Peur de toi

Peur de toi - épilogue -  (Peur de toi) posté le vendredi 31 juillet 2009 22:47

Cela faisait maintenant trois jours que j’étais enfermé dans ma chambre. Mes larmes avaient cessés de couler depuis peu, mais une tristesse sans pareille s’était abattu sur moi. J’avais mal au coeur. Et plus que tout, j’avais envie de mourir. Parce que sans alexander, je n’étais plus rien.

J’avais perdu mon unique amour une seconde fois. Alors qu’il m’avait laissé une autre chance. Je n’arrêtais pas de me dire que si je lui en avait parler, si je lui avait dit tout ce que Kevin avait fait pour moi, peut-être qu’il serait à mes côtés. Mais je ne lui en avait pas parler.

J’entendais Kevin frapper une nouvelle fois sur ma porte, mais je ne voulais pas lui ouvrir. Je voulais rester dans ce lit, où l’odeur d’Alexander y était encore présente. Je voulais rester dans ces draps et me souvenir encore et encore de chaque instants de cette nuit magnifique. Pourtant, la voix de Kayla me fit sursauter :

- Si tu n’ouvres pas tout de suite, je te promets que je défonce cette porte ! râla-t’elle, énervé, je n’ais pas écourté ma lune de miel pour parler à un morceau de bois !

Dans un soupire, je me relevais. Mais que faisait-elle là ? Kevin. Kevin avait sûrement appelé Ayden. Mais pourquoi ce n’était pas lui qui venait me voir ? J’ouvris la porte, et rencontrait le sourire heureux de mon amie.

Elle entra dans la chambre et referma la porte au nez de Kevin, qui voulait lui aussi entrer. Ces deux là ne s’aimait pas. Peut-être parce que Kayla était la meilleure amie d’ Alexander.

- Hé bien, ça n’a pas l’air d’aller fort. Dit-elle en voyant ma mine fatiguée.

J’haussais les épaules, et me rasseillais dans mon lit. Elle soupira, et sortit quelque chose de son sac. C’était un dossier assez lourd, nommé "Peur de toi". L’écriture me fit frissoner, car je l’a reconnu en un instant, c’était celle d’Alexander.

- il est venu ici n’est-ce pas ? Demanda-t’elle en plongeant son regard océan dans mes yeux.

Je ne répondis pas, incapable de le faire. J’avais bien trop mal. Mais elle reprit.

- Si tu te dis que c’est Kevin qui nous en a parlé, et bien non, ce crétin ne l’a pas fait, dit-elle en s’aseillant près de moi. Alexander, avait...un panne d’inspiration ces derniers temps et je le harcelais pour qu’il écrive quelque chose. Mais encore au mariage, il n’avait rien écrit.

Elle posa le dossier sur mes cuisses, tappant dessus.

- Il m’a envoyé ça il y a deux jours, et je ne l’ai vu qu’aujourd’hui. Apparement, il a retrouvé son inspiration.

Kayla se leva, et posa sa main sur la poignée, prête à partir.

- C’est l’histoire d’un homme et d’une femme, qui tombent amoureux, mais qui se séparent pendant cinq ans. Ils finissent par se retrouver, et se rende compte qu’ils s’aiment encore. Cette histoire est la meilleure qu’Alexander n’ai jamais écrite, et elle ressemble étrangement à la vôtre.

Elle ouvrit la porte et me regarda une dernière fois

- Je pense que la fin est à réécrire, mais ça, c’est à toi d’en décider.

Et elle partit, sur ces derniers mots, me laissant avec le livre d’Alexander entre les mains. Mon regard se posa sur ce manuscrit, et mon coeur, que je pensais détruit, se remit à battre. Ma curiosité pris le dessus, et s’en me faire prier, je me jettais sur le nouveau roman de celui que j’aimais.

**

Notre première rencontre. Notre premier baiser. Notre relation cachée. Puis notre amour. Plus je lisais et plus j’entrais dans la tête d’Alexander. Je ressentais ce qu’il avait ressenti à chaque instant. L’irrésistible curiosité que le héros, Julian, avait ressentit pour cette Emma. L’attachement et l’amour qui s’était développé au fur et à mesure. La puissante jalousie. Puis une nouvelle fois l’amour. Et pour finir le coeur brisé par cette fille à qui il avait tout donné.

" Julian aimait croire au destin. Il aimait croire que la vie ne lui donnait qu’une seule personne pour unique amour. Il aimait croire en cette main invisible qui le liait à quelqu’un d’autre. Son regard dans le vague, perdu dans la réalité douloureuse et méprisante de la vie, il se rendit compte que tout était faux. Que l’unique amour n’existait pas. Que la main invisible n’éxistait pas, elle non plus. Il se rendit compte que le destin était mauvais. Que s’il existait quelqu’un, la haut, ce dernier s’amusait à détruire les Hommes. Julian se rendit compte qu’il avait tout perdu. Cette souffrance au fin fond de son âme. Cette souffrance qui portait le nom d’une seule personne, il l’a détestait. Alors, il prit peur. Peur de ce qu’avait été sa vie, peur de ce que serait sa vie sans elle, peur de la revoir, peur d’elle. Car finalement, elle avait été la cause de tous ses malheurs.

Le regard de Julian se posa alors sur tous les souvenirs d’eux qu’il avait gardé. Un vieu ticket d’entrée au cinéma. Un petit mot. Une rose séchée. Des ojets insignifiant lorsqu’on ne sait pas toute l’histoire qu’il y a avec. Ce film qu’ils avaient été voir ensemble, "N’oublie jamais", où Julian avait comprit qu’il était tombé irrémédiablement amoureux d’Emma. Ce mot qu’il avait reçu de la jeune femme, un jour de cours, où il avait comprit qu’elle aussi l’aimait. Cette rose si rare qu’Emma lui avait offert pour leur deux ans ensemble. Cette boite était remplie de souvenirs tous plus douloureux les uns que les autres. Puis le regard de Julian se posa sur une autre boite. Celle qui contenait la vie de la jeune femme pendant ces cinq années où il avait choisit de partir. Elle était devenue une femme d’affaire surprenante, et magnifique. Julian ne pû s’empêcher d’éprouver de l’admiration et du regret. Car il aurait tant voulu être avec cette femme.

Mais l’amour est quelque chose de traitre. Quelque chose de mesquin et de totalement inhumain. Il vous donne la sensation d’exister quelques secondes, pour vous l’arracher juste après. Il vous donne un Bonheur, dans cet immense malheur, mais le reprend par la suite.

Une larme coula sur la joue de Julian, et dans un effort déchirant, il jetta tous ces souvenirs dans la mer. Les vagues emportèrent au fin fond toute sa vie avec elle. Il se trouva alors bête d’avoir gardé tout ça. De n’avoir pas continué sa vie. Alors qu’elle l’avait fait.

