Peur de toi

Peur de toi -6-  (Peur de toi) posté le mardi 16 juin 2009 09:10

Hey !

Désolé pour l'attente, beaucoup de boulot à côté...Je pense tenr le rytme si je fais une maj par semaine, j'ai déja pris de l'avance, OMN terminé et BI et NTP commencé. J'espère que vous allez bien, et que cette suite vous plaira !!!

Gros bisouuu (l)


O.K.


Voilà ce que me répondit Ayden, alors que je venais de lui faire une révélation qui allait sûrement bouleverser ma vie. Il ne dit rien de plus, se contentant de me fixer d'un air incrédule.

 

– Tu ne dis rien de plus, demandai-je surpris.

– Bah...tu fais comme tu veux, me répondit-il froid.


À mon tour, je le regardai surpris, ne comprenant pas sa réaction. Mais il ne dit pas plus, et se retourna pour regarder à nouveau la télé. Dégoûté par son manque d'expression, je lâchai et partis dans la cuisine afin de me prendre quelque chose à manger. En même temps j'enlevai ma veste et ma cravate et les balançai sur un fauteuil. Le téléphone se mit à sonner mais je ne fis rien, me contentant d'aller me préparer un sandwich. J'entendis la voix d'Ayden non loin, et je compris qu'il venait de décrocher.


– Non, il ne se sentait pas bien, alors il est rentré, dit-il, sérieux.

– ...

– Il amènera un billet d'absence, ne vous inquiétez pas.


Il raccrocha, et se leva, prenant un papier dans un tiroir. Il vint dans la cuisine et déposa sur le plan de travail, un billet signé par ma mère. Avant de partir du Kansas, l'école nous avait envoyé un cahier d'absence rempli, et ma mère les avait tous signés, au cas où. Ayden se trouvait dans l'embrasure de la porte, les bras croisés, regardant dans le vague. Mais je ne m'en préoccupai pas, continuant ma tache.


– Tu sais qu'il sort plus ou moins avec quelqu'un, me dit-il absent.

– Je sais, je les ai vus ensemble, répondis-je sur le même ton.

– Il ne sortira pas avec toi Zack. Pas après ce que tu lui ai dit.

– Alex m'a dit que je l'attirais toujours, fis-je hésitant.

– Alex est attiré par tous les mecs du lycée ! Rétorqua-t-il mal à l'aise.


Cette phrase me serra le coeur. Pourquoi Ayden me disait-il ce genre de choses ?


– Je ne veux pas te blesser Zach, c'est juste que si tu deviens gay juste sur un coup de tête...

– Ce n'est pas un coup de tête ! M'exclamai-je énervé.

– Comment tu le sais ?

– J'en sais rien ! Tout ce que je sais c'est que quand je l'ai vu embrasser l'autre, je me suis énervé et que quand j'ai su qu'on allait travailler ensemble, j'étais heureux ! Je ne sais pas comment expliquer ce que je ressens, tout est encore confus, mais s'il y a bien une chose que je sais, c'est que j'ai envie d'être le seul qu'Alexander regarde, dis-je, le rouge aux joues.

– O.K., calme-toi! Dit Ayden, la voix dure. J'ai compris que tu l’aimais bien Alex, depuis le début, mais est ce que tu es vraiment prêt à sortir avec lui comme tu le fais avec Belinda ?


Ayden avait raison, je ne savais pas vraiment dans quoi je mettais les pieds. Je savais une chose, je voulais être à la place de celui qui sortait avec Alexander.


– Je... Je crois.

– Zach... Souffla Ayden. Il te reste deux choix. Soit tu restes avec Belinda et redeviens ami avec Alex... Soit tu deviens beaucoup mieux que Bayron.

– Bayron ?

– Celui qui couche avec Alexander.


Coucher... j'étais sûr que mon cousin avait dit ces mots exprès. La vérité ? Je n'étais sûr de rien. Je ne savais pas ce qu'était une relation homosexuelle en profondeur. Tout se résumait à deux personnes du même sexe ensemble. Mais Ayden avait raison, ils couchaient ensemble, et Alexander avait l'air d'avoir beaucoup d'expérience dans ce domaine.


– Comment est-ce que je peux être mieux que lui ? Demandai-je les yeux dans le vague.

– Bayron n'est qu'un crétin, mais il prend soin d'Alex, et c'est ça qu'il recherche, répondit Ayden en haussant les épaules.


Je regardai mon cousin septique. Em me rappelant, je le trouvais fier de lui. Puis je ne voyais pas Alex comme quelqu'un voulant qu'on s'occupe de lui. Mais je me trompais. Je n'avais aucune idée de la manière dont je pouvais amener Alexander à m'apprécier plus, si ce n'est en restant moi même. Il fallait que je devienne son ami, puis peut-être que par la suite, il quitterait ce Bayron pour moi. C'est à cette illusion que je souhaitais m’attacher. Je n'avais rien du garçon machiavélique, faisant tout pour reconquérir une personne et manipuler les autres.


– Je vais prendre un douche, dis-je, sortant de la cuisine.

– Tu ne veux pas ton sandwitch ? Fit Ayden, surpris

– Non, j'ai plus faim.


Rapidement, je me retrouvai sous la douche, fermant les yeux sous le jet d'eau. Puis, lorsque j'eus terminer, je sortis, posant une serviette sur mes hanches. Je levai alors les yeux vers mon reflet et une grimace étira mes lèvres. J'étais maigre, pas du tout musclé et blanc comme un linge. Le contraire même de Bayron. Pris d'une soudaine envie, j'ouvris la porte, sortant juste ma tête.


– Ayden ? Tu vas quand à la salle de musculation déjà ? Criai-je, la main sur la porte.

– Demain pourquoi ? Fit Ayden, croquant à pleine bouche dans mon sandwitch

– Je t'y accompagne.


Je refermai la porte alors que je l'entendais s'étouffer. Le sourire aux lèvres, je mis mes vetements et passai le reste de la soirée dans ma chambre, surfant sur différents sites pouvant m'informer un peu plus sur les relations homosexuelles. La plupart montrait des photos d'hommes s'embrassant, ou se touchant. Certaines images me faisaient rougir, d'autre mourir de honte. Alors c'était ça que faisaient Alexander et Bayron ? Comment pouvais-je faire la même chose alors que j'étais incapable de me montrer torse nu devant mon cousin. J'ouvris alors un site qui montrait des videos. Le rouge aux joues, je cliquai sur le bouton play, et découvris qu'il s'agissait d'une video érotique. Mes yeux s'ouvrirent en grand sous la surprise, et ma tête prit la teinte d'une tomate. Pourtant, je laissai la video tourner, la curiosité m'y poussant. Je me sentis horrifié alors que je vis l'un des deux hommes enfoncer ses doigts dans le postérieur de l'autre, et lorsque j'entendis les cris qu'il poussait, je faillis faire tomber mon ordinateur de mes genoux. Une gêne immense s'installa en moi alors que je sentais mon intimité se dresser peu à peu, alors que l'homme « entrait » dans l'autre. Les sons fusaient, et m'excitaient. Je ne voyais plus rien mis à part la vidéo qui se déroulait sous mes yeux. Je n'avais pas honte...Je m'informais.


Lentement, rouge de gêne, j'abaissai ma main vers mon sexe, et déboutonnai la fermeture éclair de mon jean. Je n'avais pas l'habitude de faire ça, pourtant, je me sentais excité et je ne voyais pas d'autre moyen. Mais alors que j'allais passer la main sous mon boxer, je vis la porte de ma chambre s'ouvrir à la volée, dévoilant Alexander. Ce dernier s'arrêta net en entendant les bruits que faisait l'ordinateur et il posa son regard sur moi. Je restai la, pétrifié sur place. Qu'aurais-je dû faire ?


– J'ai frappé mais tu ne répondais rien...Dit-il, un sourire gêné au visage.


Je ne répondis rien. Mon corps entier refusait de bouger. J'étais là, assis, la main dans mon boxer, avec près de moi, deux hommes couchant ensemble.


– Je...Je suis venu te donner des infos pour notre dissert...Dit-il, les sourcils fronçés. Depuis quand tu regardes des pornos ?!?


Je n'osai pas répondre, me contentant de baisser la tête, plus rouge qu'une tomate. Il s'avança alors et s'assit au bord du lit.


– Je suis sûr que la fille est une blonde siliconnée, j'ai jamais compris pourquoi vous fantasmiez sur...


Tout en disant cette phrase, il avait tourné l'ordinateur vers lui. Quelle ne fut pas sa surprise, lorsqu'il remarqua qu'il s'agissait d'un film homo. Il fit un simple « oh » puis ses joues prirent une teinte légèrement rosée.



– Tu es....Enfin...Fit-il, gêné.

– Sûrement, répondis-je en haussant les épaules

– Tu n'en es pas sûr ? Demanda-t-il, surpris.


Je fis non de la tête, sans oser le regarder.


– Essaye de sortir avec un garçon, et tu verras bien, dit-il gentiment.

– Celui avec qui j'aimerais essayer est déjà pris, m'exclamai-je, faiblement.


Je le sentis alors se tendre. Il était mal à l'aise, mais sûrement moins que moi. Mon coeur s'emballa alors que je le sentis se rapprocher et poser sa main sur mon menton. D'un geste, il le remonta, ancrant son regard dans le mien. Un sourire en coin, et comme au ralenti, je le sentis s'approcher de moi. Les yeux grands ouverts, je le regardai poser ses lèvres sur les miennes. J'entendais tout près le son des deux hommes qui couchaient ensemble, mais ce bruit disparaissait peu à peu alors qu'Alexander me faisait vivre mon deuxième baiser. Sa langue vint caresser mes lèvres, et doucement je fermai les yeux. Sa main droite vint se poser sur ma nuque, me rapprochant un peu plus de lui. Mes lèvres s'ouvrirent alors que je décrochais de plus en plus. Ce baiser était beaucoup plus magique que le premier, sûrement parce que je l'attendais depuis un moment. Je n'avais pas eu à bouger le petit doigt pour le récupérer, peut-être ressentait-il la même chose que moi je ressentais pour lui ?


