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Peur de toi

Peur de toi -11-  (Peur de toi) posté le mardi 16 juin 2009 09:14

Cela faisait un moment que je l'avais écris, mais avec tous mes dossiers à faire, je n'avais pas eu le temps de le coriger, biensûr, comme d'hab il reste des petites fautes ^^. j'espère que vous allez bien mes ptits lou !

La prochaine Maj sera pour dans deux semaines je pense, les exams arrivent :s:s

Ce sera encore pour Peur de toi, étant donné qu'il ne me reste que trois ou quatre chapitre, peut-être moins ^^
Bisouuuu


Une semaine passa. Une semaine durant laquelle, je passais tout mon temps avec Alexander, délaissant mes études. Ce matin là, le réveil sonnait pour la troisième fois, et je n'étais toujours pas décidé à laisser mon amant partir.

- Zach, je peux pas rater encore un autre jour...Murmura-t'il serrant mon épaule de sa main.
- Juste un...S'il te plait...Soufflais-je, laissant mon souffle chatouiller son bas ventre.


Lorsque je posais mes lèvres sur la bosse de son caleçon, Alexander se releva d'un coup, inversant nos positions. Un large sourire étira mes lèvres alors que j'avais une fois de plus gagné, mais je me trompais. Alex s'abaissa et embrassa mes lèvres chastement.

- Aujourd'hui, nous allons allés en cours, et je te promets que ce soir...Dès qu'on rentrera...


Sa main descendit le long de mon ventre, pour atterir sur mon erection, cachée sous mon pijama.

- Je me met en devoir de faire grimper au rideau...Toute la nuit...Fit-il, embrassant la coinissure de mes lèvres.
- Mais ce soir, on a l'anniversaire de Kayla...Soupirais-je, dans une moue.
- On trouvera un moyen de partir plus tôt !


Il me tira la langue et voulu s'échaper, mais je le retins lorsqu'il se mit assis sur le lit. Mes bras encerclèrent son cou et je collais mon torse contre son dos, embrassant son cou.

- Ou alors...Dis-je, lechant le lobe de son oreille, tu peux me faire grimper au rideau toute la journée...Puis nous irons chez Kayla...Et ensuite on remets ça !


Alexander éclata de rire et déposa un smack suivit d'un « non » amusé. Vaincu, je le laissais se lever et aller se préparer.


**


J’allais en cours, tout comme Alexander, mais la peur au ventre. Peur de voir Kevin. Peur de ses questions. Je ne voulais pas qu’il apprenne ce qu’il s’était passé. Pour moi, tout était oublié. Mais encore une fois, je me trompais.


Je trouvais Kevin, comme à son habitude, assis devant l’ordinateur près du mien. Un sourire charmeur étira ses lèvres en me voyant, et je m’obligeais à fuir son regard. Nous étions Vendredi, et j’étais certain qu’il pensait déjà à la soirée que nous devions passer ensemble. Je m’assis dans un léger soupire et démarais l’ordinateur, essayant tant bien que mal de ne pas penser au regard scrutateur de Kevin sur moi.

- Tu étais malade ? me demanda-t-il, après quelques minutes de réflexion.
- Non, j’ai voulu passer un peu de temps avec Alex. Répondis-je, lui accordant un bref regard.


Kevin bougea sur sa chaise, mais ne continua pas la conversation. Le professeur arriva, et nous donna divers exercices à faire. Je m’y plongeais directement, voulant faire passer l’heure assez vite. Mais au bout d’une demi-heure, ma concentration s’échappa, et je m’accordais quelques minutes de pause. Mon regard se posa alors discrètement sur Kevin, les yeux rivés sur l’écran de l’ordinateur. Une de ses mèches ne cessait de l’embêter. Ses doigts fins la remettaient souvent en place, mais rien n’y faisait, elle voulait s’échapper. Sa peau pâle avait légèrement bronzée sous le soleil du début de printemps, ne gâchant en rien sa beauté mystérieuse.


Je secouais ma tête violement, chassant ces pensées comme je le pouvais. Dans un brusque soupire, je me replongeais dans mes exercices. Mais la voix de Kevin ne tarda pas à me déconcentrer à nouveau.

- Je passe te chercher à quelle heure ce soir ? me demanda-t-il, vivement.
- Je ne peux pas ce soir…Répondis-je hésitant
- Ah oui, tu as l’anniversaire de ton amie…On remet ça à vendredi prochain alors…


Il commença à ranger ses affaires, la fin du cours étant proche. Dans un soupire, je l’arrêtais, m’obligeant à soutenir son regard.

- Non…Je…C’est fini…Il n’y aura plus de vendredi…Balbutiais-je, timidement.


Les sourcils de Kevin se fronçèrent, avant de se détendre, un sourire amusé aux lèvres.

- Je me demandais combien de temps ton copain allait tenir…Dit-il, rigolant légèrement.
- Ce n’est pas lui…C’est moi…


Cette fois, il faillit faire tomber le cahier qu’il avait en main, et la sonnerie se fit entendre. Rapidement, je pris mes affaires, et sortis de la classe en hâte. Mais s’était idiot de vouloir échapper à Kevin comme ça. Je sentis une prise autour de mon bras, et je n’eu pas le temps de réagir que je me fis trainer de force dans un couloir désert. Les yeux bleus de Kevin étaient glaçiales. Il était énervé.

- Et je peux savoir pourquoi ? Demanda-t’il, d’une voix étonnement calme.
- Je…J’en ai marre…j’ai plus besoin de ça maintenant…
- Pourtant tu semblais t’amuser la semaine derniere…alors que tu me caressais tout en dansant.


Sa voix avait changé de ton, et je pris soudainement peur.

- Il y a un problème ?


Je tournais la tête en entendant la voix d’Ayden. Kevin en fit de même, et tenta de se calmer aussitôt.

- Non, aucun, dit-il la voix froide.


Il me lança un regard énervé, et partit, passant près d’Ayden sans un mot. Un soupire franchit le barrage de mes lèvres et je rangeais mes cahiers dans mon sac.

- Merci, soufflais-je à mon cousin en remettant mon sac sur mon dos.
- Qu’est-ce qui se passe avec lui ? Je croyais que vous étiez amis ? Demanda Aydan, passant une main dans ses cheveux.
- C'est rien.


Ma main se serra un peu plus sur la lanière de mon sac. Je n'aimais pas lorsque mon cousin

me posais des questions. Il avait le don de lire en moi comme dans un livre ouvert, ce qui me

révulsait. Pourtant aujourd'hui, il ne poursuivit pas son interrogatoire, et se contenta d'un conseil. Un conseil qui me fit froid dans le dos.

- J'espère que tu ne fais pas de conneries...


Je le suivis sans rien répondre. Mais que pouvais-je dire ? A l'époque, tout me semblait normal, je pensais ne rien avoir à me reprocher. C'est dans ces moments là que je me rends compte que j'étais vraiment aveugle. Et que tout le monde avait deviné, même Alexander.


**

- Tu lui as acheté quoi ? Demandais-je, le cadeau de Kayla entre mes mains.
- Une écharpe en soi, elle me l'avait montré la semaine dernière. Répondit Alex, en fermant la porte de notre appartement.


Nous étions en retard, mais peu m'importait, Kayla ne s'en offusquerait pas. Nous prîmes le chemin du métro, n'ayant pas encore de voiture, et arrivâmes 10 minutes plus tard dans l'appartement de la jeune femme. Elle ne tarda pas à nous ouvrir alors que je sonnais. Comme à son habitude, elle portait une robe décolté, laissant apperçevoir des formes généreuses. Ses longs cheveux blonds étaient parfaitement bouclés, comme le voulait la nouvelle mode ces derniers temps. Dans un sourire, elle me salua chaleureusement alors qu'elle prenait Alex dans ses bras. Ces deux là n'avaient pas perdus en amitié avec le temps, au contraire. Elle nous conduisit dans le salon, où plusieurs de ses invités s'y trouvaient, y compris mon cousin.


La soirée passait, et la fête battait son plein, même si j'avais envie de rentrer. Mais voir Alexander rire et parler si inteligiblement me plaisait, alors je patientais. Lorsqu'il parlait de littérature, ses yeux pétillaient d'une certaine malice. Il aimait les mots. Il aimait jouer avec les mots pour en faire des phrases magnifiques. Et je ne pouvais m'empecher de me dire que j'étais son compagnon. Un énorme sourire de fierté étira mes lèvres alors que je me resservais un verre, et Kayla profita de cet instant sans Alex pour venir me parler.

- Je suis contente que ça aille mieux entre Alex et toi...Me dit-elle dans un petit sourire.


Je fronçais les sourcils, surpris.

- Qu'est-ce que tu racontes, ça a toujours été. Dis-je, étonné.
- Oh tu sais bien, vos vendredi soir, « libres ».


Elle avait souligné le dernier mot par des guillements invisibles. Alors Alexander n'avait pas pû tenir sa langue. Voyant mon air contrarié, elle rajouta.

- Enfin, maintenant c'est du passé ! Je suis bien heureuse de retrouver mon appartement le vendredi soir !


Je tournais la tête vers elle, surpris. C'est à ce moment là, qu'Alexander fit tomber un verre, renversant tout l'alcool sur le parquet. Mon attention se porta alors sur lui, les épaules tendus. Alex était nerveux, et une rage énorme s'empara de moi alors que j'en devinais la raison. Il se releva, après avoir épongé, et m'envoya un regard désolé.

- On rentre. Lui dis-je dans un regard noir.


Je me retournais et embrassais Kayla, lui souhaitant encore un bon anniversaire. N'attendant pas mon amant, je sortis de l'appartement tentant de me calmer. Je me sentais trahis, blesser. J'avais surtout peur de reconnaître la vérité. Je marchais d'un pas décidé vers la première station de métro qui vennait, Alex sur mes talons.

- Je pense que ce n'est pas ce soir que je vais te faire grimper aux rideaux, n'est-ce pas ?


Je fis alors volte-face, le faisant sursauter.

- Tu te fous vraiment de moi ! M'écriais-je hors de moi.
- Zach...Souffla-t'il penaud, je suis désolé.
- Tous les vendredi, tous ce que tu me racontais ! C'était que des mensonges !
- Je...
- Comment t'as pu faire ça ! Criais-je de plus en plus énervé.
- Ecoutes...Je comprenais que tu voulais avoir un peu plus d'expériences, mais...Mais moi, je pouvais pas, dit-il haussant le ton à son tour, et je savais que si je ne me pliais pas aux règles, tu ne voudrais pas faire ce dont tu avais envie, et je voulais pas que tu m'en veuilles alors....
- Tu m'as raconté des bobards !


Aujourd'hui, je me rends compte que ces explications me suffisaient. Que je n'avais rien à lui pardonner, et que si j'avais été moins naif, j'aurais surement fait la même chose. Mais à l'époque, j'avais l'impression qu'il s'était joué de moi. L'impression qu'il prenait mon envie de liberté pour un caprice, même si c'était le cas. Ça me rendait fou. Il n'avait pas joué le jeu de son côté, et ça me donnait l'impression d'avoir fauté, de l'avoir trompé sans le savoir. Ce soir là, je me suis mis en colère comme jamais Alexander ne m'avait vu. Et lorsque je n'avais plus assez de voix pour crier, je me suis mis à pleurer. Une vague de dégout s'est emparé de moi. Contre moi. Et ma première pensée fut : C'est à cause de lui. J'en voulais à Alexander...

