Where is my mind - chapitre 20-  (Where is my mind ?) posté le vendredi 03 octobre 2014 16:26

Désolé pour ce temps sans suite, début de la vie active, pas facile de tout gérer. Bonne lecture !

Ici !

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Contrepoison - 16 - Partie 2  (Contrepoison) posté le jeudi 24 juillet 2014 23:48

Suite de la partie 1

 

Il était quatre heures de l'après-midi lorsque Joey rentra chez lui. Il n'avait pas voulu aller prendre un verre avec ses amis, devant rendre ses comptes-rendus. Et puis, le cœur n'y était pas de toute façon.

 

Quand il ouvrit la porte de son appartement, il se figea en entendant le rire reconnaissable de son amant. Ses sourcils se froncèrent aussitôt et il se dépêcha d'entrer. Son regard croisa alors celui de Jaylan et il le vit se raidir. Une manette dans les mains, il jouait à la playstation avec Sydney, qui le gratifia d'un large sourire.

 

- Je suis en train de mettre une raclée à ton copain ! S'écria-t-il joyeusement.

 

Joey lui fit un petit sourire avant de chercher à nouveau le regard de Jaylan, mais ce dernier avait tourné la tête vers la télévision.

 

- Je vais aux toilettes, n'en profite pas pour tricher, lança-t-il en se levant et en passant devant Joey.

 

Le blond enleva sa veste et ses chaussures et sans attendre, il vint s'asseoir sur le canapé, près de son amant.

 

- C'est pour ça que tu as annulé le ciné ? Demanda-t-il, d'une petite voix.

- Non, je l'ai croisé il y a une heure, dit Jaylan en haussant les épaules.

- Pourquoi alors ?

- Je n'avais pas envie de baiser aujourd'hui.

 

Pour Joey, ce fut le deuxième coup dur et alors qu'il allait répondre, Sydney revint. Mais son sourire disparut en voyant la tête de ses deux amis.

 

- ça va ? Demanda-t-il en fronçant les sourcils.

- Oui, dépêche-toi, je vais bientôt devoir y aller, répondit Jaylan en lui tendant sa manette.

 

Septique, Sydney l'attrapa et recommença la partie. Joey resta assis près d'eux, regardant son amant qui n'eut pas un seul geste ou regard pour lui. Il sentit une boule se forger dans sa gorge mais était incapable de dire quoi que ce soit. Une demi-heure passa ainsi, et lorsque Jaylan se leva pour s'en aller, il crut un instant qu'il allait l'embrasser, comme d'habitude quand il partait. Mais encore une fois, il ne fit rien et s'en alla.

 

Sydney tourna la tête vers lui, et il le vit au bord des larmes.

 

- Vous vous êtes disputez ? Demanda-t-il surpris.

- Non... Je vais travailler, répondit Joey en se levant.

- Joey...

 

Mais Joey ne voulait pas parler... Que tout redevienne comme avant... Avoir du temps pour ses études... Il l'avait bien chercher après tout...

 

**

 

Une semaine passa ainsi. Joey et Jaylan s'était vu en coup de vent, et à chaque fois, il avait couché ensemble, mais rien de plus. Jaylan maintenait cette distance qui tuait Joey un peu plus chaque jour, mais qui était incapable de l'avouer.

 

Ce soir là, ils étaient assis sur une table avec ses colocataires et Elsa. Tout le monde s'amusait, mais encore une fois Joey n'était pas vraiment là. Le regard fixé sur Jaylan, il était incapable de s'en détacher. Il lui manquait. Sa tendresse, sa conversation, son rire, ses baisers. Tout lui manquait. Il ne voulait pas d'une histoire purement sexuelle avec lui. Il le voulait tout entier.

 

La sonnette de la porte du bar retentit et il tourna la tête pour se figer en voyant Bastien entrer.

 

- Qu'est-ce qu'il fait là lui ? S'écria-t-il vivement en tournant la tête vers Elsa

 

La jeune femme regarda à son tour et grimaça.

 

- Jay semble bien en colère c'est dernier temps et vu que ni toi ni lui ne voulez en parler, je me suis dit que...

- J'aimerai bien que tu arrêtes de l'appeler dès que quelque chose ne va pas entre nous ! Lança le blond en se levant aussitôt.

- Joey ! Souffla Sydney, surpris.

- Quoi ? C'est mon copain, pas le sien à ce que je sache !

 

Et vivement, il se retourna et prit la direction du bar où déjà Bastien s'était accoudé et rigolait avec son amant. Lorsque Jaylan le vit arriver, il se crispa légèrement, mais fit comme si de rien n'était, continuant sa conversation. Mais Bastien ne tenait pas à rentrer dans son petit jeu.

 

- Salut Joey, ça va ? Dit-il dans un sourire.

- Oui, je ne savais pas que tu devais venir, répondit le blond en regardant tour à tour Bastien et Jaylan.

- Je viens juste passer la soirée, je repars demain.

 

Joey acquiesça et il finit par céder, attrapant la main de Jaylan.

 

- Tu viens chez moi après ton service ? Demanda-t-il d'une petite voix.

- Non, je vais sortir avec Bastien, répondit-il froid.

 

Le blond regarda nerveusement Bastien qui faisait comme si de rien n'était, jouant avec son téléphone.

 

- Je peux venir ? Tenta-t-il comme un dernier recours.

 

Un soupire s'échappa des lèvres du brun qui ancra ses prunelles océans dans le regard de son amant avant d'enlever sa main.

 

- Tu n'as pas des devoirs à terminer ? Demanda-t-il, tranchant.

 

Et il s'en alla à l'autre bout de la réserve, sans attendre de réponse. Ce fut le troisième coup dur pour Joey qui eut cette fois, beaucoup plus de mal à l'accepter.

 

- Laisse- lui un peu de temps... Souffla alors Bastien en redressant la tête.

- Pardon ?

- Je ne sais pas ce que tu as fait, mais il est en colère... Laisse-lui un peu de temps et il va finir par se calmer... Tu le connais, il a... Le sang vif... Il...

- C'est bon ! Je le connais aussi ! Rétorqua Joey en se retournant, vexé.

 

Et le regard plus noir que jamais, il retourna s'asseoir à la table.

 

**

 

Joey se retrouvait devant la maison des parents de Jaylan. Il ne savait pas vraiment pourquoi mais ses pas l'avaient guidé ici. Il n'était pas là, non... Il s'amusait avec son ex.

 

Pourquoi se sentait-il aussi triste ? Il avait ce qu'il voulait. Il avait pu réviser autant qu'il avait pu, il avait rendu tous ses devoirs à temps... Et il avait eu du sexe avec Jaylan. Mais il voulait plus.

 

Son téléphone sonna et vivement, il l'attrapa le cœur battant. Mais quand il vit le nom d'Elsa, il ne pu s'empêcher de soupirer.

 

- Oui ? Fit-il, le regard rivé sur la fenêtre de la chambre de son amant.

- Tu sais que tu as l'air d'un psychopathe à fixé ma maison comme ça ? Souffla Elsa d'une traite.

 

Joey ne pu s'empêcher de rire et passa sa main sur son visage.

 

- Allez viens, on va discuter, lança-t-elle avant de raccrocher.

 

Quelques minutes plus tard, Joey vit la porte d'entrée s'ouvrir et il ne se fit pas prier. Il avait besoin de lui parler. Même s'il avait Olympe à qui parler, Elsa était sa meilleure amie, celle qui le comprenait mieux que personne. Après un temps, elle vint s'asseoir près de lui, déposant une tasse de thé devant ses mains.

 

- Tu sais... Souffla-t-elle d'une petite voix, je ne cherche pas à... Te mettre des bâtons dans les roues en invitant Bastien.