Je sentis alors sa main gauche descendre le long de mon ventre. De légers frissons me faisaient trembler. Non, je n'avais pas peur. Je me laissai aller. Je crois que c'est Alexander qui éloignait ma timidité loin de nous car dans ses bras je me sentais capable de tout. Je ne réfléchissais plus, trop pris par ce baiser magnifique.


C'est à ce moment là que mon portable se mit à sonner, mais alors que je sentais Alexander s'éloigner, mes mains inactives vinrent se poser sur sa nuque, l'obligeant à continuer le baiser. Je sentis ses lèvres s’étirer et il posa un baiser chaste sur mes lèvres.


– Tu ne décroches pas ? Demanda-t-il les yeux fermés.

– Non...Murmurai-je avant de m'avancer pour reprendre ses lèvres.


Je ne savais pas d'où me venait cette soudaine prise d'assurance mais je n'avais pas la tête à réfléchir. Je sentis la main d'Alexander passer à l'intérieur de mon jean et toucher mon érection à travers mon boxer. L'effet arriva immédiatement, je dus m'écarter de lui pour gémir. Trop pris dans ce baiser, je n'avais pas senti cette érection douloureuse qui scillait mon intimité. Avant que je n'ais pu dire quoi que ce soit, Alexander ravit mes lèvres et passa sa main sous mon boxer, touchant ma verge dressée.


Malgré tout, je ne pus m'empêcher de rougir. Personne ne m'avait touché à cet endroit là. Pourtant, même si une gêne atroce me compressait l'estomac, je ne fis rien me contentant de gémir faiblement alors qu'il la caressait. Sa main effectuait un va et vient tel que mes mains se crispèrent dans ses cheveux. Je savais pas pourquoi il faisait ça, mais peu m'importait, il était à moi. Doucement, je me sentis allongé sur mon lit, la main d'Alexander toujours dans mon boxer. Mon regard s'ancra dans le sien qui exprimait du desir. Un désir profond qui s'intensifiait à chaque minute.


– Tu l'as déjà fait avec Belinda ? Me demanda-t-il, la voix faible, alors qu'il embrassait tendrement mes joues.


Le faire ? Que voulait-il dire par là ? Mais yeux s'ouvrirent grand alors que je compris ce qu'il se passait. Alexander voulait coucher avec moi. Mon corps entier se crispa. Je n'étais pas prêt, et Alex le comprit en voyant les larmes au bord de mes yeux.


– Hey attends ! Je suis désolé, je vais trop vite ! Dit-il paniqué.


Il se rassit alors, semblant retomber doucement dans la réalité.


– Je ne sais pas ce qui m'a pris, excuse moi Zach...Je vais m'en...


Mais je le coupai alors de mes lèvres. Je n'avais pas envie qu'il parte, c'était trop tard. Mon coeur battait si fort qu'il me faisait mal. Ma langue vint chercher la sienne bien vite, et dans un soupire il m'autorisa l'accès à sa bouche. Je pense qu'il avait cédé et j'en suis encore aujourd'hui ravi.


Ses mains retrouvèrent leur place sur mes hanches et doucement, je m'allongeai, l'enmenant avec moi. Je ne voulais pas qu'il m'abandonne, il ne m'avait rien promis, mais j'en attendais déjà beaucoup. Il mit fin à notre baiser et passa sa main dans mes cheveux. Son regard faisait battre mon coeur et son souffle sur mes lèvres m'électrisait. Je n'étais pas prêt, et il l'avait compris. Il reprit alors mes lèvres. J'entendis au loin mon portable sonner, mais j'étais transporté dans un autre monde. Nos langues s'entremélaient à merveille. Mes mains sur sa tête, je le sentais vibrer de désir. Il passa sa main derrière ma cuisse, et d'un geste il la posa sur lui. Son autre main vint retrouver mon intimité. Immédiatement je me cambrai, mordant ma lèvre presqu'à sang. Il reprit ses vas et viens, et comme je pus, je retins mes gémissements. C'était la première fois de ma vie que je ressentais ça, ce plaisir insoutenable. Les lèvres d'Alexander taquinaient mon cou et je pouvais sentir son parfum si envoutant.


Mais alors que j'étais à deux doigts de me libérer, la porte de ma chambre s'ouvrit à la volée, délivrant mon cousin, le téléphone à l'oreille. Tout se passa vite, Alexander lâcha mon sexe et se redressa, tandis que j'attrapais un coussin, le posais sur mon entre jambes et m'asseyais à mon tour. Nous avions tous les deux le visage rouge de gêne. Ayden avait les yeux et la bouche grands ouverts.


– Il est sorti...Il te rapellera, dit-il, d'une voix faible, avant de raccrocher


Alex et moi ne bougions pas, trop tétanisés par le fait qu'Ayden venait de nous surprendre. Ses sourcils se fronçèrent et il reprit peu à peu contenance devant nous, une fois la surprise passée.


– Je peux savoir ce que tu faisais à mon cousin ?!? Dit-il en haussant le ton.

– Non, il ne vaut mieux pas...Répondit Alexander dans un sourire en coin.


J'entendis alors mon cousin éclater de rire et jetter le téléphone sur le lit.


– Quand tu m'as dit que tu allais donner des sujets de dissert à Zach, j'étais loin de me douter qu'il choisirait celui concernant l'anatomie masculine, souffla-t-il en hausant les épaules.


Je ne pus m'empêcher de rougir un peu plus alors que j'entendais Alex éclater de rire. Il semblait totalement décontracté alors que j'étais de plus en plus mal à l'aise. Tout désir avait disparu, remplacé par une gêne immense.


– Belinda vient ce soir, faut que tu la rappelles, fit Ayden, en sortant de la chambre.


Je pus voir à ce moment là le regard d'Alexander s'assombrir, et mon coeur se serra. Il me fit un sourire faussement joyeux et se leva. Immédiatement, je me mis à genoux.


– Je vais y aller, ce serait bien si tu pouvais me dire ce que tu penses des sujets, déclara-t-il en se levant.

– Attends ! Je la quitteraisce ce soir ! Je te promets ! M'exclamai-je hâtivement


Il haussa les sourcils suite à ma déclaration. Je perdis alors toute assurance. Pourquoi était-il aussi surpris ? N'était-ce pas ça qu'il attendait de moi ?


– Je...Je ne te demande pas de la quitter...Je suis avec Bayron et je n'ai pas l'intention de le quitter...Dit-il, sérieusement.


Ses mots me serrèrent le coeur. Pire encore, ils le brisèrent un peu plus. Je voulais être avec lui. Lui seul. Mais il n'était aparement pas décidé.


– Tu veux quoi alors...Soufflai-je tristement.


Je baissai la tête, ne voulant pas lui montrer les larmes qui venaient aux bords de mes yeux. Je le sentis alors se rapprocher et soulever mon menton. Ses lèvres se posèrent immédiatement sur les miennes. Un baiser chaste, mais presque amoureux.


– Ce sera notre petit secret...Murmura-t-il avant de sortir de ma chambre.


C'est ainsi que commença le « nous » clandestin. Un « nous » étrange, sûrement immoral mais terriblement excitant. Nous nous voyions en cachette, et le plus souvent c'est moi qui allais le retrouver. Je restais avec Belinda sans vraiment l'être et lui voyait Bayron en coup de vent. Je n'étais pas pleinement satisfait, mais le fait qu'il désiste des soirées avec Bayron pour moi remplissait mon coeur d'un sentiment d'euphorie. Aux yeux de tous, nous étions les meilleurs amis du monde. Dans l'intimité, nous étions un couple. Mais ce sentiment d'euphorie ne resta pas éternel...Il fallut que tout dégénère une fois de plus...et le début de notre tourmente commença lorsque j'appris qu'Alexander allait partir pendant trois mois avec Bayron, à l'autre bout du monde...



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Peur de toi -5-  (Peur de toi) posté le mardi 16 juin 2009 09:09

Et voila un petit chapitre en plus !!! Merci à tout le monde pour les coms, ça me fait vraiment plaisir ! Encore une fois, j'espère que cette suite vous plaira et je suis désolé de mettre autant de temps entre chaque fics.

Gros Gros bisous !!

Corrigé par Joy


« – Alexander aime les garçons, lâcha Ayden, un petit sourire aux lèvres.


Connaissez vous ce sentiment ? Sentir le monde entier s'écrouler autour de vous. Au fond de moi je le savais. Je le voyais. Je le ressentais. Je n'étais pas comme eux. Non. Jamais je n'avais été comme les autres. Comme mon frère. Jamais je n'avais suivi son exemple. Pourtant, j'avais appris la définition de la vie que m'avaient apprise mes parents. La vie était comme ça et pas autrement. Au fond de moi, je savais qu'il avait tort. Que je n'étais pas comme eux. Que j'étais comme lui. Mais je ne pouvais pas. J'étais trop jeune. J'ai honte aujourd'hui.


– Qu...Quoi ? Balbutiai-je, perdu.

– Il est homosexuel Zach, répondit Ayden, les sourcils froncés.


Mon premier instinct fut de ne pas y croire. Puis les souvenirs de ce baiser me revinrent peu à peu et mes doigts se posèrent sur mes lèvres. Ce baiser si doux. Ce baiser que j'avais tant aimé. Mon premier baiser.


Mes yeux s'agrandirent sous cette constatation et immédiatement je me levai, me jetant dans la salle de bains. Je sentis Ayden me suivre, complètement déboussolé. Mais je n'avais pas le temps. Il fallait à tout prix que j'efface sa présence. Pour moi, c'était la seule solution. Je pris ma brosse à dents et y mis du dentifrice. Avec force, je me mis à me brosser les dents, avec une telle énergie que je sentais mes gencives souffrir. J'avais mal. Partout.


– Zach ! Pourquoi tu réagis comme ça ! Zach !!


Je n'écoutais pas Ayden, totalement perdu dans mon délire. Ce ne fut que lorsqu'il me secoua sans ménagement que je laissai ma brosse à dent tomber au sol et le regardai tristement. Il me passa un verre d'eau et je bus, me rinçant les dents. Malgré tout, je n'arrivais pas à oublier...