- J'ai besoin d'être seul. Tranchais-je, les larmes aux yeux.
- Zach...Murmura-t'il, de plus en plus paniqué.
- Rentres à l'appart, je ne sais pas quand je rentrerais.


Il fit un pas vers moi, et voulu poser sa main sur ma joue, mais je tournais la tête dans l'autre sens. Ses bras retombèrent dans l'autre sens, et je m'autorisais à un regard. Ses émeraudes avaient perdues leurs éclats, et ses yeux devenaient rouges.

- Ok...Souffla-t'il mettant les mains dans ses poches, fais attention...


Il passa près de moi, et s'arreta, la tête basse.

- Je t'aime zach...Je...


un soupire franchit le barrage de ses lèvres.

- Je t'aime. Répéta-t'il, avant de prendre le métro.


J'entendis les portes se fermer, et ce fut à cet instant que je m'autorisais à me retourner. Je le vis alors assis sur une banquette, les coudes sur les genoux, et les mais sur ses yeux. Il pleurait. Et comme un idiot je restais inssenssible à cela.


**


Je sentais l'alcool monter de plus en plus. Mais j'avais décidé de ne pas m'arréter. J'évacuais ma colère comme je pouvais.

- Un autre wisky s'il vous plait.


Le serveur ne dit rien, et obéit. Quelque secondes plus tard, un nouveau verre était posé sur le comptoir, et je l'avalais cul sec, fermant les yeux.

- Je croyais que tu ne sortais plus ?


Je ne pris même pas la peine de me retourner. Son odeur, le son de sa voix. Je les connaissais parfaitement. Kevin.

- J'ai changé de programme. Répondis-je, la voix enroué par l'alcool.
- Je peux m'assoir ? Demanda-t'il, posant sa veste sur le comptoir.


J'haussais les épaules, et recommandais un verre. Kevin tira un tabouret et s'asseilla, posant ses coudes sur la table. Il commanda un martini, puis se tourna vers moi, ses yeux séducteurs parcourant sans aucune pudeur sur corps.

- Tu t'es disputé avec ton copain ? Me fit-il après un moment.


Je lâchais un rire ironique. L'alcool m'embrouyait les idées et je ne réfléchissais plus vraiment à ce que je disais, ni à ce que je pensais.

- Si j'ai commençer ces vendredi...C'est parce que nous allions faire ce qu'on voulais tous les deux...Si un mec lui plaisait, je voulais qu'il aille le voir, le drague et me le dise...Comme moi je le faisais...ça marchait dans les deux sens !
- Et alors ? Répliqua kevin, ne voyant pas où je voulais en venir.
- Il n'est jamais sortis ! Il passait tout ces vendredi chez sa meilleur amie, alors que moi...Je flirtais avec toi.


Je pris ma tête entre mes mains. Je me sentais coupable. J'avais l'impression de l'avoir trahi et cela me mettait hors de moi. J'entendis Kevin soupirer, et me prendre la main, m'amenant sur la piste de danse. Ses bras se refermèrent autour de mon cou alors qu'il se collait à moi. Je fermais les yeux, et me mis à danser sous le rytme de la musique. Je sentis le souffle de Kevin parcourrir la peau de mon cou, me provoquant de légers frissons.

- C'est pour ça que tu t'énerves ? Parce qu'il n'a pas flirter avec quelqu'un d'autre ?


Les lèvres de Kevin se posèrent sur mon cou, et je ne fis rien pour l'arrêter. Mes yeux fermés ne voulaient plus s'ouvrir, et mes bras ne m'obéissaient plus.

- Ou alors c'est parce que toi tu étais à deux doigts de le tromper et que lui n'y à même pas penser...


Ses lèvres remontèrent le long de ma machoire. J'avais l'impression de flotter, de ne plus rien avoir autour de moi. Plus de problème, plus de pression...Plus de limite. La main de Kevin remonta le long de mes côtes, de mon buste, de mon cou, et se posa sur ma joue. Ses yeux persants m'hypnotysaient. Des flashs back de la nuit où j'avais révé de lui me revenait. Tout avait été si magnifique si extraordinaire...Kevin me mordit le lobe de l'oreille et un gémissement s'échappa de mes lèvres. J'étais saoûl, et je n'avais plus envie de réfléchir.

- Alors ne réfléchis plus...Murmura Kevin, a quelques milimètres de mes lèvres.


J'avais formulé tout haut ce que j'avais pensé. Mon regard s'ancra dans celui de Kevin comme pour y découvrir une limite. Mais Kevin n'en avait aucune. Il se fichait de ma vie et ne voulait que son bonheur personnel. Il n'a rien dit, rien fait. Et lorsque j'ai posé mes lèvres sur les siennes, lorsque mes bras ont entourés son cou, lorsque ma langue s'est enroulé à la sienne, j'ai sû que je mettais perdu. J'avais résisté tellement longtemps, et quelques verres avaient eu raison de moi.


Dans les bras de Kevin, dans ce bar, dans cette nuit sans étoiles, je n'ai plus pensé à rien. « Je réfléchirais demain » me répétais-je. J'ai succombé. J'ai craqué. Ce fut moi qui fit le premier pas vers Kevin. Moi qui avait pris sa main lorsqu'il me l'avait tendu pour aller chez lui. Moi qui l'avais suivis. J'avais complètement perdu la raison...


Pourtant, quelque chose n'allait pas. Sa bouche sur mon corps ne me faisait pas ressentir ces milles frissons qui me parcourraient lorsqu'Alexander me faisait la même chose. Je ne sentais pas mon coeur s'endiabler lorsque ses doigts carressaient mes formes. Je ne me cambrais pas violemment alors que Kevin me prenait en bouche. Pourquoi n'étais-ce pas aussi magique que dans mon rêve ? Je ne criais pas. Je gémissais à peine. Le regard de Kevin dans le mien n'allumait pas en moi cette étincelle. Le frottement de mes jambes contre ses hanches ne me donnait pas envie de plus. Sa pénétration ne me fit pas serrer les doigts sous le plaisir intense que j'aurais pû ressentir. Non. Ce n'était pas magnifique. Ce n'était pas extraordinaire. Et la réponse à ma question me vint d'un seul coup, alors qu'il entammait ses coups de reins : Ce n'était pas Kevin, l'homme avec qui je voulais faire l'amour. Ce n'était pas Kevin , celui qui me faisait trembler de désir. Ce n'était pas Kevin celui avec qui je voulais passer le restant de mes jours. Ce n'était pas Kevin que j'aimais. Non. C'était Alexander. Et je le trompais.


A cet instant, mon coeur éclata en mille morceaux. Mes yeux laissaient couler un flot de larmes intarissables. Mon dieu, qu'avais-je fait ? J'aimais Alexander plus que tout...Et je le trompais...Un lourd sanglot me secoua et celui-ci retint l'attention de Kevin, qui s'immobilisa, au dessus de moi.

- Qu'est-ce qui se passe ? Fit-il paniqué.
- Arrête, m'écriais-je, ne pouvant m'arrêter de pleurer, je t'en supplie arrête...


Il se retira, les sourcils fronçés, et je me relevais. Je ramenais mes genoux contre mon torse et plongeais ma tête entre mes bras. Mes larmes ne voulaient plus s'arréter, et je me sentais de plus en plus mal.

- Je l'ai trompé...Murmurais-je entre deux sanglots.


Kevin était assis près de moi, et je pouvais sentir son regard.

- Tu es saoûl...Souffla-t'il d'une voix neutre.


Je relevais alors la tête, furieux.

- ça n'explique rien ! Et tu m'as laissé faire ! Jamais je...Commençais-je de plus en plus énervé
- Je t'ai pas forcé ! Me coupa-t'il sur le même ton, tu pouvais me dire non à tout moment !


Je ne répondis rien, replongeant ma tête entre mes bras. J'entendis Kevin soupirer, et se lever.

- Si tu veux continuer ce qu'on a commençer, je suis dans la salle de bain, sinon, tu connais la sortie.


Il se leva, et sortit de la chambre. Sans perdre de temps, je me relevais et me rhabillais à la vas-vite. Les larmes me brouillant la vue, je me pris tous les coins de l'appartement avant de sortir.

***

Dehors, l'air frais me fis un peu de bien, même si le trou de mon coeur s'ouvrait de plus en plus. Je m'asseillais sur le banc le plus proche, et posait ma tête entre mes mains. Devais-je rentrer ? Oui, il le fallait. Devais-je le dire à Alexander ? Oui...Mais je ne pouvais pas. Que ferais Alexander s'il l'apprenait ? Il me quitterais.


Rien que cette pensée me faisait souffrir beaucoup plus. Non, il ne devait pas être au courant. Je me souvins qu'à cet instant, bien qu'une vague de dégout contre moi s'imposait dans mon esprit, je me suis fais une promesse : Jamais plus cela ne se reproduirait. Jamais. Quitte à partir d'ici. Je ferais tout pour le bonheur d'Alexander. Tout.


Essuyant mes larmes d'un coup, je me relevais et pris le métro. J'allais rentrer chez moi, et faire tout mon possible pour qu'il me pardonne.


Je rentrais chez moi au bout de 10 minutes. Passant devant une vitrine, je regardais mon allure. Mes yeux étaient rouges, mais Alexander penserait que c'était dû à notre dispute. Soufflant un bon coup, je rentrais dans mon appartement. Mon regard se posa directement sur notre lit. Vide. Je parcourus alors la piece et m'arrêtais dans la cuisine. Alexander y était assis, les coudes sur la table, et sa tête sur ses mains. Devant lui, posé sur la table, se trouvait un sac de voyage. Rempli.


Mon coeur se mit à battre beaucoup trop vite et je déglutis péniblement. Mes mains devinrent moites et je tentais de trouver son regard, mais il restait fixé le frigidaire.

- Alex...Soufflais-je en m'approchant de lui.
- Tu t'es bien amusé ? Fit-il, d'une voix noire.


Je me figeais alors. C'était impossible. Il ne pouvait pas être au courant.

- Je...Je suis désolé pour tout à l'heure...Balbutiais-je, à toute vitesse, J'étais chez Ayden et...
- ARRETES !


Les larmes me vinrent immédiatement aux yeux. Son regard se posa enfin sur moi. Un regard noir, furieux, mais terriblement triste.

- J'ai pas pû te laisser seul...Dit-il, passant une main sur son visage, alors je suis déscendu du métro et j'en ai pris un autre. J'ai tout de suite pensé que tu serais chez ton cousin, mais tu n'y étais pas.


Je fis un pas vers lui, ayant de plus en plus peur, mais il m'arrêta d'un simple regard.

- Si tu n'étais pas chez ton cousin, alors je pensais que tu devais être chez ton ami...
- Non...Soufflais-je, sentant mes jambes trembler.
- J'y suis allé et...


Un sanglot secoua ses épaules et il baissa la tête. Je ne résitais pas et m'avançais vers lui. Mes genoux cédèrent sous la tension, et je posais ma tête sur ses genoux. J'avais l'espoir de sentir sa main se poser sur ma tête, où juste son regard. Mais rien. Je le dégoutais autant que je me dégoutais.

- Je suis désolé...Réussis-je à prononcer entre mes larmes.
- Je t'ais vu l'embrasser. Lacha-t'il, se levant et allant se mettre à l'autre bout de la piece les bras croisés, juste devant son immeuble je t'ai vu...Tu as couché avec lui n'est-ce pas...
- Non...