- Je sais, excuse-moi, je n'aurais pas du te parler comme ça, répondit Joey.

- C'est juste que... On a décidé toi et moi de ne pas parler de ta relation avec mon frère et... Jaylan est un vrai mur quand il s'agit de vous deux alors quand je vois qu'il ne va pas bien... Je pense tout de suite à Bastien parce que... Avec tout ce par quoi il est passé... Il est le seul qui arrive à le cerner.

 

Le regard de Joey se posa dans le vide, écoutant son amie. Encore une fois, il se sentait mis à l'écart et cette fois, Jaylan n'y était pour rien.

 

- Je lui ai dit que... Tout devenait compliqué entre nous, et qu'avec le droit, ça n'allait plus, expliqua-t-il alors, je lui ai dit que lorsqu'il n'y avait que du sexe entre nous... Tout était plus simple.

- Oh... Et j'imagine qu'il ne l'a pas bien pris...

- Non... Enfin... Il m'a donné juste ce que je voulais, du sexe, mais rien d'autre.

- Et ça te manque... La relation que vous aviez.

 

Joey acquiesça et passa sa main dans ses cheveux.

 

- Bastien m'a dit d'attendre qu'il se calme, mais j'ai peur que si j'attends trop longtemps, il...

- Il n'y aura rien avec Bastien... Ce n'est pas comme ça ! Ce n'est pas comme avec toi.

 

Elsa passa sa main sur sa joue, l'obligeant à le regarder.

 

- Il t'aime beaucoup... Sinon, il ne se serait pas autant mit en colère, et toi aussi tu ressens la même chose. Je sais que les études comptent pour toi, je suis dans le même bateau, mais... Tu as voulu autant que lui cette relation... Tu as voulu qu'il ne sorte qu'avec toi, tu as rendu ça officiel, tu dis que c'est ton « copain ». Même s'il ne le montre pas, Jay est fragile et...

 

Un soupire s'échappa de ses lèvres et elle se redressa légèrement.

 

- Vous êtes devenu tellement proches que... Je ne sais pas ce qui se passera si vous en veniez à rompre... Souffla-t-elle tristement.

- Je ne veux pas arrêter...

- Mais tu ne peux pas lui demander de remonter le temps... Toi même tu n'en as pas envie... Il va falloir que tu trouves un moyen de gérer les deux à la fois...

 

Elsa ne pu résister face au petit regard triste de son ami et elle le prit dans ses bras.

 

- Il ne va pas tarder, tu veux l'attendre dans sa chambre ?

 

**

 

Il était pas loin de quatre heures du matin lorsque Bastien le déposa chez lui. Son regard se posa sur la fenêtre de sa chambre et c'est avec surprise qu'il vit de la lumière. Avait-il oublié de l'éteindre avant de partir ?

Sans faire de bruit, il rentra chez lui et monta l'escalier, grimaçant quand celui-ci grinça. Il parvint néanmoins à sa chambre. Mais il se figea aussitôt.

 

Là, allongé sur son lit se trouvait Joey, dormant paisiblement. Que faisait-il là ? Depuis quand était-il là ? Il sentit son téléphone vibrer dans sa poche et l'attrapa, découvrant un sms de sa sœur.

 

« Ne fais pas ta tête de mule ! »

 

Un soupire s'échappa de ses lèvres en comprenant que Joey lui avait finalement tout raconter. Doucement, il se rapprocha de son amant et ne pu résister bien longtemps. Sa main passa dans les cheveux blonds comme les blés de son amant. Ce contact, bien que minime, lui faisait un bien fou. Une semaine. Une semaine qu'ils n'avaient rien partagé de tendre et c'était une vraie torture d'être proche de lui tout en ne l'étant pas. Mais Joey l'avait blesser. Et il n'avait trouver que ce moyen pour le lui faire comprendre.

 

Il finit par se redresser et fit le tour de son lit, enlevant ses vêtements et mettant son pyjama. Puis, il se glissa dans les draps, éteignit la lumière et rabattit la couverture sur leurs deux corps. Mais alors qu'il le pensait endormi, il sentit Joey se coller aussitôt à lui.

 

La tête du blond passa dans son cou, sa main s'accrocha à son tee-shirt tandis que l'une de ses jambes se posait sur les siennes. Surpris, Jaylan ne fit pas un geste.

 

- S'il te plaît Jaylan... Souffla Joey d'une petite voix, prends moi dans tes bras.

 

Sa voix suppliante. Son corps collé contre le sien. Sa main accrochant désespérément son tee-shirt. Jaylan céda encore une fois. Il était en colère contre lui mais... Il n'arrivait plus à s'éloigner. Et quand il passa ses bras autour du corps de son amant, l'étau qui enserrait son cœur depuis une semaine se desserra d'un coup. Il sentit Joey frissonner et il augmenta la force de son étreinte.

 

- Je t'ai déjà dit à quel point j'étais un idiot ? Souffla-t-il d'une voix si touchante que Jaylan ne pu que sourire.

- J'en ai eu un aperçu... Répondit-il en remontant sa main dans ses cheveux.

- Et tu as très bien su me remettre à ma place...

 

Joey se redressa alors, jusqu'à s'asseoir dans le lit.

 

- Je suis désolé... Je me suis laissé emporté et j'ai cru... J'ai cru que tout serait plus simple si on redevenait comme avant.

- Mais ce n'est plus comme avant, répondit Jaylan en se redressant à son tour, tu ne peux pas vouloir être proche de moi, pour me jeter comme tu l'as fait ensuite.

- Je sais...

- Je t'ai peut-être proposé un plan cul au début mais... Tout à changer entre nous.

 

Jaylan fut incapable de soutenir son regard car ce qu'il allait dire, allait lui faire peur. Mais il n'arrivait plus à faire comme si de rien n'était. Il n'avait plus envie d'histoire volage. Joey lui avait fait goûter à une histoire, une vraie, et maintenant... Maintenant il en était dépendant.

 

- Je ne serais pas capable de redevenir comme on était avant, trancha-t-il doucement, si c'est ce que tu veux, je... Je pense qu'on devrait arrêter.

- Non...

 

Joey avait souffler ça, comme si les mots étaient sortis du plus profond de son cœur.

 

- Non, je ne veux pas arrêter, continua-t-il en attrapant la main de son amant, je ne veux pas non plus d'un plan cul... Je te veux toi... Une histoire avec toi...

 

Le cœur de Jaylan loupa un battement et il redressa la tête pour croiser le regard de son amant à la recherche d'une quelconque hésitation. Mais un sourire étira ses lèvres alors qu'il n'en trouva aucune.

 

- Depuis que je suis en droit, je ne suis sorti qu'avec une personne et... Il était en droit aussi alors on passait la plupart de notre temps à travailler. Avec toi... Avec toi c'est différent... Et c'est mieux, tellement mieux que j'oublie tout ce qui est cours, devoirs... Et je n'ai jamais fait ça... C'est peut-être la première fois que tu sors avec quelqu'un mais moi... C'est la première fois que je vis une relation comme ça... Souffla-t-il en haussant les épaules.

- Je peux te laisser plus d'espace, touché par ce qu'il venait d'entendre, on peut se voir uniquement le week-end si tu veux ou...

 

Mais Joey éclata de rire avant de se rapprocher de lui, plongeant une nouvelle fois sa tête dans le coup du brun. Jaylan n'hésita pas cette fois, et le pris immédiatement contre lui.

 

- Ce n'est pas ça le problème Jay... Lâcha Joey en fermant les yeux, même quand tu n'es pas là, je passe mon temps à penser à toi...

 

**

 

Jaylan dormait depuis un moment déjà et Joey sentait le sommeil venir petit à petit. Ils s'étaient réconciliés et Joey avait enfin retrouver cette tendresse qui lui manquait.

