, le rouge aux joues.

– Alors qu’est-ce que vous nous avez préparé de bon ? Demanda Amaury, tout aussi gêné, s'approchant de James.


Rapidement, Amaury emmena James à l'extérieur de la maison, tous les deux commencèrent une discussion animée. Dimitri les suivit, évitant le regard moqueur de la meilleure amie du roux. Ils arrivèrent dans la caravane, et dans la bonne humeur, ils commencèrent ensemble à mettre la table et à préparer le repas. Dimitri regarda alors Amaury rigoler avec James. Il ne put s'empêcher de sourire. Bien que cette journée avait mal commencé, elle finissait merveilleusement bien.


**


A l'autre bout du Canada, là où les gratte-ciel et le bruit gâchaient le merveilleux paysage, deux hommes assouvissaient leur désir, ne pouvant s'empêcher de penser l'un et l'autre à quelqu'un d'autre.


Anton se trouvait à quatre pattes sur un lit, serrant les poings sur le drap souillé, le visage déformé par le plaisir. Derrière lui, un homme à la carrure assez imposante le pénétrait violemment. Ce n'était pas un acte d'amour, au contraire, c'était un jeu, un jeu pour oublier. Dans un dernier coup de reins, l'homme se soulagea dans le cordon d'Anton. Puis dans un soupir, il se retira et s'allongea sur le dos. Il était blond, les cheveux assez courts. Ses yeux bleus, couleur océan, regardaient le lustre au dessus de lui, sans vraiment le voir. Il leva la main vers la commode près du lit et voulut prendre son paquet de cigarettes, mais au moment où il tendit le bras, il fit tomber un cadre, dont le verre se brisa en milles morceaux.


Immédiatement, l'homme blond se redressa, et attrapa le cadre, comme paniqué. Anton s'assit à son tour et regarda le cadre. C'était une photo de mariage, sur laquelle l'homme blond qui était auprès de lui tenait Dimitri dans ses bras. Ils se trouvaient tous les deux devant une mairie, montrant fièrement leurs deux bagues. Un sourire mauvais étira alors les lèvres du châtain, et une idée germa dans son esprit. Une idée qui le ravissait, car elle allait encore faire souffrir son frère.


- J'ai retrouvé Miguel... Dit Anton, une lueur mauvaise dans les yeux.


 

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A la dérive -7-  (A la dérive) posté le mardi 16 juin 2009 09:28

Hey les 'ti lou, une maj de A La Derive vous attend chez Joy !!!

Alors jettez vous dessus, on apprend plein de trucs lol !!

Gros bisous !!!


ClIk !

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A la dérive -6- Partie 2  (A la dérive) posté le mardi 16 juin 2009 09:27

Dimitri ne répondit rien, déçu. Il acquiesça légèrement et s’allongea, sans un regard pour le roux. Il l’entendit prononcer faiblement “Bonne nuit”, mais n’y répondit rien, trop ancré dans sa déception.

 

Amaury éteignit la lumière et rentra dans sa chambre. Alors que tout avait si bien commencé, ils se retrouvaient à dormir éloignés. C’est sur cette pensée que Dimitri s’endormit, espérant que demain serait un jour meilleur.

 

La pluie ne cessait de tomber, se mêlant aux larmes du jeune homme brun. Il avait mal au coeur. Des cris poussés derrière lui le firent stopper sa course, et il se retourna, croisant le regard bleu azur qu’il aimait tant. Son coeur, bien que pietiné, se mit à battre fortement, et sans un mot, il se jeta dans les bras de l’homme, dont il ne voyait que les yeux.

 

-         Je t’avais dit que tu ne devais pas leur dire au revoir... Souffla-t-il, passant une main dans les cheveux noir ebène du brun.

-         Ce sont mes parents, répondit le jeune homme sanglotant.

-         Même après ce qu’ils viennent de te dire ?

 

Le jeune homme brun ne répondit rien, se contentant d’étouffer ses sanglots dans le coup de l’homme sans visage.