C'était sortit tout seul. Je sentais que quelque chose m'échappait. Qu'Alexander allait m'échapper. Et je ne voulait pas.

- Arrêtes de me mentir...Souffla-t'il las.
- Ne me quittes pas.


Je m'etais rapproché de lui et tentait de capter son regard mais lui ne voulait pas.

- Je t'en supplie...Ne me quitte pas...Murmurais-je m'appuyant sur le canapé pour rester debout.
- Pourquoi ? Dit-il, l'air ailleurs. Donne moi une seule bonne raison de ne le pas le faire.
- Parce que je t'aime...


Un rire ironique s'échappa de ses lèvres, et un regard noir s'ancra dans mes yeux.

- Tu m'aimes ? Je ne savais pas que lorsqu'on aimait quelqu'un, on couchait avec une autre personne ! cria—t'il les points sérrés.
- Je t'en supplie pardonnes moi...je t'en supplie...Je t'aime...Je ne sais pas ce qui m'a pris...Je
- Moi je le sais, dit-il la voix dure, Je...Tu as besoin d'expériences...Plus que de simples flirts...


Il s'asseilla sur le canapé, et pris sa tête entre ses mains. J'en profitais immédiatement et vint m'assoir près de lui.

- Je ne peux pas Zach...Murmura-t'il, la voix enroué.
- Je t'en supplie...Je t'aime...Fis-je posant mon front contre son épaule.
- Pendant ces trois années...Je...J'étais fier parce que tu m'avais choisis moi. J'étais fier, parce que j'avais été le seul garçon que tu ais connu...J'étais fier parce que personne ne t'interessait à part moi...Mais...Tu as couché avec quelqu'un d'autre Zach...Tu lui as offert ce que tu ne réservais qu'à moi...Tu t'es offert à lui...Je ne peux pas te regarder sans avoir des images de lui te touchant...Sans le voir t'embrasser, sans t'entendre gémir avec lui...Je ne peux pas...


Un silence s'en suivit. Un silence lourd, ou je savais que l'inéluctable approchait. Un sanglot me secoua et je le sentis frisonner.

- J'aurais dû comprendre que tout allait trop vite...Souffla-t'il, dans une plainte douloureuse.
- Non...


Sans que je ne puisse le retenir, il se leva et se dirrigea ver son sac de voyage. Ma gorge se serra et mes larmes redoublèrent.

- Non, je t'en supplie, pardonnes moi, ne me quitte pas, je ferais tout ce qu'il faut...je t'en supplie.


Mais il ne dit rien, et pris son sac. Sans un mot. Sans un regard. La main sur la poignée, il s'arreta et baissa la tête.

- Il y a quelques heures, j'étais le plus heureux des hommes...Et maintenant...


Un murmure s'échappa de ses lèvres, et si je ne m' étais pas arréter de respirer pour l'écouter, jamais je n'aurais entendu la fin de sa phrase :


- Je regrette d'être tombé amoureux de toi.


Ses mots me détruirent. Mes genoux cédèrent une nouvelle fois et je tombais sur le sol, le corp secoué de sanglots. Ma vue se troubla, mais je pû discerner la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer. La fin. Il m'avait quitté. Une détresse immense s'empara de moi et je voulu lui courir après. Mais j'en étais incapable. Mes poings frappèrent le plancher. J'avais mal. Terriblement mal. Je ne vis pas les heures défiler, trop ancré dans mes pleurs, dans mes souvenirs détruits. Peu à peu, je sombrais dans l'abyme que je m'etais moi-même creusé. A quoi bon lutter, me disais-je, Tout était fini... »

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Peur de toi -10-  (Peur de toi) posté le mardi 16 juin 2009 09:13

Coucou mes p'tits lou !!!!

J'espère que vous allez bien, et que vous ne m'en voulez pas trop de cette longue attente, mais les études y obligent ^^

Pour ce chapitre, je vous préviens tout de suite, il est court et je ne suis pas vraiment certaine d'avoir réussis à en faire ce que je voulais, à vous de me donner votre avis ^^. Au début, j'ai voulu regrouper deux chapitres en un puis après, je me suis dis que ça serait marant de voir vos réactions à la fin de celui-ci niak niak niak Sadique ? nooon. Mdr, Bref tout ça pour vous dire que le prochain chapitre ne tardera pas, et qu'il marquera une nouvelle page dans la vie de Zach et d'Alex, mais aussi dans celle de Kevin ^^ "Essaye d'éviter les briques là"

Bisous mes p'tits louuuuuuuuu


«  Ainsi commença notre période de couple libre. Au début, je ne le voulais plus. Avoir vu Alexander aussi triste et déçu m'avais refroidit et je passais le plus claire de mon temps à ces côtés, à son plus grand plaisir. Mais ma lubie me revint au bout de quelque temps. Nous avions mis en place une sorte de pacte. Nos sorties libres seraient le Vendredi soir. Lorsque l'un sortait, l'autre devait le faire aussi. Nous avions le droit de flirter, draguer, toucher mais nous avions convenu qu'embrasser et coucher était interdit. Cette expérience n'avait que pour but de me faire découvrir autre chose, pas de nous tromper.


- çe n'est pas vraiment un couple libre ça....Murmurra Kevin, les yeux rivés sur son écran d'ordinateur.
- Ce sont les conditions d'Alexander. Répondis-je, moi aussi concentré.
- Et tu n'as pas bronché...


Je savais que cette réplique était un ressenti. Kevin ne comprenait pas pourquoi Alexander et moi nous étions mis ensemble si jeune. Il ne comprenait pas. C'est ce que je croyais. Kevin était un trouble-fête. Ce qui faisait le malheur des autres, faisait son bonheur.


- Si tu veux, je t'accompagnerais vendredi. Me dit-il, dans un petit sourire en coin.
- Je veux bien, j'avoue que...Je ne sais pas trop comment m'y prendre...Répondis-je, timidement.


Kevin éclata de rire et reposa son regard sur l'écran de l'ordinateur. Mes yeux s'attardaient de plus en plus sur lui, mémorisant chacun de ses détails. Il avait un cicatrice juste en dessous de l'arcade qui avait blanchît avec le temps. Une de ses mêches de cheveux vennait parfois devant ses yeux, et dans un mouvement répétitif, il la replaçait. Un geste devenu machinal. Je trouvais Kevin très beau et au fil du temps, une certaine attirance pour lui s'était dévellopé. Attirance que je n'avouerais jamais à Alex.


**


Trois mois passèrent ainsi. Trois mois pendant lesquels nous éxécutions à la lettre ce que nous avions convenus. Du moins, c'est ce que je croyais. Je sortais tous les vendredi soirs dans des bars, des boites branchées en compagnie de Kevin, et Alexander, ne disait rien faisant de même de son côté. Les débuts avaient été durs, car ma timidité maladive m'en empêchait. Mais entendre Alexander parler de ses soirées me rendaient quelques peu jaloux, et désireux de lui en mettre plus ou moins plein la vue.


Notre couple avait retrouvé une certaine fougue. Nos relations intimes étaient fantastiques, et je n'avais jamais rien ressentis de tels. Nous avions une envie folle de l'autre, envie qui se répétait jusqu'à l'épuisement. N'importe où, n'importe quand convenait, nous avions dépassés cette routine dans laquelle nous étions tombés. Je surprenais Alexander, et j'en étais plus que ravi.


Mais ces élans de fougue, ces choses que j'apprenais...Ce n'était pas des inconnus qui m'en « instruisaient ». Non. C'était Kevin.


Je sortais, je dansais, je flirtais. Mais jamais avec d'autres personnes. Juste Kevin. Cela me convenait, pour moi, je ne faisais rien de mal. J'apprennais. Il ne se passait jamais rien de plus. Mais mon attirance pour Kevin ne faisait qu'augmenter, me frustrant le plus souvent. Je savais que je ne devais pas franchir les limites, mais la tentation était de plus en plus dûre.


Ce soir là, nous étions encore en train de danser, sur une piste de danse où tous les couples dansaient de façons sensuels. Mes bras autours de son cou, les siens sur mes hanches, sa jambe entre les miennes, je le laissais me coller à lui. Je sentais son envie grandissante et cela m'ennivrait. Son visage se rapprochait du mien, et je pouvais sentir son souffle carresser mes lèvres. Mais je ne voulais pas de ça. Je n'appartenais qu'à une seule personne et ce n'était pas Kevin. Relachant mon étreinte autour de son cou, je me reculais, et tentais de retourner m'assoir à ma table, mais la main de Kevin, m'y empécha.


- Tu joues avec le feu Zach...Souffla Kevin, mécontent.
- Si ça te dérange tellement, je trouverais quelqu'un d'autre. Répliquais-je d'une voix calme.


Je l'entendis rigoler et il vint se poster en face de moi. Sa main vint prendre mon menton, m'obligeant à le regarder droit dans les yeux.


- ça fait trois mois qu'on joue la comédie...Je sais très bien que tu meurs d'envie de m'embrasser alors fais-le.


Mes joues prirent une teinte rouge, et je me mis à fuir son regard.


- Tu sais très bien que je ne peux pas...


Un sourire étira ses lèvres.


- Le problème est là...Dit-il en se rapprochant de mes lèvres, Tu dis que tu ne peux pas...Mais ne devrais-tu pas ne pas le vouloir plutôt ?


Je ne répondis rien, incapable de dire quoi que ce soit. Que me racontait-il ? Biensûr que n'avais pas envie de l'embrasser ! Le seul que je voulais vraiment était Alexander. Rageusement, je tappais sur sa main et me retournais. J'étais furieux. Furieux qu'il dise tout haut ce que je pensais tout bas. Je ne voulais pas l'embrasser, je ne pouvais pas. Alors pourquoi faisait-il exprès de me tenter ?


Je pris le premier taxi qui vennait et rentrait chez moi. Les lumières étaient allumés, Alex devait être rentré. Prenant un visage neutre, je rentrais, le découvrant affalé sur le canapé, à moitié assoupi.


- Tu rentres tôt. Me dit-il, dans un sourire.
- Toi aussi. Répondis-je, en enlevant ma veste.
- Il n'y avait personne de vraiment interessant. Fit-il en haussant les épaules, et toi ?
- Pareil.


Alexander ignorait que je passais mes soirées avec Kevin et cela me convenait. J'immaginais très bien les crises de jalousie qu'il me ferait s'il en vennait à l'apprendre. J'allais le retrouver sur le canapé, aimant par dessus tout lorsqu'il me prenait dans ses bras. Ses lèvres se posaient sur mon cou, mes joues. Un sourire ne pouvait s'empecher de s'afficher sur mes lèvres, alors que je callais mes bras sur ses épaules, pour poser mes lèvres sur les siennes. Mes mains s'entremellaient dans ses cheveux avec une tendresse infimes, et je passais au dessus de lui, posant mes genoux de chaque côtés de ses jambes. Les mains d'Alexander vinrent directement se poser sur ma peau, me povoquant un violent frisson.