 

Son regard se posa sur le visage de son amant et un petit sourire étira ses lèvres. Doucement, il se serra un peu plus contre lui. Et c'est à cet instant qu'il comprit.

 

Il ne l'aimait pas beaucoup.

 

Il en était amoureux...

 

« Même si tu te dis qu'au final, ce n'est pas pour toi. Lorsque le manège remonte... Tu ne peux t'empêcher d'avoir envie de connaître la suite... »

 

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Contrepoison - 16 - Partie 1  (Contrepoison) posté le jeudi 24 juillet 2014 23:41

Coucou tout le monde !

Désolée pour la suite qui a mit du temps à arriver, mais je suis en vacances ^^. Une suite de Contrepoison et WIMM ne devrait pas tarder. Bonne Lecture ! (Et laissez-moi un petit com dont !)


« Sortir avec quelqu'un, c'est comme essayer les montagnes russes. Par moment, tout va bien. Même mieux que bien. Puis c'est la chute. Et même si tu penses qu'il vaudrait mieux arrêter. Même si tu te dis qu'au final, ce n'est pas pour toi. Lorsque le manège remonte... Tu ne peux t'empêcher d'avoir envie de connaître la suite... »

 

- Allez Joey... Dis moi ! Sur une note de un à dix ? Demanda Olympe, un large sourire étirant ses lèvres.

- Non ! Lâcha Joey, dans un soupire amusé.

- Vu les cris que tu pousses à chaque fois, ça ne doit pas être trop mal...

 

Joey rougit violemment, provoquant le rire de la jeune femme. Depuis qu'ils étaient installés sur leur table, attendant leur professeur, elle n'avait pas arrêté de lui poser des questions indiscrètes.

 

- Et pourquoi tu veux savoir ça tout à coup ? Fit-il en fronçant les sourcils.

- Premièrement, Jaylan est trop canon, dit-il en comptant avec ses doigts, deuxièmement son passé torturé le rend encore plus irrésistible, troisièmement à chaque fois que vous partez en rendez-vous, tu reviens avec un sourire jusqu'aux oreilles, donc c'est qu'il est génial pour ça... Donc si, comme je le crois c'est un dieu au lit... Je pense que je vais te le piquer.

 

Le bond rigola légèrement en secouant la tête.

 

- Il n'a pas que des qualités tu sais, dit-il en riant, le matin il se réveille de mauvaise humeur, il est pire que buté...

- Je le prendrais bien... Même avec ses défauts, trancha-t-elle vivement.

- Oui, mais c'est le mien ! Trouve-toi quelqu'un d'autre.

 

Ce fut au tour d'Olympe d'éclater de rire.

 

- Allez, dis-moi ! Tu ne peux pas en parler avec ta meilleure amie parce que c'est son frère, et je sais que tu en meurs d'envie.

 

Un soupire s'échappa des lèvres alors qu'elle gagnait un point. Il avait envie de se confier, mais malheureusement, Elsa ne pouvait pas l'écouter.

 

- Dix... Souffla-t-il en rougissant.

- Non ! Je te crois pas ! S'exclama-t-elle surprise.

- Il a... Il a cette manière de te faire l'amour... C'est comme s'il était partout à la fois, comme s'il avait le contrôle sur le moindre de tes désirs. Il sait y faire... A chaque fois qu'il pose ses mains sur moi... C'est comme si... Je lui appartenais tout entier.

- Ohhh je le veux...

 

Joey rigola et passa sa main sur son visage.

 

- Matthew et Kilian rentrent dans deux semaines, pour les fêtes... Finit-il par dire, dans une grimace.

- Ah... Et comment ça va se passer ?

- Je ne sais pas... Je... Je n'aurai jamais cru qu'on serait toujours ensemble... Je...

 

Mais il ne pu continuer, leur professeur de droit privé entra dans la salle de cours.

 

- Avant de commencer, dit-il en posant sa mallette sur la table, apportez-moi vos comptes rendus de procès.

 

Joey se figea immédiatement en se rappelant cet écrit... Qu'il n'avait toujours pas terminé.

 

- Oh non... Joey... Souffla Olympe en comprenant.

 

Le blond grimaça et se leva immédiatement pour retrouver le professeur. Lorsqu'il lui expliqua la situation, le vieil homme soupira avant d'ancrer son regard dans le sien.

 

- C'est la deuxième fois que tu rends un devoir en retard Joey, dit-il sèchement, fais attention, où tu vas perdre des places dans le classement...

 

**

 

Lorsque Jaylan termina son service, il regarda immédiatement son téléphone pour n'y voir aucun message de Joey.

 

- Votre coloc ne devait pas vous rejoindre ? Demanda-t-il à Sydney et Olympe, discutant accoudé au comptoir.

- Il doit être encore sur ses comptes rendus... Expliqua Olympe, il doit les rendre demain.

- Je vais aller lui proposer une petite pause alors... Souffla-t-il dans un petit sourire.

- Jaylan... Lança Olympe d'une petite voix, s'il te plait, dis-moi qu'Elsa et toi vous êtes en fait des triplés et qu'il y a un frère hétéro quelque part ici...

 

Sydney et Jaylan éclatèrent de rire et avant de partir, il déposa un baiser sur la joue de la jeune femme.

 

- Non, mais mon cousin doit venir pour les fêtes... Dit-il avant de s'en aller, faisant briller les yeux de la jeune femme.

 

Lorsqu'il arriva chez Joey, il entra et ne fut pas surpris de voir toutes les lumières éteintes sauf celle de sa chambre. Il enleva sa veste et ses chaussures et toqua à sa porte avant d'entrer. Il le trouva là, assis sur sa chaise de bureau, en pyjama, tellement concentré qu'il ne l'avait entendu.

 

Un petit sourire étira ses lèvres et il se rapprocha de lui, plaquant ses lèvres sur la joue du blond qui sursauta aussitôt.

 

- Jaylan ! S'écria Joey, le regard noir.

- J'aurais pu être un tueur en série, je n'aurai fait qu'une bouchée de toi ! Dit-il amusé.

 

Le blond leva les yeux au ciel et tenta de se concentrer à nouveau.

 

- Fais une pause... Fit Jaylan en tirant un peu sur sa chaise.

- Je dois finir ça... C'est pour ça que je ne t'ai pas écrit ce soir... Souffla-t-il en passant sa main sur son visage.

- Et je ne reste pas si tu veux, mais je te connais, tu dois y être depuis ce matin.

- La faute à qui ?

- Pardon ?

 

Un soupire s'échappa de ses lèvres et Joey se leva, passant sa main sur son visage.

 

- Toute cette histoire devient beaucoup trop compliquée... Lâcha-t-il après un temps.

 

Jaylan se figea aussitôt en entendant cette phrase. Il fronça les sourcils, incitant son amant à poursuivre.

 

- C'est la deuxième fois que je rends un devoir en retard Jaylan ! Je n'ai jamais fais ça !

- Et en quoi c'est ma faute, je te signale que je n'arrête pas de te dire de finir tes trucs ! Riposta-t-il vivement.

- Mais tout ça, cette histoire, nos rendez-vous, toi qui vient après ton service, ça prend du temps, temps qu'avant je m'étais dans le droit !

- Et tu veux que je fasse quoi ?

 

Joey soupira à nouveau et commença à faire les cents pas.

 

- C'était beaucoup plus simple quand ce n'était que du sexe entre nous... Laissa-t-il échapper, sans vraiment s'en rendre compte.

 

Ces mots firent mal à Jaylan qui ne pu s'empêcher de se figer une nouvelle fois. Mais passé la surprise, il sentit une certaine forme de colère se développer en lui.

 

- Tu veux que ça redevienne comme avant ? Demanda-t-il la voix froide.