 

-         Tu m’aimes toujours ? Demanda-t-il, alors qu’il se dégageait peu à peu, prenant le visage plein de larmes du brun dans ses mains.

-         Bien sûr que oui Devan, souffla le jeune homme, choqué.

-         Alors épouse moi.

 

Les yeux du brun s’agrandirent sous la surprise et il ne répondit rien. Il sentait la pluie tomber sur lui, mais aussi sur l’homme dont il ne voyait que les yeux. Des yeux larmoyants, sincères.

 

-         Quoi ? Souffla-t-il, perdu.

 

L’homme sans visage lui prit la main et sortit de sa poche un petit anneau en argent, le faisant glisser sur l’annulaire du brun, qui restait sans réaction.

 

-         J’y pense depuis un moment... Je veux devenir ta famille...Pour le meilleur et pour le pir, fit l’homme, reprenant le brun dans ses bras.

 

Un immense bonheur s’installa en lui et il serra l’homme qu’il aimait de toutes ses forces. Sa famille... C’était lui depuis longtemps déja...

 

-         Oui... Murmura-t-il, embrassant tendrement l’homme sans visage.

 

Une bonne odeur de crêpes réveilla Dimitri, et s’habituant tant bien que mal à la lumière du jour, il se leva du canapé. Son regard se posa sur Amaury qui essayait de faire sauter des crêpes en l’air. Celui-ci ne semblait pas avoir remarqué le réveil du brun, trop concentré dans sa tâche.

 

Dimitri regarda alors sa main gauche, inspectant son annulaire. Il remarqua alors que sur son doigt, une partie n’avait pas été bronzée par le soleil, et son coeur loupa un battement.

 

-         Dimitri, tu m’écoutes ?

 

Il sursauta à l’entente de son prénom et croisa le regard inquiet d’Amaury.

 

-         Qu’est-ce qui se passe ? Demanda le roux, se rapprochant de Dimitri

-         Tu...Tu as déja voulu épouser quelqu’un ? Fit-il, perdu.

 

Amaury posa alors un drôle de regard sur le brun, étonné par cette soudaine question. Mais au vu de l’air grave et mal à l’aise qu’il prenait, il comprit qu’il n’obtiendrait rien d’autre de sa part... Soupirant légèrement, il se lança.

 

-         Oui, j’ai voulu épouser quelqu’un, mais quand je m’étais décidé à lui demander, il m’a dit qu’il ne pouvait pas, car il en aimait un autre, alors je l’ai quitté.

-         C’est triste... Souffla Dimitri, ayant repris ses esprits.

 

Amaury tourna son regard dans le vague, perdu dans ses souvenirs. D’une voix empreinte de tristesse, il déclara, avant de se lever, et de retourner à la cuisine :

 

-         Tu sais, toute ma vie est triste, on pourrait même dire que certaines fois, je porte la poisse...

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A la dérive -6- Partie 1  (A la dérive) posté le mardi 16 juin 2009 09:25

Le chapitre Promis ! J'espère qu'il vous plaira ^^
Corrigé par Joy, merci à ma nouvelle correctrice, et à Dja et Elle sid qui voulait se dévouer.
Bonne lecture les 'tis lou !



      Tu as oublié ton porte-feuille chez moi, lança Tatiana en tendant l'objet à Amaury.

 

A ces mots, le roux se rendit compte de la posture dans laquelle ils se trouvaient, et se recula immédiatement, sans regarder le visage déçu de Dimitri. Il s’approcha de la jeune femme et prit l'objet en question, remerciant la blonde.

 

      A chaque fois, tu oublies quelque chose. C'est vrai que nos soirées sont souvent mouvementées en même temps, rajouta-t-elle en regardant Dimitri du coin de l'oeil.

 

Le brun sentit son estomac se retourner violement, mais garda un visage impassible devant les deux personnes. Alors ils avaient couché ensemble. Une immense jalousie s'empara de lui, et il ne souhaitait qu'une chose, sortir de cette piece.