Pourquoi ressentais-je cette frustration pour Kevin alors qu'il n'y avait qu'Alexander ? Je n'avais pas le droit dêtre comme ça...J'aimais Alexander plus que tout. Il fit taire mes pensées en m'enlevant mon tee-shirt. D'un brusque mouvement, il me renversa sur le canapé et la douceur s'envola, laissant place à de la fougue sans restriction. Je me cambrais, je criais presque. Tout était parfait. Mais lorsque j'ouvris les yeux, ce ne fut pas le visage D'alexander que je vis, et cela me glaça le sang. Kevin était au dessus de moi et prennait du plaisir. J'étais comme paralysé, incapable de bouger. Je sentais les vagues de plaisir me tomber dessus et je m'en voulais. Kevin donna un einième coup de reins, et je ne pû m'empecher de fermer les yeux et de gémir. Mes mains se resserèrent sur ses épaules alors que je tentais de ne pas me laisser aller, mais c'était trop tard, il avait prit le contrôle de mon être. Son souffle chaud dans mon cou, sa main sur ma hanche, son pénis en moi. Il me faisait trembler de désir. Trois mots vinrent sceller mon esprit alors que je me laissais partir, trois mots qui me brisait le coeur : Pardonnes-moi Alex.


**


Il devait être quatre heure du matin, et je ne dormais toujours pas. A mes côtés, dans notre lit, se trouvait Alexander qui dormait paisiblement. Mes yeux se gorgèrent de larmes pour la einième fois en le regardant.


J'avais pensé à Kevin en faisant l'amour. Pourquoi ? Mon coeur se serra. Si Alexander apprenait ça, jamais il ne me le pardonnerait. Même moi, je n'arriverais pas à me le pardonner. Je m'en voulais d'avoir pensé à lui, mais ce qui me tuais encore plus, c'était le plaisir que j'avais ressenti. Un plaisir si puissant, que je n'arrivais toujours pas à m'en remettre. Pourquoi ? Mon coeur n'appartenait qu'à Alexander...Je ne pouvais pas...


Un sanglot me secoua. Sanglot que j'essayais d'etouffer dans ma main sans y parvenir. Je sentis Alexander se lever dans un bond, et mes larmes dégringolèrent de plus belles.


- Zach ! S'écria Alex, surpris, qu'est-ce qui t'arrive ?


Je posais mes mains sur mes yeux par réflexe. Alexander, me prit dans ses bras essayant de me calmer, mais rien n'y faisait. Ce fut finalement au bout d'une heure que j'y réussis. Encerclant mon amant de toutes mes forces, son odeur me calmait, ainsi que ses mains caressant mon dos et ses baisers sur mon épaule.


- Dis moi Zach...Qu'est-ce qui ne va pas...Chuchota-t'il, embrassant ma tempe.
- Rien. Dis-je en resserant ma prise autour de son cou.
- S'il te plait...
- Je t'aime.


Je le sentis sourire contre mon épaule, et il m'obligea à me reculer un peu. Sa main caressa mon visage, dans une douceur dont lui seul avait le don.


- Moi aussi je t'aime, c'est pour ça que ça me fait mal de te voir dans cet état. Qu'est-ce qui se passe ?


Je possais ma tête dans son cou, fermant les yeux et gardant les lèvres scéllées. J'étais décidé à ne rien lui dire. Il était hors de question qu'il le sache. Pour moi, il était évident que plus jamais cela ne se reproduirait.


- J'aimerais qu'on redevienne comme avant...Soufflais-je, posant mes lèvres sur son cou.


Il tourna la tête vers moi, plongeant son regard émeraude dans mes yeux larmoyants. Je pû y voir une étincelle de bonheur dans ceux-ci. Alors c'était ce qu'il attendait de moi ?


- Tu es content ? Demandais-je, surpris, pensant qu'il aurait préféré le contraire.
- Je dois t'avouer que tu me manquais...Souffla-t'il en haussant les épaules.


Un large sourire étira mes lèvres et je me jettais sur sa bouche, l'embrassant à en perdre haleine. Mon coeur battait à cent à l'heure. J'étais heureux, moi aussi. Je ne me pardonnais pas ce que j'avais fait, mais une chose était certaine, plus jamais çela ne se reproduirait. Cette nuit là, nous refîmes l'amour plusieurs fois, et à chaque fois, ce fut Alexander, et personne d'autre."

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Peur de toi -9-  (Peur de toi) posté le mardi 16 juin 2009 09:12

Coucou mes p'tis lou !

Désolé pour l'attente mais ici c'est la folie, jespère que vous allez bien.

Je suispas très satisfaite de cette suite...J'attends votre avis avec importance !

Bisouuuu


 

« Je n'avais jamais imaginé autant faire souffrir Alexander un jour. J'avais toujours pensé que si nous nous séparions, ce serait au bon voloir d' Alex. Il était ma vie, et je me demande encore aujourd'hui comment j'ai pû tomber dans le panneau. Je me souviens de tous ces jours, où je délaissais Alexander au profit de Kevin. Je n'avais conscience de rien, juste que mon petit ami n'aimait pas mon nouvel ami. Mais Kevin m'atirait à lui comme un aimant, et je pense qu'il devait s'en douter.


Alexander travaillait sur son premier best-steller à l'époque. S'il avait sû qu'il serait connu grace à ce livre à l'époque, il ne l'aurait pas crû. Il travaillait d'arrache pied, mais jamais n'était satisfait et il refusait de l'expédier à un éditeur. Peut-être est-ce notre séparation qui l'y a conduit.


Ce soir là, nous nous trouvions chez nous, moi assis sur le canapé du petit salon, et Alexander assis sur le lit. Je révisais mon cours d'économie pour un examin dans deux jours. J'étais confiant, car j'adorais l'économie comme j'aimais la bourse. Alexander écrivait. Au son de ses doigts sur le calvier, je pouvais même dire qu'il était en pleine inspiration.


Délaissant quelques minutes mes devoirs, j'allais m'installer près de lui, posant ma tête sur son épaule. Ses lèvres vinrent se poser sur mon front, avant de reposer son regard sur l'ordinateur.


- ça avance bien ? Demandais-je, dans une petite voix.
- Oui, mais je suis pas sûr...Ce n'est qu'une ébauche encore.
- Oui, biensur...Répondis-je amusé.


Les lèvres d'Alex s'étirèrent dans un petit sourire, et il reprit ces bruits incessants. Mes yeux se posaient sur l'écran sans vraiment lire ce qu'il faisait. J'étais certain que lorsque tout serait terminé, je serais son premier lecteur. Doucement, pour ne pas le déranger, j'allais préparer le repas. Nos soirées se passaient tout le temps de cette façon. Certains pourraient dire que nous étions tomber dans une routine, Kevin m'avait convaincu de cette hypothèse aussi, mais je me suis aperçu bien assez tard que j'aimais cette routine. J'aimais passer mes soirées avec lui, j'amais le bruit des touches, j'aimais les soupirs qu'il lachait lorsqu'il n'avait plus d'inspiration...J'aimais me coucher près de lui et m'endormir à ses côtés...Je me demande sans cesse comment j'ai pû laisser échaper tout ça et encore aujourd'hui, je n'ai pas d'explication. J'étais naïf, et je pensais très certainement qu'Alexander m'était acquis...Et que quoi que je fasse, nous resterions ensemble...


Je me souviens de ce jour de pluie. Ce jour qui a sûrement tout changé. Qui a changé la vision que j'avais de notre couple. Ce jour là, il pleuvait des cordes, et j'avais laissé mes clés à l'appartement. Alexander n'était pas encore rentré, alors plutôt que d'attendre dans le couloir, j'étais allé dans un petit bar, non loin. J'y avais rencontré Kevin, et m'étais installé près de lui. Nous n'avions pas particulièrement discutés, mais beaucoup travaillés. Il était très doué, et j'avoue qu'après avoir été le meilleur de la classe pendant quelque mois, j'étais jaloux. Il avait énormément de potentiel et possédait une chose que je n'aurais sûrement jamais : le charisme. Il parlait devant tout le monde avec aisance, et était capable de vous faire croire n'importe quoi. Moi, il suffisait qu'un seul regard soit posé sur moi, et je rougissais comme une pivoine.


Ce fut après une heure et demi de travail acharné sur des hypothèses d'économie qu'il me posa la première question qui fit tout basculer.


- Depuis combien de temps tu sors avec ton écrivain ?


Cette question, pourtant anodine, avait un but bien précis. La première étape de manipulation que Kevin éxerçait sur moi, en quelque sorte.


- Trois ans. Répondis-je dans un sourire.
- Trois ans... donc tu as commencé a sortir avec lui quand tu avais 15 ans...Dit-il, tout en réfléchissant.
- Oui.


Kevin me regarda alors d'une manière étrange et destabilisante. Je ne pû m'empecher de rougir et déviais mon regard souffla un « quoi ? » géné.


- Tu étais déjà sortis avec quelqu'un avant ? Me demanda-t'il dans un sourire en coin.
- Non...Souffliais-je géné, c'était mon premier petit ami.
- Pour Alexander, ce devait être la même chose.


Je me figeais alors. Je n'aimais pas parler des expériences de mon amant, d'une part car cela ne me regardait pas, mais surtout car j'étais jaloux. Jaloux de tous ces hommes qui avaient pû le toucher avant moi. J'entendis alors Kevin éclater de rire et ancrait mon regard étonné dans le sien.


- Si je comprend bien, tu vis une grande histoire avec ton écrivain, mais toi tu n'as aucune expérience et lui si. Me dit-il moqueur.
- Et alors, répondis-je sur la défensive, je l'aime, et lui il s'en fiche que je n'ai pas d'expérience !
- Non, lui il s'en fiche, mais c'est toi qui devrait t'en faire.


Je le regardais une nouvelle fois surpris, ne comprenant pas ce qu'il me racontait.


- Ce que je veux dire, reprit-il dans un sourire moqueur, c'est que toi, tu n'as jamais pû comparer avec tes autres expériences, alors que Alex oui. C'est flatteur pour toi biensûr, au moins tu sais que tu vaux mieux que les autres mais toi...Qu'est-ce que tu en sais ?
- Je...Répondis-je, perdu.
- Ma première relation sérieuse s'est passé de cette façon..Enfin, nous nous sommes mis en couple libre.
- En couple libre ?
- Nous étion ensemble mais on...Fréquantait d'autre personne.


Ce fut à mon tour de le regarder d'une façon étrange. Ma raison me criait de ne pas l'écouter, pourtant...Pourtant une petite voix dans ma tête me poussait à me demander : Et si c'était vrai ? Il avait raison sur les expriences d'Alexander, il avait un passé, alors que le mien n'existait pas.


- Qu'est-ce que ça ta apporter d'être...Libre ? Demandais-je le regard dans le vague.
- J'ai appris beaucoup de chose qui ont à nouveau séduit la personne avec qui je sortait à l'époque, fit-il, se remémorant certainement cette époque, ça nous as en quelque sorte donné un nouveau souffle.
- Et tu es toujours en couple ?
- Non...Mais ça, c'est une autre histoire...


**

Finalement, alors que j'étais de plus en plus chamboulé par ces propos, Alexander m'appela et m'informa qu'il était rentré. Immédiatement je sortais du bar et rentrais dans notre appartement. Les mots de Kevin me revenaient encore en tête, et je ne cessais de me demander si il n'avait pas raison. Nous avions vécu trois années ensemble, mais peut-être que nous étions trop jeune pour vivre ces trois années.


Une fois de plus, Alexander était assis sur le lit, écrivant sur son ordinateur. Je ne le lachais pas du regard, essayant de trouver une réponse à mes questions. Jamais je n'avais pensé que mon inexpérience sexuelle puisse être un problème. Il est vrai que tout ce que je savais, c'était Alexander qui me l'avait appris, lui les ayant connus par son passé. Il n'y avait pas de surprise...


