Beauté inaccessible

Beauté inaccessible -16-  (Beauté inaccessible) posté le mercredi 14 octobre 2009 18:40

Une looooongue suite mes p'tits lou !!!!! j'espère qu'elle vous plaira <3


Je me réveillais seul dans mon lit le lendemain matin, une bonne odeur de crêpes dans l'air. Un soupire sortis d'entre mes lèvres à l'idée que dans quelques minutes tu serais devant moi. Pourquoi es-tu resté Noah ?

J'attrapais mon boxer et l'enfilais, puis me dirigeais vers le placard afin de mettre un pyjama. Autant prendre toutes les précautions nécessaires. Soufflant bruyamment pour me donner du courage, j'ouvrais la porte de ma chambre. Je me stoppais net en découvrant que tu ne portais rien à part ton boxer. Immédiatement nos ébats de la nuit me revinrent en mémoire et des rougeurs vinrent parsemer mes joues.

- Tu ne pourrais pas t'habiller ! Lâchais-je, évitant ton regard.

- J'avais chaud...Ta façon de dormir est si...

- C'est bon arrêtes !

Je m'assaillais sur une chaise en regardant la table que tu avais parfaitement dressée, et commençait de manger. Tu t'asseillas en face de moi et commençais à lire ton journal.

- Qu'est-ce que tu fais là Noah...Lâchais-je, finalement.

- Je déjeune. Répondis-tu en haussant les épaules.

- Tu m'as parfaitement compris, pourquoi tu es encore là ? Pourquoi tu m'as fait le petit déjeuner ? Pourquoi tu es là comme si on était le parfait petit couple !

Sans vraiment le vouloir, je m'étais énervé. Tu me faisais peur. Ce sentiment qui faisait battre mon cœur me faisait peur. Et tu ne faisais rien pour arranger ça. Tu ne répondis rien, et je me levais agacé. J'allais dans ma chambre en claquant la porte, quelque peu honteux.

J'allais dans la salle de bain et mit le jet en marche, puis je commençais à me déshabiller. Mais je sentis tes mains sur mes hanches. Vivement, je me retournais, mais me pris les pieds dans mes affaires. Je m'étalais alors par terre, me cognant la tête contre le lavabo. Un cri s'échappa de mes lèvres et je mis directement ma main sur mon crâne. Une douleur fulgurante me transperça et je m'appuyais contre le mur, tentant de reprendre mon souffle.

Je sentis alors un gant froid venir se poser sur ma bosse, et ta main sur ma joue. Je te lançais alors un regard noir.

- C'est de ta faute ça ! T'es vrai...

Mais ma voix mourut sous tes lèvres. Mes yeux s'ouvrirent grand tandis que je sentais ta langue entrer dans ma bouche. Immédiatement je te repoussais de toute mes forces et tu tombas assis par terre.

- Arrêtes de m'embrasser ! M'écriais-je, essuyant ma bouche.

- Pourquoi tu es en colère, on s'est bien éclaté hier ! Répondis-tu, sur le même ton.

- Ça n'aurait jamais dû se passer !

- Mais ça s'est passé Owen, que tu le veuilles ou non, tu es incapable de me résister alors fais avec au lieu de péter un câble !

Mon poing partit sans m'en rendre compte, mais je n'étais qu'un débutant dans ce domaine. Tu réussis à attraper mon poing, et vivement me basculait sur le carrelage froid. Tes lèvres prirent une seconde fois le contrôle de ma bouche et tes mains vinrent caresser mon corps tandis que je tentais de me débattre. Mais s'était peine perdu, tu ne voulais pas me lâcher. Baissant les bras, je pris part au baiser, me collant contre toi. Ton torse nu contre le mien me faisait beaucoup d'effet, je devais me l'avouer. Je sentis ton entre-jambe se durcirent et ne résistait plus, laissant libre court à mes pulsions. Vivement, tu vins enlever le reste de mes vêtements, léchant ma peau. Des gémissements s'échappaient de ma bouche et mes yeux se fermaient malgré moi, sous le plaisir que tu prodiguais.

Brusquement tu te relevas, m'amenant avec toi. Tu envoyas valser loin ton boxer et entra dans ma douche, me forçant à y entrer aussi. Fougueusement, tu me plaquas contre la paroi de la douche, glacée. Je me cambrais à la seconde, mais tu repris tes caresses, me faisant tout oublier. Toujours aussi rapidement, tu me retournas et entras tes doigts en moi dans le but de me préparer. Mes lèvres vinrent se poser sauvagement contre les tiennes, effaçant la grimace qui les étiraient. Je me sentais bruler de désir sous ton contact expert. L'eau coulait sur nos peaux entrelacées, ma main passait et repassait dans tes cheveux tandis que tu me pénétrais, calant tes mains sur mes hanches. Un long gémissement sortis de nos lèvres, et tu entamas des vas-et viens endiablés.

Mes deux mains se posèrent contre la paroi de la douche et je me cambrais, ne cessant de soupirer de plaisir. Sous la chaleur qui régnait dans la cabine, tu ne tardas pas à éjaculer, et je te suivis à l'instant même. Le corps luisant de chaleur, je laissais mes jambes me lâcher, et m'assaillait à même le sol. Tu me suivis dans mon mouvement, éclatant de rire. J'en fis de même ne sachant vraiment pas pourquoi. Pour lâcher cette tension qui me faisait mal.

Mais mon répis fut de courte durée, car bien vite, nos regards se croisèrent, et comme la veille, tout disparut autour de moi. Ta main se posa sur ma joue et tu te rapprochas.

- On couche ensemble Owen. Dis-tu, d'une voix claire. On s'amuse et on couche ensemble. Ne vas pas chercher plus loin.

Maintenant je me rends compte. Tu savais n'est-ce pas ? Tu savais que je tombais profondément amoureux de toi. Et moi, comme un idiot je ne voyais pas les signaux que tu m'envoyais. Je ne sais pas à qui donner la faute. Tu es partis. Tu m'as quitté, et maintenant j'ai un mal de chien à refaire surface. Tu m'as lâchement abandonné. Mais je t'ai cherché. J'ai voulu t'avoir et je t'aie eu. Quel idiot. Lorsque tu m'as dis cette phrase, je n'ai pas pu empêcher mon cœur de se serrer, et je n'ai pas pu te donner ce baiser que tu m'as demandé par la suite. Je ne pouvais pas t'embrasser. Surtout pas si je ne devais rien espérer.

J'ai profité de la personne qui frappait à ma porte pour m'échapper de ton emprise. Vivement, je me levais, et attrapais une serviette que j'enroulais à mes hanches. Sans un regard pour toi, j'allais ouvrir, croisant le regard d'une personne que je ne souhaitais pas du tout voir à cet instant.

- Mathis...Soufflais-je surpris.

- Je passais dans le coin alors...Fit-il en haussant les épaules.

Son regard se posa sur mon torse mouillé, appréciant apparemment la vue. J'entendis alors Noah rentrer dans la chambre, et une angoisse me prit.

- je suis désolé, je ne peux pas te voir pour l'instant ! Répliquais-je, tentant de fermer la porte.

Brusquement, il rentra dans la pièce, prenant sa tête entre ses mains.

- Écoute, je pense que je t'ai assez laissé de temps pour réfléchir à nous deux, s'exclama-t'il, perturbé. Je sais que tu aimes ta vie de célibataire, mais je sais que rien n'est terminé entre nous, sinon tu ne resterais pas mon ami Owen...Je te connais et...

- Mathis, s'il te plait vas-t'en maintenant ! Le coupais-je en regardant nerveusement vers la porte de ma chambre.

- Non ! Laisse moi finir ! On est fait pour être ensemble, je le sais ! Tu es resté plus d'un an avec moi, ce n'est pas rien pour toi, tu ne peux...

Mais tu ne pouvais pas rester dans ton coin, n'est-ce pas Noah ? Il fallait à tout prix que tu montres que je t'appartenais. A toi, et à toi seul.

- Ce que tu peux être agaçant Mathis ! Râlas-tu, entrant dans le salon.

Tu portais une simple serviette sur tes hanches, et Mathis ne mit pas longtemps à comprendre. Ma main se posa sur mes yeux, et un vertige me pris.

- Je t'avais dis de ne pas rester...Soufflais-je, las.

Un rire ironique s'échappa des lèvres de Mathis, et il prit la direction de la porte d'entrée.

- Tu m'as que j'avais été un idiot en frappant le môme...Tu viens de faire bien pire...Dit-il en me lançant un regard meurtrier.

Puis son regard se tourna vers toi, furieux.

- Et toi, ne cherches plus jamais à me revoir.

En colère, il partit en claquant la porte. Je ne pouvais lui en vouloir après tout....

Comme si de rien n'était, tu allas t'assoir à table, reprenant le petit déjeuner comme si de rien n'était. Surpris, je m'approchais de toi, et m'assaillais à mon tour.

- ça ne te dérange pas...Fis-je, troublé.

- Il est en colère, il ne pense pas ce qu'il dit...Il sera bien obligé de me parler un jour ou l'autre...

- Tu te trompes, j'ai bien l'impression qu'il est déterminé à ne plus te revoir...

Un fin sourire étira tes lèvres et tu te levas, t'approchant vers moi. Ta main se posa sur ma joue et ton visage se rapprocha du mien. Mais comme à mon habitude, je tournais la tête, et fit mine d'attraper le journal. Un rire s'échappa de tes lèvres, et tu partis en direction de la chambre.

- Un jour tu le feras...Me dis-tu, en fermant la porte.

Quelque minutes plus tard, tu étais partis, laissant libre court à mes réflexions.

A cet époque, je ne savais pas trop ce que nous étions. Un couple ? Non, nous en étions là. Je prenais ce que je ressentais pour une très forte attirance pour toi. Les jours qui suivirent confirmèrent ma conviction. Nous couchions ensemble régulièrement. Je te ne repoussais plus. Je n'essayais même plus. La seule barrière que je m'étais forgé, était au courant. Je prenais un pied d'enfer avec toi. Tu m'apportais à chaque fois l'orgasme le plus fou qu'il ne m'avait jamais été donné, et j'en redemandais. Tout n'était que sexe entre nous. Tout était sauvage, bestial, l'équilibre parfait. D'une certaine façon, je commençais à devenir accro à nos parties de jambes en l'air. Pourtant, je ne pouvais pas garder le sexe que pour toi. Car cela aurait voulu dire beaucoup trop de choses. Alors je me suis mis à coucher avec d'autre hommes. Beaucoup plus que d'habitude. Ils ne t'équivalaient pas, certes, mais il me faisait croire que ce qui se passait entre nous n'était pas important.

La moitié de la durée de notre pari s'était écoulé maintenant, et je me surprenais à me demander ce que j'allais faire quand j'aurais gagner. Peut-être continuerais-je ce travail. Car je devais me l'avouer, j'étais assez doué, et travailler me plaisait. Remplir mes journées et recevoir un salaire pour mes compétences me rendait fier. Plus le temps passait et plus je devenais indépendant, avec tous les avantages et les inconvénients que cela entrainaient. J'avais payer mon premier loyer tout seul, mais lorsque j'avais vu l'état de mon compte en banque par la suite, j'avais compris que je ne pourrais pas continuer à vivre dans un tel endroit sans mourir de faim. J'avais donc décidé de demander plus d'heures au bar. Marc avait accepté ayant pas mal d'employé étudiants, il fallait combler les trous. Mais je savais que cela ne durerait qu'un temps. Si je voulais rester indépendant, je devais faire des sacrifices : quitter mon appartement.