Il avait joué. Il avait aimé. Il avait perdu.

Alors, Julian enferma son coeur au plus profond de son être. Il y errigea un mur fort et puissant pour être sûr que personne ne le trouve, et ne le condamne à nouveau. Il ravala ses larmes et se promis de ne plus l’aimer. Et de l’oublier. Comme elle y était parvenue. Dans un dernier regard aux vagues, il partit. Loin. Loin d’elle. Car cette histoire était terminée."

En pleurs, je refermais le manuscrit, la main tremblante. Mon regard se posa alors sur les boites qui se trouvaient dans mon armoire. Des boites, qui comme Alexander, contenait toute ma vie avec la personne que j’aimais le plus au monde. Je compris alors, qu’Alexander avait tiré un trait sur moi. En lisant ce livre, j’étais entré dans la tête d’Alexander, et en lisant la tromperie d’Emma, je m' étais surpris à la détester. Pourtant il mettais impossible de l’oublier.

J’avais besoin de lui. Il était mon oxygène. Il était ma vie.

J’étais égoïste, mais croyez moi, je m’en fichais complètement. Alexander n’avait pas le droit de dire que je l’avais oublié. Il n’avait pas le droit de dire que j’avais refait ma vie. Rageusement, je me levais, et attrapais toutes les boites dans mon armoire. Je pris aussi le manuscrit, bien décidé à aller le voir. Kevin ne m’arreta pas. Mais qui aurait pû ?

Mon coeur tambourinant avec force contre ma poitrine, je marchais d’un pas décidé vers celui qui avait été mon unique amour. J’étais en colère, et je puisais de cette rage tout le courage qu’il me fallait. Car nous étions fait l’un pour l’autre.

J’arrivais devant son hotel. Le receptioniste me regarda d’un oeil interrogateur mais je n’avais pas le temps. Je ne voulais pas perdre cette confiance en moi qui m’asseillait. Je savais exactement où Alexander logeait et en quelques minutes, je me trouvais devant sa porte, à frapper inlassablement.

Je dû attendre quelques minutes avant qu’il ne m’ouvre, mais il finit par arriver, en pijama, les cheveux en batailles, une cigarette à la main et les yeux rouges. Alexander se figea en me voyant, mais ce fut bref, car vivement, il reprit un air froid, glacial.

- Qu’est-ce que tu fous là ! fit-il, la voix rauque.

Mais je decidais de ne pas me laisser faire par son apparence qui n’était que comédie. Je rentrais dans son appartement, et posais toutes mes affaires sur la premiere table que je trouvais. Je pris alors le manuscrit, et le jettais à ses pieds.

- Où tu as eu ça ! s’écria-t’il en le ramassant.

- Alors je m’apelle Emma maintenant ? répliquais-je

Il ne répondit rien, se contentant de remmettre dans l’ordre son manuscrit.

- Comment peux tu oser dire que j'ai refais ma vie ? Que je t'ais oublier !

- Ce n'est qu'une histoire...

Il était nerveux. Sa main sur sa nuque, il posait son regard partout mais pas une seule fois sur moi. les larmes coulèrent sur mes joues alors que je sentais cette déchirure dans mon coeur. Ce n'était qu'une histoire...Très bien.

- Tu veux que je te dise pourquoi Emma a trompé Julian ? Dis-je en me rapprochant de lui.

- Je suis pas certain de vouloir le savoir ! râla Alex, apparement piqué au vif.

- Hé bien je vais te le dire quand même ! Dans ton stupide bouquin, tu ne parles que de ce que pense Julian, tu dis tout ce qu'il ressent, mais Emma dans tout ça ? Tu ne te demandes pas une seule fois ce qu'elle pense, tu ne te demandes les raisons qui l'on poussé à tout gâcher ?

Alexander, attrapa nerveusement son paquet de cigarettes en pris une nouvelle. Son regard se fit fuyant.

- Emma était folle de Julian ! il n'y avait que lui dans sa vie ! mais ils étaient beaucoup trop jeunes. Emma était naïve, et être aussi amoureuse à à peine 18 ans, ça lui a fait peur. Tu penses vraiment qu'elle a voulu faire du mal à Julian ? mais elle l'aimait bordel !

Je m'arretais, quelques secondes, essuyant rageusement les larmes qui coulaient sur mes joues.

- Elle a fait une connerie ! elle a fait un choix idiot et crois moi il ne se passe pas une seule seconde sans qu'elle ne le regrette ! Mais Elle n'est pas la seule fautive dans l'histoire ! Julian n'a rien fait pour arreter tout ça !

Les sourcils d'Alexander se fronçèrent.

- Oui ! Pas une seule fois il a essayé de ramener Emma à la raison !

- Tu ne m'aurais pas écouté ! Cria Alexander, les poings sérrés.

- Alors il fallait me poser un ultimatum ! mais ça, ça ne t'ai pas venu à l'esprit parce que tu savais ce qui se passais n'est-ce pas ? Tu avais peur que je te quitte alors tu as préféré me laisser aller droit au mur, tu as préféré attendre et ne pas voir ce qui se passais... Mais Alex ! je t'aimais toi et si tu m'avais obligé à choisir entre toi et lui, je t'aurais choisis toi sans hésiter !

Alexander s'asseilla, posant ses mains sur son visage. Mon coeur battait à milles à l'heure, pour une fois, j'étais sincère, envers lui, et envers moi-même.

- Il m'a apporté quelque chose de nouveau et j'ai dérapé. Je t'aimais. Je t'aimais, mais j'étais naïf et.. Kevin n'était pas toi...Il était même tout le contraire. Je ne l'aimais pas...Je crois...Je crois que j'avais juste envie de lui ressembler. Mais je me suis laissé avoir et je suis tombé dans mon propre piège. Soufflais-je, la voix enrouée.

Alexander releva alors la tête. Ses yeux étaient rouge et profondement triste. Je m'en voulu alors à la seconde, de lui faire en durer ça, mais nous en avions tous les deux besoin. Je ne savais quelle fin il nous donnerait, mais je lui devais bien cette explication.

- Si tu t'en veux...Finit-il par lacher,le regard vide, si tu t'en veux vraiment, pourquoi vis-tu avec lui...Pourquoi m'as-tu ramené chez vous ?

Je me retournais alors, baissant la tête.

- Tu es partis Alex. Les premiers mois je t'ai attendu désèspérement, parce que je voulais te voir revenir. Je t'ais chercher partout, j'ai harcellé tout le monde pour avoir l'endroit dans lequel tu te cachais. Mais tout le monde m'a plus ou moins tourné le dos, et je me suis retrouvé seul. J'ai cru devenir fou...Mais Kevin est arrivé et contre toute attente, il m'a aidé.

Je me retournais alors vers lui, m'agenouillais en face de lui.