- Quand il est minuit et que j'ai un jour de retard sur des devoirs à rendre, Oui ! S'écria-t-il vivement.

- OK.

 

Brusquement, Jaylan se redressa et passa ses mains sous son pull. Surpris, ce fut au tour de Joey de se figer.

 

- Qu'est-ce que tu fais ? Dit-il étonné par le revirement de situation.

- Déshabille-toi, lui ordonna Jaylan, sans même le regarder.

- Non, je...

- Tout de suite !

 

Joey sursauta sous ce ton qu'il n'avait jamais employé avec lui, mais une certaine forme d'excitation le saisit. Et lorsqu'il vit Jaylan se mettre à nu devant lui, il succomba tout entier. Ses mains se enlevèrent ses vêtements à la va-vite. Et quand il se redressa, Jaylan plaqua ses lèvres sur les siennes. Sous la surprise, il recula de quelques pas avant de buter contre le lit et de tomber à la reverse dessus. Mais il n'eut pas le temps de vraiment réagir que déjà, les lèvres de Jaylan descendaient vers son bas-ventre.

 

Un gémissement s'échappa de ses lèvres lorsqu'il le prit en bouche et il ferma les yeux, attrapant les draps sous le plaisir qu'il ressentait. Les coups de langues de Jaylan étaient rapides, fiévreux. Il sentit alors un doigt le pénétrer et même s'il eut mal, l'excitation de la manière de faire la lui fit oublier. Jamais ça n'avait été comme ça. Qu'est-ce qu'il se passait ?

 

Jaylan chassa cette question par un coup de langue sur ses testicules avant de le reprendre en bouche. Il en profita pour insérer un deuxième doigt, puis lorsqu'il le sentit prêt, un troisième et dernier.

 

Et quand Jaylan fut sur le point de se libérer, Jaylan coupa court à tout. Son regard glacial s'ancra dans ceux de son amant qui frissonna un peu plus.

 

- Tourne-toi.

 

Cet ordre fit encore son effet et excité comme jamais, Joey se retourna pour se mettre à quatre pattes devant lui. Il sentit son amant poser ses mains sur ses fesses et l'instant d'après, il entrait en lui.

 

Un cri de douleur s'échappa de ses lèvres et il baissa la tête. Jaylan lui laissa le temps de s'habituer avant de démarrer des déhanchés lents. Et lorsqu'il entendit le premier gémissement de plaisir de son amant, il se lâcha. Un grognement rauque s'échappa de ses lèvres et il buta en lui plus violemment.

 

Ce fut un cri de douleur mélangé à du plaisir qui sortit de sa gorge et qui étonna Joey. Mais bien d'autre suivirent, puis il n'y eut que le plaisir. Les cris de Joey résonnaient dans la pièce, se mélangeant aux grognements de son amant. Mais même s'il prenait son pied, Joey ne sentit aucune caresse comme Jaylan lui fait d'habitude. Il ne sentait pas non plus ses lèvres. Et c'est alors qu'il comprit. Il était furieux.

 

Mais alors qu'il allait s'excuser, Jaylan buta contre sa prostate, envoyant une nouvelle fois au loin ses pensées. Les derniers coups de reins du brun se firent violents, presque bestiaux et quand un orgasme plus puissant que les autres les faucha, les deux amants éjaculèrent dans un même cri rauque avant de s’effondrer dans le lit.

 

La respiration saccadée, Joey se retourna sur le dos, posant sa main sur le torse de son amant, dans le même état. Et sans qu'il ne puisse y faire quelque chose, un fou rire le pris

 

- Et bien... Je crois que je vais te mettre en colère plus souvent... Souffla-t-il amusé.

 

Mais Jaylan ne partagea pas son amusement. Il se leva et attrapa ses affaires pour se rhabiller, sans un mot.

 

- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Joey en se redressant sur ses coudes.

- Je me casse... Souffla-t-il froidement.

- Quoi ?

 

Vivement, Joey se redressa et attrapa la main de son amant.

 

- Jaylan, reste dormir, je...

- Je ne dors pas avec mes plans culs.

 

Recevoir un sceau d'eau glacé en pleine figure lui aurait fait le même effet. Figé, il ne su quoi répondre quand Jaylan s'éloigna de lui, et il se retrouva incapable de le retenir. Lorsque son regard se posa sur la porte de la chambre que Jaylan venait de claquer, son cœur lui fit horriblement mal.

 

**

 

- S'il a couché avec toi, c'est qu'il ne doit pas vraiment faire la tête... Souffla Olympe en se servant à boire.

- Il était distant... Quand on le faisait... Fit Joey en triturant sa nourriture.

- En même temps, tu n'y as pas été de mains mortes aussi Joey.

 

Un soupire s'échappa de ses lèvres et il attrapa son téléphone pour vérifier ses messages.

 

- Tu ne dois pas le voir aujourd'hui ? Demanda la jeune femme en le regardant.

- On doit aller au cinéma, avant son service...

- Alors je suis sûre que ça va s'arranger à ce moment là !

 

La sonnerie de son téléphone le fit regarder à nouveau l'appareil et Joey constata qu'il avait un message de son amant.

 

« DSL je dois annulé pour cet aprem, j'ai un truc à faire »

 

Le cœur de Joey se serra un peu plus et Olympe attrapa le téléphone pour lire le message à son tour. Une grimace étira ses lèvres.

 

- Peut-être qu'il a vraiment un truc à faire... Dit-elle en reposant le téléphone.

- Je...

 

Un soupire s'échappa de ses lèvres et il passa sa main sur son visage. Cette distance... Il ne s'attendait pas à avoir autant mal au cœur. Mais c'était peut-être mieux ainsi... C'est ce qu'il voulait non ?

 

- Je peux venir avec vous réviser ? Demanda-t-il en débarrassant sa table.

- Oui, si tu veux, souffla la jeune femme, surprise, mais tu ne crois pas que tu devrais aller le voir ?

 

Mais Joey l'ignora et alla dans sa chambre se préparer. Son regard se posa une nouvelle fois sur le message de son amant et la mort dans l'âme, il commença à s'habiller.

 

**

Suite dans la partie 2

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Ne pars pas - Chapitre 14 - Partie 3  (Ne pars pas...) posté le jeudi 26 juin 2014 18:04

Suite de la partie 2

 

J'étais rentré chez moi prendre une douche avant d'aller chercher Théo, mon neveu. Il était dans la classe de Liz, si bien que je n'eus aucun mal à trouver le chemin. J'attendis sagement devant la porte que la cloche sonne, puis j'attendis que tous les enfants sortent. Riley m'avait averti que Théo resterait avec Liz le temps que j'arrive. Sûrement devait-il croire que j'allais arriver en retard, ou pire, l'oublier.

 

Dans un sourire, j'entrais dans la classe pour trouver mon neveu en train d'effacer le tableau.

 

- Comment ça se fait que tu ne te rebelles pas devant Tata ! M'écriais-je en m'approchant de lui.

- Parce qu'il est le plus gentil neveu de la terre, souffla Liz, le nez plongé dans ses cahiers.

- Depuis quand les plus gentils sèchent toute une après-midi de cours ? Répliquais-je amusé.

- C'est la faute de mon asthme ! S'écria Théo d'une petite voix, je peux pas aller aux olympiades...

 

Je rigolais et passais ma main dans ses cheveux, ébouriffant ses mèches brunes.

 

- Un mal pour un bien non ? On va aller jouer au Label après manger. Tu vas jouer dans la cour avec les autres, le temps que je discute avec ta tante ? Demandais-je en attrapant son sac à dos pour le mettre sur mon dos.

- D'accord, mais tu te dépêches Tonton, j'ai super faim ! S'exclama-t-il en lâchant la brosse et en prenant la direction de la sortie, à demain Tata !