Henri s'était trouvé une nouvelle petite amie. Beaucoup moins bien que Sarah, je devais me l'avouer. Il n'avait pas voulu essayer de la revoir pour discuter, préférant simplement tirer un trait. Mais je n'étais pas dupe, il voulait simplement combler le vide que lui avait laissé Sarah. Cette nouvelle amie s'appelait Julie, et je la trouvait insupportable. Mais je faisais des efforts pour mon meilleur ami.

Je n'avais pas revu Mathis depuis qu'il nous avait surpris. J'avais eu beau tenté de l'appeler, il ne souhaitait pas répondre. C'est pour ça que ce jour là, je me trouvais devant sa porte à tambouriner comme un malade. Mais ce que je faisais portait ses fruits, car quelques minutes plus tard, Mathis ouvrit sa porte, l'air furieux.

- qu'est-ce que tu fais là Owen ! Râla-t'il.

- Je crois qu'il faut qu'on parle non ? Fis-je en haussant les épaules.

- Si je t'ignore depuis un mois c'est qu'il y a une bonne raison !

Un soupire de lassitude s'échappa de mes lèvres et j'entrais dans son appartement.

- Écoute je sais que je t'ai blessé, mais je te jure que je ne voulais pas te faire de mal !

- Alors il ne fallait pas me quitter ! Répliqua-t'il, énervé; et surtout pas coucher avec mon meilleur ami !

Je ne répondis rien, me sentant tout à coup perdu. Il avait raison, j'avais fait la plus belle des erreurs. Ma main passa sur mon visage, troublé. Je m'assaillais alors sur le canapé, prenant ma tête entre mes mains.

- Mathis, je peux t'assurer que je suis vraiment désolé...dis-je, d'une petite voix.

- Noah m'a dit que ce n'était pas la première fois...Depuis quand ça dure ? C'est pour lui que tu m'as quitté ? Demanda-t'il, d'une voix hésitante.

- Bien sûr que non ! M'exclamais-je vivement.

- Alors comment ça se fait Owen ! Avant moi tu ne couchais qu'une seule fois avec les hommes ! Pourquoi lui !

- Mais il n'y a rien entre nous ! C'est juste du sexe, je peux te l'assurer !

- Alors arrêtes.

- Quoi ?

Je ne sais pas pourquoi, mais mon cœur a loupé un battement à cet instant. Mathis me demandait de ne plus te voir. Et cette idée me faisait peur.

- Coupes les ponts avec lui. Dit-il, froid.

- Mathis...Je ne peux pas, je travaille dans le bar de son ami. Répondis-je

Il soupira et tomba à genoux devant moi. Ses mains se posant sur les miennes, et son regard s'ancra dans le mien.

- Tu ressens quelque chose pour lui ? C'est ça ? Demanda-t'il, les yeux larmoyants.

- Non ! Bien sur que non ! M'écriais-je en me levant, mal à l'aise.

J'étais crispé, et Mathis n'était pas dupe. J'ai l'impression que tout le monde le savait. Tout le monde excepté moi.

- Je l'espère vraiment, Parce que...

Mathis se leva, et s'approcha de moi. Je vis son regard si triste et voulu m'enfuir à la seconde. Je n'avais pas envie d'écouter la fin de sa phrase, mais il ne me laissait pas vraiment le choix.

- Ne t'attache pas Owen...Je t'en supplie ne tombe pas amoureux de lui...Il n'est pas fait pour toi, et d'ailleurs je ne souhaite ça à personne.

- Arrêtes...Fis-je évitant son regard.

- Et si jamais c'est trop tard, oublies-le maintenant, car tu vas souffrir si tu restes avec lui.

- Tu dis ça parce que tu veux que je revienne vers toi Mathis...

Un rire blessé s'échappa de sa gorge et il se recula, me tournant le dos.

- Non...J'ai bien compris que quoi que je fasse tu ne tomberais pas amoureux de moi...

Sa main passa dans ses cheveux, et il se retourna.

- Pour ton bien, arrêtes de le voir. Trancha-t'il, froid.

- Je dois y aller, je commence dans une demi heure. Dis-je en reculant vers la porte.

- Je suis sérieux Owen.

- Je sais, on se voit plus tard.

Rapidement, je sortis de son appartement, sentant ma gorge se serrer. Je me sentais mal. Tu sais Noah, peut-être aurais-je dû l'écouter. Je sais, je n'arrête pas de me répéter mais...Je ne sais plus quoi penser. D'un côté, j'avais cette irrémédiable attirance pour toi, et de l'autre mon cœur, qui menaçait de sombrer peu à peu.

Ce soir là, les paroles de Mathis ne faisait que me revenir en tête. Tu étais un tombeur Noah, et je savais que je ne devais pas ressentir de sentiments à ton égard. Pourtant, j'étais persuadé que Mathis avait tenté de me prévenir de quelque chose. Mais je ne savais pas encore de quoi.

- Tu as l'air des les nuages.

Je sursautais en entendant ta voix, et relevais la tête.

- Il y a du monde ce soir, je n'ai pas le temps de discuter. Fis-je, en mettant des verres pleins sur un plateau.

- Quelque chose ne va pas ? Répliquas-tu les sourcils froncés.

- Ça va, mais j'ai du boulot.

J'avais besoin de réfléchir, et ta présence ne m'y aidait pas. Je passais le reste de mes heures de travail à t'éviter autant que je le pouvais. Et lorsque j'eus fini, je partis sans te le dire. Mais comment aurais-je pu t'échapper Noah ?

Tu ne tardas pas à me retrouver au Gab's, alors que je prenais un énième verre avec Henri. Ce soir là, je n'avais trouver que l'alcool pour oublier ce que m'avait dit Mathis, si bien que j'étais déjà bien éméché lorsque tu es venus me trouver.

- Il faut qu'on parle ! Dis-tu, en me retournant pour te faire face.

Je manquais de trébucher, et tu me rattrapas. Ma main se posa sur ma tête suite au tournis qui me prenais et je te laissais me guider dans un coin plus calme.

- Tu es allé voir Mathis, n'est-ce pas ? Demandas-tu, ancrant ton regard si beau dans mes yeux.

- Il...

Mais tu ne me laissas pas le loisir de parler, car tes lèvres se posèrent sur les miennes pour un baiser passionné dont nous seuls avions le secret. Pendant quelques secondes, j'oubliais Mathis. Mes mains vinrent se poser sur ta nuque et je me collais à toi. Tes doigts glissèrent sous mon tee-shirt et tu me serras fort contre toi. Mais tes mots vinrent tout gâcher.

- Arrêtes de penser...Et ramènes moi chez toi tout de suite.

Je ne sais pas pourquoi, mais cette phrase me fit réaliser que j'en attendais plus. Les paroles de Mathis avait été l'élément déclencheur. Je crois que j'étais prêt à bien plus avec toi. Je crois que je ne voulais plus te voir avec quelqu'un autre. Je crois que j'étais prêt à essayer, même si Mathis disait que s'était voué à l'échec. Mais je savais que toi, non.

- Qu'est-ce qui se passe ? Fis-tu, en voyant mon trouble.

- Je...Je crois que j'ai besoin de plus que ce que tu veux me donner...Répondis-je, en évitant ton regard.

Je sentis tes mains lâcher mes hanches, et je compris que j'avais raison. Je te lâchais à mon tour et sortis de la boite à toute vitesse, sans même dire au revoir à Henri. J'avais besoin d'air frais car je sentais mon cœur brisé. Qu'étais-je devenu Noah ? En un mois j'étais passé du tombeur, gosse de riche qui ne faisait rien de ses journées à l'amoureux-transis qui travaillait d'arrache-pied dans un bar.

Je pris la direction de la bouche de métro, mais une main sur mon épaule m'arrêta. Vivement je me retournais, pensant que s'était toi, je me trompais. L'homme qui se tenait devant moi était grand, blond, les cheveux courts. Il ressemblait étrangement à Joackim.

- C'est toi Owen ? Demanda-t'il furieux.

- Ça dépend qui le demande...Soufflais-je en fronçant les sourcils.

Mais son regard noir me dissuada de faire le malin.

- Oui c'est moi...Qu'est-ce qui se...

Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase, car son poing attérit sur ma joue, me faisant tomber au sol.

- ça c'est pour avoir coucher avec mon petit frère ! S'écria-t'il, les points serrés.

Il retroussa alors ses manches, et se rapprocha de moi.

- Et le reste c'est pour l'avoir rendu gay.

En sortant de cette boite, j'avais pensé rentrer chez moi, et tenter de t'oublier. Pourtant ce fut un tout autre dénouement. Je fus impuissant sous les coups du frère de Joackim. Allongé sur le sol, je subissais, criais et pleurait, sans avoir la force de me débattre. Je pouvais voir toute la haine qu'il ressentait pour moi dans ses yeux. Sûrement préférait-il me voir mort que vivant, et c'est ce qu'il comptait faire. Je me mis alors à penser à mes parents, à mes amis, à Henri, et je finis par penser à toi. A notre histoire qui n'avait jamais commencer. Une larme coula sur ma joue meurtrie, bien vite effacé par un nouveau coup. Mon corps tout entier me fit mal et je perdis connaissance, cessant de lutter pour garder les yeux ouverts.

Je me réveillais dans un hôpital par le bip bip incessant du moniteur. Ma chambre était plongé dans le noir. Mon regard se posa sur ma main, serré par une autre qui étais celle de Joackim. Je remarquais alors que mon bras gauche était plâtré.

- C'est lui qui t'a trouvé, il a appelé une ambulance et est là depuis deux jours...

Je reconnu la voix d'Henri et voulu me retourner vers lui, mais une vague de douleur me submergea et un cri s'échappa de mes lèvres.

- Ne bouges surtout pas ! S'exclama Henri, affolé.

- Qu'est-ce que j'ai ? Demandais-je en retenant mon souffle.

- Tu veux vraiment la liste ?

- Et de la morphine.

- De multiples hématomes, quatre côtes et comme tu peux le voir ton bras cassé.

Un soupire passa le barrage de mes lèvres suivis d'une grimace. Je pris alors conscience que mes parents s'étaient endormis au fond de la chambre. Et un petit sourire étira mes lèvres.

- Ils sont là depuis que je les ais appelés.

Ceux-ci se réveillèrent en entendant Henri et se jetèrent sur moi. Je crois que ce fut la première fois que je vis mes parents aussi triste et inquiet. Ils restèrent un moment avant que je ne leur ordonne de quitter la chambre, fatigué comme jamais. S'assurant que j'allais à peu près bien moralement, ils partirent. C'est alors que je remarquais que Joackim s'était lui aussi réveillé, et qu'il pleurait en silence. Je fis signe à Henri de sortir à son tour, afin de me laisser seul avec lui. A peine eut-il fermé la porte que Joackim se jeta sur moi, pleurant de ton son soul.

- Je suis désolé...S'écriât-il entre deux sanglots.

- Ce n'est pas toi qui m'a fait ça...

- Je lui ais dit...Et...

- C'est bon, j'ai compris, ne te fatigue pas...

Il enfouit sa tête dans mon cou et avec difficulté, je posais ma main valide sur ses cheveux.