- Je peux te jurer sur ma vie entière que ce qui s'est passé avec Kevin ne s'est jamais reproduit. Il est devenu mon ami, rien de plus. Je t'ai vraiment attendu Alex.

Brusquement, je me levais, et attrapais les boites près de moi.

- J'ai fait comme Julian, j'ai tout gardé, dis-je, en retournant le contenu de la boite sur la table.

Les yeux d'Alexander s'agrandirent de surprise.

- Et dans cette boite, il y a toute ta vie, pendant ces cinq années où tu étais loin de moi. Toutes les interviews que tu as données, tout tes livres, toutes les images, posters, tout. Dès que je voyais quelques chose qui parlait de toi, je l'achetais. J'ai eu cette obsession pendant ces cinq années. Tu me manquais tellement que... que j'ai jamais pû refaire surface. Tout ce que tu as pû voir ou lire sur moi...Tout ça, ce n'est qu'une façade. Je t'aime encore moi, et je n'ais jamais cessé de le ressentir.

Ma voix mouru dans un sanglot et je baissais la tête. Je sortis alors de ma poche nos anneaux et les posaient sur la table.

- La fin de ton livre est nulle, mais si c'est ce que tu veux...

Le coeur déchiré, je marchais d'un pas rapide vers la porte d'entrée. mais alors que je posais la main sur la poignée, Alexander m'attrapa par les épaules, et me força à me retourner. Ses lèvres se posèrent sur les miennes d'une façon violente, me forçant à m'appuyer contre la porte d'entrée. Il me fallut quelques secondes pour réaliser ce qui se passait. Alexander m'embrassait. Il...M'embrassait. A cette pensée, mon coeur s'endiabla si fort que je cru m'évanouir. Mais ses mains passant sous mon pull me réveillèrent, et je ne tardais pas à attraper sa nuque pour le coller encore plus contre moi. Sa main descendit de plus en plus bas, s'insinuant à l'intérieur de mon boxer.

Immédiatement je le stoppais, le repoussant doucement.

- Qu'est-ce que tu fais ? M'écrais-je le rouge aux joues.

- Je réécris la fin...

Les lèvres d'Alexander se posèrent une nouvelle fois sur les miennes, cette fois plus tendrement. Je compris alors qu'il avait eu tort. Notre histoire n'était pas terminée..."

Dans la ville de New York, l'aube vennait de se lever, reveillant pas la même ocasion des milliers de travaillers new-yorkais. Le bureau des stagiaires du Daily planet était vide, mais dans quelques heures, il ne tarderait pas à se remplir. Un sourire aux lèvres, la jeune journaliste posa la lettre sur la table. Elle n'avait pas besoin de la finir, car elle connaissais la fin de cette histoire par coeur. Dans un léger rire, elle se pencha, et attrapa son livre préféré "Peur de toi". Directement, elle se rendit dans les dernieres pages du livre, et se mit à lire à voix haute :

"Il avait joué. Il avait aimé. Il avait perdu.

Alors, Julian enferma son coeur au plus profond de son être. Il y errigea un mur fort et puissant pour être sûr que personne ne le trouve, et ne le condamne à nouveau. Il ravala ses larmes et se promis de ne plus l’aimer. Et de l’oublier. Comme elle y était parvenue. Dans un dernier regard aux vagues, il partit. Loin. Loin d’elle. Car cette histoire était terminée.

Mais contre toute attente, le destin décida de jouer une nouvelle fois avec Julian. Là, devant lui, se trouvait l'objet de tout ses malheurs. Du mascara sur ses joues suite aux pleurs qu'elle avait sûrement laissé couler, Emma s'approcha de lui, les mains tremblantes. Julian, décontenancé, ne vit par arriver la gifle magistrale qui s'abbatit sur sa joue. Surpris, il posa immédiatement sa main sur la marque rouge que lui avait laissé la jeune femme, et sa colère revint au galop :

- Tu te fous de moi ! cria-t'il énervé

- Nan c'est toi qui te fous de moi, à partir sans même me laisser le temps de t'expliquer !

- M'expliquer que tu vis avec celui avec qui tu m'as tromper ? Non merci !

Rageusement, il voulu la dépasser, mais la jeune femme s'était forgé un caractère bien trempé, et le força à se retourner.

- Tu es parti Julian ! Nous n'avions que 18 ans, j'ai fait la plus belle des conneries je le sais, mais je n'avais que 18 ans et tu es parti ! Il a été le seul à m'aider, à revenir vers moi, et crois-moi s'il n'avait pas été là, je ne serais pas devant toi à te parler mais à l'intérieur d'une tombe !

Julian tressaillit à cette pensée et s'asseilla sur un banc près de lui. Ses mains se posèrent sur son visage. Il se sentait las. Emma s'accroupit devant lui, et posa son front sur celui de son ancien amant.

- Je peux te promettre sur ma vie entière que ce qui s'est passé avec lui ne s'est jamais reproduit. Je n'ais fait que t'attendre toutes ces années, mais je t'avoues que je suis à bout...Je suis désolé Julian, mais je ne sais plus comment me faire pardonner...Alors je vais me retourner et si tu ne me retiens pas, notre histoire sera vraiment terminée.

Emma ne tarda pas à faire ce qu'elle avait promis. le regard de Julian se posa alors sur la jeune femme et il sentit son coeur pulser un peu plus à chaque pas de la jeune femme. Il était las. Mais voulait-il vraiment que cette histoire se termine ? Un pas...Deux pas...Trois pas...Voulait-il vraiment la voir partir à jamais ? Quatre pas...Cinq pas...Non...Six pas...Septs pas...Non, il ne pouvait pas...Huit pas...Julian courru vers elle, et d'un geste brusque la retourna, et posa ses lèvres sur les siennes, pour un baiser passionné.

Alors, Julian rouvrit son coeur à la seule personne qui y avait laissé son emprunte. Il se remit à croire au destin et à cette main invisible qui lui avait donnée son unique. Dans cette rue insignifiante, Julian décida d'aimer Emma toute sa vie. Pour le meilleur. Et pour le pire."

Et voila mes petit lou ! cet article marque la fin de Peur de toi. Snif, j'ai les larmes aux yeux...J'espère que cette histoire vous as plus et surtout que cet épilogue était à la hauteur de vos espérences. Je tenais à vous remercier de m'avoir suivis dans cette histoire et je sais que ce n'étais pas facile, avec toutes les histoires que j'ai commencées, les majs de plus en plus longues à arriver, et surtout le déménagement. Alors merci à vous, mes petis lecteurs adorés qui gonfler mon coeur à chaque fois que je lis vos commentaires.

Et j'espère faire plaisir à beaucoup en disant que je reprends Beautée Innaccessible, donc à tres bientôt mes p'tits lou !

 

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Peur de toi -13- Partie 3  (Peur de toi) posté le lundi 27 juillet 2009 17:53

Comme s’il n’était jamais venu.