- A demain Théo !

 

Liz ferma alors ses cahiers et me regarda, une grimace étirant ses lèvres.

 

- Je sais ce que tu vas me dire, répondit-elle en se levant, que Joshua est rentré trop tôt, mais j'avais cours, j'ai essayé de lui dire de rester mais il est parfois plus têtu que toi...

- C'était moins une... Dis-je en m’assaillant sur une table.

- Si vous lui expliquiez la situation, ça serait plus simple...

- Parce que tu penses sérieusement qu'il va l'accepter ?

 

Liz haussa les épaules et commença à mettre les cahiers corrigés sur les tables.

 

- Tu sais...Commençais-je hésitant, tu sais que Morgan a enlevé et jeté tous les posters et CD de moi et du groupe...

- En même temps tu l'as plaqué et laissé sans nouvelles pendant deux mois et demi, tu voulais quoi, qu'il continue à te faire un sanctuaire ?

 

Et vlan. Je reconnaissais bien là ma sœur.

 

- Je n'ai pas dit ça... Répliquais-je vexé, c'est juste que ça m'a surpris.

- Moi ce qui m'a surpris c'est qu'il te cède aussi facilement, répondit-elle en se tournant vers moi, même si je suis contente pour vous deux...

 

Je croisais les bras, assez mal à l'aise et tournais la tête. J'entendis ma sœur soupirer, avant de s'approcher de moi.

 

- Avant hier tu m'as dit que cette situation te convenait, que tu ne te prenais pas la tête, Souffla-t-elle en s’asseyant sur la table en face de moi.

- C'est le cas... Répondis-je en haussant les épaules.

- Ah parce que être vexé qu'il ait retiré des posters de son mur ce n'est pas se prendre la tête peut-être ?

 

Je la fusillais du regard et me levais, agacé parce qu'elle disait.

 

- Ce que tu veux c'est qu'il retombe amoureux de toi.

 

Je me figeais instantanément, sentant mon cœur faire un bon dans ma poitrine.

 

- Tu veux qu'il t'aime, comme il y a trois mois, répéta-t-elle sérieuse, Tu veux que tout redevienne comme avant, quand il n'avait pas son copain, quand il ne pensait qu'à toi... Mais tu lui as brisé le cœur Éden, et si tu veux qu'il te l'offre à nouveau, il va falloir faire plus que quelques tendresses et parties de jambes en l'air.

 

Liz savait lire en moi. Mais admettre cette évidence me faisait peur. Je n'en étais pas capable. Pas maintenant. Sans prendre la peine de lui répondre, je sortis de sa salle de classe.

 

**

 

Théo et moi avions mangé dans un snack près de son école avant de faire un détour par chez lui pour prendre sa guitare. Nous nous étions finalement dirigés vers le parc au vu du temps et je lui avais donné une petite leçon, réussissant à lui faire apprendre à jouer une chanson.

 

- Tu pourras la faire écouter à Félix après la répétition, dis-je en avisant de l'heure, alors viens, on va être en retard.

 

Vivement, il rangea sa guitare dans son étui et il la mit sur son dos. Nous prîmes le métro et quelques minutes plus tard nous entrions dans le label. Plusieurs personnes vinrent me saluer et je leur présentait mon neveu. Puis, nous allâmes dans la salle, trouvant tout le monde en train de répéter.

 

- Sérieux Éden, souffla Laura dans une grimace, tu penses qu'un jour tu pourras être à l'heure.

- C'est la faute du petit ! M'écriais-je vivement.

- C'est même pas vrai ! S'insurgea Théo en me donnant un coup.

 

Je rigolais légèrement et il alla saluer les membres du groupe. C'est à ce moment là que je croisais le regard de Morgan, assis près de Félix. Immédiatement, mon sourire disparu et j'allais m'asseoir près de Baptiste, tentant de faire comme si rien ne clochait.

 

- Alors... Soufflais-je dans un sourire... Comment s'est passé ta nuit ?

 

Sans attendre, les joues du roux devinrent rouges et il évita mon regard.

 

- Ah je le savais ! M'écriais-je avant d'éclater de rire, tu caches bien ton jeu Monsieur « Non, je ne suis pas venu là pour draguer » !

- Draguer qui ? Demanda Kelly, en levant immédiatement la tête.

- Un blondinet, hier en boite, Il était vraiment pas mal.

- Tu ne peux pas la fermer ! Râla Baptiste en me donnant un coup d'épaule.

 

Mais vivement je passais un bras autour de son cou, amusé.

 

- Avec tout ce que j'ai fait pour que tu lui parles, j'espère qu'il valait le coup ! M'écriais-je dans un large sourire.

 

Baptiste lâcha un soupire, vaincu.

 

- Oui, j'ai pris mon pied...

- Surveilles ton langage, il y a un enfant ! Répliquais-je en passant ma main dans ses cheveux.

 

Théo nous regardait, un sourire aux lèvres. Puis son regard dériva sur Morgan, dos à nous, la mine renfrognée. Pourquoi semblait-il en colère ? Mais je n'eus pas le temps de me poser plus de question...

 

- Dis Éden ! S'exclama Théo, en me regardant, pourquoi tu vas pas embrasser Morgan vu que c'est ton copain ?

 

Je me figeais immédiatement et je pus voir Morgan crispé en face de moi. Autour de nous, tout le monde ricana et je ne pu m'empêcher de rougir. Par chance, Alex, notre manager entra dans la salle, coupant court à notre gêne.

 

- Excuse-moi Morgan, je peux te les emprunter deux secondes ?

- Euh... Oui, vas-y, répondit-il, troublé.

 

**

 

J'avais ramené Théo chez lui en fin de journée et c'est un sourire accroché aux lèvres qu'il avait raconté à ses parents son après-midi. Riley, toujours aussi sérieux, l'avait sermonné sur le fait de ne pas avoir fait ses devoirs, puis il m'avait remercié. Même si mon père semblait adhéré à mon métier, Riley et Jayson semblait, pour le moment, encore loin d'être convaincu. Mais j'étais persuadé qu'il changerait bientôt d'avis, surtout avec le nouvel album.

 

J'avais fini par regagner mon appartement. Assis devant la télévision, une bière à la main, je regardais les infos. Mais bientôt j'entendis mon portable sonner, signe que j'avais un message. J'attrapais ma veste et sortis l'appareil. Mes sourcils se froncèrent en voyant le numéro de Morgan.

 

« La répétition est avancée... »

 

Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire, oubliant à la seconde ce que j'avais ressenti ce matin.

 

« Rendez-vous à la salle. », lui répondis-je immédiatement.

 

Je sentis alors mon désir monter en flèche, quasiment inépuisable lorsqu'il s'agissait de Morgan. Quelques minutes plus tard, j'entendis quelqu'un frapper et je me levais, un sourire aux lèvres. Mais je me figeais aussitôt. Devant moi se trouvait bien Morgan, mais il avait les bras chargés de DVD et de Pop-corn.

 

- Je me suis dit qu'on pourrait les regarder, dit-il en me tendant les boîtiers.

- Pour... Une soirée DVD ? Demandais-je surpris.

- Euh... Oui...

 

Une grimace étira mes lèvres et je me calais dans l'embrasure de ma porte.

 

- Je crois que tu n'as pas très bien compris, Soufflais-je moqueur, je suis censé être ton amant, Tu as ton copain pour faire ce genre de chose...

 

Morgan prit mal cette remarque et immédiatement son regard se durcit.

 

- Tu sais quoi, tu as raison ! Dit-il en se retournant, je vais aller le retrouver.

 

Un soupire s'échappa et je ne tins pas. La vérité, c'est que j'avais peur de devenir trop dépendant de ce genre d'attention. Liz avait raison... Je voulais que tout redevienne comme avant... Peut-être que je pouvais me laisser aller encore une fois... Juste pour ce soir...