– Pourquoi tu réagis comme ça ?!? Me cria Ayden, inquiet.

– Pour rien ! Crachai-je énervé.


Surpris, il se recula un peu. Ayden ne m'avait jamais vu dans un tel état de fureur. Mon esprit marchait à cent à l'heure. Le regard noir, je passai à côté de lui, pour me diriger dans ma chambre. Mais mon cousin ne l'entendit pas de cette oreille.


– Depuis quand tu es homophobe ?!? S'écria-t-il, devenant de plus en plus énervé.

– JE SUIS PAS HOMOPHOBE ! Criai-je, rentrant dans ma chambre.

– Pourquoi tu es comme ça alors Zach ! Il ne t'a RIEN FAIT !

– C'EST PAS TOI QU'IL A EMBRASSE !


J'avais presque hurlé cette phrase. Les larmes me venaient aux yeux sans que je puisse y faire quelque chose. Les poings serrés, je luttais pour reprendre mon souffle. Une rage immence bouillonait dans mes veines, une rage que je n'avais jamais ressentie. Ayden se rapprocha de moi, appuyant sur mon bras, essayant de me réconforter. Mais je le rejettai violement, peut-être trop car il tomba par terre, me lançant un regard blessé. Sans plus attendre, je m'enfermai dans ma chambre, me laissant glisser le long de ma porte. Les larmes se mirent à couler, et j'éclatai en sanglots.


Mademoiselle Guilliet, vous devez sûrement me traiter de tous les noms. Et croyez bien que je pense la même chose que vous. Mais j'avais peur, et je ne savais pas encore le bonheur qui m'attendait à ses côtés.




Je sentais les larmes remonter, aussi nombreuses et dévastatrices que les précédentes. Que ressentais-je au fond ? Ce jour là, Ayden frappa plusieurs fois à ma chambre, mais je ne le laissai pas entrer. Recroquevillé sur moi-même, je me sentais sale. Tout ce que je croyais venait de s'écrouler, comme un château de cartes. Et le pire, c'était que je ne faisais que me remémorer ce premier baiser. Ce baiser que j'avais tant aimé. Je n'allais pas à l'école le lendemain, ni le jour suivant. J'etais plongé dans une sorte de déprime, laissant le brouillard m'envelloper. Ce fut le troisième jour que quelqu'un entra dans ma chambre. Je me redressai immédiatement aux bruits de pas, fronçant les sourcils alors que j'avais fermé la porte a clé.


Je vis alors Alexander, souriant, lever une pince à cheveux. Il avait l'air heureux, tout fier. A cet instant, je le haïssais. Il dut voir la haine danser dans mes yeux car il perdit son sourire et posa la pince sur le bureau.


– Alors comme ça tu es au courant... Souffla-t-il, s'asseyant sur le lit.


Immédiatemet, je rabattis mes jambes contre moi, lui lançant un regard noir.


– Tu comptais me le dire quand ? Dis-je , sérieusement.

– Je pensais que tu le savais déjà.

– Menteur.


Un soupire passa le barrage de ses lèvres, et il passa une main sur son visage. Son regard se posa dans le vide. Il semblait perdu, totalement perdu.


– Jamais. Je ne voulais pas que tu l'apprennes, avoua-t-il, baissant la tête.

– Pourquoi ? Demandai-je, d'une petite voix.


Je me haissais. Voilà. Je ne le haissais pas lui, mais moi. Ou plutôt, je nous haissais. Lui parce que tout était de sa faute. Moi parce que je sentais mon coeur battre vite. Beaucoup trop vite.


– Je suis gay. Et je n'ai pas peur de l'avouer, quoi qu'en pense le monde entier. J'aime les garçons, et ça ne regarde que moi. Pourtant, je ne voulais pas te le dire, parce que ta réaction je l'avais prévue. Je...Je ne voulais pas que tu t'éloignes de moi. Je voulais rester ton ami. Mais c'est de ta faute, c'est toi qui as voulu qu'on le devienne, pas moi. Je voulais t'éviter le plus possible, mais tu n'as pas voulu entendre. Je suis devenu ton ami, mais j'ai brisé la règle que je m'étais imposée...


Il n'avait pas osé me regarder pendant toute cette déclaration, gardant obstinement son regard rivé sur la lampe de chevet.


– Pourquoi... Murmurai-je me recroquevillant un peu plus sur moi même.

– Quoi ? Demanda Alexander, surpris.

– Pourquoi tu m'as embrassé ! Tu savais que c'était mon premier baiser ! M'écriai-je, énervé.


Il baissa une nouvelle fois la tête et de grosses rougeurs parsemèrent ses joues.


– Parce que...Tu m'attires....Souffla-t-il, d'une voix presque imperceptible.


Ces mots me sonnèrent plus qu'une gifle. Je n'arrivais pas à croire ce qu'il me disait. Moi ? Je n'avais rien pour moi, alors pourquoi moi ? Pourquoi je me sentais soudainement heureux de cette déclaration ? Pourquoi pensais-je à cet instant qu'Alexander était incroyablement beau avec ses rougeurs ? Je ne voulais pas. Non, il ne fallait pas que je devienne comme lui.


– Sors, dis-je, évitant son regard.

– Ecoute Zach...Souffla Alexander, ennuyé.

– Sors t'entends ?!? Je ne suis pas comme toi ! Il est hors de question que je devienne comme toi ! Crachai-je, le regard noir.


Alexander se le va immédiatement, une expression blessée au visage.


– Qu'est-ce que ça veut dire Zach ? Lacha Alexander, d'une voix calme.

– Je ne veux plus te voir, je ne veux plus te parler ! Fis-je, les larmes aux yeux.


Il ne répondit rien, continuant de me regarder calmement. J'avais mal au coeur, et je m'en voulais de ressentir ça. Quelques secondes plus tard, il était parti de ma chambre après m'avoir soufflé un « Comme tu veux » qui me déchira le coeur.


Ainsi commença la période la plus dure de ma vie. Pourtant, j'avais tout pour moi. J'avais commencé à sortir avc Belinda, à son plus grand bonheur. Je m'étais fait plein d'amis, devenant peu à peu assez populaire. J'étais toujours aussi timide, et cela les faisait rire. J'avais de très bonnes notes à l'école, et mes parents étaient ravis. Ma relation avec Ayden resta la même. C'était mon cousin, et ce lien ne pouvait se casser, c'était lui qui me l'avait dit.


Je pensais avoir oublié Alexander. Ou plutôt, j'essayais de penser que j'avais oublié Alexander, car je devais admettre que le baiser que nous avions échangé n'avait rien à voir avec ceux de Belinda. Mon coeur ne battait pas aussi vite, et je n'avais pas ses papillons dans le ventre. Mais j'étais « normal ».


Pourtant, deux mois après, tout bascula.


J'entrai dans l'enceinte du lycée, main dans la main avec Belinda. Nous nous dirigions vers notre groupe d'amis, qui rigolaient de leurs bétises habituelles. Je n'aimais pas vraiment leur histoire, alors je me mis contre le mur, regardant en face les autres lycéens; j'entendais au loin Belinda raconter en boucle notre sortie au cinéma, si insignifiante. Mon regard se posa alors sur Alexander, qui venait d'entrer dans l'enceinte du lycée. Son regard parcourut lui aussi les lycéens puis il se stoppa, regardant un endroit bien précis. Un long sourire étira ses lèvres et il se mit à avancer dans cette direction. Je tournai alors la tête et mes sourcils se fronçèrent immédiatement.


Non loin, se trouvait un garçon, assez grand, et musclé. Il devait être en terminale car il semblait plus âgé que tout le monde. Il était brun, les cheveux ramassés dans une queue de cheval. Son regard fixait Alexander, et il avait ce même sourire aux lèvres.


Alexander s'avança doucement vers lui, d'une démarche presque sensuelle. Je me surpris à le détailler, et secouai vivement la tête. Mon regard se posa sur son ami, et je ne sais pas ce que je ressentis exactement. Mais lorsque je vis Alexander lui prendre la main et l'amener dans les vestiaires de la piscine, je sentis un élan de rage m'asseillir.


Sans vraiment m'en rendre compte, et poussé par je ne sais quelle curisité, je me mis à marcher.


– Je reviens, soufflai-je à Belinda.


D'un pas rapide, je pris la même direction qu'Alexander, veillant à ne pas faire de bruit alors que je refermais la porte derrière moi. A peine eus-je fait quelques pas, que j'entendis les bruits caractéristiques de baisers et de gémissements. Paralysé, je n'osais plus faire un pas. Je sentais mon estomac se comprimer atrocement. Mais la voix d'Alexander me fit relever la tête.


– Je t’ai pas vraiment fait venir pour ça...Dit-il, difficilement.

– Tu ne me repousses pas non plus, répondit l'inconnu.


Mais leurs ébats furent interompus par la sonnerie stridente annonçant le début des cours. Je voulus alors partir, pour ne pas me faire repérer, mais la malchance fut avec moi, et je me pris les pieds dans les affaires de natation qui trainaient par-ci par là, m'étalant lamentablement contre le sol. Alexander et son ami arrivèrent immédiatement et me trouvèrent plus rouge qu'une tomate.


– Tiens, ce ne serait pas ton ancien ami ? Rétorqua le brun, un sourire mauvais aux lèvres.


Je levai alors difficilement mon regard vers Alexander, qui me regardait sans aucune expression. J'entendis son ami nous dire qu'il allait en cours puis notre contact visuel fut rompu par le brun qui ramena fiévreusement Alexander à lui. Sans aucune pudeur pour moi, ils s'embrassèrent, et moi je ne pouvais détacher mes yeux d'eux. Pourquoi avais-je à cet instant une envie incroyable de tuer ce brun moqueur ?


Le rouge aux joues, Alex fnit par mettre fin au baiser, et le brun sortit du vestiaire. Presque immédiatement, Alexander me tendit une main afin que je me relève. Je me rendis alors compte que je ne m'étais pas encore remis debout. Evitant son regard, je pris sa main, et d'énormes frissons me transpercèrent.