J'avais tout misé,. et j'avais perdu. Cette nuit n'était rien de plus qu'une nuit comme une autre pour Alexander. Les larmes roulèrent sur mes joues. Mon coeur saignait, et chaque souvenir de cette nuit me faisait souffrir. Déprimé, je sortis sur ma terrasse, espèrent que l'air frais chasserait mes pensées suicidaires.

Mais alors que je craquais, laissant libre cour à mes larmes, l’odeur de cigarette me piqua le nez. Directement je me retournais, pour voir alexander, assis sur le sol, en boxer, le regard dans le vague, une cigarette entre ses doigts. Mais ce qui fit battre mon coeur tellement vite ne fut pas le fait qu’il soit rester, non. C’était bien plus que ça. Car dans ses mains se trouvaient notre anneau. L’anneau que nous nous étions offert pour nos trois ans. Ses doigts l’effleuraient délicatement. Il semblait totalement absorbé, si bien qu’il ne m’avait pas entendu arriver. Vivement, je rentrais dans l’appartement, et pris la direction du placard de ma chambre. Là, je pris la première boite qui portait le nom d’alexander, et y sortit, le même anneau que lui. Moi aussi je l’avais toujours. Rapidement, je retournais près de lui. Encore une fois, il ne m’avait pas vu, et je laissais tomber mon anneau dans ses mains.

Il sursauta, et je tombais à genoux près de lui. Mes mains se posèrent sur ses joues et je l’embrassais. Je l’aimais. Et cet anneau dans sa main. Cet anneau qu’il avait gardé, même après tout ce que je lui avais fait, même après toute ces années, voulait dire la même chose. Je l’aimais. Et il m’aimait. J’en étais certain.

Lorsque le souffle vint à me manquer, je m’y fin à notre baiser. Mon front se colla au sien et je croisais son regard pénétrant. Alors, je n’hésitais plus.

- Donnes moi une seconde chance...Soufflais-je, embrassant l’intégralité de son visage. Donnes nous une autre chance.

Je croisais une seconde fois ses prunelles émeraude, et un sourire sur ses lèvres étira mon attention. Il rapprocha son visage et me donna un chaste baiser.

- ok...

Un simple ok. Un baiser. Un deuxième plus langoureux. Alexander n’avait prononcé qu’un seul mot. Et notre histoire était repartit.

Comme pour scellé notre nouvel accord, Alexander décida de retourner dans la chambre. Mais elle était bien trop loin et moi, bien trop pressé. Nous tombâmes sue le canapé en rigolant. Mais il faut croire que le destin n’en avait pas fini avec moi. Il faut croire qu’on ne pouvait être heureux Alexander et moi.

Car c’est au moment où Alexander me disait que je lui avait manqué, au moment même ou mon coeur menaçait d’exploser, que Kevin décida de rentrer.

Tout se passa alors très vite. Kevin entra dans lappartement balançant son sac au loin et se figea en croisant le regard dAlexander. Ce dernier se releva doucement, posant son regard sur moi puis sur Kevin.

-   Cest pas ce que tu crois ! M’exclamais-je, la voix paniquée.

Un rire ironique sortit de sa gorge alors que ses traits se déformaient pas la colère. Il souffla unQuel conavant de rentrer dans la chambre en claquant la porte. Kevin rigola a son tour et je le fusillait du regard.

-          ça ne pouvait être que lui...Souffla til en allant dans la cuisine.

-          Je ten supplie vas-ten ! M’écriais-je les larmes aux yeux. Laisse moi seul avec lui...

-          Je suis aussi chez moi Zach.

Kevin était ingrat. Je le savais. Pourtant jétais son ami. Vivement je rentrais dans ma chambre, me calant contre la porte pour empêcher Alex de partir. Il se trouvait au milieu de la pièce, refermant nerveusement sa chemise.

-          Laisse moi texpliquer...Soufflais-je mapprochant de lui.

-          Expliquer quoi ? Que tu vis avec lhomme avec qui tu mas trompé ? répliqua til énervé

Il se baissa, cherchant ses chaussures.

-          Oui je vis avec lui, mais il ny a rien entre nous ! je te le promets !

-          Alors pourquoi tu ne me las pas dit ?

Cette question me déstabilisa. La fin était inévitable. Je le savais. Pourtant, je ne pouvais mempêcher dessayer.

-          Parce que je savais que tu allais réagir comme ça ! je ten supplie, je taime !

Mais il ne voulait plus de moi. Je lavais bien trop déçu. Les larmes coulèrent sur mes joues et je maccrochais à lui, lui suppliant de ne pas me quitter une deuxième fois. Pourtant il se détacha de moi, le regard noir. Il sortit, et je le suivis, murmurant son nom. Kevin se trouvait non loin de la chambre, un sourire malsain au visage. En le voyant, ainsi provocateur, Alexander réagit au quart de tour et lui décocha un coup de poing magistral.

-          ça fait cinq ans que jen rêve...Fit-il dans une grimace de douleur.

Je ne fis rien, totalement tétanisé. Kevin, par terre, se tenait la joue et gémissait de douleur, tandis que lhomme que jaimais partait.

 -          Laisse tomber Zach...Souffla Kevin, tentant de se lever.

Non. Moi je ne voulais pas que ça finisse. Pas maintenant. Pas après cette nuit. Sans réfléchir je me mis à courir après lui. En boxer, je sortis dans la rue. Je le vis, héller un taxi.

 -          JE T’AIME ! criais-je de toute mes forces.

Alexander me regarda, le regard rougit par la tristesse. Il avait mal. Lui. Si fière. Si sûr de lui. Je l’avais détruit une nouvelle fois. Il retira l’anneau de son annulaire. Le regarda, et le jetta sur le trottoir. Alors, son regard se planta dans le mien. Un regard froid, impersonnel. Un regard qui me fit frissoner. Un regard si dur que je compris à la seconde même que tout était fini. Pour de bon.

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Peur de toi -13- Partie 2  (Peur de toi) posté le lundi 27 juillet 2009 17:49

- Tu t'en vas ?

Je reconnus immédiatement la voix d'Alex et me figeais. Je me retournais en baissant la tête, cherchant un excuse.

- Désolé, le boulot vient de m'appeler, je dois y aller, répondis-je, en évitant de croiser son regard.

- Je pense que si il y avait eu un crash boursier nous en aurions tous entendu parler...Arrêtes de mentir, pourquoi tu veux partir ?

Sa voix s'était faite plus dure et il avait insisté sur le "mentir" me faisant bien comprendre qu'il n'aimait toujours pas les mensonges. Mais qui les aimait ? J'haussais les épaules, incapable de trouver autre chose. La main d'alex se posa sur mon épaule, me forçant à le suivre.

- Viens, je vais te présenter mes amis.