Lentement je me levais, et vint m'assoir à ses côtés. Avec un sourire en coin, je posais mes mains sur l'ordinateur et le posais sur la table de nuit, provoquant un regard surpris de la part d'Alexander. Sans lui laisser le temps de parler, j'attrapais ses lèvres pour un baiser passionné. Ravi, il posa ses mains sur mes hanches et me bascula sur le lit, se retrouvant au-dessus de moi. Mes mains vinrent s'enmeller dans ses cheveux et les libéraient de l'elastique noir, le balançant loin. Ses mèches vinrent me chatouiller le visage alors qu'Alexander s'éloignait de moi, un sourire en coin sur les lèvres.


- Que me vaux un tel baiser ? Me demanda-t'il rigolant légèrement.
- Rien...Juste une envie.


Ses lèvres se raprochèrent des miennes, les effleurant légèrement.


- J'aime tes envies...Souffla-t'il, embrassant la comissure de mes lèvres.


Je sentais ses mains descendre de plus en plus bas et passer sous ma chemise. J'avais toujours ce même frisson qui me parcourait, ce frisson qui me donnait toujours envie de plus. Ma main se posa sur la joue de mon amant, l'obligeant à me regarder.


- quelque chose ne va pas ? Me demanda-t'il, les sourcils fronçés.
- Tu es bien avec moi ? Fis-je, d'une petite voix.


Il se crispa et se redressa. Géné, je me relevais sur mes coudes, cherchant son regard.


- Pourquoi tu te poses la question Zach ? Je te trouve bizarre.
- Je...Répondis-je, m'asseillant sur le lit et évitant son regard, est-ce que je te plais toujours ?
- Tu es idiot ou quoi ? Demanda-t'il, de façon abrupte, si ce n'était plus le cas je t'aurais jamais proposer le mariage.


Je n'arrivais pas à m'exprimer clairement, et il le comprenait. Un tout s'agitait en moi, sans que je ne puisse l'arreter. Je pouvais lire dans ces yeux toute l'incompréhension qu'il ressentait.


- Mais...Fis-je géné...Il n'y a plus de surprise...


Alexander se figea pour la seconde fois. L'incompréhension de ses prunelles émeraudes se changea alors en une peur sourde. Il ne dit rien, me regardant tristement. Immédiatement, je me relevais sur mes genoux en m'exclamant « Non je veux pas rompre ! ». Je le pris alors dans mes bras et sa tête se logea dans mon cou.


- Alors tu veux quoi Zach ? Souffla-t'il perturbé.
- J'ai changé, tentais-je, maladroiteusement, mais tous ces changements, c'est toi qui me les a apportés. Tu m'as en quelque sorte tout appris. On est heureux, je le sais, mais il n' y a aucune surprise...
- Tu ne réponds pas à ma question.


Sa voix s'était faite plus dure, et je sentais qu'il s'énervait de plus en plus.


- J'ai un ami...Enfin, il m'a parlé de couple libre...Dis-je, rougissant légèrement.


Un rire ironique passa le barrage de ses lèvres et il se détacha de moi, me lançant un regard noir.


- Laisse moi deviner, dit-il méchament, c'est ton nouvel ami Kevin qui t'as foutu cette idée dans le crâne.
- Non, mentis-je, me sentant totalement idiot.
- Biensûr ! Ragea-t'il, énervé.


Il se mit à faire les cent pas, son regard furieux se posant sur n'importe quoi.


- Alex...Soufflais-je surpris.
- Il est hors de question que l'on fasse ça tu m'entends ?!? cria-t'il, le regard noir.
- Calme toi ! Fis-je d'une voix dure, pourquoi c'est toi qui déciderais, tu ne me laisse même pas m'expliquer !
- T'expliquer ? J'ai très bien compris, tu en a marre de coucher avec moi, alors tu veux aller voir ailleurs.
- Mais pas du tout ! Ripostais-je me mettant debout.
- Il y a une autre explication peut-être ?!?


Il était hors de lui, mais ce qui me touchait le plus était la déception qui se peignait sur son visage. Je fis un pas vers lui, mais il se recula, posant les mains sur sa tête.


- Alex...Soufflais-je surpris.
- J'ai besoin de prendre l'air, je ne sais pas quand je reviendrais.


Sans un mot de plus, il prit sa veste et ses clés, et sortit en claquant la porte. Choqué, je ne fis aucun geste pour le retenir. La colère que je pouvais ressentir s'estompa immédiatement et une immense tristesse m'envahit. Je réalisais peu à peu ce que je venais de lui demander. Je voulais en quelque sorte le tromper sans qu'il m'en veuille. Déboussolé, je m'asseillais sur le lit, le regard dans le vague. Comment avais-je pû lui demander ça ? Je me dégoutais moi même. Immédiatement, j'attrapais mon téléphone et composais son numéro. Mais je tombais sur la messagerie...


Les larmes me vinrent aux yeux, et je m'écroulais par terre avec une seule question en tête : Pourquoi avais-je proposé ça ?


**


Je me réveillais seul le lendemain. Alexander n'était pas rentré de la nuit, et je m'étais couché en pleurs. Je venais de louper la deuxieme heure de cours, mais je ne voulais pas me lever. Allongé dans mon lit, je regardais la pendule. Les yeux rougis, emmitoufflé dans la couverture, je tentais une nouvelle fois de l'appeler, mais ce fut son répondeur qui m'acceuillis.


J'entendis alors le bruit du verrou, et me levais immédiatement. Alexander rentrait, évitant mon regard. Il posa les clés sur une commode, et dans un soupire vint s'assoir au pied du lit. Brusquement je me levais et collais mon torse à son dos, posant mon front dans son cou.


- Je suis désolé...Soufflais-je, laissant une nouvelle fois mes larmes s'échapper.
- Tu veux vraiment le faire ?


Je relevais alors la tête et croisais son regard éteint.


- Non ! Non je ne le veux plus ! M'écriais-je.
- Dois moi la vérité s'il te plait. Fit-il la voix dure.


Mais je n'osais pas. Je balançais bien loin cette envie de couple libre car plus que tout, je l'aimais, et il était hors de question de le perdre.


- Une seule condition...Souffla-t'il lentement.
- Quoi ? Demandais-je surpris.
- Je suis d'accord...Si tu veux essayer, on peut, mais à une condition.
- Alex, non...Je...
- On ne couche pas, me coupa-t'il brusquement. Tu peux flirter, embrasser...Toucher...Mais On ne doit pas coucher.


La deuxieme étape de ma trahision se passa à cet instant précis. Alexander avait fait l'erreur d'accepter cette stupidité. Par amour, il acceptait. En y repensant, je me croyais le plus amoureux. Je me croyais capable de tout pour lui. Mais j'avais faux. C'était lui. C'était lui qui m'aimait à s'en crever le coeur. Lui qui était capable de tout. Moi ? Oui je l'aimais, mais surement moins que lui. Surement moins car je l'avais trahi. J'ai mal rien que d'y penser.


Si je devais donner un nom à cette époque de l'histoire, je l'appellerais le début de la fin. Je n'avais jamais imaginer que tout déraperait autant. Je lui ais fait du mal autant que je m'en suis fait. Encore aujourd'hui, je n'arrive pas à m'enlever ces questions de la tête : Et si tout cela n'était jamais arrivé ? Et si je n'avais jamais rencontré Kevin ? Et si je n'avais jamais douté de la force de notre amour ? Avec des si, on pourrait refaire le monde. Rien ne changera. Mes erreures resteront telles quelles...Et je devrais vivre avec toute ma vie...Si seulement remonter le temps était possible..."

 

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Peur de toi -8-  (Peur de toi) posté le mardi 16 juin 2009 09:11

Ahhhhh j'suis désolé j'suis désolé j'suis désolé !!!!!

Du retard, j'avoue que je ne sais même pas pourquoi...Si peut-être, je suis tombé sur un blog, celui D'
historyshare , et j'ai dévoré l'histoire "lien paternel"...Puis j'ai aussi acheter le livre Fascination de Stephenie Meyer, même si j'ai vu le film, j'adore ce livre, il y a des scenes beaucoup plus décrites, bref le film n'est qu'un piètre résumé...

J'espère que cette suite vous plaira, elle n'est pas longue, mais la descende de nos deux amoureux commence ici ^^. La prochaine suite sera surement celle de Beautée Inaccessible ou alors l'une de mes co prods.

Bisous mes p'tits lou !


« Cet époque de ma vie, je n'en suis pas très fièr. Pourtant, c'est quelque chose qui m'a changé, pour faire de moi quelqu'un de meilleur. Je regrette tout le mal que j'ai causé à Alexander, et si je pouvais remonter le temps, croyez bien Mademoiselle Guilliet que c'est cette époque que je rayerais de notre histoire.


Tois années passèrent. Nous avions grandis, et j'avais beaucoup changé. J'étais devenu mâture, bien que toujours aussi timide. Alexander et moi avions pris un appartement tous les deux dans le centre, proche des facultés dans lesquelles nous étudions. Economie pour moi, et littérature pour lui. Nous vivions dans un studio. Petit certes, mais chaleureux, et c'était dans nos moyens. Mes parents avaient eu du mal à accepter mon homosexualité, et ils refusaient de rencontrer Alexander. J'avais mal au coeur mais j'avais décidé de faire d'Alex la seule personne importante dans ma vie.


Je me souviens de ce jour là, le jour de nos trois ans ensemble. Je lui avais fait une surprise en aménageant l'appartement afin de faire quelque chose d'intime : des bougies, de la musique, et un repas digne de ce nom. Il ne devait rentrer qu'une heure plus tard, alors j'avais décider d'aller prendre un bain. J'avais appris, au cours de ces trois années, qu'Alex était de nature bordélique et laissais trainer tout et n'importe quoi, n'importe où. Dans un soupire, je rangeais pour la einième fois ses affaires et me dévétit, laissant l'eau couler.


Une fois fait, je rentrais dans le bain, mais la fatigue dû au ménage et aux cours me submergea plus que je l'aurais cru, et en un rien de temps je m'edormis. Ce fut les levres d'Alexander qui me réveillèrent. Mes yeux papillonèrent sous la lumière de la salle de bain et un sourire vint étirer mes lèvres.


- Tu viens de rentrer ? Demandais-je la voix endormie.
-  Oui...Et je ne t'avais dit pas qu'on allait au restaurant ce soir ? Fit-il, replaçant une meche mouiller derrière mon oreille.On a pas vraiment les moyens...


Un sourire en coin vint étirer ses lèvres et il m'embrassa une nouvelle fois. Mes bras vinrent encercler son cou. En trois ans, Alexander avait aussi beaucoup changé. S'il était beau au tout début de notre histoire, aujourd'hui, il était plus que magnifique. Ses cheveux chatains avaient poussés avec le temps, et il aimait les attacher. Ses yeux verts avaient gardés cette étincelle que j'aimais tant. Il était parfait, l'homme idéal pour moi.


Ses mains vinrent rapidement se poser sur mon corps en une caresse tellement sensuelle qu'elle me faisait chavirer à chaque fois en un rien de temps. Aimant, Alexander était aussi inssassiable et avec le temps il m'avait rendu comme lui. Avide de son corps qui n'appartenait qu'à moi.