 

- Attends, dis-je en le rattrapant et en passant mes bras autour de sa taille, calant ma tête dans son cou, tu peux rester ce soir...

- Ne t'oblige surtout pas ! Répliqua Morgan, agacé.

- Reste.

 

Et sans attendre,j'embrassais sa joue. Morgan ne me résista pas bien longtemps et tourna la tête. Nos lèvres se retrouvèrent, enlacées dans un moment de douceur. Ma prise autour de sa taille se resserra tandis que nos langues se rencontraient, savourant ce même frisson qui me secouait lorsque nous nous donnions ce genre de baiser...

 

Lorsque l'air vint à nous manquer, je laissais mon nez frotter tendrement le sien.

 

- Tu boudes toujours par rapport à ce matin ? Me demanda-t-il d'une petite voix.

 

Mais je ne voulais pas parler de ça. Liz m'avait déjà sermonné là-dessus. J'attrapais alors un autre DVD et me reculait, retournant vers mon appartement.

 

- Tu as choisi mes deux préférés... Soufflais-je en changeant de sujet, je crois qu'on va les regarder tous les deux...

 

Je rentrais dans l'appartement avant d'aller dans la cuisine pour préparer le pop-corn. Je l'entendis me suivre, fermant la porte d'entrée, enlevant ses chaussures et lorsqu'il me vit, il ne fit aucune remarque...

 

**

 

Nous avions fini par regarder les deux films puis par faire l'amour passionnément. Chaque nouvelle fois avec lui était des plus magiques et je ne comprenais pas l'effet qu'il me faisait. A lui seul, il arrivait à combler tous mes désirs. Il commençait à me connaître par cœur, réalisant ce que j'avais envie avant même que je ne le lui demande... A tel point que je ne regardais plus les autres hommes...

 

J'étais allongé sur lui, ma tête reposant sur son ventre, embrassant son nombril. La main de Morgan passait et repassait dans mes cheveux tandis que son regard était perdu dans le vide.

 

- Laisse-moi deviner, soufflais-je amusé, tu te demandes pourquoi tu restes avec ton crétin de petit-ami alors que tu prends ton pied comme jamais avec moi...

 

Morgan rigola et son regard croisa le mien.

 

- Tu te mets sur un piédestal... Dit-il dans un sourire

- Les cris que tu pousses me force à l'admettre...

 

J'embrassais une nouvelle fois sa peau, et ce fut à cet instant qu'il me posa une question qui je le savais lui brûlait les lèvres depuis ce matin.

 

- ça t'a vraiment dérangé de voir que j'avais enlevé les posters ?

 

Je me crispais légèrement et un soupire s'échappa de mes lèvres, vaincu.

 

- Ce n'est pas que ça me dérange... Dis-je, sans oser le regarder, tu fais ce que tu veux... C'est normal que tu ais voulu les jeter... Je suis parti sans te donner de nouvelle...

- Ce n'était que des posters...

- Et des CD, complétais-je vivement.

 

Il fit une légère pause et je n'avais pas besoin de lever mon regard vers lui pour savoir qu'il souriait, amusé.

 

- Oui... Les CD aussi..., Dit-il en laissant sa main caresser mon dos, mais même si j'ai jeté tout ça... Je n'ai pas réussi à t'oublier... Et il y a même certaines choses, comme les photos que tu as faite de nous deux... Que je n'ai pas réussi à effacer...

 

Vivement je redressais la tête.

 

- Sérieux ? Tu les as toujours ?

- Oui, répondit-en acquiesçant.

 

Je me levais alors et sortis du lit à la recherche de nos téléphones.

 

- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Morgan, surpris.

- Pendant la tournée j'ai... Cassé mon téléphone... Et je ne les ai plus... Dis-je en fouillant tout autour de moi, tu peux me les renvoyer ?

- Comment tu l'as cassé ?

- Il est... Tombé... Fis-je, hésitant.

 

Je trouvais nos téléphones et je commençais à pianoter sur le mien. Mais je vis le téléphone de Morgan clignoter. Une grimace étira mes lèvres alors que je découvrais un message de Jules : « Tu me manques, qu'est-ce que tu fais ? »

 

- Tu as un message de ton crétin, dis-je en lui lançant le téléphone.

- Arrêtes de l'appeler comme ça ! Répondit Morgan en le regardant.

 

Je haussais les épaules et retournais m'allonger près de lui. Je le vis pianoter sur son téléphone et bientôt le mien se mit à vibrer.

 

- Tu ne lui réponds pas ? Fis-je surpris en voyant qu'il m'envoyait les photos.

- Je le ferais demain... Souffla-t-il concentré dans sa tâche.

 

Plusieurs minutes passèrent sans que nous ne parlions. Ce n'étais pas un silence gênant, au contraire. Ses doigts retrouvèrent mon dos et il embrassa mon épaule, regardant les photos avec moi. Il éclata de rire en voyant un photo que m'avait envoyé Liz, où mes parents posaient avec un tee-shirt des Light Shade.

 

- ça me fait penser qu'ils ne font que me demander quand est-ce que tu reviendras dîner chez eux... Dis-je en le regardant.

- Quoi ? Souffla Morgan étonné, tu ne leur as pas dit que...

 

Je haussais les épaules une nouvelle fois.

 

- Je suis parti en tournée et je n'ai pas vraiment pensé à leur dire... Tu verrais comment ils parlent de toi... Tu leur as vraiment plu, plus que Joshua même, répondis-je en rigolant.

 

Il ne répondit pas, me regardant en écarquillant les yeux.

 

- D'ailleurs, si tu veux venir le week-end prochain, c'est l'anniversaire de mon père, dis-je en me retournant sur le dos, passant mes doigts sur son torse blanc, Josh part en formation en plus donc il ne sera pas là...

 

Un petit sourire étira ses lèvres et il posa sa main sur ma joue, touché.

 

- Enfin tu fais comme tu veux, concluais-je, détournant le regard, légèrement gêné.

 

Je sentais mon cœur battre dans ma poitrine et je haïssais ce battement autant que je l'appréciais. Je ne voulais pas croire en ce que disait Liz. Je ne voulais pas qu'il m'aime. Et je voulais encore moins m'attacher à lui. Mais je me mentais encore une fois... Parce que c'était déjà trop tard...

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Ne pars pas - Chapitre 14 - Partie 2  (Ne pars pas...) posté le jeudi 26 juin 2014 17:53

Suite de la partie 1

 

- C'est pas vrai, râlais-je, les yeux rivés sur Baptiste, il n'a rien retenu de ce que je lui ai appris ?

- Attends deux secondes, souffla Liz près de moi, regardant dans la même direction.

- Ça fait une heure, et ils ne font strictement rien...

- Et ça fait une heure que je vous regarde les mater... Je passe vraiment une bonne soirée moi... Souffla Joshua en levant les yeux au ciel.

 

Liz et moi éclatâmes de rire et elle attrapa la main de son petit-ami.

 

- Excuse-nous, mais c'est tellement rare de voir Baptiste draguer ! Dit-elle en rigolant.

- Pourtant il a bien eu Éden... Fit Joshua en me regardant.

- M'avoir ? Répliquais-je amusé, sa drague à consisté à me rouler une galoche et m'emmener dans une chambre d'hôtel, j'étais juste une exception...

- Tu parles, souffla Liz en haussant les épaules, il a passé huit ans à te draguer sans que tu t'en rendes compte, ça c'était vraiment son dernier recours.

- Quoi ? Demandais-je surpris en me tournant vers elle.

 

Mais elle ne répondit pas, un énorme sourire étira ses lèvres et vivement elle tourna ma tête dans la direction de Baptiste. Ce dernier se retrouvait en train d'embrasser passionnément le blond de la piste de danse. Rapidement, je me levais et Liz fit de même.