Je le suivis, quelque peu déçu. J'avais espéré un tête à tête. Puis j'avais espéré le laisser tranquille. Et je me retrouvais assis sur une table avec des gens que je ne connaissais pas, qui me regardait, septique.

Lui, il était à l'aise. Pendant près de deux heures il n'a pas arrêté de rire, ne posant son regards sur moi les rares fois l'on me questionnait. Plus le temps passait, et plus une forme de déception m'envahissait. Mon coeur qui se soignait peu à peut recommençait à se briser peu à peu. J'avais mal. Le voir totalement indifférent en ma présence était pire que tout et je ne pouvais plus rester avec eux. Avec lui.

Alors qu'Alexander, s'excusait et allait au toilette, j'attrapais ma chance et partit. Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas être juste un ami. J'avais bien trop mal. Et je l'aimais beaucoup trop.

L'air frais fit stopper les quelques larmes qui coulaient sur mes joues. Je m'en voulais d'être aussi égoïste, mais s'était au dessus de mes forces. Mais encore une fois, Alexander n'était pas décidé à me laisser tranquille.

- Je vais penser que tu n'aimes plus ma compagnie.

Je sursautais en entendant sa voix légèrement énervée. Un soupire passa le barrage de mes lèvres et je me retournais.

- ce n'est pas ça...Répondis-je, en haussant les épaules.

- Alors c'est quoi ? C’est la deuxième fois que je te surprends en train de t'échapper ! C’est toi qui voulait qu'on se voit ! Cracha t’il furieux

Je m'énervais à mon tour, laissant ma déception se transformer peu à peu.

- Je t'ais proposer un rendez-vous ! Pas une sortie entre amis !

Alexander voulu rétorquer, mais les mots ne sortit pas. Il comprit et me regarda alors surpris. Etais-ce si inconcevable que j'ai encore des sentiments pour lui ? Sûrement. Sûrement car lui n'en avait plus.

- Laisse tomber, tu as refait ta vie, ce que je comprend parfaitement, mais d'après ce que je vois tu veux qu'on soit amis, et ça, je ne peux pas. Tu es partis et pendant cinq ans je t'ai attendu, ce qui est totalement idiot parce que je t'ais fait quelque chose d'impardonnable mais j'ai attendu qu'on se revoit, j'ai attendu que tu reviennes vers moi et maintenant que je t'ais devant moi, j'ai tout ces sentiments en moi qui remonte et qui font que j'ai soit envie de te sauter dessus soit tuer ce type que tu dis ton ami mais qui d'après moi veut beaucoup plus et rien que l'idée qu'il est sa chance me met hors de moi alors je peux pas continuer a rire avec vous, je suis désolé mais ça m'est insupportable.

J'avais dis ça en un souffle, si bien que j'avais la respiration coupée. La tête baissée, j'attendais qu'il réponde, mais rien ne vint. Alors, je levais un regard vers lui. Il avait allumé une cigarette et tirait dessus, l'air perplexe. Lorsqu'il remarqua que je le regardais, il haussa les épaules.

- On peux aller autre part. Dit-il simplement.

J'écarquillais les yeux à la seconde.

- Tu as écouté ce que je viens de te dire ! Arrête de jouer avec moi ! je...

Mais je ne pu continuer ma phrase. Car quelque chose d'inimaginable se produisit. Quelque chose dont j'avais rêvé pendant ces cinq années. Quelque chose qui fit voler mon coeur en éclat. Les lèvres d'Alexander sur les miennes.

Son baiser avait tellement changé. Non. Alexander avait tellement changé en cinq ans. Mais tout était beaucoup mieux. Le goût de se cigarette lorsquil mêlait sa langue à la mienne, ses mains arrachant presque mes vêtements, se bouche sur mon corps, Lui en moi.

Nous avions finis chez moi. À faire lamour comme auparavant, mais avec quelque chose de nouveau. Mademoiselle Guillet, connaissez-vous ce sentiment deuphorie ? Ce sentiment dintense bonheur qui vous surprend au moment ou vous vous y attendez le moins ? Je planais. Alexander avait été ma drogue, et après cinq ans de sevrage, javais replongé. Ma vie se résumait à lui. Je me trouvais idiot à dire ça, et encore aujourd’hui je me trouve idiot, mais , dans ce lit, plus rien ne comptait. Ses mains dans les miennes. Ses déhanchés agressifs, violents mais merveilleux, sa façon si sensuelle de prononcer mon nom, nos gémissements emmêlés. Nous nous étions retrouvés, mais pour combien de temps ? Je nen avais aucune idée, et je men fichais complètement. Etais-je en plein rêve ? Peut-être, et si cétait le cas, je ne souhaitais plus jamais me réveiller.

Pourtant, lorsque le petit jour se levait, Alexander sendormit près de moi et la réalité repris le dessus. Mon regard se posa sur son visage, tendrement endormit. Mes doigts caressèrent chaques traits, chaque rides dexpressions. Lhomme que jaimais était magnifique. Mais lhomme que jaimais maimait-il à nouveau ? Ou cette nuit se définissait comme un assouvissement quelconque dune pulsion ? En souvenir du bon vieux temps. Mais rien n’avait à voir avec le bon vieux temps. Cette nuit. Non rien. Et cest cela qui me perturbait le plus.

Javais peur de mendormir. Et peur de me réveiller par la suite. Serait-il toujours ? Mon rêve allait-il prendre fin ? Je luttais. Mais rien ny fit. Je finis par sombrer, accrocher à Alexander comme à une bouée, de peur de me noyer.

Je me réveillais plus tard, alors que le soleil trônait haut dans le ciel. Les yeux encore fermés, je cherchais à tâtons, la peur au ventre, la présence dAlexander. Le sommeil navait pas réussit à calmé mes doutes. Et javais eu raison. Car il nétait plus .

Je me redressais alors en sursaut, le coeur battant à milles à lheure. Il était partit. Les larmes me vinrent aux yeux, et je me ruais hors de ma chambre. Plus aucune trace de lui. Comme s lien permanent

Peur de toi -13- Partie 1  (Peur de toi) posté le lundi 27 juillet 2009 17:31

Coucou mes petits lou !! Désolé pour cette looooongue abscence, mais je bosse, du coup j'ai plus vraiment de temps à moi, mais je me fais pardonner avec ce loooong chapitre ^^

Voici le l'avant dernier chapitre de cette histoire, la prochaine maj sera pour l'épilogue, et je vais faire vite promis ^^.

J'espère qu'il vous plaira !


Trois jours passèrent sans que je nais le courage de lappeler. Et sil ne voulait plus me revoir, mais avait juste eu pitié ? Et si il ne voyait plus rien en moi qui lintéressait ? Une multitude de question vrillait mon esprit.  Jétais , le téléphone dans une main, et lautre tenant la carte dAlexander. Mais jhésitais.

 -     Tu vas te décider à lappeler ? grogna Kevin, posant son sac de voyage sur la table de la cuisine.