Nous marchâmes côte à côte sans échanger un seul mot jusqu'à notre salle de cours; celui-ci avait déjà commencé depuis un moment, et la professeur de français nous lança un regard noir.


– Vous avez une excuse ? Cracha-t-elle, visiblement énervée.


Je me sentis alors pris en faute. Je sentais le regard de tous les élèves posés sur moi, me jugeant surement, comme ils savaient si bien le faire. Je baissai la tête et la secouai négativement. J'entendis alors la professeur soupirer fortement puis s'asseoir sur sa chaise.


– Tout le monde s'est déjà réparti en groupes de deux pour ce cours, alors allez vous asseoir, vous ferez équipe à deux pour ce cours et pour le projet de fin de semestre, trancha-t-elle, sérieuse.


Je relevai immédiatement la tête alors qu'Alexander partait en direction de la seule table libre.


– Ce n'est pas une demande Monsieur Stills, allez vous asseoir.


Dépité, je me mis à marcher, évitant le regard de Belinda qui devait sûrement être furieux. Je m'assis sans un mot près d'Alexander, sentant immédiatement le rouge me monter aux joues. Le cours recommença, mais je ne pus me résoudre à le suivre.


J'étais attiré par chacun de ses gestes, chacun de ses souffles. Je ne cessais de respirer son odeur, odeur que j'aimais tant. Je me rappelais du soir où il m'avait donné sa veste, de ce même soir où nous étions amis. Du jour où...il m'avait embrassé.


Il m'avait manqué. J'essayais d'interdire ses mots de passer dans mon esprit, mais aucun barrage n'était assez résistant. Mon coeur battait à un rythme tellement fort, que je ne cessais de me demander s'il ne l'entendait pas lui aussi. Il m'avait manqué. Incroyablement.


Je sursautai alors que la sonnerie retentit, mais restai assis. Puis, lorsqu'il ne restait plus que quelque personnes, je me levai, rangeant mes affaires. Je mis mon sac sur mon dos, et regardai timidement Alexander, attendant qu'il me parle, mais il n'était visiblement pas décidé à le faire.


– Zacharie, tu viens ? Me demanda Belinda, m'attendant sur le pas de la porte.

– Je te rejoins au self, lui dis-je, sans la regarder.


Elle me lança un regard furieux, puis sortit, me laissant seul avec Alexander. Il ne me regardait pas, rangeant son sac. Je ne savais pas vraiment quoi lui dire, mais lorsque je le vis se lever et partir sans un mot, mon coeur se serra, et je voulus l'en empêcher, mais il me devança.


– On aura qu'à diviser en deux, et le faire chacun de notre côté ce projet, on verra au prochain cours, lâcha-t-il, s'avançant vers la porte.

– Non ! M'écriai-je, sans vraiment m'en rendre compte.


Il s'arrêta aussitôt et se retourna, visiblement surpris.


– Pourquoi non ? Me demanda-t-il, perdu.

– Je...On...On le fait ensemble, balbutiai-je maladroit.


Il soupira et posa une main sur son visage. Je me souvins alors qu'il faisait toujours ça, quand il se trouvait dans une situation délicate.


– Je...Je n'ai toujours pas changé Zach, tu as du le voir ce matin. Il baissa alors la tête et reprit, évitant mon regard. Et même après tout ce que tu m'as dit, je ressens toujours la même chose. Alors est-ce que tu sais dans quoi tu t'embarques ?


J'avoue que je ne savais vraiment pas quoi lui répondre. A cet instant, je ne voulais plus réfléchir. Je voulais tout simplement que tout redevienne comme avant; c'est là que je vis le brun arriver dans la salle, les mains dans les poches. Ce gars m'agaçait. Enormément.


– Oui, répondis-je, décidé.


Alexander parut surpris, mais un petit sourire étira ses lèvres. Il sursauta alors que le brun l'appelait, et s'excusa auprès de moi avant de partir avec lui. Pourquoi est-ce que je me sentais aussi déçu qu'il parte avec lui ? Pourquoi ses dernières paroles me réchauffaient un peu le coeur ?


J'étais jaloux. Voilà la raison. Il m'avait fallu deux mois pour comprendre. Comprendre que je voulais être comme lui. Avec lui.


Rageusement, je sortis de la classe. Je ne me sentais pas bien du tout. Courant dans les rues de New York, j'arrivai rapidement à mon appartement, essouflé. Ayden se trouvait sur la table de la salle à manger, en train de travailler. Immédiatement il se leva.


– Qu'est-ce que tu fous ici Zach ? Me demanda-t-il, perdu.

– Je...J'ai séché...Soufflai-je, posant mon sac à terre.


Un sourire ironique étira les lèvres de mon cousin. Et il s'assit sur le canapé, me lançant un « Si ta mère savait ça ! ». Mais je ne pris pas en compte sa remarque. Il fallait que je lui en parle, j'étais trop terrifié par ce que je venais d'admettre.


– J'ai parlé avec Alexander aujourd'hui, dis-je , la lanière de mon sac toujours en main.

Une grimace étira ses lèvres, et il me regarda avec attention, sûrement pour essayer de trouver une expression de dégout...


– Et qu'est ce qu'il s'est passé ? Finit-il par demander, d'une petite voix.


Il pensait sûrement que j'allais une fois de plus m'énerver, lui crier dessus comme la dernière fois, mais je ne fis rien. Je pris une grande inspiration, et décidai de prendre un autre tournant, suivre une autre voie, différente de celle dans laquelle j'avais grandi :


- Je crois que je suis gay."

 

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Peur de toi -4-  (Peur de toi) posté le mardi 16 juin 2009 09:08

Hello !!!

J'ai honte, depuis le temps que je n'ais pas écris sur cette fic ! K'espère que vous me pardonnez et que cette suite vous as plu. Moi j'adore le baiser ^^

Rhode, c'est pas vraiment un cadeau mais comme promis dans le com, cet suite est pour toi mdrrr

Bisous tout le monde !




Je ne sus pas vraiment ce qui m'étais passé par la tête lorsque je lui avais posé cette question, mais lorsque sa réponse arriva à mes oreilles, je sentis un élan de bonheur faire battre mon cœur à un rythme démentiel. Le sourire mesquin qui étira ses lèvres ne fit qu'augmenter ma gène, et sans plus de cérémonie, il se retournait. C'est avec un sourire niais, fixé sur mes lèvres, que je me retrouvai, entrant dans l'appartement. Mais immédiatement, la voix d'Ayden me fit sursauter.

 

 - Tu as vu l'heure ?

Je regardais alors ma montre et remarquais qu'il était déjà minuit passé. J'entendis alors mon cousin éclater de rire devant mon air surpris. Un sourire moqueur aux lèvres, il croisa ses bras contre son torse et se calla contre le mur.

 - Mon petit cousin serait-il en train de se décoincer ? Me dit-il prêt à éclater de rire
-
Je ne suis pas coincé ! M'offusquais-je devenant rouge de gène.
-
Ou alors ce serait ce bel Alexander qui serait en train de te faire tourner la tête ? Reprit-il partant en direction de sa chambre, évitant le regard noir que je lui lançais.

Dépité et fatigué, je rejoignais ma chambre. J'enfilais rapidement mon bas de pyjama bleu et le haut qui allait avec, puis je me couchais, toujours ce sourire niais sur mes lèvres.

 

Aux premiers abords, tout le monde aurait pu penser que c'était le début d'une belle et grande amitié. Moi le timide, et lui le gars populaire. Mais il n'en fut rien. Malgré cette soirée, où il m'avait dit être mon ami, nos rapports n'avaient pas changés. Il me lançait un simple bonjour le matin puis repartait. Je ne le voyais que lors de nos cours en communs, mais lui ne me voyait pas, vraisemblablement. Il s'asseyait au fond de la classe, seul. Je ressentais une certaine tristesse bien que Belinda soit toujours avec moi. Celle-ci d'ailleurs se comportait de plus en plus bizarrement. Les relations humaines n'étaient pas vraiment mon fort, si bien que la voir me suivre tout le temps m'intimidait et me dérangeait un peu. Mais je la laissais faire, n'ayant qu'elle comme amie.

 

Deux semaines passèrent, gardant toujours le même esprit. Les cours se poursuivaient et je jonglais entre le bâtiment des secondes et l'aile économique. Je ne m'amusais pas vraiment, travaillant plus qu'il ne le fallait.

 

Ce fut lors d'une après midi, où je me retrouvais libéré de deux heures d'histoire économique car un professeur était malade, que j'entamais une vraie discussion avec Alexander. Je marchais tranquillement vers la bibliothèque, traversant la cour déserte à cette heure, et je prenais mon temps, profitant du soleil magnifique. Tellement pris dans mes pensées, je ne regardais pas devant moi. Bien sûr, il ne fallut que quelques minutes pour me retrouver à terre, après m’être pris quelqu’un de plein fouet. Je levais doucement mes yeux sur cet inconnu, qui n’était pas si inconnu que ça finalement.

 - Tu devrais regarder où tu marches..., me fit Alexander, le visage impassible
-
Désole...Soufflais-je, me relevant avec difficulté.

Alexander acquiesça puis reprit sa route. Mon esprit était tout chamboulé, si bien que je ne cessais de me demander comment il pouvait réagir comme ça. Il avait dit qu'il était mon ami et il n'agissait pas en tant que tel. Je sentis alors poussé en moi une once de courage. Infime soit-elle, mais elle me permit de me faire entendre.

 - Pourquoi tu es comme ça ? Dis-je assez fort.

Je vis alors Alex se retourner, l'air incrédule. Visiblement il ne comprenait pas ce que je lui disais.

 - Et je suis comment ? Me fit-il étonné.
- Tu m'ignores, tu m'avais dit qu'on était ami !

 

Je le vis alors soupirer fortement et baisser la tête. Il se rapprocha de moi et posa sa main sur ma tête, comme un grand frère réconfortant son petit frère.

 - Je ne t’ignore pas, c'est juste que je pense à plein de trucs. Excuses-moi. Me dit-il, un sourire sincère se dessinant sur ses lèvres.