 

- Ouais Baptiste ! Criais-je en frappant dans mes mains.

 

Liz m'accompagna avec un « Oui, Baba » des plus stridents, ce qui les firent couper leur baiser. Baptiste nous fusilla du regard, rouge de gène et nous retrouvâmes nos places sur la banquette, croisant le regard de Joshua.

 

- Vous êtes vraiment les frangins les plus désespérants que je n'ai jamais rencontré... Souffla-t-il sérieux.

- Elle est désespérante, c'est d'ailleurs pour ça que vous vous êtes trouvés, tous les deux, qui se ressemble s'assemble.

 

Liz cogna son poing sur mon épaule et je tombais de la banquette mort de rire et complètement saoul. Elle m'aida à retrouver ma place avant de prendre la place de Baptiste pour échanger des baisers avec son petit-ami. Ce fut à cet instant précis que je me mis à penser à Morgan... j'avais envie de le voir, même s'il m'avait blessé tout à l'heure... Rapidement j'attrapais mon téléphone et envoyais un simple « Tu fais quoi ? » par message.

 

- Pourquoi tu ne vas pas draguer toi ? Demanda tout à coup Joshua, en se tournant vers moi.

- Qui te dit que je ne le fais pas ? Répliquais-je dans un petit sourire.

- Je ne vois aucun homme autour de toi...

 

Mon portable se mit à vibrer et un sourire étira mes lèvres en voyant le « Rien... » de Morgan. Immédiatement, je lui répondis.

 

« Tu n'es plus avec ton petit ami ? »

 

- Ah ok, j'ai compris, tu envoies des sextos, souffla Joshua en essayant de regarder le message, et on peut savoir à qui ?

 

Liz du tout de suite comprendre car immédiatement elle se redressa, mimant un bâillement.

 

- Je commence à fatiguer moi, peut-être qu'on pourrait rentrer chez moi ce soir, demanda-t-elle en passant sa main dans les cheveux de Joshua, avec le même sourire charmeur que j'arborais si souvent.

 

Morgan répondit alors à mon message, et je n'écoutais plus leur discussion.

 

« Non, il est parti, et toi, tu fais quoi ? »

 

Un léger rire s'échappa de mes lèvres alors que je tentais d'écrire, le plus vite possible,

 

« Joshua dort chez Liz, chez toi dans 15 minutes ? »

 

Il me répondit un simple « Ok » et j'attrapais ma veste avant de me lever, chancelant légèrement.

 

- Tu rentres avec elle, comme ça, ça m'évite de la ramener ? Demandais-je à Joshua pour être bien sûr.

- Oui, pas de souci, profites bien de ta nuit, me répondit-il amusé.

 

Liz perdit son sourire et j'éclatais de rire. S'il savait avec qui j'allais finir la nuit... Rapidement j'allais près de Baptiste, croisant son regard. Amusé, je lui fis un geste obscène dont j'avais l'art, mimant l'acte, le faisant s'étouffer avec son verre. Un nouveau rire s'échappa de ma gorge et je sortis de la boite sans perdre de temps, avant de héler un taxi.

 

**

 

C'est en courant que j'arrivais chez Morgan, tambourinant sur sa porte. Il mit quelques secondes à venir m'ouvrir, un sourire irrésistible accroché aux lèvres. Sans attendre, je plaquais mes lèvres sur les siennes, le faisant reculer de quelques pas. Surpris, il ne fit rien pendant un temps, avant de passer ses bras autour de mon cou et de me serrer contre lui. Vivement, je refermais la porte et le plaquais dessus avant de descendre mes lèvres dans son cou, suçant sa peau avec fièvre. Mes mains déboutonnèrent son jean avant de glisser dedans. Un cambrement violemment secoua le corps de Morgan tandis que je passais mes mains sur ses fesses magnifiquement dessinées.

 

- Tu es complètement saoul... Souffla-t-il dans un gémissement.

- Et alors ? Demandais-je en posant l'une de mes mains sur son sexe qui commençait à se durcir.

 

Un nouveau gémissement s'échappa de ses lèvres et il du caler sa tête dans mon cou alors que je commençais à le masturber. Ses mains se posèrent sur mes épaules et je pouvais sentir ses mains se crisper à chaque vas et viens plus insistant.

 

- Je t'interdis de t'endormir après m'avoir chauffer comme ça... Gémit-il en se cambrant de tout son long.

 

J'éclatais de rire et augmentais le rythme. Il ne pu tenir bien longtemps et dans un gémissement des plus sensuels, il se libéra dans ma main. D'un air provocateur, je ramenais ma main à ma bouche et commençais à lécher sa semence. L'effet escompté ne tarda pas et je pu voir immédiatement du désir dans le regard de mon amant. Sans vraiment me laisser le temps de comprendre, il reprit mes lèvres avec fougue avant de me plaquer contre le mur. Sous le choc, plusieurs cadres tombèrent au sol, le verre se cassant en mille morceaux, nous faisant sursauter. Nous regardâmes dans la même direction avant d'éclater de rire tous les deux.

 

Mais bien vite, nos regards se croisèrent à nouveau et nos lèvres ne tardèrent pas à se retrouver avec fièvre. Enivré, ce fut à mon tour de le faire reculer de quelques pas avant de le plaquer contre la commode. Là encore, plusieurs objets tombèrent sur le sol mais nous nous en préoccupions pas. Mes mains passèrent sur le col de sa chemise blanche et vivement, je l'ouvrais, faisant tomber les boutons sur le sol. Mes lèvres se posèrent sur la peau blanche de son torse, mordillant légèrement ses tétons durcis de plaisir. Ses mains passèrent dans mon dos et il balança sa tête en arrière, reprenant ses gémissements si sensuels.

 

- J'espère que ton petit-ami ne t'a pas épuisé parce que je ne suis pas prêt à te laisser dormir cette nuit, Soufflais-je, avant de passer ma langue dans son nombril.

 

Et sans attendre, je refermais mes bras autour de son corps et l'emmenait dans sa chambre. Mais contre toute attente, ce fut lui qui mena la danse. Le regard décidé, il me fit tomber sur le bord du lit, avant de se mettre à genoux devant moi. Je ne tardais pas à me tenir nu devant lui alors qu'il regardait mon intimité gorgée de désir. Sensuellement, il s'abaissa pour déposer de légers baisers dessus. Ses mains remontèrent le long de mes cuisses et je sentis ma respiration s'accélérer alors que mon cœur battait la chamade. Lorsqu'il posa un énième baiser sur mon gland, je ne pu m'empêcher de gémir, fermant les yeux sous le plaisir ressenti. Morgan me prit alors en bouche, si profondément que je crus un instant que je ne pourrais pas tenir. C'était la première fois qu'il me prenait ainsi et la sensation était des plus exquises. Sa langue s'enroulait autour de mon membre avant de tout lâcher pour venir caresser le bout. Des gémissements aigus, que je ne reconnaissais pas, s'échappaient de mes lèvres. Il semblait décider à me faire prendre mon pied et il y arrivait parfaitement.

 

- Morgan, c'est trop bon, soufflais-je dans un gémissement en posant ma main sur sa tête.

 

Au son de ma voix, il intensifia le mouvement, rendant ses vas-et-viens tellement rapides que je ne pu tenir et éjaculais dans sa bouche, dans un râle à la limite du cri.

 

Épuisé, je tombais sur le lit, tentant de me remettre de cet orgasme. J'entendis Morgan rigoler près de moi, amusé de me voir dans cet état. Je l'entendis enlever son jean et son boxer et vivement il vint se mettre à califourchon au-dessus de moi.