 Je relevais la tête étonné. Jamais je naurais été lui dire que javais repris contact avec Alexander. Kevin était imprévisible, mais je me doutais bien quil lui viendrait à lidée de tout me gâcher. Rien que pour le plaisir de voir Alexander encore une fois détruit.

 -     Je ne sais pas qui tu veux appelé, mais depuis le mariage de ton cousin, tu ne penses à rien dautre. Dit-il, en haussant les épaules.

-     Cest compliqué...Soufflais-je, las.

-     Quest-ce que tu as à perdre ?

Je restais méditer ses paroles. Il avait raison. Quavais-je à perdre après tout ? Il mavait déjà échappé cinq ans plutôt.

-     Bon jy vais, fit Kevin, attrapant sa veste, je reviens sûrement lundi soir.

-     Ok, dis bonjour à ta soeur. Répondis-je machinalement.

Il sortit de lappartement, me laissant ainsi seul. Lâchant un soupire afin de me donner du courage, je composais fébrilement le numéro dAlexander. La sonnerie dattente me parut interminable, mais lorsque jentendis le cliquetis, signe quil venait de décrocher, mon coeur se mit à battre à 100 à lheure.

 -     Allo ? Fit-il, dune voix lointaine.

 Je pouvais entendre le bruit de papiers quon manipulait. Je le dérangeais.

 -     Cest...Cest Zach...Dis-je, ne sachant quoi faire dautre.

 Le bruit autour de lui sarrêta net, et il mit quelques secondes avant de reprendre.

 -     Je me demandais quand tu allais me téléphoner...

-     Je suis désolé, jai été pas mal occupé, mentais-je, en massaillant sur le sofa

-     Je comprends, tu vas bien ?

Nous échangeâmes quelques banalités. Jétais certain que sétait à moi de faire le premier pas mais je ne savais pas comment linviter. Javais peur quil ne le veuille pas, peur quil refuse. Je me disais que tous ce que javais cru être des sous-entendus nétaient rien dautre que le fruit de mon imagination. Je voulais tellement quil me revienne que peut-être mon esprit mavait jouer un tour. Peut-être pour souffrir un peu moins. Pourtant lorsquil mavertit quil allait raccrocher, je ne pu me résoudre à le laisser partir. Sans même réfléchir, je me lançais :

 - Tu voudrais quon se voit ce soir ?

 Alexander ne répondit pas tout de suite, semblant réfléchir. Puis un soupire passa le barrage de ses lèvres.

 -     Je suis désolé, ce soir jai déjà prévu quelque choses... fit-il, semblant être déçu.

-     Ah...Daccord...Ce nest pas grave, mentis-je encore une fois.

 Je lentendis soupirer une deuxième fois, puis il lâcha un juron.

 -     Tampis...Le hamilton ce soir vers 21 heures, ça te va ?

 Un immense sentiment de bonheur menvahit alors que jacceptais. Alexander ne tarda pas à raccrocher, et un sourire niais vint se poser sur mes lèvres. Depuis combien de temps navais-je pas sourit comme ça ?

 **

 Je me retrouvais devant le bar de notre rendez-vous avec quelques minutes de retards. Le métro nétait jamais ponctuel passé les heures de la soirée. Le bar était assez classe, des banquettes en cuir, une décoration en bois et des serveurs en costards. Sûrement un endroit branché pour l'écrivain qu'était devenu Alexander. Pour ma part, je me sentais assez mal à l'aise. Même si je gagnais bien ma vie, je n'aimais pas vraiment ce genre d'endroit, trop classe et luxueux à mon goût. Les habitudes du Kansas ne m'avaient pas quittés.

 Je fis un rapide tour des lieux avant de trouver Alexander assis sur une table ronde. Il portait un jean noir assez serré, et une chemise verte, entrouvertes. Ses cheveux tombaient sur ses épaules mais il avait rattachés quelques mèches avec un élastique. Je le trouvais tellement beau que je n'avais pas remarqué que nous ne nous trouvions pas seul. Une main se posant sur l'épaule d'Alexander me fit tourner le regard. Près de lui se trouvait deux autres hommes ainsi qu'une femme d'une trentaine d'année, aux allures très hippies. Ses  lunettes carrées et ses cheveux en bataille lui donnaient un petit air réservé et en même temps désinvolte. L'homme près de lui était plutôt grand, de notre âge. Il était blond les cheveux court et quelques peu ondulés. Il portait une chemise en cuir très moulante et un jean. Un look de parfait tombeur, et à voir le regard qu'il posait sur Alexander, aujourd'hui était son jour de chasse. L'autre homme était beaucoup plus réservé. Habillé en costume, il ne décrochait pas ses yeux de son verre, attendant sûrement que le temps passe plus vite.

 En voyant Alexander auprès de ses amis, je me sentis alors bête. Il n'avait pas comprit ce que je lui demandais. du moins ne désirait pas la même chose. Peut-être avait-il finalement tiré un trait sur nous ? Peut-être avais-je tort moi aussi de m'accrocher à l'idée qu'un nous était encore possible ? J'avais commis quelque chose d'impardonnable...Je n'avais pas le droit d'enlever Alexander au bonheur et à l'assurance qu'il avait trouvé.

Immédiatement, je me retournais, dans l'espoir de pouvoir partir. Dans ma tête, tout était clair. Je devais laisser Alex tranquille. Mais le destin ne le désirait sûrement pas. Alors que j'allais passer la porte du bar, une main sur mon épaule m'obligea à m'arrêter.

 - Tu t'en vas

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Peur de toi -12-  (Peur de toi) posté le mardi 16 juin 2009 09:15

Et voila mes petits lou !

Je suis actuellement en vacances, alors je compte bien finir cette histoire avant de reprendre le boulot. Laissez moi vos avis, ça fait toujours plaisir de voir si l'histoire est toujours appréciée.

Bisous mes petits lou !


«  Cinq années passèrent. Cinq années, depuis le soir où Alexander m'avait quitté. Et l'on ne s'était plus jamais revus. J'avais eu beau tenter de le contacter, harceler Kayla pour qu'elle me dise où il se trouvait...Rien...Alexander était partit. Puis il y a un an, j'eu enfin des nouvelles. Il avait publier un livre qui était devenu un best-steller.

 

J'ai alors dévellopé une sorte d'obsession. J'achetais tous ses livres, toutes les cassettes, toutes les revus qui parlait d'alexander. Lorsqu'une emission passait à la télé, je la regardais, et je ne pouvais m'empecher de l'enregistrer. Lorsque je le voyais, mon coeur recommençait à battre comme il ne l'avait plus fait, et je me surprenais à sourire. En cinq années, je n'avais pas réussi à l'oublier, au contraire.