Je ne lui répondis rien même si cette excuse me faisait chaud au cœur. Son parfum flottait dans l'air, chatouillant mes narines. Je me rappellerais toujours de cette odeur, car c'était celle qui faisait battre mon cœur. J'étais jeune, et je n'avais pas encore compris dans quoi je m'étais embarqué.

 

A partir de ce moment, Alexander devint vraiment l'ami que j'attendais. Il venait s'assoir prés de moi, parlait avec moi, aux grands dames de Belinda qui nous regardait plutôt méchamment. Enfin c'était plutôt Alexander qu'elle regardait méchamment. Le midi, je restais manger avec elle même si je mourrais d'envie d'être avec lui. Je n'arrivais pas encore à qualifier le sentiment que je ressentais lorsqu'il me parlait, ou me regardait. Pour moi, tout était normale, et je ne regardais pas plus loin.

 

Tout bascula le jour où j'appris que Belinda avait le béguin pour moi. Je ne l'avais vraiment pas vu venir. Nous étions en cours de français, s'activant tous à écrire un commentaire de texte sur un livre appelé « Gargantua ». J'étais assis près d’Alexander, et celui-ci me faisait rire à essayer de construire un origami. Plus il s'entêtait, plus il n'y arrivait pas. Je fus sorti de mon amusement par un morceau de papier, glisser discrètement sur ma table par Belinda. Surpris, je jetais un coup d'œil à Alexander, qui me fit un signe de tête pour l'ouvrir. Je suivis son conseil et le prit en main, l'ouvrant.

 

« 

J'ai besoin de te demander quelque chose...Rejoins-moi ce soir après les cours devant la grille »

 

Ce message était bref, mais assez surprenant. J'avais mangé avec elle, et elle ne m'avait pas vraiment parler, m'écoutant alors que je lui racontais pour la énième fois ce qu'Alexander avait encore inventé comme bêtises. Je montrais le bout de papier à mon voisin qui haussa les sourcils, visiblement surpris.

 

Laissant ce petit mot, je repris mon commentaire de texte alors qu'Alexander, s'entêtait toujours avec son origami. L'après-midi passa à une vitesse folle, si bien que lorsque j'entendis la sonnerie indiquant la fin des cours, je sursautais légèrement. Je vis alors Belinda sortir à toute hâte, se cognant légèrement aux premiers élèves. Sa réaction me laissait pantois, et de plus en plus surpris, je rangeais mes affaires dans mon sac, afin de savoir pourquoi elle agissait ainsi. Mais la voix d'Alexander me retint.

- Ayden nous as invité à manger ce soir, tu veux qu'on rentre ensemble ? Me demanda-t-il, se rapprochant de moi.
-
Faut que j'aille voir Belinda..., dis-je, montrant la porte de la main.
-
Et moi il faut que je passe à la piscine, tu n'as qu'à me rejoindre après.
- Ok !

 

Un sourire aux lèvres, je me retournais puis sortis afin de rejoindre Belinda. Comme convenu, je la retrouvais devant la grille en fer peinte en mauve du collège, l'air triste. Elle était adossée sur le mur de l'enceinte, ses bras derrière son dos. Ses cheveux bruns, frisés, tombaient sur son visage baissé, cachant ses yeux.

-
Quelque chose ne va pas Belinda ? Demandais-je inquiet.
-
J'ai besoin de savoir quelque chose..., me souffla-telle relevant lentement le visage.
-
Vas-y !
-
Tu...Enfin...Ca fait longtemps que l'on traine ensemble...
-
Oui ?
-
Je voulais savoir...Tu...Voudrais sortir avec ?
-
Oui, on pourrait aller au cinéma ! Dis-je innocemment.

J'étais jeune et naïf. Je n'avais pas compris ses mots, mais lorsque que je compris leur significations, un immense malaise me prit, et l'image d'Alexander me vint à l'esprit. Je ne savais pas encore pourquoi, mais à cet instant, j'avais envie de le voir.

- Non, je veux dire, devenir mon petit ami, reprit-elle, un léger sourire aux lèvres.
-
Je...Je ne sais pas..., balbutiais-je, rouge de gène.
- Tu n'es pas obligé de répondre maintenant hein ! J'attendrais ! Dit-elle précipitamment, remettant son sac sur ses épaules.


Je n'eus pas le temps de répondre quoi que ce soit que je la vis se mettre à marcher rapidement, disparaissant au coin de la rue. Complètement déboussolé, je remis mes mains dans mes poches, et rentrais dans le collège, en direction de la piscine. Je ne m'en étais jamais douté, de son attirance pour moi. Je l'aimais bien, mais de là à commencer quelque chose, je ne savais pas.

J'entrais dans le bâtiment, trouvant immédiatement Alexander, le pantalon remonté aux genoux et les pieds dans l'eau.

- Ca a été du rapide dis donc ! S'exclama-t-il, un sourire moqueur aux lèvres.
-
Ouais..., répondis-je, gêné.

Je m'asseyais alors près de lui, mettant à mon tour mes pieds dans l'eau. Je sentais qu'il me fixait, mais je n'osais pas lui parler de ça. Qu'est-ce qu'il m'aurait dit s'il savait que je n'arrivais pas à prendre de décision ?

 - Ma mère m'a appelé, elle ne veut pas que je sorte ce soir...Tu diras à Ayden que je suis désolé, reprit-il me donnant un coup d'épaule.
-
Oui d'accord, dis-je, perdu dans mes pensées.

Je l'entendis alors soupirer bruyamment, et tournais ma tête vers lui.

 - Allez racontes moi, qu'est-ce qu'elle t'a dit ? Fit-il, passant sa main dans ses cheveux.
-
Rien de spécial, m'exclamais-je, rougissant légèrement.
-
Zach, tu as vu la tête que tu tires ?

Je soupirais à mon tour. Devais-je lui en parler ? Sortir avec quelqu'un m'effrayais un peu. Je n'avais jamais eu d'expérience. Rien. Même pas un simple smack. Je me mettais à penser, que peut-être Alexander pourrais m'aider. Ce qu'il fit, mais d'une tout autre manière.

- Belinda. Elle veut que je devienne son petit copain, articulais-je, fermant les yeux.
-
Et c'est ça qui te mets dans cet état ? Répliqua Alexander, surpris.
-
Mais...Je n'avais rien vu venir !
-
Pourtant ça se voit comme le nez en plein milieu du visage...

Dépité, je me laissais retomber sur le sol, les pieds toujours dans l'eau. Alors tout le monde l'avait vu, sauf moi. Etais-je aussi naïf pour ne pas le voir ?

- Et tu vas sortir avec elle ? Me demanda Alexander, s'appuyant sur son avant-bras afin de croiser mon regard.
-
Je ne sais pas..., soufflais-je, perdu
-
Pourquoi ?
-
Je...Ce n’est pas facile. Moi je ne suis jamais sorti avec quelqu'un, je ne sais même pas embrasser ! Tu te rends compte, j'ai 16 ans, et je n'ai jamais embrassé, même pas un smack.

J'entendis alors Alexander rire légèrement, et je le fusillais immédiatement du regard. Comment pouvait-il se moquer de moi ?

 - Allez arrête de te faire du souci pour ça, je suis sûr qu'elle non plus n'a jamais eu de petit copain, reprit-il, amusé.
-
Ce n’est pas marrant ! Dis-je, croisant les bras sur mon torse en boudant légèrement.

Je le vis alors m'observer un moment. Son visage était indéchiffrable, puis lorsqu'il remarqua que je le regardais à mon tour, il tourna la tête et je pus voir de légères rougeurs colorés ses joues. Mes sourcils se froncèrent alors que je le vis s'allonger sur la côté, tout en mettant un bras atour de moi. Son visage était à quelques centimètres du mien, et violement, je sentis mon visage se mettre à rougir.

-
Ferme les yeux, m'ordonna-t-il, sérieux.
-
Qu'est-ce que tu fais ? Demandais-je, affolé.
-
Tais toi, et fermes tes yeux. Fais-moi confiance.

Peu rassuré, je fis ce qu'il me dit, fermant les yeux. Je pouvais sentir son parfum si proche qu'il me faisait tourner la tête. J'entendais alors sa voix, mais celle-ci était différente de d'habitude. Elle était douce et sensuelle...

 - La première chose quand tu embrasses quelqu'un, c'est de ne penser à rien. Laisses juste ton cœur et ton envie te dicter ta conduite.

Je sentis alors sa main se poser sur ma joue, et mon cœur battre à un rythme démentiel.

 - Puis tu frôles délicatement ses lèvres, tu laisses ton souffle les caresser, tendrement.

Il mit en action ses paroles, et une chose inconnue poussa en moi. Était-ce du désir ? A cet instant, mon cerveau avait cessé de fonctionner, me pliant à la volonté d'Alexander.

 - Et enfin tu l'embrasses. Doucement.

Lentement, je sentis mes lèvres entrer en contact avec les siennes. Mon cœur était prêt à exploser. J'étais paralysé. Je sentis sa main descendre le long de mon torse et venir se poser contre ma hanche. Une légère pression et il me rapprocha à lui. Ses lèvres jouaient avec les miennes, dans une caresse douce et exquise. Je sentais mon visage brûler, mais bizarrement, pour rien au monde, je ne l'aurais arrêté. Peu à peu, je sentis sa langue venir caresser mes lèvres.

 - Ouvres-les..., souffla-t-il, les yeux fermés.

Sans un mot, je les ouvris et sa langue en profita pour se glisser dans ma bouche. Délicatement, il s'enlaça à la mienne, m'envoyant dans une danse douce et légère. Peu à peu, je me laissais porter, devenant moi aussi acteur de notre baiser. Plus aucune pensée ne traversait mon esprit, je vivais juste ce baiser. Sa main libre vint se poser dans ma chevelure blonde alors que sa main sur ma hanche la caressait doucement. Tout était parfait...

 

Mais tout fut gâché par la sonnerie d'un portable, qui fit redresser Alexander subitement. Il me regarda alors dans les yeux, laissant son souffle chaud caresser ses lèvres.