 

      Je vais prendre un peu l'air, lança-t-il, marchant en direction de la porte, sans un regard pour ceux qu'il pensait être des amants.

 

Il entendit vaguement Amaury essayer de le retenir mais n'y fit pas attention, sa jalousie le faisant bouillir. Les mains dans les poches, il ne faisait plus attention à la fine pluie qui perlait sur lui. Son regard droit devant, il laissait ses pensées dériver sur les brides de souvenirs qui ne faisaient que l'asseillir ces temps-ci. Peut-être qu'un jour tout reviendrait. Alors il partirait d'ici, loin d'Amaury et de sa foutu petite amie.

 

Cela faisait près d'une heure qu'il maugréait seul dans son coin, et ce fut la pancarte annonçant qu'il entrait dans ville de Field qui le sortit de ses pensées. Peu de personnes se trouvaient dans les rues, sûrement à cause de la pluie qui menaçait de devenir de plus en plus violente. On entendait au loin un bourdonnement, montrant que la plupart des touristes se trouvaient dans le seul restaurant du village. Mais Dimitri ne voulait pas s'arréter. Il bifurqua sur un petit sentier entre les bois, quittant la grande place. Il vit beaucoup de petites maisons toutes plus belles les unes que les autres, avant de s'arrêter devant une beaucoup plus grande. La façade était en bois, comme la plupart des maisons du village. Au dessus de la porte, en lettres rouges, tronnait fièrement « Centre de secours ». Juste à côté, il y avait une cour entourée de grillages où un camion se faisait netoyer par quatre hommes en tenue de pompiers.

 

Il resta un moment à les regarder, sans vraiment les voir. Pourquoi ressentait-il ce pincement au coeur alors qu’ils ne se connaissaient pas ? S’il n’y avait pas eu ce baiser, peut-être qu’il n’aurait rien ressenti. Un soupir passa le barrage de ses lèvres et dans un effort il s’assit sur le banc qui se trouvait près de lui, lui donnant une vue sur le lac. Il posa ses coudes sur ses genoux et prit sa tête entre ses mains. Un nom restait ancré en lui, un nom si lointain mais pourtant si familier. Devan, que voulait-il dire ? Qui était-il ? Pourquoi son coeur ne cessait de se serrer lorsqu’il le prononçait ? Pourquoi son coeur s’était serré de la même façon lorsqu’il avait compris qu’Amaury avait couché avec Tatiana ?

 

-         Ca ne va pas Dimitri ?

 

Brusquement, le brun se releva, étonné. Il vit alors James devant lui, en tenue de pompier, une inquiétude se lisant sur son visage.

 

-         Si si, pourquoi tu me demandes ça ? Fit Dimitri, essayant de se ressaisir.

-         Parce que c’est bien la première fois que je te vois sans Amaury, et que tu es là depuis une heure sous la pluie.

 

Dimitr leva alors les yeux et remarqua que la pluie était devenue beaucoup plus violente, jusqu’à le tremper complètement. Il regarda alors James, incrédule, et celui-ci éclata de rire, le priant de le suivre.

 

Ils marchèrent, pressant le pas à cause de la pluie, afin d’arriver devant la petite maison de James et Amy. James ouvrit la porte et laissa le brun rentrer. C’est avec soulagement que le plus jeune alla se caller près de la cheminée, où le feu avait laissé quelques braises.

 

-         Reste là, je vais aller te prendre quelques vêtements, lui fit James, montant les quelques marches qui menaient à la chambre du couple.

 

Pennaud, Dimitri s’assit dans un fauteuil, regardant autour de lui. Il ressentait à présent l’effet du froid, si bien qu’il ne put réprimer certains frissons. James revint juste après, un jogging et un pull noir à la main.

 

-         Je n’ai trouvé que ça qui pourrait aller. Mets les, je vais faire du café.