 

Je suis devenu courtier en bourse dans un grand centre d’affaire de New york, comme je l'avais espéré. J’aime mon métier, et pendant toutes ces années sans Alex, il m’a permis d’entrer dans une sorte de bulle, ou plus rien ne m’importait sauf les variables et les chiffres.

 

J’ai quitté notre appartement. Son ordeur était présente dans tous les recoins des pièces. J’ai cru devenir fou. Le téléphone qui sonnait, quelqu’un qui frappait ou même des bruits de pas dans le couloir me faisait sursauter. Je vivais dans l’attente de le voir revenir. Mais cela ne s’est jamais produit. Son odeur disparaissait au fur et à mesure que les jours passaient, se ressembmant inlassablement. Puis un jour, j’ai compris. J’ai compris qu’il ne reviendrait plus jamais. J’ai compris que je l’avais trahis et que je n’avais que ce que je méritais. J’avais été égoïste de vouloir le voir revenir. Tout était fini. Vraiment fini.

 

J’ai alors déménagé, mais je n’avais vécu seul auparavant. Très vite, la solitude s’est mise à m’angoisser, et quelqu’un d’autre est venu vivre avec moi. Mademoiselle, vous allez surement me traiter d’idiot, mais cette personne n’était autre que Kevin. Pendant toutes ces années, il est resté auprès de moi, essayant de me faire remonter la pente. Pendant ces cinq années, il ne s’est rien passé entre moi et lui. Rien. Car mon coeur et mon corps appartenait à Alexander, même s’il n’était plus là. Nous étions des colocataires et rien que ça.

 

Ayden et Kayla se sont mis ensemble, aussi invraisemblable que cela puisse paraître. Ils sont tombés amoureux plus ou moins grace à moi. Grace à ma “dépression”. Le monde entier avançait. Le monde entier était heureux. Alors que moi, je stagnais, et je restais malheureux.

 

Puis un jour, tout à changé. Ma routine du quotidien s’est vue basculer du tout au tout. Je me suis surpris à espérer et même à sourire. Grace à eux. Ayden et Kayla.

 

-          On va se marier, fit Ayden, dans un sourire, dans un mois, et Alex sera le témoin de Kayla.

 

Dans un mois. Un mois et je le reverrais apres cinq ans. Je voulais simplement le voir. Juste le regarder le temps d’une soirée. Juste voir s’il allait bien. Enfin c’est ce que je pensais à l’époque. Mais maintenant, je me rends compte que je voulais qu’il me voit. Qu’il voit comment j’allais mal. Qu’il ai pitié. Et ce que je voulais par dessus tout, s’était qu’il ne m’ait pas oublié.

 

Alors j’ai attendu. Attendu désèspérément que les jours passent aussi vite que possible. Je me suis acheté le plus beau des costumes, me suis fait la plus belle des coupes. Le mariage avait lieu dans une petite église assez eloigné de New york, puis le repas se ferait dans le club du père de Kayla.

 

Lorsque je suis arrivé, beaucoup d’invités étaient déja présents. Même ma famille que je n’avais pas vu depuis un moment se trouvait dans les premiers rangs. Ma relation avec eux ne s’étaient pas vraiment améliorée, mais ils avaient appris à faire avec, du moins lorsque toute la famille était réunie au grand complet. J’allais m’assoir près de mon grand frêre qui me fit un petit sourire. Mon estomac se contractait violement  et mes mains devenaient de plus en plus moites. Mon coeur que je croyais mort, réussucitait, et menaçait de sortir de ma poitrinne à tout moment. Ayden avait un énorme sourire aux lèvres en me regardant, puis, les lumières se tamisèrent et la marche nuptiale se mit en route. Dans un bond je me retournais, et c’est alors que je le vis.

 

Il n’avait pas changé en cinq années. Toujours aussi beau, toujours aussi élégant, toujours aussi parfait. Ses cheveux avaient encore poussés et quelques mêches ondulés tombaient sur ses yeux émeraudes. Il portait un costume  noir très chic, sûrement du prêt-à-porter italien. Une rose blanche dans la poste de sa veste se mariaient parfaitement avec la robe écru de sa partenaire, qui n’était autre que la soeur de Kayla. Un sourire s’affichait sur ses lèvres alors qu’il s’avançait vers mon cousin.  Puis son regard dériva sur le reste de la salle, pour se poser sur moi. Tout à coup, ses mains se crispèrent et il manqua un rytme dans la marche nuptial. La soeur de Kayla lui lança un regard noir, et lui donna un coup de coude, l’obligeant à détourner le regard.

 

Ils arrivèrent devant l’hotel et allèrent se plaçer sur le côté gauche de l’autel, regardant tous les invités, sauf moi. Je ressentis alors un pincement au coeur, et baissais mon regard. Alexander n’avait rien oublié. Je ne pouvais lui en vouloir...

 

La cérémonie se passa à merveille, Kayla était magnifique dans sa robe blanche et écru. Ils étaient heureux et c’était leur journée. L’heure qui suivit, nous nous retrouvâmes tous au club pour le repas. J’étais à la table des mariés, au côté d’Ayden, et comme par hasard, en face d’Alexander. Ce dernier était d’ailleurs en retard. Malgré moi, je gardais les yeux rivés sur la porte d’entrée.

 

-          Tu comptes allé lui parler ? Fit Kayla, posant sa main sur ma joue.

-          Je...Non...Non je ne pense pas

-          Tu sais...je suis certaine qu’il aimerait que tu y ailles, même pour échanger quelques banalitées.

-          Il ne savait pas que je viendrais n’est-ce pas.

 

Kayla se figea, et se mit à éviter mon regard. J’eu alors ma réponse.

 

-          C’est ta journée alors profite, et ne t’occupes pas de moi...Dis-je, dans un sourire qui sonnait faux.

 

Je partis alors aux toilettes essayant de me rafraichir. J’avais envie de pleurer. De rentrer chez moi, et de pleurer sous ma couette, comme au tout début. Pourtant je devais remettre cela à plus tard. Dans un soupire, je me mit droit et sortis. Et je le vis, près de la porte d’entrée. Mais mon regard ne resta pas obnubilé par lui comme je l’aurais pensé. Non , mon regard se posa sur la jeune femme près de lui. Elle était brune, les cheveux ondulés, tombant en cascade sur son visage fin. Elle avait le teint mat et de magnifiques yeux bleus perçants. Elle portait une robe très élégante, dans les tons pourpre. Mais ce qui m’hypnotisait le plus, c’était qu’elle était enceinte. La foule se mit alors à murmurer. La plupart devait être des fan d’Alexander. Les murmures des filles près de moi, me parvinrent sans que je ne le veuille vraiment.

 

-          J’ai lu dans un magasine qu’ils comptaient se marier !

-          Ça ne m’étonne pas, tu as vu ils vont bientôt avoir un enfant, il serait temps !