Ennivré, Alexander se leva d'un coup, et commença à se déshabiller, me laiçant alors tout le loisir de passer mon regard sur son corps. Un sourire en coin étira ses lèvres et il alla se mettre dans l'eau, en face de moi. Un soupire de bien être passa ses lèvres et il posait sa tête contre le rebord de la baignoire. Il ne m'en fallut pas plus pour me rapprocher de lui, prendre l'éponge et le laver moi-même.


Mais peu à peu, je lachais l'éponge au profit de mes mains, quelque peu énervé par le fait qu'il ne m'ai déjà pas sauté dessus. Alex éclata de rire et croisa mon regard.


- Je me demandais combien de temps tu allais tenir...Souffla-t'il amusé.
- Arrete de te moquer ! Lachais-je le rouge aux joues.


Il se redressa, et posa ses lèvres sur les miennes dans un baiser passionné. Ses mains sur mon corps me redécouvrait encore et encore, m'arrachant milles soupires et gémissements. Je l'aimais à m'en crever le coeur, et je crois que pour lui j'aurais été capable de n'importe quoi. Exités, nous allions directement au but, souhaitant assouvir notre désir. Mes jambes l'encerclant, nos déhanchés se faisaient brutaux, puissants et incontrolables. Trois ans que nous vivions notre amour, et rien n'avait changer...


Quelques minutes plus tard, nous décrochions le paradis avant de replonger dans le bain chaud, totalement essouflés. Un sourire niais ne quittais plus mes lèvres alors que Alexander posait sa tête sur mon ventre. Mes doigts vinrent caresser son dos et je sentis à cet instant Alex devenir anxieux.


- Qu'est-ce qu'il y a ? Demandais-je, les sourcils fronçés.
- On va être en retard au restaurant...Souffla-t'il en se relevant.
- Oh non...J'ai pas envie de sortir, puis j'ai fais tout un repas, c'est trop tard.


Alexander se gratta le front, me prouvant ainsi qu'il s'agitait interieurement. Ma main se posa sur la sienne, lui faisant bien comprendre que je voulais savoir à quoi il pensait.


- Rien c'est juste que je voulais vraiment féter nos trois ans...Dit-il géné.
- Je pense qu'on a très bien commencé, dis-je dans un sourire.


Il me fit un sourire crispé et se leva, attrappant une serviette et la nouant sur sa taille. A chaque fois qu'il me cachait quelque chose, il mettait cette distance entre nous, cette distance qu'il efforçait de me cacher. Lachant un soupire je fis la même chose que lui, et le suivis alors qu'il allait dans la piece principale. Pres de la salle de bain, se trouvait la cuisine. Un bar séparait le salon et notre lit. Les murs étaient blanc cassé, s'alliant à merveille avec la décoration marrons que nous avions choisis.


Alexander alla s'assoir sur le lit, sechant ses cheveux avec la serviette. J'allais me mettre à genoux derrière lui et prit la serviette, faisant ce que j'aimais, le sécher moi-même.


- C'était bien à la fac aujourd'hui ? Demandais-je, concentré sur ma tâche
- ouais, j'ai un nouveau livre à lire. Dit-il, fermant les yeux.
- Et c'est ça qui te stress ?


Je le sentis se raidir, et il s'allongea, regardant le plafond.


- Non...Soupira-t'il, posant une main sur son front.
- Alors c'est quoi ? Demandais-je en m'allongeant sur son ventre.


Sa main se posa sur ma joue et il ancra son regard dans le mien. Un soupire passa le barrage de ses lèvres, comme pour se donner du courage, et il prit quelque chose sous le matelas. Surpris, je le regardais faire, m'asseillant alors qu'il se redressait.


Il avait dans les main une petite boite en velours noire, avec les initiales d'un grand bijoutier écris en lettre d'or sur le dessus. Mes yeux s'ouvrirent de surprise alors que je l'entendais parler.


- voilà pourquoi je voulais aller au restaurant...Souffla-t'il géné.


Je ne dis rien, incapable de prononcer le moindre mot. Mes mains devienrent moites, et je sentais mon coeur plus endiablé que jamais.


- ça fait un moment que j'y pense...J'hésitais parce que on vient juste de commencer la fac mais...


Il soupira une deuxieme fois et ferma les yeux. Sa main se posa sur la boite et il l'ouvrit, me montrant deux anneaux en argent. Si j'étais surpris, je le fus deux fois plus, et Alex sembla le comprendre car il ajouta immédiatement.


- C'est pas pour maintenant hein ! Enfin, c'est une sorte de promesse...Je veux être encore un moment à tes côtés, et je...


Je le coupais alors d'un baiser. Cet idiot était en train de gâcher tout. Nos langues se retrouvèrent dans une danse que nous seuls connaissions. Un bonheur immense m'envahissait, alors qu'un sourire s'affichait sur ses lèvres. Ma main replaça une de ses mêches derrière son oreille, et je déposais un baiser sur ses lèvres.


- Tu écris comme un dieu, mais lorsqu'il s'agit de parler, tu te débrouilles comme un manche...Dis-je dans un léger rire.


Je l'embrassais à nouveau avant de tendre ma main.


- Je veux bien t'épouser...murmurais-je contre ses lèvres.


**

Mes yeux ne cessaient de se poser sur cet anneau argenté. Cette anneau qui représentait une promesse eternelle, celle de l'aimer jusqu'à mon dernier souffle. Un sourire niais au visage, je reposais mes yeux sur l'écran de mon ordinateur, analysant tous ces chiffres devant moi. J'avais pris l'option bourse en plus de mon cursus économie car j'aimais les chiffres, ainsi que l'adrenaline qui pulasait dans mes veines lorsque je regardais le cours de la bourse monter où descendre. J'étais plutôt doué dans ce domaine, et depuis deux mois, j'avais acquis deux petites actions qui ne cessaient de grimper.


J'avais pris goût à ce qui pourrais peut-être être mon futur métier, et était peu à peu devenu le meilleur de cette option. J'aimais ma vie d'étudiant, beaucoup plus que ma vie de lycéen car j'avais l'impression de devenir un adulte à part entière.


Alors que nous étions en plein exercice, la porte de la salle d'informatique s'ouvrit, et mes yeux se posèrent sur le jeune homme qui entrait. Il était grand, des cheveux aussi noir que la nuit et des yeux bleus gris magnifique. Sa peu laiteuse lui donnait un charme à en couper le souffle, s'alliant parfaitement avec sa démarche lente et sensuelle. Il portait un pantalon noir assez classe, surmonté d'une chemise blanche parfaitement repassée. Un sac noir sur l'épaule, une main dans sa poche, il tendit un billet au professeur qui acquiessa et lui montra la place libre près de moi.


Le regard dans le vague, il ne cherchait pas à attiser la curiosité des autres étudiants. Il semblait être la dans un but bien précis, celui d'étudier. J'étais légèrement déconcerté par la sensualité qui emanait de sa personne, par ces océans spectaculaires qui se posaient avec avidité sur l'écran de l'ordinateur. Mais je le vis tourner la tête et croiser mon regard. Pris sur le fait, le rouge me monta aux joues et je me retournais devant mon ordinateur. Il me fallut un moment avant de retrouver un visage normal.


Une heure plus tard, le cours se termina, et je décidais d'aller rejoindre Alexander pour déjeuner. Je le trouvait en compagnie de Kayla, qui l'avait suivie dans son cursus, et quelque amis à lui. Ayden nous rejoingnis peu de temps plus tard. Il s'était inscrit en histoire, et à ma plus grande surprise se débrouillais plutôt bien car il commençais sa troisième année. Je m'approchais de mon amant et ses bras se posèrent autour de mes hanches. Un sourire aux lèvres, je passais mes bras autour de son cou et posais mes lèvres sur les siennes, dans un baiser qui me laissait toujours pantelant.


Quelques minutes plus tard, kayla se leva, et nous la suivîmes pour aller manger, mais alors qu'Alexander deserrait son étreinte, je levais la tête, et mon regard croisa celui du nouveau venu, assis sur un banc, non loin de là. Le voir ici ne m'aurait pas dérangé, si je n'avais pas vu le sourire en coin sur ses lèvres. Un sourire en coin, charmeur. Un sourire en coin, qui fit monter en moi quelque chose que je ne voulais que pour Alexander...


**

Trois jours passèrent et je me retrouvais une nouvelle fois aux côtés du nouveau. Nous ne nous adressions pas la parole, lui concentrer sur ses exercices, et moi tentant affreusement de faire de même. Je maudissait mon envie de le regarder. Pourquoi ressentais-je ça ? Bloqué sur un exercice qui pourtant était très simple, je faisais n'importe quoi. Je sursautais en entendant pour la première fois sa voix grâve :


- Il faut que tu calcules la variation des deux lignes...Souffla-t'il, les sourcils fronçés.
- ah...Répondis-je, rouge de gène, merci.


Immédiatement je fis ce qu'il me dit, essayant de dérougir, mais cela était impossible car il ne cessait de me fixer, avec ce même sourire en coin. Je réussis finalement l'exercice et ne pû m'empecher de lacher un soupire, décontenancé par mon attitude.


- Je m'appelle Kevin.


Surpris, je me retournais et croisait ses prunelles pour ne plus les lacher. Il semblait tellement mystérieux que j'en fus troublé. Et cela m'agaça.


- Zach...Répondis-je faiblement.
- Ravi de te connaître Zach.


Puis il reprit son travail sur l'ordinateur alors que je restais là à le fixer. En toute honnêteté, je crois que ce fut à cet instant que je perdis completement la raison. Encore aujourd'hui, je peux m'inventer milles prétextes, milles escuses, mais aucunes n'est vraies. J'ai tout simplement craqué. Kevin représentait l'interdit, le mystérieux, et j'ai plongé dedans la tête baissée. Un peu comme Eve croquant la pomme interdite.


Ce même jour, à la sortie de la classe, il se mit à me parler, me demandant mes impressions sur la faculté. Je lui répondais timidement, rougissant lorsqu'il me complimentait. Je n'avais pas conscience que je tombais peu à peu.


- Tu as un numéro de portable ? Demanda-t'il, sortant son téléphone.


Mes joues piquèrent un fard, et je sursautais en entendant la voix d'Alexander, non loin.


- Il a surtout un petit ami. Dit-il, dans une voix froide que je ne lui avais jamais connue.
- Alexander, c'est ça ? Fit-il, tendant une main vers lui.
- Ah...répondit Alexander, soulagé, Zach t'a parlé de moi.
- Non, pas une seule fois il n'a mentionné ton prénom, j'ai juste fait quelques recherches.


Je sentis alors Alexander se tendre et lancer un regard à Kevin. Il était en colère, et je le comprenais.


- Et je peux savoir ce que tes recherches ont données ? Dit-il, maitrisant au mieux la rage dans sa voix.
- Ne t'inquietes pas, ça ne te concernais pas. Répondit le brun, un sourire moqueur aux lèvres
- Je m'en doute...Siffla Alex, mechamment.
- Alex, on ferait mieux d'y aller. M'exclamais-je attrapant sa main et le tirant vers moi.


Je ne leur laissais pas le temps pour une autre répartie, déjà mort de honte face à cet échange. Alexander avait-il déjà compris le danger que représentait Kevin ? Je pense que non. Sinon, l'erreur que je commis ne se serait jamais produite. J'en étais certain. Il avait confiance en moi, et il n'aurait jamais dû...J'aimais Alexander plus que tout et il m'était impossible d'envisager ma vie sans lui, mais...Kevin était un manipulateur hors pair, et ce fut une fois l'erreure commise que je compris qu'il m'avait attraper dans ses filets depuis bien longtemps...