 

Dimitri acquiesça sans rien dire, enlevant ses affaires mouillées. Des rougeurs apparurent sur ses joues alors qu’il voyait James de dos, s’activer. Il ne mit pas longtpemps avant d’enfiler son pull et le jogging, laissant les affaires mouillées au sol. James arriva deux minutes après, un sac plastique et deux tasses de café fumant dans les mains. Il les posa sur la petite table basse et prit les affaires mouillées, les mettant dans le sac platique.

 

-         Tu diras à Amaury de faire la lessive, il adore ! Lança James, un petit sourire au coin des lèvres. Qu’est-ce qui ne va pas ?

-         Rien ! Répondit Dimitri, trop précipitamment au gout de James.

-         Arrête, tu es comme Amaury, il faut te tirer les vers du nez. Dis toi qu’avec moi, tu es dans un camp neutre, je ne prendrai aucun parti, et je ne dirai rien. Allez, lançe toi.

 

Dimitri lâcha un soupir sans vraiment le vouloir et s’assit plus profondément dans le fauteuil, regardant les braises s’éteindre peu à peu.

 

-         Je ne savais pas qu’Amaury et Tatiana sortaient ensemble, je suis juste un peu sous le choc, murmura Dimitri, mal à l’aise.

-         Depuis quand ils sortent ensemble ? Demanda James, étonné.

-         Quelques temps apparemment.

 

James ne répondit rien. Ses sourcils étaient froncés et Dimitri se demandait pourquoi il semblait réfléchir autant. Ce fut après de longues minutes qu’il prit la parole.

 

-         Tu dois te tromper Dimitri... Amaury est...Comment dire, Tatiana n’est vraiment pas son style de...Femme.

 

Mais alors que le brun allait retorquer, la sonnerie stridente du portable de James l’en empêcha. Sans un mot, le chatain décrocha, se levant du fauteil.

 

_ Oui ?

-...

- Je viens de finir mon servie.

-...

- D’accord.

 

Sur ces paroles brèves, il raccrocha, lançant un regard désolé à Dimitri.

 

-         Je ne veux pas te jeter dehors, mais j’ai une urgence. Viens, je te reconduis chez Amaury, dit-il, enfilant sa veste de pompier.

 

Sans un mot, Dimitri le suivit, la peur au ventre. Il ne voulait pas vraiment revoir le roux, surtout qu’il se sentait idiot de ressentir ce sentiment de jalousie. C’est sur ces pensées qu’ils arrivèrent non loin de la caravane. Ils pouvaient voir Amaury assis sur la table dehors et Tatiana devant lui, une main sur son épaule. Le roux semblait regarder tristement devant lui.

 

-         Même si tout pourrait te faire penser qu’ils ont une liaison, ce n’est pas vrai, fit James, offrant un sourire réconfortant à Dimitri.

 

Le jeune homme lui rendit son sourire et sortit de la voiture, après avoir remercié James.

 

C’est d’une démarche mal assurée qu’il marcha en direction de la caravane. La pluie avait cessé de tomber, laissant de gros nuages gris dans le ciel. Il entendait distinctement la voix de Tatiana et se doutait qu’Amaury ne l’avait pas encore remarqué.

 

-         Il serait temps de passer à autre chose, tu crois pas ? Arrête de t’apitoyer sur ton sort. Il aurait aimé que tu trouves quelqu’un d’autre, même s’il ne t’aimait plus. Viens manger chez moi ce soir, déclara Tatiana, se rapprochant légèrement du roux.

 

Mais alors qu’il voulait entendre la réponse d’Amaury, Dimitri marcha sur une branche, qui craqua, surprenant le roux. Celui-ci se leva immédiatement en voyant Dimitri et s’éloigna de la blonde. Tatiana jeta alors un regard énervé à Dimitri, avant de reprendre son sac.

 

-         Bon, je vais rentrer, tu m’as épuisé avec tes jeux vidéos toute la nuit, fit-elle, embrassant bruyament la joue du roux.