- Ne t'inquiète pas...Soufflais-je...Je vais bien.

- Mais il aurait pu te tuer !

- Mais ce n'est pas arriver.

Je dus attendre un moment avant que ses pleurs ne cessent. Puis, il se releva, essuyant ses larmes. Ce fut à cet instant que je compris ce qui m'avait attiré chez lui. Joackim était vraiment beau. Jeune certes, mais beau.

- Tes parents ont portés plainte, mon frère n'a plus le droit de t'approcher...Et c'est lui payera les frais d'hospitalisation.

- Je suis désolé...Dis-je, passant ma main sur son visage.

- Non...C'est à cause de moi tout ça...

- Tu devrais rentrer chez toi et dormir.

Il hocha la tête et attrapa sa veste. Avant de partir, son regard mouillé se posa sur moi.

- Je peux revenir demain ?

J'acquiesçais en essayant de lui faire un beau sourire. Il me le rendit, et sortit. Dans un soupire, je fermais les yeux, sous la douleur que je ressentais. La porte ne tarda pas à se rouvrir, laissant entrer Henri et Mathis. Mais ce qui m'étonna le plus fut de te voir, dans le couloir. Un café à la main, tu semblais perdu, dans le vague. Tu semblais tellement triste que j'eus envie de courir vers toi et de te prendre dans mes bras. Mon regard ne se détachait pas de ta silhouette. Qu'est-ce que tu faisais là ? Pourquoi n'entrais-tu pas ?

Mathis vint se poster devant moi, m'empêchant de te voir. Sûrement parce que cela l'agaçait.

- Comment ça va ? Demanda-t'il, s'assaillant sur mon lit.

- J'ai un peu mal...Dis-je, en essayant de te regarder à nouveau.

- C'est ridicule Mathis ! Râla Henri, tu vois bien qu'il veut le voir.

Je n'eus pas à deviner de qui ils parlaient.

- L'heure des visites est terminée ! Répondit-il, en évitant mon regard.

- Non, c'est toi qui l'a décidé ! Répliqua Henri.

- Regarde l'heure, je...

Je le coupais en attrapant son bras. Un cri s'échappa de ma gorge sous la douleur que cela produisit en moi.

- Laisse moi faire mes propres erreurs Mathis, dis-je en serrant les dents.

Il se leva, apparemment énervé, et sortit de la pièce en te lançant un regard noir. Henri me fit une tape amicale et sortit à son tour. Je te vis alors poser ta tasse et venir vers moi. Tu semblais tellement soucieux Noah. Avais-je l'air aussi mal en point ?

- Je dois avoir une sale tête...Soufflais-je, tentant de te faire sourire.

Mais tu n'étais pas prêt à te dérider. Tu vins t'assoir à côté de moi et tout se passa très vite. Ta main vint se poser sur ma joue et tes lèvres sur les miennes. Pour la première fois, tu m'embrassais vraiment et mon cœur se mit à battre beaucoup trop fort. Tes lèvres étaient tièdes mais tellement douces que cela me troubla. Tu me fis oublier ma douleur pour me procurer ce dont j'avais besoin : le meilleur des anti-douleurs. Pourtant, lorsque tu te reculas de quelques centimètres, la réalité revint au galop, et tu semblas le comprendre.

- Pourquoi est-ce que tu m'embrasses ? Demandais-je, les yeux brillants.

- Parce que tu m'as fait peur.

Ta voix était faible. Pourquoi étais-tu aussi triste Noah ?

- Qu'est-ce que tu veux ? Fis-tu, ancrant ton regard dans le mien.

- De la morphine...Répliquais-je, en riant nerveusement.

- Arrête d'essayer de me faire rire ! Dis-tu, la voix légèrement colérique. Qu'est-ce que tu veux Owen ?

Je compris alors que tu étais vraiment sérieux...Tu avais eu peur pour moi, mais qu'est-ce que cela voulait dire ?

- Tu veux...Qu'on se mette en couple ? Demandas-tu hésitant

Je tournais la tête, ne pouvant pas te regarder.

- Je ne sais pas ce que je veux...Soufflais-je, perdu, ce que je sais, c'est que je veux plus que du sexe...

Ta main se posa une nouvelle fois sur ma joue, me forçant à te regarder. Ton visage s'approcha du mien si près que je pouvais sentir ton souffle chaud sur mes lèvres.

- Pourquoi es-tu allé chercher plus loin ?

Sans me laisser le temps de répondre, tu déposas un smack sur mes lèvres.

- C'est d'accord, fis-tu en passant ta main dans mes cheveux, soyons un couple...Mais promets moi une chose.

Mon coeur s'endiabla alors provoquant une accélération dans les bruits du moniteur.

- Ne me refais plus jamais aussi peur.

Tes lèvres se reposèrent alors sur les miennes dans une douce caresse. C'est à cet instant que je me suis mis à espérer. Espérer que Mathis avait tort. Espérer que ce qu'il m'avait dit ne se produirait jamais. Tu sais Noah, je crois que c'est à partir de ce moment là, que je suis tombé irrémédiablement amoureux de toi.


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Beauté inaccessible -15-  (Beauté inaccessible) posté le mercredi 07 octobre 2009 13:48

Vous ne vous y attendiez pas hein ????

Bonne lecture mes p'tit lou ! laissez peiiiins de com !


 Les jours qui suivirent furent éprouvant. Jamais je n'aurais pensé qu'être serveur était aussi fatiguant. Mais ce qui me surprenait encore était la patience dont je faisais preuve dans certaines situations. Les clients de ce bar étaient arrogants, mesquins et impitoyables. Ils étaient les rois, et nous leurs esclaves. J'avais reçu beaucoup de propositions de riches femmes mariés à la recherche d'un peu de passion, sans compter les tiennes qui ne cessaient de devenir de plus en plus irrésistibles.

Chaque jours, j'apprenais un peu plus à te connaître. La chose la plus incroyable pendant ces soirées étaient nos discussions. Une chose que je pensais tellement improbable. Je me surprenais à attendre avec impatience ton arrivée. Chaque cliquetis de la petite cloche à l'entrée me faisait me retourner. Et lorsque nos regards se croisaient, je ne pouvais empêcher mon cœur de s'emballer.

Quelque chose nous liait, et j'étais encore incapable de le discerner. Je ne l'ai compris que bien trop tard.

- Tu sors après ton service ? Me demandas-tu, buvant une gorgé de ton whisky.

Un petit sourire étira mes lèvres et je m'appuyais contre le bar, de façon à me rapprocher de toi.

- Serais-tu en train de me proposer un rendez-vous ? Fis-je, dans un petit sourire moqueur.

- S'il se finit comme tous les rendez-vous, pourquoi pas. Répondis-tu en haussant les épaules.

J'éclatais alors de rire et entreprenait de laver des verres sales.

- je vais fêter mon anniversaire avec Henri.

- Je ne savais pas que c'était ton anniversaire...Fis-tu, surpris.

- Tu ne me l'as pas demandé.

Il ricana, et sorti de sa poche un billet de 20 euros.

- Alors joyeux anniversaire ! Dis-tu en me tendant le billet.

- J'ai pas besoin de ton argent...Fis-je en rigolant légèrement.

- Très bien alors je t'offrirais quelque chose plus tard.

A ton regard brulant, je compris ce que serait mon cadeau d'anniversaire. Je ressentis alors un violent désir irradier mes sens, affolant entièrement mon corps. Tu jouais avec le feu Noah, et tu sentais que j'avais de plus en plus de mal à tenir.

Je terminais mon service deux heures plus tard, heureux de retrouver mon meilleur ami qui n'allait pas très bien en ce moment. Sarah l'avait quitté pour de bon, détruisant leur fiançailles et Henri par la même occasion.

Je le trouvais au Gab's, assis devant le bar en train de siroter une bière. Le regard perdu dans le vague , plus le temps passait et plus je le trouvais triste. J'arrivais près de lui, et lui assignais une tape sur l'épaule.

- Alors l'ami, pas d'anniversaire surprise cette année ? Dis-je en m'assaillant près de lui.

- A quoi bon t'en faire, tu les détestes, puis Ai-Van n'est pas là alors on remettra ça.

Il me commanda un verre, et nous nous mîmes à discuter de choses et d'autres, tout en évitant bien consciencieusement le sujet Sarah. Quelques minutes plus tard, il me tendit une fine enveloppe.

- Joyeux anniversaire ! Dit-il, tout sourire.

- Merci...

J'ouvris enveloppe pour y découvrir deux places de concerts pour les Black eyes peas. Un large sourire vint illuminer mon visage.

- Étant donné que tu ne peux plus t'offrir les quelques plaisirs de la vie que tu t'octroyais avant, je me suis dit que tu devais t'en mordre les doigts, alors...

Je le pris immédiatement dans mes bras le serrant fort. Puis mon regard se posa une seconde fois sur l'enveloppe.

- Il y a deux billets, me dit Henri, comme ça tu pourras emmener ton nouveau petit ami.

Je lui lançais un regard interrogateur. Qu'est-ce qu'il voulait dire ? Il me fit signe et je me retournais, voyant ta silhouette entrer dans la boite de nuit, me cherchant sûrement.

- Ou plutôt devrais-je dire tes petits amis...Souffla Henri, avant d'éclater de rire en me montrant respectivement Joackim et Mathis qui arrivaient à leurs tours.

- T'es pas drôle...Soufflais-je en me retournant, grognon.

- Je sais...N'empêche qu'il va falloir que tu fasses un choix.

- Bien sûr que non, étant donné que je ne sors avec aucun d'eux.

Henri rigola, et se retournant comme moi. Il porta son verre à ses lèvres avant de lâcher.

- Tu as couché avec un, tu couches avec un autre et tu coucheras avec le dernier.

- Non, tu as tout faux, soufflais-je, dans un sourire arrogant, j'ai couché avec les trois, mais je ne couche pas et ne coucherais pas avec eux.

- Salut Owen...Henri.

Je me raidis en entendant la voix de Mathis, et me retournais, un sourire crispé aux lèvres.

- ça fait longtemps...

- Je...Bon anniversaire ! Me souhaita-t'il.

- Merci.

Il regarda rapidement aux alentours, cherchant sûrement si une de mes conquêtes ne m'attendait pas.

- Je peux t'offrir un verre ? Fit-il, s'assaillant à côté de moi.

- Henri vient juste de le faire... Répondis-je en montrant mon verre plein.

- Ce n'est pas grave, je t'offrirais le prochain.

Je lançais un bref coup d'œil à Henri qui éclata de rire en reprenant son verre en main.

- Je...C'est-à-dire que je ne vais pas rester longtemps, je suis un peu crevé...

- Depuis quand est-ce que tu es trop crevé pour faire la fête ? Fit-il, en pouffant légèrement.

- Depuis que je travail. Répondis-je en haussant les épaules.

Ma réponse le désarçonna et il ouvrit grand les yeux.

- Pourquoi tout le monde à cette réaction ? Fis-je en soupirant.

- Peut-être parce que ton père est l'homme le plus riche de France...Souffla Henri amusé.

Je lui donnais un coup de coude avant de rigoler à mon tour.

- Et tu travailles où ?

- Au relais, dans le 20ème.

Mathis se figea tout à coup, les poings serrés. Je tournais alors mon regard vers la chose qui l'intriguait et croisait ton regard océan, ainsi que ton sourire arrogant.