 

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Peur de toi -7-  (Peur de toi) posté le mardi 16 juin 2009 09:10

Hey mes petits lou ! J'espère que vous allez bien !!!
Alors moi, c'est la galère, je suis en plein partiel, et je suis malade u_u, je vous promet c'est pas beau a voir, vive les exams hein ^^
J'espère que cette suite vous plaira ^^ on avance de plus en plus dans l'histoire, et on bientôt au moment fatidique..Enfin le bientôt il arrivera quand même dans un moment lol.
Allez ! Gros bisouuuuuuu (l)


" Je me souviens de ces instants, si magiques et si merveilleux, où il n'y avait plus que moi et lui. Je me souviens de ses tendres baisers, j'avais l'impression de vraiment exister dans ses bras. Ayden était au courant de notre aventure, mais ne disais rien. « J'étais jeune, je devais profiter ». Ca sonnait faux pour moi. Je prenais ce qu'Alexander voulait bien m'offrir, mais je voulais plus, beaucoup plus. Je refusais de me donner à lui s'il ne quittait pas Bayron. Je ne faisais que l'imaginer dans ses bras, prenant du plaisir.


Ce jour là, nous nous trouvions dans ma chambre. Depuis un certain temps, Alexander délaissait Bayron, ne passant son temps qu'avec moi. Ce dernier avait bien remarqué la nouvelle attitude d'Alex et lui avait proposé un rendez-vous. Alex n'avait pas eu le choix et avait accepté. Alors je passais mon temps à l'embrasser, espérant le faire céder, et qu'il reste une nouvelle soirée avec moi. Ses mains ne cessait de me caresser comme je l'aimais, et sa bouche mordillait mon cou. Une jambe par dessus les siennes, je collais volontairement nos intimités pour lui faire comprendre ce qu'il gagnerait s'il quittait Bayron. Il était impatient et je l'étais tout autant que lui. Un gémissement un peu plus fort passa le barrage de mes lèvres, et je mordis celles-ci en sentant la main d'Alex descendre de plus en plus bas. Le rouge me monta aux joues et dans un gémissement je soufflais un « non » peu convaincant. Dans un sourire, Alexander, déboutonna mon jean et passa sa main sous mon boxer, touchant mon penis. Je me cambrais immédiatement, fermant les yeux. Il pouvait faire de moi ce qu'il voulait, et il en était conscient. Mais ce que j'aimais par dessus tout chez lui, était qu'il me demandait toujours avant de faire...


– Laisse moi te faire du bien... Souffla-t-il, le regard désireux.

– Quitte Bayron et tu pourras. Répliquais-je, sérieusement.


Ses sourcils se fronçèrent et vivement, il commença à me masturber. Ma timidité n'était plus présente à ses côtés, tellement je me sentais bien avec lui. Je n'avais honte de rien. J'étais devenu Bisexuel, plus homosexuel qu'autre chose, et peu m'importait. Juste lui est moi. Malgré ma bonne volonté, je gémissais de plus en plus fort, et ne résitais pas bien longtemps.


– Laisse moi... Juste ça Zach... J'ai envie de toi, tu ne peux même pas imaginer. Me susurra-t-il à l'oreille, d'une façon si sensuelle, que mes poils se hérissèrent.


Je ne répondis rien, incapable de prononcer un mot sous les caresses qu'il me prodiguait. Un sourire amusé aux lèvres, Alex descendit son visage jusqu'à mon tee-shirt, légèrement relevé. Sa langue s'enfonça dans mon nombril. Je me cambrais de tout mon long, sentant que je ne tiendrais pas bien longtemps. Nous étions en train de franchir une étape que je nous avais toujours interdit, mais aujourd'hui, Alexander avait réussit a me faire céder. Ses mains agripèrent mon boxer, le baissant en même temps que mon jean. Les miennes s'agripèrent aux oreillers, cachant mon visage rouge dans celui de gauche. Les doigts d'Alexander glissèrent sur mes cuisses et j'entendis la voix rauque et exitée d'Alex murmurer :


– Tu es magnifique Zach.


Mon coeur se mit à accélérer un peu plus. Comment pouvait-il me trouver beau alors qu'il était avec Bayron ? Je ne pu y réfléchir, me cambrant violement alors qu'Alexander me prennait entre ses lèvres. Cette sensation, je ne l'ais connu avec qu’un homme. On dit souvent que lorsqu'on aime, le septième ciel apparaît à chaque fois. Croyez-moi, c'est vrai. Je n'avais aucune expérience, mais la sensation que je ressenti alors qu'Alex entamait ses vas-et viens, vallait tout le reste. Mes mains s'agrippèrent aux oreillers, et ma gorge dépolyait des gémissements qui me faisaient rougir. J'avais de plus en plus chaud, me suprennant à bouger mes hanches pour m'enfonçer un peu plus dans la gorge d'Alexander. Ce dernier me caressait sans relâche, augmentant le rythme lorsque mes gémissements se faisaient moins bruyants. N'en pouvant plus, sa main s'abaissa, déboutonant son jean. Il se carraissait au même rytme que ses succions, me faisant me cambrer de plus en plus.


Quelques minutes plus tard, je me répendais dans sa bouche dans un cri de soulagement, tandis qu'il éjaculait dans sa main. La respiration, saccadée, l'oreiller sur les yeux, je tentais de retrouver un souffle calme. Alexander, prit un mouchoir et s'essuya la main, avant de se rallonger sur moi, m'offrant un baiser passionné.


– Merci...Souffla-t-il, laissant son souffle glisser sur mes lèvres.

– Tampis ! Répliquais-je, avant de me ruer sur ses lèvres une nouvelle fois.


Je balaçais loin mes inquietudes et barrières. Je ne voulais qu'une chose, aller jusqu'au bout avec Alexander. Il ne régit pas immédiatement mais ce ne fut que très rapide, car immédiatement, il me plaqua sur le lit, posant mes jambes sur ses hanches. J'avais faim de lui, de sa personne. Je voulais l'avoir pour moi, avec moi, en moi. Nous nous embrassions sauvagement, comme si un manque de l'autre se faisait sentir. Alexandre se redressa, surprit de cet échange.


– Tu es sûr ? Me demanda-t'il, inquiet

– Arretes de parler ! M'écriais-je dans un gémissement, me redressant afin de capturer une nouvelle fois ses lèvres.


Les mains d'Alexander vinrent s'entremeller dans mes cheveux blonds. Dans un sourire, il planta son regard émeraude dans mes prunelles et s'éloigna un peu. Lentement, il enleva son tee-shirt, attrapant par la suite mes mains pour les poser sur son torse. Puis il se rallongea sur moi, m'embrassant à m'en faire perdre la tête. Ses mains se posaient sur mon corps sans aucune pudeur. Ivre de ses caresses, je me laissais aller, retrouvant cette chaleur qui controlait mon corps tout à l'heure.


Mais alors qu'il avait réussit a faire céder toutes mes barrières, nous entendîmes la porte d'entrer claquer, et Ayden me crier qu'il était rentré.


– C'est pas vrai ! Cracha Alexander, s'allongeant sur moi, las.


Je ne pu m'empecher de soupirer moi aussi. Toute suite était impossible, surtout pas avec Ayden dans les parages.


– Je suis désolé...Soufflais-je, l'encerclant de mes bras.


Je sentis Alex sourire contre mon épaule et m'embrasser la joue.


– La prochaine fois, on ira chez moi...


Je souris, et Alexander se mit sur ses genoux, enfilant son tee-shirt. Il remit ses chaussures alors que je me rhabillais le rouge aux joues.


– Il va falloir que j'y aille de toute façon. Dit-il, embrassant ma joue.

– Tu m'appelles ce soir ? Demandais-je plein d'espoir.

– Si ça ne se finit pas très tard, je repasserais ici.


Je lui fis un énorme sourire avant de déposer un smack sur ses lèvres. Il se leva et sortit. Je l'entendis discuter avec Ayden alors que je me ralongeais sur le lit un sourire aux lèvres. Mon cousin me rejoingit peu de temps après, amusé.


– Serais-je rentré trop tôt ? Demanda-t'il, s'asseillant au bord du lit


Immédiatement, mes joues reprirent leurs couleurs rouges et Ayden éclata de rire. Nous passâmes le reste de la soirée tranquilement, regardant un film. Puis Ayden sortit, car il amenait une fille en boite. Je restais donc seul a zapper sur différentes chaines, regardant de temps à autre mon téléphone portable. Une heure plus tard, j'entendis quelqu'un frapper à la porte, et immédiatement j'allais ouvrir. Alexander se trouvait derrière, l'air ailleurs.


– Tu as finis tôt ! M'exclamais-je ravi.

– Oui...Dit-il dans un sourire crispé.


Il entra apres m'avoir embrassé la joue et alla poser sa veste sur une des chaises dans la salle à manger. Je sentis immédiatement qu'il était crispé de part sa façon d'éviter mon regard.


– Tout va bien ? Demandais-je les sourcils fronçés.

– Oui oui, me répondit-il, dans un sourire qui sonnait faux.

– Ayden est sortit...Il ne rentrera surement pas de la nuit...Tu peux rester si tu veux.

– D'accord.


Sans un mot, il partit s'assoir sur le canapé, toujours cet air ailleurs collé sur son visage. Je m'asseillais près de lui, et il ne fit aucun geste vers moi.


– Qu'est-ce que tu as fait avec Bayron ? Demandais-je, inquiet.

– Rien, on est allé boire un verre. Répondit Alexander, évasivement.

– Et vous avez discuté de quoi ?

– De pas grand chose, la routine.


Il se leva, imitant un baillement.


– Je suis un peu crevé, ça te dérange si je vais prendre une douche et me coucher ? Demanda-t-il se grattant la tête comme embété.


Je fis non de la tête et me levais. J'étaignis la télé et allais lui préparer un pyjama ainsi que des serviettes. J'allais ensuite me deshabiller, et me mettre dans le lit. Pourquoi était-il étrange ? Je stressais à l'idée qu'il veuille tout arreter. Bayron avait-il tout compris ? Mon coeur se serra à cette idée. Je desaprouvais cette situation, mais je ne voulais pas que l'on ne redevienne que des amis...


Il revint quelques minutes plus tard, m'offrant un sourire crispé. Sans un mot, il s'allongea sur le lit et se mit dos à moi. Il n'avait même pas fait un geste vers moi. Ne supprotant pas cette distance, je m'allongeais, près de lui. Le coeur, lourd, je m'endormis.


Nous nous réveillâmes le lendemain matin à l'aide du réveil. Alexander tenait toujours cette attitute distrainte lorsque je lui parlais, et cela m'inquietais. Nous nous rendîmes au lycée dans une ambiance crispée, suivant les cours l'un à côté de l'autre sans se parler une seule fois. Ce fut à l'heure de la pause, que Belinda vînt nous rejoindre, s'aggripant à moi avec force. Plus le temps passait, plus je me demandais pourquoi Alex ne voulait pas que je la quitte. Bayron vint nous rejoindre juste apres, un sourire aux lèvres. Il embrassa Alexander et je me crispais, fuyant leur regard. Mais je ne pu rester sourd à leur discution.


– Alors tu as penser à ma proposition d'hier ? Fit Bayron, posant ses mains sur les hanches d'Alex.