 

- Hey ! S'écria-t-il passant sa main dans mes cheveux, interdiction de t'endormir je t'ai dis !

 

Je rigolais et ouvrit les yeux. Ma main remonta le long de son dos alors que je me redressais en même temps pour happer ses lèvres. Ses bras entourèrent mon cou et il fit un mouvement du bassin, touchant mon intimité avec la sienne.

 

- J'ai l'impression que je me suis trompé d'appart... Soufflais-je étonné de le voir aussi séducteur.

 

Morgan éclata de rire et j'inversais nos positions, me retrouvant au-dessus de lui, ses jambes encerclant mes hanches. J'avançais deux doigts à ma bouche, mais Morgan m'arrêta, de légères rougeurs sur les joues.

 

- Éden... Il n'y pas pas besoin...

 

Je fronçais les sourcils, surpris et il me fallut quelques secondes pour comprendre, l'alcool n'aidant pas. Il avait couché avec Jules.

 

- Tu... Tu es capable de...Fis-je hésitant, ou c'est comme hier...

- Non... Vas-y, Souffla-t-il en passant sa main sur mon torse.

 

Et comme pour m'aider à me décider, il se releva et prit fougueusement mes lèvres. Il en avait envie autant que moi, et lorsqu'il se rallongea, je ne tins plus. Mes mains attrapèrent ses hanches brusquement et je le rapprochais de moi, soulevant son bassin à l'aide de mes genoux. L'une de mes mains alla se caler dans le creux de son dos tandis que l'autre était posée près de la tête de Morgan pour me soutenir. Un dernier baiser, et je le pénétrais, le plus doucement possible.

 

A travers le baiser, je le sentis grimacer, mais il n'avait pas mal... Et je ne sais pas si je devais me sentir soulager. Sans attendre, je démarrais mes coups de reins, guettant du coin de l’œil le moment où il aurait mal. L'image de ses bleus était toujours dans mon esprit et même si j'aurais beaucoup de mal, j'étais prêt à m'arrêter là. Mais contre toute attente, Morgan se cambra de plaisir, lâchant un gémissement des plus irrésistibles.

 

Ce fut à cet instant précis que la raison me fit défaut. Le voir ainsi prendre un plaisir dingue eut raison de moi et je décidais de ne plus me préoccuper de rien, pour partager ce moment avec lui. Brusquement, j'intensifiais mes coups de riens et Morgan lâcha son premier vrai cri. Son corps s'arquait, se tordait. Ses jambes enserrèrent ma taille fortement et je posais ma tête contre son torse, ne pouvant m'empêcher de gémir à mon tour.

 

Les vagues de plaisir déferlaient en moi, terriblement excitantes. Les mains de Morgan serraient les doigts tandis que nos corps commençaient à être perlés de transpiration. L'orgasme vint bientôt prendre place entre nous et ce fut dans un déhanché plus fougueux que les autres que nous éjaculions dans un même cri.

 

Fatigué, la respiration saccadée, je me retirais avant de m'écrouler près de lui, posant ma main sur son torse. Et sans vraiment que je puisse y faire quelque chose, je sombrais dans un profond sommeil...

 

**

 

Ce fut la main de Morgan passant sur la cicatrice qui zébrait mon dos qui me réveilla. Il sentit immédiatement mon trouble car il retira sa main, soufflant un « désolé » surpris.

 

- C'est rien, répondis-je en me relevant sur mes coudes, passant mes mains sur mon visage, j'ai un de ces maux de crâne...

- Tu es sorti avec Liz et Joshua hier ? Me demanda-t-il en se rallongeant sur le dos.

- Au départ j'étais avec Baptiste puis ils nous ont rejoins, oui... Et ton frère s'est même excusé... S'il savait ce que je suis venu te faire juste après...

 

Lentement, je vins me rallonger sur lui, calant ma tête dans son cou comme j'aimais si souvent le faire. Ses bras m’enlacèrent immédiatement et il déposa un baiser sur mon épaule.

 

- De toute façon, si je lui dis, il me tue et si je ne lui dis pas, il me tuera aussi donc... Souffla-t-il en haussant les épaules.

- Je n'arrive pas à comprendre comment il peut te laisser avec un crétin pareil et me détester à ce point, dis-je en repensant à la manière dont il l'avait traité au Label.

- Ce n'est pas un crétin...

- Excuse-moi mais te prendre aussi violemment à tel point que ça te fait des bleus et t'humilier de la sorte sur ton lieu de travail... Si ce n'est pas un crétin c'est quoi ? Dis-je plus durement en relevant la tête pour croiser son regard.

 

Mais un soupire s'échappa de mes lèvres alors qu'il me fusillait du regard.

 

- Ok, on ne parle pas de lui, concédais-je en retrouvant ma place dans son cou.

 

Plusieurs minutes passèrent sans que nous ne parlâmes. Puis un petit sourire étira mes lèvres.

 

- Si tu ramènes ton copain ici, et qu'il tombe sur un de mes messages, ça ne va pas le faire...Dis-je amusé.

- C'est pour ça que dorénavant on le fera chez toi, et plus de messages... Répondit-il en glissant ses doigts sur mon tatouage.

- Ou on pourrait parler en langage codé.

 

Je relevais la tête, amusé par cette idée.

 

- Voyons voir... Si je te dis « La répétition est décalée d'une heure », ça voudra dire qu'il faut qu'on se voit.

- N'importe quoi, s'exclama Morgan en riant.

- Mmmh « Rendez-vous au Label », ça sera pour aller chez moi, et « Rendez-vous à la salle », pour aller chez toi.

- Et si un jour la répétition est vraiment décalée ? Dit Morgan en souriant.

- Et bien attends toi à me voir débarquer excité.

 

Morgan éclata d'un rire cristallin, avant de se relever, mettant fin à notre étreinte.

 

- Allez viens déjeuner, avant d'aller à la salle parce que la répétition est avancée, souffla-t-il en attrapant son boxer.

 

J'éclatais à nouveau de rire avant de me lever à mon tour.

 

- Ok pour le déjeuner, mais le reste, je ne peux pas, je dois aller chercher mon neveu à l'école, je lui dois une leçon de guitare.

 

Morgan acquiesça et me tendit mon pull. Nous nous habillâmes vivement puis sortîmes de la chambre. Mais alors que nous allions aller dans la cuisine, nous entendîmes la porte d'entrée s'ouvrir. La réaction de Morgan ne se fit pas attendre et vivement il me fit entrer dans sa petite salle, fermant la porte.

 

- Putain Morgan, c'est quoi ce bordel ! S'écria Joshua, énervé.

- Je... Désolé...

- Et bien, ça y est, toi et Jules c'est reparti comme avant à ce que je vois.

 

Une grimace étira mes lèvres en entendant son prénom et je perçu le « oui, oui » gêné de Morgan. Je lâchais un soupire et me retournais avant de me figer aussitôt. Devant moi, là où normalement se trouvait tous les posters à mon effigie, il n'y avait plus rien. Un mur blanc. Mon cœur se serra à la seconde en comprenant ce qu'il s'était passé. Mon regard se posa sur sa petite étagère où tous nos albums traînaient habituellement, mais encore une fois, il n'y avait plus rien.

 

Plus que de le voir avec son petit-ami, apprendre qu'il avait voulu m'oublier si ardemment me fit atrocement mal. Je le méritais, pourtant... Pourtant, je n'arrivais pas à l'accepter.

 

- C'est bon Éden, tu peux...

 

Je me tournais vers Morgan et il comprit à la seconde. Ses yeux passèrent du mur à moi et il voulu faire un pas vers moi, mais immédiatement je passais près de lui.

 

- J'y vais, à plus tard.

 

Et sans attendre, je sortis de l'appartement.

 

**

Suite dans la partie 3


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