 - Fin de la démonstration..., murmura-t-il dans un sourire ravageur.

Je sentais mon cœur battre fort dans ma poitrine alors qu'il se levait et décrochait son portable. Je ne bougeais pas, incapable de remettre mes idées en place. C'est finalement Alexander qui me fit revenir sur terre. Il s'accroupit à côté de moi et me lança un sourire moqueur. Ce sourire que je détestais voir sur son visage.

 - Je dois y aller. Tu l'embrasses comme ça et je te promets qu'elle sera raide dingue de toi ! Me dit-il la voix amusé.

Il m'aida à me redresser puis sortit. Mon regard dériva sur lui, sortant du bâtiment. Alors qu'il sortait de mon champ de vision, je posais doucement mes doigts sur mes lèvres.

 

Je rentrais chez moi encore bouleversé par ce baiser. Ayden était comme toujours avachi sur le canapé, ses cours sur la table basse, la télé allumée. Je posais mon sac sur la table et tirais mes chaussures, puis vint m'assoir à ses côtés, regardant sans regarder l'émission.

- Tu as passé une bonne journée ? Me demanda-t-il, prenant la télécommande pour zapper.
-
Oui. Répondis-je, rougissant légèrement.
-
Tu as l'air bizarre, Qu'est-ce qui..., commença-t-il, se tournant vers moi.
- Alexander, il a une petite amie ? Le coupais-je, sans vraiment réfléchir à mes paroles.

 

Je vis alors un sourire se dessiner sur ses lèvres, et il se remit en place, regardant la télévision.

 - Alors c'est ça qui te chiffonnes...Dit-il, amusé.

Je ne répondis rien, me contentant d'attendre sa réponse. Je voulais savoir, je ne savais pas vraiment pourquoi, mais je voulais connaître la réponse.

 - Non, il n'a pas de petite amie..., reprit-il sérieux.
-
Pourquoi ? Demandais-je curieux.
- Tu n'as pas encore compris ?

 

Mes sourcils se froncèrent et je regardais Ayden avec une lueur d'incompréhension. Mais sa réponse me glaça le sang. Aujourd'hui, j'ai honte de ma réaction, mais pour moi, c'était tout nouveau.

 - Alexander aime les garçons. 

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Peur de toi -3-  (Peur de toi) posté le lundi 15 juin 2009 23:45

« - Tu veux que je te montre ma queue ? Répliqua Alexander, amusé.

 

A ces mots, je cru que mon cœur avait cessé de battre un instant. Bien que ce ne soit qu'une parole en l'air, celle-ci me fit rougir plus que je ne le pensais, étirant le sourire moqueur d'Alex. Ayden, quant à lui, explosa de rire en voyant ma tête. Il posa une main sur ma chevelure blonde cendrée puis regarda Alexander.

- Alors que nous vaut l'honneur de ta visite mon cher Alex ? Demanda-t-il, s'accoudant à la chambranle de la porte.
- Endy t'avais prêté son tee-shirt Superman et j'avais envie de le mettre ce soir. Répondit Alex en haussant les épaules.
- Pourquoi tu sors ce soir ?


Ayden s'était reculé, laissant Alexander rentrer dans notre appartement. Moi je restais là, à le fixer, n'osant dire un seul mot. La main sur la poignée, j'écoutais leurs conversations, laissant ce drôle de sentiment m'envahir lorsque j'entendais Alex ouvrir la bouche.

- Ouais, Kaïla joue ce soir, alors je vais aller la voir. Fit Alex, les mains dans les poches.


Ayden hocha la tête et se dirigea vers la porte, nous laissant lui et moi seul. A cette pensée, mais joues rougirent encore plus, ce qui ne faisait qu'accroitre mon malaise. Il posa son regard émeraude sur moi et un sourire sadique étira ses lèvres.

- C'est moi qui te fais aussi peur ? Me dit-il, les sourcils froncés.
- Non...Non...Je suis comme ça avec tout le monde ! Répliquais-je, gêné.
- Ça dois pas être amusant tous les jours...Fit-il grimaçant légèrement.


Ma première pensée fut qu'il ne m'aimait pas, et je ne sus pas pourquoi mais elle me serra le cœur. Mon regard s'attarda une nouvelle fois sur lui. Alex regardait l'émission qui passait à la télé. Ses cheveux châtains partaient dans tous les sens et quelques mèches venaient se perdre dans son visage si doux. Ses bras étaient croisés sur son torse. Il portait une veste en cuir beige avec en dessous un tee-shirt noir assez près du corps. Son jean bleu clair épousait parfaitement la forme de ses fesses et rien qu'à cette pensée, mes joues reprirent leur teinte rougeâtre. Je ne m'étais jamais dit que je pourrais trouver un garçon attirant car, aucun ne me plaisait dans le Kansas...Ni aucune fille...Alban, mon frère, me disait que c'était parce que j'étais encore jeune, ou que je n'avais pas encore trouver la personne qui faisait battre mon cœur...Je secouai rapidement la tête, non je n'étais pas gay, et surement pas attiré par quelqu'un d'aussi hautain qu'Alex...Alors pourquoi avais-je autant envie qu'il m'apprécie ? Ayden fit son retour dans la pièce, le fameux tee-shirt en main. Il le tendit à Alex qui le prit sans un merci, mais à voir l'expression neutre de mon cousin, il avait l'habitude.


Alexander se rapprocha de la table du salon et enleva sa veste puis son tee-shirt, exhibant son torse nu. Mon regard se posa automatiquement sur ses abdominaux finement dessinés. Sa peau légèrement hâlée rendait son corps merveilleusement attirant. Je ne me rendis pas compte tout de suite que le regard d'Ayden était posé sur moi, et qu'un sourire en coin étirait ses lèvres. Alexander remit son tee-shirt puis ré-enfila sa veste.

- Bon je vais y aller ! S'exclama Alex, se dirigeant vers la porte.
- Attends, Zach connait rien à New-York, tu serais d'accord de l'emmener ? Demanda Ayden, me regardant.


Mes yeux s'agrandirent de surprise, et j'eus envie de me cacher derrière n'importe quoi afin d'éviter aux deux hommes de voir mon visage rouge. Alexander haussa les sourcils, visiblement, lui non plus ne s'y attendait pas. Il me regarda alors de son regard perçant, et je fus paralysé quelques minutes, ne sachant quoi dire. Cependant, il reporta bien vite son attention sur Ayden.

- Pourquoi pas, mais faut qu'il se dépêche de se changer. Dit-il en haussant légèrement les épaules.


Je jeta un coup d'œil à ma tenu, et une grimace étira mes lèvres. J'avais complètement oublié que je portais encore l'uniforme du Lycée...Lycée...Mais demain on avait cours !

- Euh demain...On doit aller au lycée...Dis-je, gêné


Je vis alors Alexander lever les yeux au ciel, ce qui me réconforta un peu plus dans l'idée qu'il ne m'aimait pas.

- Je vois...Monsieur à peur de ne pas pouvoir se réveiller...Bon moi faut que j'y aille.


Cette phrase me blessa plus que je ne l'aurais cru, et dépité je baissa immédiatement la tête...Non, il ne m'aimait pas. Mais la voix froide et cassante d'Ayden me fit sursauter.

- Tu vas arrêter de te foutre de sa gueule ! T'étais exactement pareil quand t'es arrivé ici.


Alexander regarda mon cousin étonné, mais ne trouva rien à répliquer. Le regard d'Ayden se tourna alors vers moi, puis un sourire étira ses lèvres. Il s'approcha de moi, puis me contourna pour rentrer dans ma chambre.

- Viens on va te trouver des fringues bien pour aller au piano-bar.


Sans un regard pour Alexander, je suivis mon cousin, redoutant la venue de notre futur tête à tête. Ma chambre n'était pas vraiment décorée, mais reflétait bien ma personnalité...Timide. Les murs étaient de couleurs bleus ciel. Mes meubles bruns se mariaient parfaitement avec mes draps rouges. Mon bureau, près de la porte, laissait apercevoir une multitude de feuille, toutes éparpillés. Ayden se dirigea vers le placard rouge, tendis que je m'asseyais sur mon lit. L'idée de sortir avec Alexander m'effrayait un peu, mais bizarrement, j'en avais envie...

- Tiens, enfiles ça et sors avec lui, et si demain t'es mort, je te tirerais par la peau des fesses pour que t'ailles en cours. Me dit-il, un sourire amusé sur le visage.


Rapidement il sortit de la pièce, me laissant m'habiller. Il m'avait choisit un jean foncé avec un tee-shirt noir à manche longe, surmonté d'une veste kaki. Je n'étais pas vraiment habitué à porter ce genre de choses...Étant du Kansas, un simple jean un tee-shirt et un chemise me suffisait.. C'était comme ça que s'habillait la plupart des garçons là-bas, alors qu'ici, plus c'était moulent, plus c'était à la mode. L'ensemble était assez classe. Je me souvins alors qu'Ayden avait dit un piano-bar, était-ce l'endroit ou je devais me rendre avec Alexander ? Sans trop me prendre la tête, j'enfilai mes affaires et ressortis de la chambre. Le regard d'Alexander se posa automatiquement sur moi, passant de haut en bas. Ses sourcils étaient levés, soulignant son étonnement. Mais sans un mot, il me fit signe de le suivre, puis sortit de la pièce. Un soupir sortit de ma bouche, et je me sentis poussé vers la porte d'entrée.

- Allez vas t'amuser, et si ta mère appelle, je lui dirais que tu es déjà au lit. Me fit Ayden, fermant la porte derrière moi.


La peur au ventre je suivis Alexander qui fixait la route. Aucun de nous deux n'osait parler. Nous arrivâmes dans une station de métro assez déserte et nous attendîmes devant le quai. Le métro ne tarda pas et nous rentrâmes dans la rame. Debout, Alexander regardait par la fenêtre alors que moi je ne cessais de le regarder, d'un œil discret. J'eus par dessus tout envie de lui parler...Même si son côté hautain me laissait perplexe, je ne perdais pas cette envie de le connaître. Sans que je ne fasse attention, les mots sortirent de ma bouche, le surprenant lui aussi.