 

Mon coeur se brisa , à cet instant en milles morceaux. Marié ? Un enfant ? Mon regard s’ancra sur Alexander. Il était gay ! il ne pouvait pas se marier ! ni même avoir un enfant ! c’était impossible !

 

Pourtant, il y avait tous les signes. La main d’Alexander se trouvait sur la hanche de la jeune femme, tandis que l’autre se posait sur son ventre. Il riait, et l’embrassait. Comme un vrai couple.

 

-          Zach ! ça ne va pas ? Me fit Ayden, allant à ma rencontre.

-          Je...J’ai besoin de prendre l’air... Dis-je en essayant de sortir de la salle à toute vitesse

 

Ayden regarda dans la direction d’Alexander et comprit. Je l’entendis alors crier, mais je ne voulais plus m’arreter.

 

-          Attends Zach ! c’est pas ce que tu crois !

 

*

 

je trouvais alors un coin tranquille, près d’un rivière. Le père de Kayla avait vraiment bien aménager cet endroit. Dans un soupire je portais mon menton sur mes mains, et posait mon regard sur la petite rivière. Jamais je n’avais pensé qu’ Alexander puisse changer de sexualité, je ne lui avais même jamais posé la question...Peut-être aurais-je dû.

 

La lune clair apportait une touche de lumière à l’obscurité. Au loin, je pouvais entendre la musique et les rires des invités. C’était la journée d’Ayden et de Kayla, je n’avais pas le droit d’être triste. Alexander avait tourné la page. Il semblait vraiment heureux et allait bien. C’était ce que j’étais venu voir après tout. Alors pourquoi me sentais-je aussi triste ?

 

Dans un soupire plus que désespéré, je séchais les quelques larmes qui avaient coulés sur mes joues et me remettais debout, réajustant mon costume. Je me retournais alors, voulant rejoindre le reste des invités, mais je croisiais le regard étonné d’Alexander, une cigarette dans les mains.

 

-          Je...Désolé...Je vais partir...Soufflais-je, en baissant directement mon regard.

-          Non c’est bon...Je suis juste surpris de te trouver là. Répondit-il dans un petit sourire géné.

 

Sa voix...Depuis combien de temps rêvais-je de l’entendre à nouveau ? Il s’asseilla dans l’herbe, et mis sa cigarette entre ses lèvres, puis l’alluma avec son briquet. L’odeur de la fumé me vint tout de suite aux narines. Même si cela me dérangeait, je ne serais, pour rien au monde parti. Je vins m’assoir à ses côtés, gardant une certaine distance entre nous. Mon regard restait rivé sur la rivière alors que je sentais ses yeux fixés sur mon profil.

 

Il posa sa main sur sa nuque et je compris que je n’étais pas le seul à être stressé. Alexander avait beau avoir changé, il gardait certains gestes que je connaissais encore par coeur. Prenant mon courage , je decidais d’entamer une discution, qu’il nous faudrait bien avoir tôt ou tard.

 

-          Alors tu vas bientôt avoir un bébé...Soufflais-je dans un sourire qui sonnait faux.

 

Le visage d’Alexander s’illumina à la seconde, et un énorme sourire vint s’accrocher à ses lèvres.

 

-          C’est une petite fille, on pense l’appeler Louise. Dit-il, reprenant sa cigarette dans ses mains.

-          Elle est très jolie...Ta...Fiancée...

 

Je sentis Alexander se crisper, et tourner son regard vers moi.

 

-          Ma fiancé ? répéta-t’il, d’un air interrogateur.

-          Je...J’ai entendu que vous alliez vous marier dans pas longtemps...Répondis-je le rouge aux joues.

 

Il éclata de rire et passa sa main dans ses cheveux.

 

-          Je veux bien croire que certaines personnes croivent les ragots, mais toi, tu sais très bien de quel bord je suis...Dit-il dans un sourire.

-          Je...fis-je pennaud.

-          Mais il fallait que tu le demandes...Je comprends. Eva est un très bonne amie gay, et elle voulait un enfant alors nous avons fait une insémination artificielle.

 

Mon coeur se mit à battre plus fort et je craignais qu’il ne l’entende. Mon regard se posa à nouveau sur la rivière. Maintenant que j’avais eu ma réponse, le sentiment de bonheur qui m’avait envahit lorsque j’avais appris qu’Alexander venait au mariage, revint à la seconde.

 

-          Tu as l’air d’aller bien...Souffla-t’il, tirant sur sa cigarette.

-          Toi aussi...

 

Il me fit un petit sourire, mais je compris à la seconde qu’il sonnait faux. Non. Nous n’allions pas bien. La blessure était toujours là.

 

-          J’ai lu tout tes livres...Dis-je, essayant de changer de discution

-          Et comment tu les as trouvé ? Demanda-t’il, posant son regard sur moi.

-          Je te l’ai toujours dis, tu écris vraiment très bien, alors je ne pouvais que les adorer.

-          Merci...

 

Un nouveau silence s’installa, mais ce n’était pas un silence dérangeant, au contraire.

 

-          Et moi j’ai lu tous les articles où l’on parlait de toi. Fit-il, s’allongeant dans l’herbe et mettant sa cigarette dans sa bouche.

 

Je le regardais alors surpris.

 

-          Tu es devenu quelqu’un de très côté dans le monde des affaires, dit-il, en haussant les épaules.

 

Je lui rendis un faible sourire, assez perturbé par ce qu’il m’avouait. Etait-il aussi victime de l’obsession qui me torturait ? Cela m’étonnait. Quelques secondes passèrent sans qu’aucun de nous ne relançe la discution. Puis je lançais quelque chose qui me trottait dans la tête.

 

-          Quand as-tu commençé à fumer ? Demandais-je, me tournant vers lui.

-          Ça doit faire quatre ans...Mais j’essaye d’arrêter.

 

Il écrasa sa cigarette sur la semelle de sa chaussure et se leva.

 

-          Mais aujourd’hui c’était plus dur de résister...

 

Etais-ce moi ou y avait-il un sous-entendu dans sa phrase ?

 

-          Je suis content de t’avoir vu Zach...Souffla-t’il, avant de se retourner dans l’intention de partir.

-          Attends ! M’exclamais-je, me surprenant moi-même.

 

Il se retourna, étonné.

 

-          Est-ce que...On pourrait se revoir ? Fis-je hésitant.

-          C’est-à dire...Je ne reste qu’une semaine à New-york...Répondit-il, dans une grimaçe.

-          Ah...Tu dois être occupé...Dis-je, déçu.

 

Il me regarda quelques secondes, puis sortis une carte de sa poche, avant de me la tendre.

 

-          C’est mon numéro de portable, appelle moi, si tu veux allez boire un verre.

 

Et il partit. Comme ça. Nous avions fait un pas l’un vers l’autre. Mon coeur menaçait d’exploser dans ma poitrine tellement je me sentais heureux. Heureux et toujours désespérement amoureux de lui.”

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