- je reviens... souffla Mathis, brusquement.

Il partit d'un bond, me laissant étonné. Je le suivis du regard et une grimace étira mes lèvres alors que je vis qu'il venait te parler. Mais toi, tu ne disais rien. Il devait surement connaître ce bar, et savoir que c'était à cause de toi que je travaillais, mais tu ne disais rien pour ta défense. Mais après tout, pourquoi devions-nous nous défendre ? J'étais libre de sortir avec qui je voulais. Mais cela était bien trop facile.

Lassé, je laissais Henri commander un autre verre, tandis que j'allais saluer Joackim. Aller le voir avec sa bande de copain m'amusait, d'autant plus si je pouvais le charrier.

- Bon anniversaire ! Me cria-t'il en me sautant au cou.

Je rigolais légèrement et le repoussais gentilement.

- Soirée entre amis ? Fis-je en montrant son groupe.

- Oui...Tiens j'ai un cadeau pour toi ! Lança-t'il en me tendant un petit sac rouge.

Surpris, je pris le sac, et regardait à l'intérieur. J'y sortis une écharpe verte Kaki. Je devais me l'avouer, ce gamin avait bon goût.

- Merci, fis-je, dans un sourire, mais tu n'aurais pas dû gaspiller ton argent pour moi.

Il s'approcha alors de moi, me collant plus qu'il n'aurait dû. Je lançais alors un coup d'œil vers toi et Mathis, qui regardait bien évidement la scène.

- Si tu veux me remercier, ramènes moi chez toi ce soir...Souffla-t'il d'une voix qui me donna des frissons.

- Quand tu seras majeur pourquoi pas, répondis-je en lui donnant une petite tape sur la tête.

J'éclatais alors de rire et mit l'écharpe autour de mon cou. Il me rendit mon sourire et je m'éloignais après un petit signe de la main.

Je retrouvais Henri, et passais le reste de la soirée à ses côtés, ne fêtant mon anniversaire que avec lui, après tout, il en avait bien besoin. Lorsque l'alcool commençait à faire effet sur nous, Henri se livrait à moi, et cette fois n'y manqua pas.

- J'ai appris qu'elle sortait avec un médecin...Souffla-t'il, en commandant un autre verre.

- Qui t'as dit ça ?

- Sa sœur. Elle m'a aussi dit que je n'étais qu'un gosse de riche, et que c'était pour ça qu'elle n'était plus avec moi.

- Tu sais, m'exclamais-je en me tournant vers lui, tant que tu n'auras pas la version de Sarah, ne te fie pas à celle de sa sœur, tu l'as connais, elle a toujours été jalouse que tu choisisses Sarah et pas elle.

- Je sais mais...Elle a surement raison...Sarah me reprochait d'utiliser l'argent de mon père...D'avoir la frousse de me lancer dans quelque chose tout seul.

- Tu as ton restaurant...

- Le restaurant de mon père.

- Mais tu gère un personnel seul Henri. C'est toi qui gère les commandes et t'occupes de toute l'organisation. Ton père finance peut-être mais c'est toi et toi seul le patron. Crois-moi, si ton père reprenait le restaurant, tout s'écroulerait.

Une fin sourire en coin étira ses lèvres et il sortit son portefeuille, laissant des billets sur la table.

- Je vais rentrer. Dit-il dans un sourire.

Je me levais à mon tour et manquait de trébucher. Là Henri éclata de rire, disant que finalement j'avais fêté mon anniversaire comme avant : j'étais saoul.

Henri prit un taxi, tandis que je décidais de rentrer à pied. L'air frais me fit un peu de bien, mais je ne marchais plus droit. Mon regard se posa sur la bouche de métro que je comptais prendre lorsque je me sentis ramené en arrière et plaqué contre le mur d'un immeuble. Je te reconnu immédiatement grâce à ton parfum si envoutant. Un bras au dessus de ma tête et ton autre main sur ma hanche. Ton regard ancré dans le mien, je perdis vite notion du monde qui se trouvait autour de nous, et qui aurait pû me surprendre. Ton visage se rapprocha du mien. Je savais ce qui allait inévitablement se produire. Tu voulais me donner un baiser. Maintenant, je me rend compte que je n'étais pas prêt à te donner quelque chose d'aussi intime. Je tournais alors la tête sur le côté, montrant mon refus. Mais tes lèvres continuèrent sur leur lancée et tu embrassas ma joue d'un baiser qui me donna des frissons.

- C'est ton anniversaire...Laisses-toi aller...Soufflas-tu, prenant mon menton entre tes doigts.

- Comment tu peux faire ça à ton meilleur ami...Tu as vu la réaction qu'il a eu quand il a sû pour le bar ? Fis-je tentant de lui résister.

- Je sais...Mais je n'arrive pas à rester loin de toi...

Nos regards se croisèrent une nouvelle fois, s'ancrant pour ne plus se lâcher. Mon corps tout entier hurlait ton nom et j'avais peur que tu entendes mon cœur endiablé. Tu étais si énigmatique Noah. Si mystérieux et si irrésistible. Je souhaitais tant te résister...Mais ce soir là, après ce que tu venais de m'avouer, je n'ai pas réussis.

Je me suis littéralement jeté sur toi, posant mes lèvres sur les tiennes. Ravi, tu me plaquas contre le mur passant tes mains sous mon pull. Notre baiser n'avait rien de tendre, comme celui que tu voulais me donner, mais cela me rassurait. Car si je passais la nuit avec toi, ce ne serait que du sexe. Et rien d'autre.

Une de tes mains passa sous ma fesse et ramena brusquement ma jambe contre ta hanche, te permettant ainsi de te coller contre moi. Je pouvais sentir ton envie grandissante, comme la mienne. A bout de souffle, je mis fin à notre baiser, et attrapais ta main. Nous descendîmes dans un hall, et pris le métro qui allait en direction de mon appartement. Durant tout le trajet, tes lèvres ne quittaient pas les miennes comme pour combler tout ces jours durant lesquels j'avais lutté contre toi.

Nous arrivâmes enfin à mon appartement et lorsque j'eus ouvert la porte, tu me plaquas contre le mur, balançant ta veste au loin. Je profitais de ce moment pour enlever mon pull et dégrafer mon jean, mais bien vite tes lèvres vinrent me raviver. Ta main vint se glisser dans mon boxer, caressant mon sexe déjà dur. A cet instant, je me cambrais violemment lâchant un gémissement. Tu te mis à genoux et embrassa mon bas-ventre. Mes mains vinrent se poser sur ta chevelure noire ébène, y passant mes doigts. Tu pris mon pénis en bouche et un soupire de soulagement apparu au bord de mes lèvres, bien vite dissimulé par les gémissements dû à tes vas-et-viens brusques. Ta langue passait et repassait sur mon gland, décidément, tu ne cessais de jouer avec moi. Mon corps commençait à luire de sueur et ma respiration devenait de plus en plus saccadée. Tes doigts vinrent se placer entre mes deux fesses, voulant en finir au plus vite avec cette préparation pour atteindre notre but. Au début, j'eus mal, mais bien vite, tu sus me faire tout oublier. Au bout de quelque minutes, je ne tint plus, et me libérais dans ta bouche. Tu avalas tout, et, alors que je tentais de reprendre mon souffle, tu repris d'assaut mes lèvres, me forçant à te suivre dans ma chambre. En cours de route, j'enlevais ta chemise et déboutonnait ton pantalon, avant de le laisser tomber sur le sol. Tu fis de même avec le mien, et nous nous retrouvâmes bien vite en boxer sur mon lit. Toi au dessus de moi, je n'ai jamais autant aimé être dominé. Tu avais cette façon de te mettre au dessus de moi. Cette façon si arrogante mais tellement sensuelle. J'avais envie de t'avoir en moi, et je n'avais plus besoin de te le dire.

Tu nous enlevas ces bouts de tissus, avant de me retourner, pour me mettre à quatre pattes sur le lit. Mon excitation devenait de plus en plus douloureuse.

- Où est ton lubrifiant...Soufflas-tu, contre mon oreille.

Je te montrais mon tiroir, et tu pris le tube, avant d'en mettre sur ton pénis. Bien vite, tes mains vinrent sur poser sur mes hanches et tu t'enfonças en moi. Nous avions l'air de deux animaux, mais peu m'importait. J'étais avec toi.

Tes coups de reins étaient brusques, violents, mais tellement bons. J'avais l'impression que je n'avais jamais autant ressentis de plaisir qu'à cet instant. J'atteignais l'orgasme le plus fou et le plus démentiel que je n'avais jamais atteint. Ton corps contre mon corps, je pouvais sentir ton souffle rauque et puissant contre mon oreille tandis que je criais à en perdre haleine. Quelque minutes plus tard, alors que nous atteignions un orgasme fulgurant, tu éjaculas en moi dans un cri rauque. Un long soupire s'échappa de mes lèvres et je m'allongeais, me retournant sur le dos. Tu vins alors t'allonger près de moi, et ne tarda pas à t'endormir, sûrement fatigué de l'effort fourni.

Ce fut à cet instant précis que je compris que tout était différent entre nous. Que ça ne pouvait pas n'être qu'une histoire de sexe. Ce soir là, j'ai fait quelque chose que je n'aurais sûrement jamais dû faire pour ne pas tomber dans ton piège. Ce soir là, je t'ai regardé. La lune éclairait ton visage rendant ta beauté si hypnotisante. Ce soir là, j'ai caressé ta joue, et me suis rapproché de toi afin de pas perdre ta chaleur. Ce soir là, je n'ai pas résisté, et après un moment de réflexion quasi-inexistant, j'ai posé mes lèvres sur les tiennes dans un doux baiser. Ce soir là... J'ai laissé mes sentiments pour toi me submerger. Et j'en suis désolé.

 

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Beauté inaccessible -14-  (Beauté inaccessible) posté le samedi 03 octobre 2009 17:59

Enfin une suite mes petits lou ! et j'espère vraiment qu'elle vous plaira ! si vous avez un petit trou de mémoire : http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/r52292/Beaute-inaccessible/ ^^.

Bonne lecture mes chéri, et laissez vos impressions ! (je suis hyper malade donc si vous voyez plein de fautes c'est normal)


« Quand j'y repense, il y a tellement de chose que j'aurais aimé faire. La première était de prendre mon envol une bonne fois pour toute. Sûr et fier de moi, je cachais une peur de ne pas pouvoir survivre sans l'aide de mes parents. Je voyais tous ces étudiants y parvenir, mais eux avaient vécus toutes leurs vies dans un monde où l'argent ne tombait pas du ciel. Moi, j'avais eu la chance ou la malchance d'avoir une famille riche, ne se refusant rien. C'est peut-être pour ça que je t'ai plus. J'étais si égoïste et si prétentieux que tu as voulu me faire descendre de mon piédestal. Et tu y a réussis Noah...Mais en tombant dans ton propre piège.


Le soir où tu as renouvelé ce paris, je t'ai laissé une nouvelle fois devenir proche de moi. J'ai laissé tes mains s'aventurer sur mon corps et tes lèvres prendre possession de mon cou. Nous jouons à un jeu dangereux mais il était terriblement tentant. Ce soir là, nous ne sommes pas allez plus loin que quelque caresses. Ton air satisfait de toi m'exaspérais autant que ma soumission.