 

Dimitri se sentit alors bête devant cette phrase. Il avait maudit Amaury tout l’après midi pour quelque chose qu’il n’avait pas commis, et ne savait vraiment plus où se mettre. La jeune femme passa près de lui, sans un regard, et pennaud, Dimitri s’approcha du roux.

 

-         Un jeu vidéo... Souffla-t-il, une main sur la nuque, géné.

-         Ouais, je suis assez accro à ses jeux... Répondit Amaury, en haussant les épaules.

-         Je...Enfin...J’ai cru...

-         Je sais...J’avais compris, mais Tatiana...N’est pas vraiment mon type...

 

Dimitri était plus géné que jamais. Son visage, habituellement pâle, avait pris de violentes teintes rouges, et le regard fuyant qu’il abordait ne faisait que faire sourire Amaury. Il se sentait touché malgré tout, même si rien n’existait encore entre eux.

 

Un violent coup de tonerre les fit sursauter et immédiatement, une pluie torrentielle s’abbatit sur leur têtes.

 

-         Merde ! S’exclama le roux, avant de courir vers la maison en construction.

 

Inquiet, Dimitri le suivit, rentrant dans la deumeure le souffle coupé et les cheveux dégoulinant. Il regarda autour de lui, sans voir Amaury, mais le son d’un marteau lui indiqua la direction. Suivant le son, il vit le roux clouter une bache sur l’ouverture qui serait une fenêtre, une fois la maison terminée.

 

-         Il faut les recouvrir, sinon le parquet va mettre un temps fou avant de sécher, lança Amaury, montrant à Dimitri tous les outils dont il avait besoin.

 

Le brun acquiesça, et sans perdre de temps, ils commençèrent à protéger la maison du temps.

 

Une heure plus tard, les deux jeunes hommes rentrèrent dans la caravane, tout mouillés. L’eau dégoulinait sur le sol et ils ne cessèrent de réprimer des frissons.

 

-         Va prendre une douche, j’irai après toi, je nous prépare un plateau télé, dit Amaury, laissant passer Dimitri.

-         Ok, je fais vite, répondit le brun, marchant d’un pas rapide. Il entra dans la chambre et se deshabilla, mettant ses affaires dans le bac à linge sale.

 

Il rentra ensuite dans la douche où il regla la température au maximum. La buée vint rapidement recouvrir la paroi, mais il s’en fichait, il était bien. Pourtant, l’image d’Amaury lui rappela qu’il devait se dépêcher. Il prit le gel douche et se lava, faisant le plus rapidement possible. Il sortit et s’habilla, un pantalon en coton beige et un haut noir à manches longues, simple mais décontracté. Il sortit, une serviette en main, se séchant les cheveux.

 

Amaury se trouvait devant le four, réglant la température. Il se tourna vers Dimitri, et dans un sourire resplandissant, il passa à côté de lui, allant à son tour prendre sa douche. N’ayant rien d’autre à faire, le brun s’assit sur le canapé et alluma la télé. Mais il sentit la fatigue l’asseillir d’un coup et ne put retenir ses paupières lourdes. Sans vraiment s’en rendre compte, il s’endormit, s’allongeant sur le canapé.

 

-         Pourquoi tu pleures ?

-         Mes parents ne m’aiment plus...

-         C’est à cause de nous ?

-         Ils ne veulent pas que je sois gay...Mais je t’aime moi, Devan.

-         Je t’aime aussi.

-         Je ne peux pas te quitter.

-         Alors ne le fais pas. Et si on partait ?

-         Où ça ?

-         Loin, rien que nous deux. Fais moi confiance, je ferai ton bonheur. Je n’ai jamais aimé une personne aussi fort que toi... Même si tu es un homme.

 

-         Merde !

 

Dimitri se releva immédiatement, regardant autour de lui. Il vit alors Amaury, fraichement habillé, à genoux sur le sol, épongeant la sauce tomate. Pourtant, même si cette vision devait le faire rire, il n’y arrivait pas. Que voulait dire ces voix dans sa tête ? Qui était ce satané Devan ? Pourquoi certains flashs et pas sa mémoire complète ? Il l’aimait ? Il avait reconnu sa voix... Mais s’il l’aimait, pourquoi ce Devan ne le cherchait-il pas ?