– Je...Ouais, mais je n'ais pas encore décidé...Répondit-il me regardant du coin de l'oeil.

– Dis oui, alex ! Trois mois en angleterre, ça se refuse pas, tu pourras même faire ce stage que tu veux.


Mon coeur se brisa à l'instant même où j'entendis cette phrase. Il allait partir trois mois sans même m'en parler. Mes poings se sérèrent et je luttais pour ne pas exploser. Il hésitait, et cela m'énervait.


– Je...Il faut que je vois désolé...Dit-il, sentant que j'étais au bord de la crise.

– Alex voyons ! C'est une chance pour toi ! M'écriais-je, agacé.


Je me redressais alors, posant un baiser sur la joue de Belinda.


– Je dois aller à la bibliothèque, a tout à l'heure. Dis-je, dans un sourire faux.

– Attends ! Je viens avec toi, fit Alexander, immédiatement.

– C'est pas la peine.


Mauvais, je marchais rapidement jusqu'à l'énorme batiment qui acceuillait la bibliothèque. J'entrais dans le hall allant immédiatement me réfugier dans une rangée de livres pousséreux. Mais Alexander m'avait suivit.


– Zach...Souffla-t'il, s'approchant de moi.

– Tu comptais me le dire quand ! M'écriais-je en murmurant. Le jour de ton départ ?

– Non...J'ai rien décidé encore...Dit-il fautif

– Mais t'en a envie ! J'en est vraiment marre !

– Quoi ?


Alexander s'était soudainement crispé, et me regardait. Il s'approcha alors de moi et me prit dans ses bras. Je ne pu m'empecher d'avoir les larmes aux yeux. Mes bras se posèrent autour de son cou et ma tête plongeait dans celui-ci.


– Quittes-le...Soufflais-je tristement. Ne pars pas avec lui...Je te promets qu'on ira tout les deux mais n'y va pas avec lui...

– Zach...Je...Dit-il géné.


Je me dégageais alors de lui, le repoussant violement.


– Pourquoi tu hésites tellement ! Ça te dégoute tant que ça de ne sortir qu'avec moi ? M'écriais-je énervé

– Non ! Ce n'est pas ça...Dit-il, dans une grimace

– Alors c'est quoi ? J'en ai ma claque de devoir te partager ! Je te veux que pour moi...Dis-je les larmes aux yeux.

– Je...


Sa voix hésitante me faisait sortir de mes gonds. Un soupire las sortit de mes lèvres alors que je marchais en direction de la sortie, déçu. Mais Alexander, m'attrapa le bras. Enervé, je me retournais, le regard noir.


– Tu sais quoi ! C'est fini ! C'était totalement absurde qu'on commence cette histoire !

– Qu'est-ce que tu racontes ! Fit Alexander, déboussolé.

– Je veux plus qu'on se voit !...Et...Ce soir je vais coucher avec Belinda ! Dis-je dans un ton de défi.

– T'es quand même pas sérieux...Souffla-t'il, déboussolé.

– Si ! Au moins elle, elle sait ce qu'elle veut !


Choqué, il me laissa partir. La sonnerie retentit, et le coeur en morceaux, j'allais en cours sans lui. Belinda m'offrit un sourire et alla s'assoir à sa place. Le visage neutre, J'allais m'assoir près d'elle.


– Tu ne vas pas avec Alex ? Demanda-t'elle, surprise.

– Non.


Alexander rentra alors et de la tristesse voilà ses yeux en me découvrant près de Belinda. Mais il ne dit rien et alla s'assoir à sa place. Je m'en voulais. Ce n'était pas ma faute, et il avait tout ce qu'il méritait...Mais je m'en voulais. Je tournais alors la tête pour le regarder, mais ce dernier m'observait aussi. Immédiatement, je retournais la tête le rouge aux joues. La balle était dans son camp. Il n'avait juste qu'à choisir. Moi ou Bayron.


Le soir même, je me trouvais chez Belinda. Ses parents sortis pour la soirée, nous étions tous les deux seuls dans sa chambre. Malgré ce que j'avais dit à Alex, je n'avais aucune envie de le faire. Si la veille j'étais prêt à perdre ma virginité avec lui, aujourd'hui, c'était loin d'être le cas.


Elle se trouvait allongé lascivement sur moi, essayant de m'exiter. Mais rien n'y faisait je n'y arrivais pas. Même ses baisers me dégoutait...Dans une enième tentative, Belinda se redressa, le regard désireux et posa ses mains sur la boucle de ma ceinture. Immédiatement, je me redressais, la faisant tomber sans le faire exprès.


– C'est pas vrai ! Ragea-t'elle, énervé, T'es gay ou quoi ?

– Oui !


Nos yeux s'ouvrirent de surprise alors que je me rendais compte de la boulette que je venais de faire. Je vis alors des larmes venirent se loger dans ses yeux alors qu'elle baissait la tête.


– C'est...Alexander, c'est ça...murmura-t'elle, tristement.

– Belinda...Je...

– Vas-t'en...S'il te plait.


Sans un mot, je me levais, ramassant mes affaires. La main sur la poignée, je la regardais une nouvelle fois.


– Je suis désolé...Dis-je en sortant.


Trop pris par ma relation et mon envie d'être avec Alexander, je n'avais pas une seule seconde penser à Belinda. Je lui avais briser le coeur, et cela me faisait de la peine. Comment avais-je pu faire ça ? Moi qui ne connaissais rien à la vie en arrivant du Kansas, je me retrouvais gay, menant une double liaison...Un vrai n'importe quoi.


Je marchais dans le rue déserte éclairée par la lune et les réverbères, l'air frais me faisait du bien. Mon regard se posa alors sur l'enciente du lycée, passage obligatoire pour rentrer chez moi. Mais mon regard se fixa plus précisement sur le vélo que était posé contre un mur. Ce vélo, je le reconnaitrerais entre mille, c'était celui d'Alexander. Je fixais alors la piscine, et découvrit avec surprise qu'elle était allumé. Alexander, comme vous l'avez surement appris dans sa biographie, faisait partie de l'équipe de natation, et était aussi l'assistant de l'entraineur, lui permettant ainsi d'avoir les clés de la salle. Le coeur battant à mille à l'heure, j'étais persuadé qu'il s'y trouvait avec Bayron. Sûrement pour me faire moi-même souffrir, je decidais d'y aller. Sans un bruit, je pénétrais dans la piscine, allant jusqu'au bassant mais en me cachant derrière les gradins. Mon coeur se serra alors que je découvris Alexander, assis sur le bord du bassin, le jean retroussé jusqu'au genoux et les pieds dans l'eau. Mais ce qui me frappa le plus, fut la tristesse qui rongeait son visage.


Je me mis à regarder autour, mais il n'y avait pas la trace de Bayron. Pourquoi Alex était-il aussi triste ? J'eu immédiatement la réponse lorsqu'il sortit son téléphone et composa un numéro. Mon coeur se mit à battre beaucoup trop vite alors que je l'entendais parler.


– Salut Ayden, c'est Alex...Zach est chez toi ? Demanda-t-il, passant une main sur son visage.

– ...

– Ah...Et il t'a dit quand il rentrerait ?

– ...

– Non...Ce n'est pas grave...

– ...

– Non, ne lui dis pas que j'ai appelé...S'il te plait.


Il racrocha et un sourire radieux étira mes lèvres. Rapidement, je sortis des gradins sans un bruit et allait derrière lui. J'enlevais mes chaussures et prit un visage neutre, juste pour le faire culpabiliser un peu plus.


Il sursauta violement alors que je m'asseillais sur le bord, mettant mes pieds dans l'eau. Je tournais la tête vers, lui, d'une façon faussement triste.


– J'ai vu ton vélo...Dis-je, en haussant les épaules.


Alexander me fit un petit sourire cripé, et regarda une nouvelle fois dans le vague.


– Ta soirée s'est bien passé ? Demanda-t'il, tristement.

– Ça aurait pu être mieux. Lachais-je en haussant les épaules une deuxieme fois.


Il baissa la tête, penaud. Je n'avais pas vraiment réfléchit en disant cela, mais ça pouvait aussi signifier que Belinda et moi l'avions fait. Son attitude mélancolique me faisait rire...S'il savait que je n'avais fait que penser à lui...


– Je...Dit-ll, hésitant. J'ai rompu avec Bayron...Il ya deux heures...


Un énorme sourire vint se placer sur mes lèvres, et je le cachais avec difficulté.


– Pourquoi, demandais-je, neutre

– Je suis...Je suis tombé amoureux de toi Zach...Je...


Un soupire passa le barrage de ses lèvres et il reposa ses yeux sur l'eau transparente du bassin.


– J'ai fais le con...J'aurais jamais du te proposer ce...Cette liaison secrete, mais au début, j'avais peur que tu me jette lorsque tu aurais enfin trouvé ta sexualité...J'ai trouvé que ce moyen débile pour garder une échapatoire...Je suis désolé...Et maintenant à cause de ma connerie, tu viens de perdre ta virginité avec une fille encore plus idiote que moi ! S'écria-t'il énervé.

– Alex...Soufflais-je, un sourire aux lèvres.

– Et le pire, c'est que je n'ai rien fait pour t'arréter ! Je...J'aurais pu te retenir a la bibliothèque, ou t'empécher de passer ta soirée avec elle, mais non, je suis rester là assis pendant je ne sais combien de temps à t'imaginer avec elle.

– Alex...Répétais-je

– Je suis qu'un idiot ! Conclua-t'il s'allongeant sur le sol et posant sa main sur ses yeux.


Il semblait si triste que cela m'emplissait de joie. C'était cruel, mais le voir se traiter de tous les noms, me touchait enormement., Je m'allongeais alors contre lui, posant mes coudes de chaque côtés de sa tête.


– Tu te souviens, murmurais-je contre ses lèvres. C'est ici que tu m'as volé mon premier baiser...


Mes lèvres se posèrent alors sur les siennes, lui déposant un simple smack avant de relever la tête pour découvrir son regard surpris.


– Qu'est-ce que ça veut dire ? Demanda-t'il, des rougeurs sur les joues.

– J'ai quitté Belinda.


Mes lèvres allèrent une nouvelle foirs rejoindre les siennes, pour les enlever aussi vite.


– Il ne s'est rien passé..


Je l'embrassais alors, plus longtemps, puis me redressais, ancrant mon regard dans le sien.


– Et je suis amoureux d'un idiot.


Alexander inversa immédiatement les positions, un énorme sourire ornant ses lèvres. Ses lèvres vinrent m'embrasser, réclamant l'accès à ma bouche que je lui donnais avec plaisir. Mes mains se posèrent sur sa nuque, ravi d'enfin le retrouver. Nos langues s'emmellaient et se déméllaient avec avidité, effaçant ce manque de l'autre.


– Zach...Murmura-t'il, contre mes lèvres, Tu veux sortir avec moi ?


Je virais alors au rouge écarlate et hochait la tête vigoureusement. Le « nous » clandestin devint alors un « nous » public à partir de cette soirée là. Je n'avais pas honte d'être avec lui, au contraire, Bien que toujours timide, j'assumais ce que j'étais. Devant ma famille, mes amis, je devenais enfin moi. Alexander fut le premier homme a atteindre, mon coeur. Le premier, et le seul. Il m'offrit ma première fois et resta à mes côtés...Mais ce bonheur ne dura pas...Apres tois années passées avec lui, il a fallut que je gache tout...Lorsque Kevin a débarqué. »

 

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