Les jours qui suivirent, mon angoisse de devenir vraiment indépendant restait ancré dans mon esprit et je ne savais comment en parler à mes parents. Pourtant, ce fut poussé par un je ne sais quoi, que je décidai d'aller diner avec eux le soir même. Si je voulais te jeter hors de ma vie, il fallait que je joue jusqu'au bout sans tricher une seule fois.


C'est ainsi que comme à mes habitudes, j'allais à l'arcade jouer aux même jeux débiles. Puis j'allais faire un peu de shopping. Ma mère avait l'habitude de recevoir dans une grande classe, même lorsqu'il s'agissait de son fils. Après avoir fais quelque magasins, je ressortais avec des tonnes de vêtements. Si je devais devenir indépendant dans quelque jours, autant en profiter avant.


Les bras chargés, je partais en direction de mon appartement, mais mon regard se posa sur un jeune homme assis sur un banc, le regard triste. Son look d'adolescent dépravé me fit sourire, et me demander ce qui m'avait bien plus en lui ce soir-là.

- Joakim...comme par hasard...Soufflais-je, en m'assaillant près de lui.

Il tourna vivement sa tête de côté, et un immense sourire vint étirer ses lèvres.

- Owen ! Je suis content de te voir ! S'exclama-t'il en se collant à moi sur le banc.

- Ça ne m'étonne pas vraiment.

Son regard se posa sur tous les paquets qui se trouvaient près de moi, et une mine étonné s'afficha sur son visage.

- Tu pars en voyage ? Me demanda-t'il.

- Hein ?...Ha non, disons que d'ici demain je n'aurais plus d'argent pour me payer quoi que ce soit, alors je profite...

Il voulut répondre quelque chose, mais deux jeunes hommes apparurent près de nous, appelant Joakim. Un sourire étira mes lèvres et je me levais, reprenant mes affaires.

- Attends, s'écria-t'il, en se levant lui aussi, on va au cinéma, tu peux venir avec nous !

- Désolé, mais je n'ai plus 16 ans moi, il faut que j'y aille.

J'éclatais alors de rire devant sa mine renfrogné et partit. Il ne me restait plus beaucoup de temps avant de me préparer. Ma mère n'acceptait aucun retard à son gala.

Lorsque j'arrivais dans la grande demeure familiale, beaucoup de personnes s'y trouvaient déjà. Des personnalités célèbres comme des écrivains, des chanteurs, des journalistes. Ma mère avait un carnet d'adresse bien remplis, lui permettant d'organiser des galas grandioses.

J'avais un nœud à l'estomac à l'idée de devoir me couper de tout ce monde pendant deux mois. Mettre de côté les strass et les paillettes. J'avais peur, je devais me l'avouer. Je n'avais jamais vraiment travaillé, mais je m'en sentait capable. Après tout, mon père avait réussit à construire une multinationale dans l'immobilier, pourquoi pas moi ?

- Aujourd'hui est un grand jour n'est-ce pas ?

Je sursautais en entendant ta voix suave. Mais après tout, pourquoi étais-je surpris ? Tu voulais t'assurer que je ne triche pas, une seconde fois. Le fait de me voir aussi mal à l'aise te procurait certainement beaucoup de plaisir. Tu portais un costume qui t'allais à merveille, et je me souviens qu'à cet instant, l'idée de te l'ôter me démangeais. Pourtant, je soupirais, et te contournais.

Je ne tardais pas à trouver mon père. Affubler d'une coupe de champagne, il déambulait dans le grand salon afin de parler à ses investisseurs. Lorsque nos regards se croisèrent, un large sourire étira ses lèvres et il lâcha son monde de dollars quelques instants. Une tape dans mon dos était un signe d'affection pour ma part.

- Je ne pensais plus te voir ! Dit-il, en regardant l'heure.

- J'ai fait de mon mieux pourtant, répondis-je en haussant les épaules.

Un sourire, et il me présenta à ses nouveaux clients. Je sentais ton regard brulant sur mon dos, et je savais que tu ne me lâcherais pas de la soirée.

Quelques minutes plus tard, je réussis à prendre mes parents dans une pièce vide. Ceux-ci, étaient étonnés, mais s'asseillèrent sans broncher. Je pris alors une grande inspiration et me lançait.

- voilà...J'ai décidé de devenir indépendant...Lançais-je, dénouant mon nœud à l'estomac.

- Mais tu l'es déjà non ? Fit ma mère surprise.

- Non...Enfin pas vraiment...Je ne vis plus avec vous je sais, mais...Enfin, j'aimerais que vous me coupiez les vivres...

Mon père se mit debout, un sourire aux lèvres.

- Ne sois pas idiot Owen, comment comptes-tu vivre sans nous ? Tu vas te trouver un travail ?

Mes sourcils se froncèrent. Étais-ce si inconcevable que ça ?

- j'en ai déjà un...Je commence dans deux jours. Fis-je, d'une voix froide.

- Non pas que je doute de tes capacités mon chéri, mais je peux savoir en quoi il consiste.

- Serveur dans un bar...

Mes parents se regardèrent avant d'éclater de rire. Une colère immense explosa en moi, et je me redressait de toute ma hauteur. Furieux, je voulais partir, mais la voix de mon père retentit à nouveau.

- Dis moi Owen, si tu veux devenir indépendant, comment comptes-tu payer ton appartement ? Et tes folies dépensières ? Dit-il, d'une voix moqueuse.

- J'en sais rien, mais vu l'estime que vous avez de moi, surement plus avec votre aide !

Rageusement, j'attrapais mon porte-feuille et cassait en deux mes cartes bancaires, les jetant aux pieds de mes parents étonnés.

Je sortis alors de la pièce sans un mot de plus. Mon regard furieux éloignèrent les amis de mon père et je pus sortir de la maison sans être retenu. Je repris ma veste dans le hall. Une chose était sûr : Mes parents ne croyaient pas en moi. Alors eux aussi me voyaient comme un simple gosse de riche...

- ça ne s'est pas passé comme tu le voulais ? Dis-tu, sortant une cigarette de ton paquet.

- Tu es comme eux...Tu penses que je ne suis pas capable de réussir...Dis-je, le regard perdu.

Je t'entendis éclater de rire, et allumer ta cigarette. Je me retournais alors, croisant ton regard, déterminé.

- Mais tu te trompes...Je vais y arriver, sans tricher...et tu ne seras plus qu'un mauvais souvenir !

**

Deux jours plus tard, je me retrouvais comme promis devant le bar de ton ami. A première vue, celui-ci semblait assez luxueux. De grandes fenêtres montraient des gens très bien habillés, assis, écoutant un pianiste et buvant un cocktail coloré. Un soupire pour me donner du courage, j'entrais.

L'intérieur était tout aussi semblable que l'extérieur. Mon regard se posa sur le bar circulaire au centre de la pièce. En bois massif, il était vraiment imposant. Tout autour, des tabourets en cuir rouge, s'accordant aux fauteuils plus loin. Tout à gauche, la scène, où jouait le pianiste.

- Je peux vous aider ?

Immédiatement, je me retournais, pour croiser le regard d'une jeune fille rousse, en uniforme. Des taches de rousseurs sur son nez et des yeux verts magnifiques, elle semblait un peu plus jeune que moi. Elle portait une chemise blanche, une veste noire sans manche, ainsi qu'une jupe de la même couleur.

- Euh oui...Je...Je suis Owen...Le nouveau serveur.

- Ah oui ! Suis moi alors, je vais te présenter au patron.

Je la suivis, ne cessant de regarder autour de moi. La jeune fille ouvrit une porte, et me fit signe d'y rentrer. Stressé, j'entrais, et m'assaillais sur un fauteuil devant le bureau. L'homme qui se trouvait en face de moins paraissait très occupé, mais il finit par poser un regard sur moi. Ses cheveux châtains lui tombaient sur les yeux, qu'il ne cessaient de remettre en place. Une alliance autour de son annulaire m'avertit qu'il était déjà pris, et que je devais laisser ma libido de côté.

- Alors c'est toi le nouveau protégé de Noah...Dit-il, dans un sourire, décidément, il les prends de plus en plus jeune.

- Protégé est un grand mot...Répondis-je dans une grimace.

- Je m'en doute...


Il prit un dossier et me sortit mon contrat.

- Je m'appelle Marc, et je suis ton patron...La jeune fille qui t'a amené, Maeva, va te former. Dans les vestiaires, il y a un uniforme qui t'attends. Toutes les semaines, j'affiche les plannings, si tu as un soucis, tu viens me voir.

J'acquiesçais, et me levais en le remerciant. Mais alors que ma main tournait la poignée, il m'arrêta.

- Tu es en période d'essai Owen, alors même si tu es l'ami de Noah, au moindre faux pas, je te vire.

- C'est compris patron ! Lançais-je, d'une voix mécanique.

Je sortis rejoindre Maeva qui m'attendait près de la porte. Elle me conduisit dans le vestiaire afin que je me change. Je me souviens de cette sensation lorsque j'eus enfilé mon uniforme. Je n'étais qu'un serveur, mais...Pour la première fois : je travaillais. J'étais fier de moi...Pour la première fois...et ça, ce fut grâce à toi.

Je m'y une bonne heure avant de comprendre le bon fonctionnement du bar. Apprendre comment faire des cocktails, apprendre quel verre allait avec quelle boisson, mémoriser le numéro des tables pour les commandes...Tout n'était pas simple, mais je savais que j'allais m'y habituer après tout, je n'avais plus le choix.

Après quelques heures, je sentais la fatigue se propager en moi, et pour la première fois de a vie, j'en étais content. Les mains occupés à essuyer des verres, les yeux plongés dans le vagues, j'avais l'infime impression d'être devenu quelqu'un.

- Un whisky sec s'il te plait.

Je me retournais, un sourire amusé aux lèvres.

- Je me doutais que tu viendrais ici...Soufflais-je en lui servant un whisky.

- Il faut bien que je vienne vérifier si tu suis bien les règles. Répondis-tu en haussant les épaules.

- Pour l'instant, ce n'est pas vraiment compliqué, mentis-je, en posant ton verre sur le bar.

- Parce que tu commences en semaine, tu vas voir se week-end.

Mais je n'avais pas peur Noah. Plus maintenant.

- J'ai vu ton père aujourd'hui, Il te donne une semaine avant de revenir le supplier.

- Hé bien il se trompe. Répondis-je d'une voix froide.

- J'en ai bien l'impression.

Ta réponse me surprit, mais je te fis un petit sourire en coin. Une certaine complicité commençait à nous lier. Tu restas assis tout le long de la soirée, épiant chacun de mes mouvements. Pourquoi restais-tu Noah ? Pourquoi tenais-tu temps à ce pari ? Tu n'es qu'un idiot tu sais. Il te suffisait de me séduire pour m'avoir, mais tu a préféré jouer avec moi et me briser le cœur. Tu as préféré me faire croire à l'amour, alors que toi-même tu n'y croyais plus. Je t'aime tant Noah. Mais mon amour pour toi me fait peur. Certaines fois, j'ai l'impression que je suis en plein cauchemars. Que toute cette histoire ne s'est pas produite. Que tu n'as jamais existé. Tu sais Noah, peut-être que si tu étais partit ce jour là, cette histoire aurait eu une fin heureuse. Mais tu es toi. Un être dénué de sentiments qui n'était pas prêt à changer. Même pas pour moi.

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Beauté inaccessible -13-  (Beauté inaccessible) posté le lundi 15 juin 2009 23:40

 Hey les petit lou !