 

Son regard se tourna vers Amaury, qui essayait tant bien que mal de ramasser la sauce tomate, s’en mettant partout sur lui. S’il était amoureux de...Devan...Pourquoi son coeur tambourinait-il dans sa poitrinne à chaque fois qu’il portait ses yeux sur le roux ?

 

-         Oh, je t’ai réveillé, excuse moi, la sauce tomate m’a glissé des mains, fit Amaury, essuyant avec un torchon la tache sur son panstalon.

-         J’ai cru entendre... Souffla Dimitri, amusé.

 

Amaury rigola légèrement et retourna à la préparation du repas. Dimitri, quant à lui, ne put détourner son regard. Un détail revint alors dans ses pensées. Il était gay. Et peut-être amoureux.

 

-         Bon, je ne sais pas si tu vas aimer, c’est des pommes de terres au four, avec de la viande hachée et de la sauce tomate, et du gruyère par dessus, fit tout à coup Amaury, posant deux petites assiettes sur la table basse.

-         Merci, répondit tout simplement Dimitri, prenant sa fourchette en main.

 

Amaury s’assit près du brun et zappa sur quelques chaînes, mais bien vite, ils trouvèrent leur programme. Le roux tamisa les lumières et ils commençèrent à manger en silence. La nuit était complètement tombée, mais le ciel était caché par de gros nuages noirs. La pluie, mélée aux coupx de tonerre, faisait un rafut pas possible, si bien qu’ils durent augmenter un peu le volume.

 

Le film était assez violent, et Dimitri ne put s’empêcher de se rapprocher d’Amaury, le rouge aux joues. Un sourire se perdit sur les lèvres du plus vieux, et doucement, il passa son bras autour de Dimitri, voulant se faire réconfortant.

 

Le temps passa et le film venait de toucher à sa fin. Une douce musique de générique ajouta à l’endroit un peu plus de romantisme. Dimitri se sentait de plus en plus mal à l’aise, ainsi rapproché du roux. Celui-ci ne le lâchait pas, les yeux perdus dans le vague. Du coin de l’oeil, Dimitri l’observait. Amaury était vraiment très beau, quelques mèches tombant sur son visage, éclairé par la lumière tamisée.

 

Se sentant observé, Amaury tourna la tête et croisa le regard désireux de Dimitri. Ce dernier ne savait pas vraiment ce qu’il se passait. Il en avait envie. C’était comme s’il connaissait la marche à suivre. Comme si toutes ses barrières avaient été baissées. Poussé par une force inconnue, il se tourna un peu plus vers Amaury, posant sa main sur la cuisse du jeune homme. Celui-ci fut étonné, et regarda cette main. Puis il releva lentement le visage et croisa une deuxième fois le regard de Dimitri.

 

Le brun avança alors sa tête lentement, ses lèvres frolant celles d’Amaury. Ses battements de coeur, si rapides et si mélodieux. S’il était amoureux de quelqu’un d’autre, son coeur ne battrait pas ainsi pour Amaury...

 

Sur cette dernière pensée, Dimitri avança un peu plus la tête et leurs lèvres se touchèrent. Une légère caresse qui électrisa leurs sens, et des frissons leur parcoururent l’échine. Mais un coup de tonerre vint chambouler ce baiser. D’un coup, les plombs sautèrent, laissant dans le noir les deux hommes, frustrés.

 

-         Reste là, je vais aller réparer, fit Amaury, se levant un peu brusquement du canapé.

 

Dimitri entendit la porte de la caravane claquer et il attendit patiemment. La lumière vint quelques minutes plus tard, et Amaury revint, géné.

 

-         A toi de prendre le lit ! Dit-il, voulant cacher sa gène.

 
Grrrr Suite a la partie 2, juste pour quelques lignes !

 

 

 

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