- Pourquoi tu m'aimes pas ?


Alexander se tourna vers moi hébété. Je crois que ne fus jamais aussi rouge de toute ma vie. Ce n'était pas de l'audace, ni même une once de courage non...Je venais de laisser déraper une de mes pensées les plus profondes. Pourtant je voulais qu'il me réponde...

- Qui te dis que je t'aime pas ? Me demanda-t-il la voix neutre.
- Ton comportement. Répondis-je timidement.


Alexander laissa échapper un profond soupir, puis se tourna vers moi

- ça a n'a rien a voir avec toi, je suis comme ça avec tout le monde. Répliqua-t-il mettant ses mains dans ses poches.
- Sauf avec Kaïla. Lâchais-je, avec une pointe d'amertume dont je ne me croyais pas capable.
- Elle, c'est différent. Je la connais depuis le maternelle, toi je te connais pas du tout.


La voix froide et impersonnelle d'Alexander me blessa. Sans un mot, je baissai la tête et regardai par la fenêtre. Je sentais son regard sur moi, mais pour rien au monde je n'aurai relevé la tête. Le peu d'assurance que j'avais trouvé pour lui poser ces questions, il venait de l'envoyer valser, me renfonçant une fois de plus dans ma timidité. Une pointe d'énervement prit place en moi, et j'en vins même à détester Ayden de m'avoir embarqué là-dedans. Je sentis la rame ralentir, et Alexander me tira afin de m'indiquer que nous devions sortir. Sans un mot ni regards, nous marchâmes dans les rues désertes de New York. Une brise fraiche venait caresser mon visage, mais pour rien au monde je ne lui aurais dit que j'avais froid.

Quelques minutes plus tard, nous nous trouvâmes devant un bar au allures assez classes. La pièce semblait froide, mais c'était ce que l'on appelait classe : noir, blanc et gros étaient les seules couleurs présentent dans la pièce. Des tables noirs étaient disposées ici et là, celles-ci prises par de nombreux clients, qui discutaient autour d'un verre, laissant un brouhaha remplir la pièce. Un bar de couleur noir sur le côté droit montrait des serveurs habillé sobrement, complètement débordés. Au fond, une énorme scène avec dessus un magnifique piano noir. Une forte lumière était dirigée dessus.

- Suis-moi. M'ordonna Alexander, partant.


Je le suivis, contournant plusieurs tables. Quelques minutes plus tard, nous nous trouvâmes sur une table près de la scène. Une serveuse vint directement nous demandez si nous souhaitions à boire.

- Une bière. Fit Alexander, regardant la carte. Et toi ?


Je sursauta légèrement lorsque j'entendis qu'il me parlait.

- Euh...Non, rien c'est bon, j'ai pas d'argent. Répondis-je, timidement.
- Je t'ai pas demandé si tu avais de l'argent, je t'ai demandé si tu voulais boire quelque chose. Répliqua Alexander, visiblement énervé. Coca ou bière, j'ai pas les moyens pour autre chose.
- Coca...Fis-je surpris.


Alexander évita mon regard et regarda encore une fois le menu. Alors que je n'espérait plus rien de lui, plus rien d'une quelconque amitié, voilà qu'il m'offrait un verre. Rapidement, la serveuse nous apporta nos consomations puis les lumières se tamisèrent. La scène s'illumina, laissant apparaître Kaïla, encore plus belle que d'ordinaire. Elle portait une robe rouge, légèrement décolté. Ses cheveux étaient ondulés et son visage laissait apparaître une légère teinte de maquillage. Habillé comme ça, elle ne faisait pas du tout ses 17 ans. Elle s'approcha de son piano puis s'asseya sur le tabouret. Souriant discretement, elle laissa ses doigts danser sur les touches de l'instrument.

ici

Je me sentis légèrement énervé lorsque je vis le regard plein d'admiration que lui lançait Alexander. Je me sentais totalement exclu, comme si il n'y avait plus qu'elle qui comptait. Malgré tout, je trouvais sa musique merveilleuse, et je n'étais pas le seul. Plus un chuchotement dans la salle me montrait que tout le monde écoutait Kaïla. Après quelques minutes, Kaïla mit fin à son morceau et se leva, sous les applaudissement du public. Elle sortit de la scène, le sourire aux lèvres. Les lumières se rallumèrent, ramenant aussi une ambiance tendue entre moi et Alexander. Je ne savais pas quoi lui dire,et lui ne faisait aucun effort pour rompre ce silence.


Peu de temps après, Kaïla nous rejoignis, le sourire aux lèvres.

- Alors comment vous avez trouvez ? Demanda-t'-lle, s'asseyant.
- Comme d'habitude, magnifique. Lui fit Alex, buvant une gorgée de sa bière.
- Oui...Tu joues bien...Dis-je timidement.


Un silence reprit, faisant comprendre à Kaïla l'état actuel des choses.

- Qu'est-ce qui s'est passé entre vous deux ? Demanda-t-elle les sourcils froncés.
- Rien...M'exclamais-je commençant à devenir rouge.
- Il crois que je l'aime pas. Fit Alexander, regardant la scène vide.
- Pourquoi ça ?
- Mon comportement, à ce qu'il paraît. Lui répondit Alexander, en haussant les épaules.


Je ne savais plus du tout où me mettre. Mes joues devinrent rapidement rouges, et j'avais incroyablement chaud. Mais Kaïla mit fin à ma gène lorsqu'elle me fit un sourire tendre.

- Ne t'inquiètes pas, il est comme ça avec tout le monde. Me dit-elle, rassurante.


Elle commença vite à me poser des questions, sur le pourquoi de ma venue ici, dans ce bar, puis sur le Kansas. J'appris que son père était le directeur de ce bar, et de l'hôtel qu'il y avait au dessus. Je passa une bonne soirée dans l'ensemble, même si Alexander n'ouvrit la bouche que très rarement. Nous sortîmes du bar aux alentours des 23 heures, et je me pris de plein fouet le vent frais.

- Vous rentrez comment ? Nous demanda Kaïla, emmitoufléé dans son manteau.
- En métro, je le ramène et je rentre. Fit Alexander, sans me demander mon avis.
- Ok, Rentrez bien !


Rapidement, je me mis à suivre Alexander qui marchait à grands pas. Le froid me tiraillait la peau, me faisant frissonner. Alex sembla le remarquer car il enleva sa veste et me la tendit.

- Non ! Tu vas avoir froid ! M'exclamais-je étonné.
- C'est bon. Sinon je te la donnerais pas. Me dit-il, le visage sans expressions.


Silencieux, il reprit sa marche, mais cette fois moins rapide, me laissant le temps d'enfiler son manteau. L'odeur de son parfum emplissait mes narines, et je n'arrêtais pas de me dire qu'il sentait incroyablement bon. Nous fîmes le trajet du retour sans un mot, mais cette fois-cii, ma gène n'était pas aussi grande. Après une bonne quinzaine de minutes, nous nous retrouvâmes devant la porte de mon appartement. Rapidement j'enlevai sa veste, presque à regrets, puis je la lui tendis, croisant son regard sérieux. Il la prit en hochant la tête puis l'enfila.

- Dors bien. Me dit-il avant de se retourner et commencer à partir.


Ma surprise était grande...Et cette dernière phrase, sans que je ne comprenne pourquoi, m'obligea à lui poser un question :

- ça veut dire qu'on est amis ?!?


Je vis Alexander s'arrêter net devant cette question, puis il se retourna, plantant ses émeraudes dans mes yeux timides. Un fin sourire en coin étira ses lèvres, puis, la voix amusé, il me dit :

- ça se pourrait bien...

°0° Allez une petite suite de peur de toi ^^ apres l'OS Badant un peu de gaïtée non ? lol Gros bisouuuu °0°

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Peur de toi -2-  (Peur de toi) posté le lundi 15 juin 2009 23:44

« Mon sang ne fit qu'un tour à l'entente de ce nom. Je n'avais pas vraiment émis l'hypothèse que je pourrais tomber dans son groupe, et voilà que je me trouvais devant une bonne centaine d'élèves avec une tête de six pieds de longs. Machinalement, je me suis dirigé vers mon groupe d'insertion, complètement dans mes pensées. Le sourire moqueur qu'Alexander m'avait fait lorsque nos regards s'étaient croisés refit surface dans mon esprit, et mes joues prirent une teinte rouge. Je me demandais si son attitude froide envers moi voulait dire qu'il ne m'aimait pas...Si c'était le cas, ma première journée dans cette école risquerai d'être longue. Une voix fluette me sortit alors de mes pensées :

- Toi aussi tu viens pas d'ici non ?

Je tournais alors mon regard vers la jeune fille qui venait de m'accoster. Elle était plus petite que moi et ses cheveux bruns lui arrivaient aux épaules. Ils étaient légèrement frisés et quelques mèches venaient embêter son visage. Ses yeux étaient bleus gris, vraiment beaux. Elle portait des lunettes qui lui donnaient un petit air sérieux.

- Oui...J'viens du Kansas...Et toi ? Lui répondis-je légèrement gêné.
- De Philadelphie...C'est quoi ton nom ?
- Zach...
- Moi c'est Belinda !


Je lui souris gentiment. J'étais plutôt gênè, mais cette fille m'inspirait confiance.

- Tu as pris quelle spécialité ?!? Demanda-t-elle vivement
- Économie...Et toi ?
- Sciences...J'me demande si on sera dans la même classe...


Une voix froide vint alors perturber notre discussion.

- Vous serez dans la même classe, vous aurez juste certain cours de différents.


Je levais alors mon visage et découvrit celui d'Alexander à quelques centimètres du mien. Face à cette proximité, je ne pus m'empêcher de rougir violemment, m'écartant le plus possible. Un petit rire sortit alors de la bouche d'Alex, et je me sentis fondre en voyant ses traits se détendre. Je secouais alors nerveusement ma tête...Mais qu'est-ce qui m'arrivais ?


Alexander se redressa et passa son regard sur tout le groupe d'élève. Il lâcha un soupire puis regarda sa montre l'air exaspéré.