Comme promis, une maj ce mercredi ^^ pour la semaine prochaine je prevois un OS "Je me souviens". Par contre, les suites risquent de devenir plus irrégulière, les révions tombent ^^. J'espere que cette suite vous plaira ! à la semaine prochaine mes p'tit lous !



« Je me souviens de ce jour, où je devais partir, et t'oublier. Ce jour où je t'avais dit adieu, souhaitant par dessus tout ne plus jamais te revoir. J'étais dur, mais tu étais beaucoup trop dangereux. Je me souviens de ce sentiment bizarre d'abandon que j'avais ressenti alors que je sortais du bulding de mon père. De ce sentiment de tristesse qui m'avait envahi alors que je rentrais chez moi. Seul. Je tombais peu à peu amoureux de toi, tout en refusant de l'admettre. D'une part, je ne souhaitais pas aimer quelqu'un, pas maintenant, et d'autre part, il y avait Mathis, que je ne voulais pas voir détruit une seconde fois.


J'enlevai alors ma veste, laissant mon appartement plongé dans le noir. Je n'avais qu'une envie, celle d'aller me coucher, mais alors que je marchais en direction de ma chambre, j'entendis quelques coups discrets frappés à ma porte. Soupirant, je me retournai, espérant que ce n'était pas toi. Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvris le jeune homme de ce matin, un oeil au beurre noir.


– Hey ! Qu'est-ce qui s'est passé ! M'exclamai-je en le laissant entrer.

– Tu ne m'as pas rappelé, alors je suis allé voir au Gab's et ça a mal fini...Souffla-t-il, tristement.


Je le regardai marcher avec un pincement au coeur, me rappelant la première fois où je m'étais entiché d'un homme. J'avais le même âge que lui, et il était beaucoup plus vieux que moi. Il s'était servi de moi, avant de me briser le coeur. J'allais faire exactement la même chose.


– Je suis sûr que tu ne te souviens même pas de mon prénom...Dit-il, en s'asseyant sur le canapé.

– Désolé...Fis-je, passant ma main sur mon visage.

– Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu avais quelqu'un ? Tu m'as laissé espérer, alors qu'il ne se passerait jamais rien !


Mes sourcils se haussèrent alors que je l'écoutais. Avec quelqu'un ? Une rage immense s'installa en moi alors que je compris que tu venais encore de te mêler de ma vie Noah.


– D’une, je ne t'ai rien promis, m'exclamai-je sérieux, de deux je ne suis avec personne !

– Arrête de mentir, un coup de poing m'a suffi, tu n'avais qu'à me le dire, je ne suis plus un gamin !


Je soupirai alors, j'étais las, et tu ne rendais pas les choses faciles.


– Qui t'a donné ce coup de poing? Tentai-je, calmement.

– Un gars, il a la peau mâte, les cheveux mi longs et châtains.


Je me crispais alors, me rendant compte que j'avais tout faux. Mathis. Rapidement je me relevai, mettant ma veste. Mon regard se posait sur ma montre. Il devait sûrement être rentré.


– Tu peux rester là, j'en ai pas pour longtemps, dis-je, m'avançant vers la porte.

– Tu vas où ? Demanda-t-il en se levant.

– Régler des comptes avec celui qui t'a fait ça.


Je le vis alors sourire, un petit sourire en coin qui m'attendrit.


– Tu t'appelles Joackim. Tu vois je m'en rappelle, fis-je dans un soupir.


Je ne regardai pas son sourire illuminer son visage, fermant la porte à sa joie. Le plus vite possible, j'entrai dans ma voiture. Il ne me fallut que dix minutes avant de me trouver devant la porte de l'appartement de Mathis. Enervé, je frappai. Il mit du temps à ouvrir, mais arriva, torse nu, l'air furieux. Mais il se calma bien vite lorsqu'il me vit. Mon regard se posa sur l'homme nu sur son sofa. Un large sourire ironique étira mes lèvres.


– Pour quelqu'un qui dit vouloir être avec moi, je trouve que tu ne m'attends pas vraiment ! Lançai-je, moqueur.

– Attends c'est pas ce que tu crois...Dit-il gêné.

– Non, bien sûr, il s'est déshabillé parce qu'il avait chaud !

– Je...

– J'en ai rien à foutre ! On n'est plus ensemble, et tu n'as plus de comptes à me rendre. JE n'ai plus de comptes à te rendre tu m'entends !


Son regard se fit fuyant. Il avait beau être beaucoup plus vieux que moi, j'avais un caractère plus fort que le sien.


– Si jamais tu retouches à quelqu'un avec qui j'ai couché, n'espère même plus rester mon ami, m'exclamai-je le regard noir.

– Il est trop jeune pour toi ! Tu as vu son âge...Tu te fais des gamins ! Râla-t-il,sur le même ton.

– Et toi tu frappes des gamins, tu te crois mieux ? Et puis je te signale que la première fois qu'on a couché ensemble j'avais à peine 18 ans et tu en avais 6 de plus.


Je me retournai alors, les poings serrés. Je l'avais blessé, mais je ne savais plus quoi lui dire. Le fait qu'il frappe un ado pour moi m'énervait au plus au point. Pourquoi ne me détestait-il pas ? Je sortis de son immeuble voulant rentrer au plus vite, mais alors que je passais la porte, je pris une personne de plein fouet, ce qui me fit tomber. Un juron passa le barrage de mes lèvre et rageusement je levai la tête croisant ton regard océan.


– Fais chier ! Vous êtes decidés à tous me pourir la soirée ! M'exclamai-je, me remettant debout.


Un large sourire se dessina sur tes lèvres. Noah, pourquoi étais-tu comme ça ? Sans un mot, je repris ma marche, ne voulant pas te parler, mais ta main sur mon bras me retint.


– On se recroise alors que tu m'as dit adieu...ça doit être le destin...Dis-tu, dans un souffle.

– Il n'y a pas de destin là dedans ! Je suis juste venu voir ton meilleur ami !

– Il y a un problème ?

– Non ! M'écriai-je, les poings serrés.

– Pourquoi tu es énervé ? Demandas-tu, le regard sérieux.

– Mêle toi de ce qui te regarde ! On n'est plus censé se voir ! J'en ai marre de t...


Je n'eus pas le temps de finir ma phrase que tu me plaquas contre le mur de l'immeuble posant tes lèvres contre les miennes. Les yeux grands ouverts, je ne participai pas au baiser, trop choqué par ce qui se produisait. Tu mordais mes lèvres, jouais avec, passais ta langue dessus de manière sensuelle. Même si je te détestais, ce que tu me faisais m'excitait malgré moi. Doucement, tu t'éloignas de moi, ancrant ton regard si déstabilisant dans le mien.


– Moi aussi je suis énervé...J'ai perdu quelque chose...Susurras-tu contre mon oreille.

– Ce n'est pas pour ça que je suis énervé, répondis-je, troublé.

– Alors pourquoi ?


Je ne sus que répondre. Tu le savais n'est-ce pas ? J'étais énervé parce qu'on ne devait plus se revoir. C'était moi qui avais mis les closes de ce contrat et je voulais m'y tenir. Mais je n'y arrivais pas.


– Je ressens exactement la même chose...Murmuras-tu, posant ta main sur ma joue.


Ce fut de trop, et d'un bond, je dégageai ta main, accrochant mes bras à ton cou et posant mes lèvres sur les tiennes. Je disais adieu à toutes mes bonnes résolutions. Là, maintenant, à cet instant précis, j'avais envie de toi. Ravi, tu passas tes mains sur mes hanches et d'une manière brusque tu m'amenas jusqu'à ta voiture. C'était totalement irraisonné mais je n'en avais que faire. Tu ouvris les portes arrières, et sans un mot, j'entrai dedans, rejoignant tes lèvres presque immédiatement. Lorsque tu fus assis, je m'assis sur tes genoux, posant un genou de chaque côté de tes hanches. Mes bras accrochés à ton cou ne se défaisaient que pour libérer mes mains qui agressaient tes cheveux. Je caressai ton intimité avec la mienne en faisant de lents mouvements qui t'excitaient. Tout était sauvage, bestial, et c'est ce que je recherchais.


Ta main déboutonna mon jean rapidement, l'enlevant par la suite. Violemment, tu m'allongeas sur la banquette arrière, envoyant valser mon boxer plus loin. Déjà, je sentais la transpiration venir sur ma peau, et j'enlevai mon tee-shirt, m'exhibant complètement devant toi. Un regard de braise, et tu te jettas sur moi, m'embrassant goulûment. Tes mains vinrent caresser avec brutalité mon intimité, faisant sortir de ma gorge des petits cris qui t'excitaient. Tu ne continuas pas bien longtemps ce manège. Rapidement, tes lèvres vinrent se poser dans mon cou, puis sur ma pomme d'adam, sur mon torse, pour finir sur mon intimité complètement dressée. Ta langue la caressa, m'arrachant un cri de plaisir. Enivré, tu la pris en bouche, et mes mains se posèrent sur ton cuir chevelu. Nous n'étions plus maitres de nous mêmes. Tes succions étaient rapides, et incroyablement divines. Mon corps luisant s'arquant à chaque mouvement de langues, déversant des gémissements et des cris non loin d'être étouffés. Mon bras sur mes yeux, ma main sur ta tête, je savourais le premier orgasme que tu m'apportais. Un orgasme dévastateur et tellement pur. Je ne saurais décrire la sensation qui vrillait au fond de mon coeur lorsque tu avalas ma semence et que tu te rallongeas sur moi, embrassant mon cou. Tout était différent avec toi. Je ne ressentais pas la même chose avec les autres. Ça m'énervait, et m'électrisait en même temps.


La respiration saccadée, je me crispai alors que je sentais un doigt me pénétrer. Même si j'étais habitué, cela me faisait toujours aussi mal au début. Mais contre toute attente, alors que notre « étreinte » devait être tout sauf tendre, tes lèvres se posèrent sur les miennes dans un baiser langoureux et presque amoureux. Je me détendis immédiatement, me perdant une fois de plus dans le bien que tu me prodigais. Tu mis un temps fou avant de retirer tes doigs, puis, après un dernier baiser des plus déroutants, tu écartas mes cuisses et me pénétras, avec une telle douceur que cela me fit chavirer. Mon coeur battait à tout rompre, et je craignais que tu ne l'entendes. Ça ne devait rester que du sexe entre nous, je le savais.


Tes coups de reins se firent doux, comme si tu voulais profiter au maximum de cet instant. Comme si tu te doutais qu'il n'y aurait aucune prochaine fois. J'aurais aimé que ça soit le cas. Qu'on tienne tous les deux notre contrat, et qu'après cette nuit, nous redevenions des inconnus l'un pour l'autre, mais il a fallu que nos coeurs et nos sentiments viennent tout gâcher...


Eclairés par la lumière des réverbères, nos corps s'entrelaçaient passionément, faisant bouger la voiture. Tout le monde aurait pû nous voir. Tout le monde, et l'homme que j'essayais de protéger, que je refusais de détruire une fois de plus. Mais ce soir là, j'avais décidé de ne plus réfléchir. Dans un ultime déhanché, tu t'es libéré en moi pour la première fois. Je t'ai suivi immédiatement, n'en pouvant plus de cette chaleur qui embrasait mon bas-ventre. Mon corps tout entier avait baissé les bras, donnant l'accès à une foule de sentiments. Sentiments qui n'auraient jamais dû avoir leur place dans cette histoire.