- Alors c'est avec ça que je vais passer une année...Super... Dit-il sur un ton las.


Je crois que je ne fus pas le seul à avoir une montée de haine pour Alexander à cet instant. Cet air supérieur m'exaspérait et me faisait rapidement oublier ma gène de tout à l'heure.

- Allez suivez moi, je vais vous faire visiter. Dit-il se tournant afin de descendre de l'estrade.


Les uns à côté des autres, nous le suivions, regardant chaque bâtiment. Ce collège était vraiment différent comparé à ceux du Kansas. Alors que las-bas il n'y avait qu'un bâtiment pour toutes les filières, ici il y avait une multitude de bâtiments, tous très grand. Alexander nous amena vers le bâtiment de seconde, où tous les cours généraux y étaient enseignés. Nous y entrâmes et je fus stupéfait pas la beauté des lieux. Les murs des couloirs étaient peint en orange clair, s'accordant avec un parquet ciré. Sur un côté du murs, se trouvait des casiers de couleur rouge avec un numéro dessus. Nous parcourûmes deux couloirs avant d'arriver devant une porte en bois brunis, au milieu de celle-ci, une vitre permettait de voir à l'intérieur.

- La seconde 6 se trouve ici. Les horaires du lycée sont 8h30-11h30, 13h30- 16h30 avec une pause de 15 minutes entre les deux. A la première sonnerie, vous devrez venir ici si vous avez cours dans cette salle, et à la deuxième, le cours commence. Fit Alexander, regardant tour à tour les élèves.


Il fit demi-tour et nous le suivîmes, tels des petits chiens suivant leur maître. Son air exaspéré énervait tout le monde, mais nous intimidait aussi. Je sentis alors un coup de coude heurter mes côtes, et je tournais la tête vers Belinda.

- Il est trop beau !!! Dit-elle tout bas
- Tu dois être la seule à l'apprécier...Répliquais-je, amusé
- Je ne l'apprécie pas, mais quand même il est vraiment pas mal !


Sa dernière phrase me laissais perplexe. Même si j'évitais la question, moi aussi je le trouvais vraiment très beau...Tellement pris dans mes pensées, je ne vus pas immédiatement que tout le groupe s'était arrêté et mon inadvertance me conduisit à heurter violemment Alexander. Sous la violence du coup, celui-ci s'avança de quelques pas, et moi je me retrouvai par terre, assis sur le parquet ciré. Je rougissais à vue d'œil en remarquant que tout le monde autour de moi riait à pleins poumons, et je pris soudainement peur lorsque je croisais le regard noir d'Alexander. Mais la surprise fut grande lorsque que sa haine n'était pas dirigée contre moi.

- Au lieu de rigoler comme des idiots, vous feriez mieux de l'aider à se relever. Dit-il, me tendant une main.


Timidement, je serrais sa main. Ma première pensée fut que je trouvais sa main incroyablement douce, puis je croisais une seconde fois son regard, et ses émeraudes me transpercèrent. Un sentiment que je ne connaissais pas prit le contrôle de ma personne et je ne pus rompre le contact. Nous restâmes un moment ainsi, à se regarder dans le blanc des yeux. Mes une chose bizarre se produisit, Alexander tourna brusquement la tête après avoir toussé légèrement. Même si le geste fut rapide, je pus très bien discerner certaines rougeurs sur ses joues.


Sans me laisser le temps d'analyser, Alexander nous conduisit dans tous les recoins de l'école, de l'amphithéâtre, au gymnase, jusqu'au self.

- C'est ici qu'on se quitte pour le déjeuner, rendez-vous dans 1h pour la suite de la visite. Fit Alex, nous faisant un signe de la main.


Je pus voir arriver, derrière lui, Kaïla. Elle lui tapota légèrement l'épaule et Alexander se retourna, lui lançant un énorme sourire. Il lui prit rapidement la main, et ensemble ils entrèrent dans l'immeuble. Malgré moi, je ne pus retirer mes yeux de ses mains liées et un énorme sentiment de déception me rongeât.

- On mange ensemble ? Me proposa Belinda, souriante.


J'acquiesçai de la tête et nous rentrâmes dans le self. Durant cette heure, j'appris beaucoup de chose sur cette jeune fille, notamment qu'elle était la petite dernière d'un famille de six garçons. Nous discutâmes beaucoup de certains groupes, et je m'étonnai à chercher plusieurs fois Alexander du regard. Je me demandais si cette fille Kaila était sa petite amie...Ils faisaient le couple idéal...


Nous nous retrouvâmes tous dans la cour une heure après, attendant patiemment notre redoublant. Celui-ci ne vint qu'un quart d'heure plus tard, ne s'excusant pas.

- Qui est en spécialité maths ou économie ? Nous demanda-t-il, regardant tour à tour chaque élève.


Je levai timidement la main et remarquai que son regard s'attarda légèrement sur moi, mais ce fut bref...

- Ok, vous voyez le gars roux las-bas ? Bah vous allez avec lui. Les spécialités langues et littérature, vous me suivez et le reste vous attendez.


Il se retourna, et quelque élèves se pressèrent afin de le suivre. Quelque peu dépité, je pris la direction que nous avait indiqué Alexander, et m'immisçai dans le groupe.


Je passa le reste de la journée à visiter l'aile « économique » du lycée, recevant par la même occasion mon emploi du temps surchargé. Mon sac en bandoulière, je sortis de l'établissement.


Après quelques minutes de bus, je me retrouvais dans mon appartement. Il était assez grand, et très bien décoré. Les murs étaient peints de différentes couleurs suivant les pièces. La porte de l'entrée menait directement au salon, dont les murs étaient bordeaux. Une table en bois brunis avec quatre chaises y étaient installés, ainsi que plus en profondeur de la pièce un canapé d'angle noir avec un écran plasma. Ayden se trouvait là, avachi sur le canapé, zappant sur différent programme. Je poussais un long soupire montrant ma fatigue puis balançai mon sac sur la table. Je tirais mes chaussures et m'installai près d'Ayden, regardant sans vraiment comprendre le programme qu'il avait choisi.

- Ça a été cette première journée ? Me demanda-t-il sans lâcher le poste de télévision.
- Ouais pas trop mal...Lui répondais-je, faisant la même chose.


Il ne répliqua rien et un silence fit son apparition, seulement dérangé par la voix stridente de la présentatrice. L'image d'Alexander me revint à nouveau et totalement pris dans mes pensées, je ne n'entendis pas Ayden qui me parlait.

- Dis Zach, tu me le dis si je te fais chier ! Répliqua-t-il, me donnant un coup de coude.
- Excuses-moi...Dis-je rougissant.
- A quoi tu penses ?
- A rien...Soupirais-je me grattant la tête.
- Comme tu veux. Répondit Ayden en haussant les épaules.


Un nouveau silence s'installa, et une question me brulait les lèvres, sans que je n'ose la poser.

- Zach, soit tu me dis ce qui te tracasse, soit je t'y force, t'es chiant à gigoter comme ça ! Fit Ayden, me regardant méchamment.


Je pris une profonde inspiration, et me lançais, tout en évitant son regard.

- Dis...T'as...Déja trouvé un garçon...Beau ? Demandais-je maladroitement.
- Oui, tous les jours, quand je me retrouve devant un miroir...Répliqua Ayden, avec un petit sourire.
- Non, enfin, un autre garçon...Tu ne l'as jamais trouvé...
- Attirant ?
- Oui...Avouais-je en rougissant.
- Mon petit cousin ne serait-il pas en train de virer gay ? Répliqua-t-il, me regardant avec un air amusé.
- Non ! Pas du tout ! Dis-je, soudainement effrayé.
- C'est bon, t'affoles pas, je connais beaucoup de monde gays, c'est pas une tare...
- C'est pas ce que je voulais dire...Soufflais-je tristement en baissant la tête.


Je sentis alors la main d'Ayden venir caresser ma tête.

- Pour en revenir à ta question, non, je n'ais jamais trouvé un garçon attirant...Mais ça ne fait pas de toi quelqu'un d'anormal...Me dit-il, souriant.


Je lui rendis timidement son sourire, et une autre question refit surface dans mon esprit...

- Dis, Alexander et Kaïla...Ils sont ensemble ? Demandais-je, cette fois le fixant.


Il éclata alors de rire devant mon regard d'incompréhension.

- Mais qu'est-ce qui te prend ? Lui demandais-je, étonné.
- Rien...Rien...Mais...Non, ils sont pas en couple...Me répondit-il, essayant tant bien que mal de retenir son fou rire


Sans vraiment le comprendre, j'eus tout à coup une folle envie de pousser un cri de joie, et un énorme sourire étira mes lèvres.

- Alors pourquoi ils sont tout le temps à se tenir la main ? Demandais-je avec empressement.
- C'est leur manière de se dire qu'ils tiennent l'un à l'autre, je pense...Répondit Ayden, en haussant les épaules.


Tout à coup la sonnerie de la porte d'entrée nous fit sursauter, et je m'empressai d'aller ouvrir. Mais la personne derrière cette porte me paralysa. Devant moi se trouvait Alexander, un petit sourire moqueur sur les lèvres. Ses yeux verts étaient plus magnifiques que jamais, me subjuguant. Je ne pus rien articuler, tellement surpris. Je sentis tout à coup un poids sur mes épaules, et le parfum d'Ayden, près de moi. Celui-ci posa alors ses yeux sur Alexander, et un large sourire étira ses lèvres.

- Tiens, quand on parle du loup...Dit-il, me donnant un coup de coude.


Alexander me regarda alors brièvement, puis regarda Ayden, lui rendant son large sourire.


- Tu veux que je te montre ma queue ? Lui répliqua-t-il moqueur »

°0° Pfiou depuis le temps ^^ Et oui Pourquoi c'est si dur non-stop c'est fini loool mais un nouveau chapitre bientôt, surement apres celui de Beautée Inaccessible que je vais commencer demain ^^ J'espère que cette suite vous as plus ^^ Gros bisous (L'est pas mignon mon ti zach ?!?)°0°



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