Le souffle coupé, tu t'es allongé près de moi, m'enlaçant avec ton bras. Je me souviens que tu t'endormis à la seconde. J'étais surpris car tout avait été doucement. Mon regard s’est posé sur ton visage endormi, à demi éclairé. Tu semblais calme et serein. Beau comme un dieu, je sentais mon coeur continuer à battre dans un rythme insoutenable. Il fallait que je sorte de cette voiture. J'étais déjà allé beaucoup trop loin avec toi.


Sans un bruit, je repris mes affaires et sortis, m'habillant dans la rue rapidement. Tout en refermant la porte, je te regardai là, entièrement nu. Je revenais peu à peu dans la réalité, me rendant compte qu'il m'avait fallu deux secondes pour te céder et plus d'un mois pour te repousser. C'était de ma faute, j'aurais pu encore une fois te repousser...Je ne me comprenais plus.


Un soupir passa le barrage de mes lèvres et je regardai vers l'appartement de Mathis. J'espérais qu'il n'était pas descendu pour sortir les poubelles ou autre. Mais de toute façon, au vu de l'homme nu sur le canapé, je doute qu'il avait eu cette envie.


Rapidement, je marchai jusqu'à ma voiture, et repartis en route vers mon appartement. Dix minutes plus tard, j'entrai dans ma chambre, trouvant Joackim dans mon lit. Surpris, mes lèvres se tordirent dans une grimaçe. Il était hors de question que je redorme avec lui. Voir son tatouage m'hypnotisait, j'étais certain qu'il avait fait exprès de dormir torse nu. Sans un bruit, j'attrapai un coussin et allai m'allonger sur le canapé. Il me fallut peu de temps avant de sombrer dans un someil sans rêve.


Je me réveillai le lendemain matin, une odeur de café dans les narines. Le soleil, déjà haut dans le ciel, m'avertit que la journée était déjà bien entamée. J'avais mal dormi sur mon canapé,et immédiatement ma mauvaise humeur quotidienne revint au galop. Je me levai, regardant autour de moi. Mon regard se posa sur le jeune blond qui se trouvait dans ma cuisine et qui faisait cuire du pain perdu. Pourquoi n' était-il pas encore parti ?


– T'as pas une mère qui s'inquiète de ne pas te voir rentrer le soir ? Dis-je, passant ma main sur mon visage.

– Elle est en voyage de noces avec son nouveau mari, répondit-il, fuyant mon regard.

– Et elle laisse son fils de 16 ans seul ?

– Non, mon grand frère doit me surveiller.


Immédiatement, je croisai son regard, et lui fis un clin d'oeil.


– Un grand frère...Murmurai-je, un sourire au coin de mes lèvres

– Il est hétéro !! S'exclama vivement Joackim


Je ne pus m'empêcher de rigoler et attrapai un morceau de pain perdu. Nous déjeunâmes en silence, puis, une fois fini, j'allais prendre ma douche, lui intimant de partir. Mais comme je l'avais prédit, le jeune homme se retrouvait assis sur mon sofa, regardant la télévision.


– C'est pas vrai ! Je t'avais dit de partir ! M'exclamai-je énervé.

– On peut faire quelque chose tous les deux ! Dit-il se mettant à genoux sur le canapé.

– Non, j'ai une vie moi ! Allez va t'en !


Un soupir passa ses lèvres, et rageusement il se leva, reprenant sa veste. J'eus soudain l'envie de le taquiner un peu, voyant qu'il ne fallait pas trop le chercher.


– Tu peux rester...Dis-je d'un ton faussement las.

– C'est vrai ?!? S'exclama-t-il, surpris

– A une condition...Soufflai-je le regard désireux.


Il lâcha son sac, et s'approcha de moi, posant ses lèvres dans mon cou. Immédiatement je le repoussai, le regard amusé.

– Tu appelles ton frère...Dis-je, dans un grand sourire.


Un « connard » sortit alors de sa bouche et il se retourna, le regard noir. Il prit son sac, et sortit en claquant la porte. J'éclatai alors de rire, m'assis à mon sofa, et regardai un peu la télé.


En début d'après midi, j'allai à la société de mon père car il me l'avait demandé. Il pleuvait des cordes dans la capitale, si bien que je me présentai complètement trempé devant sa secrétaire. Celle-ci m'avertit qu'il avait un rendez-vous et patiemment, j'attendis. Dix minutes plus tard, j'eus la mauvaise surprise de te voir sortir de ton bureau, quelques dossiers dans une main, et le contrat que je t'avais remis dans l'autre. Mes sourcils se froncèrent, mais lorsque j'entendis mon père parler, mon coeur loupa un batement.


– C'est le restaurant d'Henri, son meilleur ami, il se trouve près de la Tour Eiffel, si vous y allez, Henri vous fera sûrement un prix.


Au vu de tes yeux noirs, je compris que tu avais tout deviné...


– Puis-je parler à votre fils quelques minutes ? Demandas-tu la voix dure.


Mon père acquiesça avant de me faire un sourire et de rentrer dans son bureau...S'il savait dans quel « merdier » il venait de me mettre. Soupirant je me levai et te suivis à une certaine distance. Tu entras dans ton bureau, et je fis de même, me retrouvant immédiatement collé contre la porte, tes deux bras de chaques côté de mon visage.


– Tu as menti ! Dis-tu, un sourire sadique au bord des lèvres.

– Et alors, tu l'as déjà eu ta nuit ! Rétorquai-je aggresivement.

– C'était avant que je sache que j'avais gagné...Tu m'en dois une autre.


Un énorme sourire vint prendre mes lèvres, et d'une façon sinique je ripostai.


– Désolé, je ne couche qu'une seule fois avec les mauvais coups !

– Arrête, tu as crié à m'en percer les tympans, et ce n'était sûrement pas parce que tu avais mal.


Je ne sus quoi dire. tu avais raison, mais je refusais de t'offrir une seconde nuit. Peut-être parce que la première m'avait tellement troublé que je n'arrêtais pas d'y repenser...Ou peut-être parce qu'à cet instant précis, une chose m'obsédait : tes lèvres...


– On recommençe le pari, dis-tu, te remettant droit.

– Non, tout est fini Noah ! Articulai-je péniblement.

– Aurais-tu peur de perdre ? Tu es incapable de te débrouiller seul alors...

– Tu m'énerves ! Ok, on le recommence, c'est quoi la mise ?


Tu t'assis alors sur ton bureau et plantas tes yeux de glace bien au fond des miens...


– J'ai un ami qui recherche un serveur. Tu travailles là bas pendant deux mois et tu gagnes, je disparais. Tu lâches l'affaire, je gagne, mais tu connaitras ta punition à la fin du pari.

– Ok, j'en suis capable, dis-je, en levant ma main.

– Attends ! Je veux que ton père te coupe les vivres.


Ce que tu me demandais, c'était de devenir vraiment indépendant. Ëtre ce que je voulais vraiment devenir sans en avoir vraiment le courage. J'ai accepté de perdre mon confort. J'avais peur de ne pas s'avoir m'y prendre avec toutes ces responsabilités. Si j'avais su que tout serait aussi merveilleux, j'aurais pris mon indépendance depuis bien plus longtemps...Mais je ne t'aurais peut-être pas connu. Je t'aime et je te hais. Je t'en veux et tu me manques. Même indépendant aujourd'hui, je suis encore perdu. Avec toi tout était facile. Maintenant tout est bien trop dur...Tellement dur que je me demande si je ne devrais pas te chercher, t'arracher à l'endroit pour lequel tu m'as quitté. Finalement, me pousser à couper les vivres de mes parents a été une bonne chose...Mais je ne suis pas sûr du reste..."

 

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Beauté inaccessible -12-  (Beauté inaccessible) posté le lundi 15 juin 2009 23:39

Je ne sais trop quoi dire a part mon habituel "J'espère que ça vous plaira" ^^. Remerciez Joy qui n'arrétais pas de me crier "Mais écris ton putain d'article !" mdrr ouais ouais, j'me retrouve chez elle a toulouse et c'est pour devenir une esclave...
Allez gros bisous les 'tis lou !

Chapitre corrigé par Joy


« Je me réveillai avec un mal de tête énorme et une incroyable envie de vomir. La tête entre les coussins, je ne rêvais que d'une chose, pouvoir me rendormir. Mais un bras encerclant ma taille m'en empêcha. Mes yeux s'ouvrirent de surprise et je cherchai au plus profond de ma mémoire mes souvenirs perdus. Qu'est-ce que j'avais fait cette nuit ? Je me souvenais du pari que l'on avait fait. Je me souvenais aussi avoir pris le volant et être allé au Gab's. Là, je t'avais vu. Encore. J'avais l'horrible impression que tu me suivais. Et je savais que ce n'était pas qu'une impression. Tu me voulais, à n'importe quel prix.

Anxieux, je relevai doucement la tête de mon coussin, essayant de passer inaperçu. L'étreinte se resserra et je remarquai avec soulagement que ce n'était pas toi. Ses cheveux étaient blonds, assez courts. Il n'était pas vraiment musclé et d'une paleur cadavérique. Mes sourcils se fronçèrent alors que je me demandais ce que j'avais bien pu lui trouver. A ce moment même, il se retourna, se mettant sur le dos. Je pus alors aperçevoir un énorme tatouage sur son torse, représentant une panthère noire avec de magnifiques yeux verts. Le tatouage était assez grand, prenant tout son torse et la queue allait sur le dos. Je sus alors pourquoi je l'avais choisis lui. J'aimais les tatouages, même si je n'en avais pas. Sans faire de bruit, je me levai, prenant un boxer en passant. Je sortis de la chambre et l'enfilai dans le salon, allumant la télé directement sur la chaîne des clips.

Je voulais laisser un peu de répit à l'homme avec qui j'avais sûrement couché et dont je ne connaissais pas le nom. Dans quelques minutes je le réveillerais et lui dirais de partir. Comme avant. Dans un petit sourire, je me dirigeai vers la cuisine, mais la sonnerie de la porte d'entrée m'en empêcha. Mon regard se posa sur le réveil qui affichait 9h30. Mes sourcils se fronçèrent et ne prenant pas compte de ma tenue, j'allai ouvrir. Je n'aurais sûrement pas dû.

Pourquoi étais-je aussi surpris de te voir sur le pas de ma porte ? Noah...Tout aurait été beaucoup plus simple si j'avais couché avec toi dès le début. Tu m'aurais oublié le lendemain, et tu ne te serais pas trouvé là devant ma porte, ton regard azur me transperçant, ton sourire en coin me faisant frissoner. Tu n'aurais pas été là à me tendre ce sachet de croissant. Et je n'aurais pas senti mon coeur battre aussi vite dans ma poitrine.

Pourquoi t'es encore là... Soupirai-je, me retournant et posant ma main sur ma poitrine, essayant de me calmer.

Je t'apporte le petit dejeuner et tu me rembarres, merci, répliquas-tu, rentrant dans mon appartement.

Tu n'as pas une vie par hasard ?

Tu levas les yeux au ciel et jetas le sachet de croissants sur la table. Puis regardant autour de toi, tu enlevas ta veste, la posant sur le canapé. Mais la porte de ma chambre s'ouvrit, libérant mon amant d'une nuit. Il semblait exténué, se frottant les yeux comme un petit garçon. Il était torse nu, exposant son magnifique tatouage. Je te regardai, un petit sourire étirant mes lèvres alors que tu lançais un regard noir au nouveau venu. Etais-tu déjà jaloux à cette époque ?

Le blond reprit son tee-shirt qui trainait sur un fauteil, puis regarda Noah. Son visage prit alors une teinte rouge et je sentis immédiatement sa gène.

C'est ton mec ? Me demanda-t-il, une main sur la nuque.

Sûrement pas ! Rétorquai-je, te fusillant du regard.

Il murmura un faible « Ok » et s'approcha de moi d'une manière assez hésitante. Intrigué, je le laissai faire, jusqu'à sentir ses lèvres contre les miennes. Je devais avouer qu'il embrassait vraiment bien. Ne fermant pas les yeux, je jetai un instant un regard sur toi. Tu nous regardais sans la moindre émotion. Pourquoi me sentais-je déçu ? Je ne sais pas ce qui me prit, mais je décidai alors d'entamer un peu plus le baiser. Ma main droite vint se poser sur l'une de ses fesses et l'autre passa sous son tee-shirt alors que ma langue forçait le barage de ses lèvres. Il y répondit ardemment, passant lui aussi ses mains sur moi. Il ne m'en fallut pas plus pour commencer à être excité, mais était-ce parce qu'il se collait à moi, ou le simple fait que tu nous regardais ?

Il y a des chambres pour faire ça ! Crachas-tu, agacé.

Je décidai alors de jouer un peu, pour une fois que ça pouvait être mon tour.

Il a raison, on serait mieux là-bas, dis-je, souriant sensuellement.

Mais alors que je lui tirais la main pour rentrer dans ma chambre, il ne bougea pas, une mine déconfite au visage.

J'en ai envie. Vraiment envie, surtout après cette nuit...Souffla-t-il déçu. Mais si je vais pas en cours, je vais me faire tuer par ma mère...

Je lâchai immédiatement sa main, écarquillant les yeux. J'entendis alors ton rire si désagréable m'écorcher les oreilles.

Tu as quel âge exactment ? Demandas-tu, un sourire amusé au bord des lèvres.

16 ans pourquoi ? Répondit-il, mettant son sac à dos sur son dos.

Je sentis mon estomac se retourner violemment. Qu'est-ce qui m'était passé par la tête ? Je n'eus pas le temps d'y penser plus longtemps que je sentis ses lèvres happer les miennes et un morceau de papier me glisser dans la main. Il murmura un « appelle-moi » puis sortit de mon appartement.

Tu crois que je l'ai dépucelé ? Demandai-je, ne lachant pas la porte des yeux.

Tu ne te souviens pas ? Fis-tu, dissimulant ton rire

Je ne me rappelle que de son tatouage...Soupirai-je, posant ma main sur ma figure.

Je t'entendis alors éclater de rire, puis tu te dirigeas vers la cuisine. Comme si tu étais chez toi, tu commenças à sortir le jus d'orange, la confiture...Tout pour un petit déjeuner en couple. Sauf que nous n'étions pas en couple.

Tu devrais aussi partir Noah, dis-je, marchant en direction de la porte d'entrée.

Mon petit homme va essayer de trouver du boulot, je dois lui préparer un bon repas, me répliquas-tu, un air enfantin au visage.

Sors. Je passerai à ton bureau ce soir pour te dire que tu as perdu.

Un petit sourire étira tes lèvres et battant en retraite, tu repris ta veste, puis t'approchas de moi. Je tentai de garder un visage impassible, mais ce regard si désireux ne me facilitait pas la tâche.

Devrais-je me faire un tatouage pour que tu me laisses passez la nuit ici ? Me demandas-tu sur le pas de la porte.

Je te laissai un splendide sourire puis d'un mouvement de la main, je te claquai la porte au nez. Puis sans plus attendre, j'attrapai un croissant et me dirigeai vers la salle de bain afin de me préparer. Trouver du travail ne serait pas vraiment difficile pour moi. La ville grouillait de petites personnes en admiration devant mon père. Je me souvins alors du Gros Teddy, le « meilleur ami » de mon père. Il tenait un restaurant dans le centre. Un cinq étoiles tout près de la Tour Eiffel. Je n'aurais aucun mal à trouver une place. Mais cela, je ne comptais pas te le dire.

Je pris ma douche vite fait, avant de passer un jean clair et un tee-shirt jaune assez moulant. Je me regardai dans la glace, essayant de recoiffer mes cheveux, puis sortis de mon appartement. Je ne savais pas quoi faire de ma journée, il était encore tôt. Je décidai alors d'aller à la salle de jeux vidéo du coin. Je pris ma voiture et roulai tranquillement sur la route bondée d'automobilistes. Dix minutes plus tard, je me trouvais dans l'arcade, jouant à mes jeux débiles comme je savais si bien le faire. Eliminer ces extraterrestes avec ces pistolets fluorescents était mon passe-temps favori. Tellement pris, je ne vis pas le temps passer. Je fus réveillé par mon estomac criant famine. Je décidai de me laisser tuer par ces ovnis et partis vers le snack tout proche. Je pris un énorme sandwich et me mis à marcher dans la galerie plutôt déserte à cette heure.

Mon portable se mit à sonner et un sourire étira mes lèvres alors que je vis le nom d'Henri s'inscrire sur l'écran.

S.O.S. Amitié bonjour ! Dis-je, m'asseyant sur un banc.

Eh bien là j'en aurais bien besoin.

Sa voix était légèrement tremblante et je compris qu'il venait de pleurer.

Qu'est-ce qui se passe ? Demandai-je, sérieux

Sarah vient de me quitter, répondit-il, tristement.

Quoi ?!?

Elle m'a dit qu'elle avait besoin de prendre un peu de distance. Qu'on était allé trop vite.

Un soupire passa le barrage de mes lèvres, comprenant que mon meilleur ami devait se trouver dans un piteux état.

J'arrive, tu es où ? Demandai-je, me levant afin de retrouver ma voiture.

Au resto. Merci.

Je raccrochai le téléphone et le glissai dans ma poche. Sans perdre de temps, je pris ma voiture et roulai bien trop vite jusqu'au restaurant d'Henri. Je savais que mon meilleur ami n'était pas vraiment du genre à me montrer ses sentiments, mais cela faisait plusieurs années que lui et Sarah étaient ensemble, alors je n'imaginais même pas l'état dans lequel il devait se trouver.

J'entrai dans le restaurant comme une furie posant mes yeux sur le barman qui leva les yeux en direction du bureau de mon ami. D'un hochement de tête, je le remerciai et montai rapidement.

Henri se trouvait assis devant son imposant bureau, la main sous le menton, les yeux rivés sur son écran d'ordinateur. Doucement, je m'approchai de lui et mes lèvres attérirent sur sa joue, ce qui le fit sursauter.

Alors l'ami est en peine de coeur ? Demandai-je un petit sourire aux lèvres.

Te moque pas, c'est sérieux, soupira-t-il, le regard triste.

Je sais, qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Je t'ai déjà raconté l'essentiel.

Il se leva, me laissant accroupi par terre. Je le vis ouvrir la porte de son bureau, et commencer à marcher vers l'extérieur.

Hep ! Tu vas où ? Demandai-je, me levant.

Prendre une bouteille, me répondit-il, en haussant les épaules.

Henri...Soupirai-je, déçu

Ce serait bien la première que tu refuserais une cuite.

Il disparut et je décidai de m'asseoir sur le canapé près de la porte d'entrée. J'allumai alors la petite télévision, zappant sur différentes chaînes sans vraiment les regarder. Je n'arrivais pas vraiment à comprendre ce qui s'était passé. Encore hier je voyais Sarah épanouie et maintenant...Plus rien.

Henri revint, les bras pleins de toutes sortes d'alcool. Je le laissais faire sans rien dire. Il s'assit près de moi et se servit un verre de Whisky qu'il but d'une traite. Je le regardai, toujours sans parler. Il prit un deuxième verre, puis un troisième. Mais lorsque je le vis se resservir une quatrième fois, j'empêchai son bras d'aller jusqu'à ses lèvres, posant un regard sérieux sur lui. Il évita alors ce regard, et doucement je le rapprochai de moi, l'entraînant dans une douce étreinte. Je le sentis alors baisser sa tête dans mon cou, puis des larmes vinrent le mouiller.

Raconte moi...Soufflai-je, tristement.

Elle a quelqu'un d'autre.

Ses mots achevèrent de me briser le coeur et je le serrai fort contre moi. J'avais mal, mais sûrement pas autant que lui. Pendant longtemps ils m'avaient démontré que l'amour existait vraiment, et voilà que tout venait de partir en cendres.

Je ne sais combien de temps nous restâmes ainsi enlacés, mais lorsque nous nous séparâmes, le soleil commençait à décliner dans le ciel, laissant quelques trainées orange.

Merci...Lâcha Henri, avant de s'asseoir correctement sur le canapé.

De rien, tu veux venir dormir à la maison ce soir ? Demandai-je, me levant.

Si tu veux...

Je souriai et regardai ma montre. Une grimace s'installa sur mes lèvres alors que je me rendais compte qu'il était trop tard pour aller chez le gros Teddy...

Qu'est-ce qui se passe ? Me demanda Henri, me regardant bizarrement.

Tu pourrais me rendre un petit service ?

*

Je n'étais pas vraiment habitué à venir dans l'immeuble de mon père à cette heure-ci, pourtant, aujourd'hui, quelque chose de bien précis me poussait à y aller. Je marchais dans les couloirs faiblement illuminés par l'heure tardive. Personne ne s'y trouvait, mais toi, je savais que tu y serais.

Je m'adossai alors contre le mur du couloir juste en face de ta porte de bureau. J'attendais que tu sortes, car je ne voulais pas entrer. Je savais de quoi tu étais capable, et cela me faisait de plus en plus peur.

Tu ne tardas pas à arriver, t'arrêtant net alors que tu me voyais. Un petit sourire étira tes lèvres et doucement tu refermas ta porte, t'appuyant contre elle.

Tu me cherchais ? Me demandas-tu, amusé.

Je dois dire que tu étais vraiment très sexy dans ton costume bleu qui t'allait à merveille. Ton parfum enivrant flottait dans l'air, me faisant perdre la tête dangereusement. Je me secouai violemment la tête et repris ce regard noir qui avait été conçu rien que pour toi.

Je savais que tu serais là, répondis-je, la voix froide.

Ah bon ?

Tu fais partie de ces personnes qui passent leur temps au bureau, pour oublier qu'ils n'ont personne qui les attend.

Tu ne perdis pas ton sourire, gardant ce regard brûlant pour moi. Tu n'esquivais aucun geste envers moi. Rien.
Aurais-tu perdu, Owen ? Me demandas-tu après un moment de silence.

Un petit sourire étira mes lèvres, et doucement, je me rapprochai de toi. Ma main se posa contre ton torse, descendant de plus en plus bas. L'autre se glissa dans ta main, posant dans celle-ci un papier. Et à la surprise qui se lisait dans tes yeux, je savais que tu comprenais ce que cela voulait dire.

J'ai gagné, soufflai-je, tout contre tes lèvres.

Puis je me retournai, te laissant contre ta porte. D'une voix assez forte, je repris, achevant ainsi notre rencontre.

Adieu Noah.
 

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