One more night -1-  (One More Night) posté le mercredi 17 juin 2009 13:42


Découvrez Cascada!

°0° Allez en attendant le chapitre 3 de Nothing To Prove, je vous mets le permier chap de OMN. Je dois dire que cette histoire je l'aime vraiment beaucoup. C'est une sorte de nouvelle écriture qui me plait. Je mélange passé et présent, et j'espère pour vous que çe ne sera pas trop déroutant ^^ ALors j'espère que ça vous plaira ^^

Je tiens a dire merci à Cracotte et Rhode pour leur com sur le prologue de cette histoire ainsi qu'à Mahea pour la correction ^^ bisouuu °0°


 

 

Je ne sais pas vraiment ce que je fais là. Devant cette boîte de nuit qui ne me dit rien. Mais encore une fois je l'ai écouté, j'ai fais ce qu'elle m'a dit comme un bon fils, alors que je vais bientôt avoir 22 ans. Je regarde ces gens autour de moi trépigner d'impatience à l'idée d'entrer dans cette boîte de nuit. Mes amis sont pareils...Mes amis...Je ne sais pas si je devrais les appeler comme ça...Juste les gens avec qui je traine depuis cinq ans...Depuis que je suis arrivé dans cette maudite ville, Philadelphie. Oh, tout le monde dit que cette ville est magnifique...J'entends encore ma mère me vanter les mérites et les beautés de cette ville...Mais rien au monde ne pourra me retirer de la tête San Francisco...

- Edwin !


Le jeune homme tourna la tête vers la voix stridente d'une jeune fille. Ses yeux verts perçants se posèrent sur la fine silhouette devant lui. Celle-ci se mit à sourire ravie d'avoir enfin toute l'attention de l'homme. Sa main partit dans la chevelure noire de jais du brun, et ses lèvres pulpeuses vinrent donner un chaste baiser. Elle était raide dingue de lui...De son côté distant qui pourtant faisait tomber tout le monde sous son charme. Sa peau laiteuse, dont elle avait elle seule, le plaisir de toucher...Elle avait passé deux ans à essayer de l'avoir, deux ans à tenter de capter son attention sans jamais y parvenir...Jusqu'au jour où elle avait appris qu'à la même date, tous les ans, il buvait plus que de raison...Alors elle avait saisi cette perche, et la voici maintenant, aux bras musclés de son homme. Elle pouvait se pavaner fièrement, car Edwin était le petit ami que tout le monde voulait avoir...

- Qu'est-ce qui y a Lisa ? Demanda le dénommé Edwin, visiblement ennuyé.
- Rien...Tu avais juste la tête dans les nuages...Répondit la jeune femme, souriante comme jamais.


Le brun fronça les sourcils, visiblement énervé, puis dans un soupire de lassitude, il reporta son attention à la porte du bâtiment.


Plus je reste avec elle, plus je me dis que je perds mon temps...Même au pieu elle n'en vaut pas le coup...Alors pourquoi je reste avec elle ? Pour sa beauté ? Pourrait-on appeler belle le type de bimbo qui pendouille à mon bras ? Oui elle est mignonne, ses longs cheveux blonds, ses yeux d'un bleu profond, sa silhouette magnifique...Oui elle en fait rêver plus d'un...Sauf moi...

- Allez, dans cinq minutes ça va s'ouvrir !


Un jeune homme d'une vingtaine d'année donna un coup de coude à Edwin, puis tenta désespérément de s'immiscer un peu plus dans la queue, mais rien n'y fit, tout le monde le remit à sa place. Ses longs cheveux châtains tombaient en cascade sur son visage, accentuant son regard vert rieur. De légères taches de rousseurs venaient parsemer son visage.

- Faudrait te calmer un peu Eddy, ce n'est qu'une boîte de plus...Fit Edwin, passant une main dans ses cheveux, l'air las.


Le dénommé Eddy le regarda alors avec de grands yeux, puis s'avança de son ami, calmement.

- Mon cher Edwin...Je t'aime beaucoup, mais si tu traites une nouvelle fois « L'apple Bleu » de simple boite, je serais dans l'obligation de te refaire ton joli portrait...Dit-il, lui lançant un sourire moqueur.
- Parce que tu crois que ce serait moi qui finirait par terre ? Répliqua Edwin, amusé.
- Tu veux qu'on essaye ?
- Mais ça va pas ! Il est hors de question que vous vous battiez !


La voix stridente de Lisa attira l'attention des deux garçons, qui la regardèrent exaspérés.

- T'as pas compris qu'on déconnait ? Lui rétorqua méchamment Eddy.


Entre eux ce n'est pas l'amour fou...Il m'avait prévenu pourtant...Je me lasserais d'elle...Il avait vu juste. C'est peut-être le seul qui me connaisse vraiment...Qui connaisse mon passé...Mon ancienne vie...Lui...Le seule à qui j'ai osé raconter tout, et je lui en serais éternellement reconnaissant...

- Qu'est-ce qu'il y a dans ta boîte de si important ? Demanda Edwin, lâchant la main de sa compagne pour les ranger dans ses poches.
- Un putain de canon ! Répliqua Eddy, enthousiaste.
- Y'en a dans toute les boîtes...
- Non mais attends ! C'est vraiment une beauté, elle chante, elle danse...Elle est magnifique.
- Elle ? Demanda Edwin, surprit


Eddy laissa échapper alors un rire nerveux, puis regarda son ami.

- Ouais...Je sais que tu dois te dire, pourquoi il craque sur une fille alors qu'il est gay...Mais attends de voir le canon, et tu comprendras mieux. Fit Eddy, de légères rougeurs sur les joues.
- T'es vraiment bizarre...Avoua alors Edwin, étonné.


Ils attendirent encore quelques minutes, puis enfin les grandes portes bleus s'ouvrirent, laissant entrer l'énorme foule. L'endroit était magnifiquement décoré. Les murs bleu turquoise laissaient refléter sur le sol les rayons lumineux des sphères accrochées au plafond. Sur tous les côtés, des banquettes, de couleurs orange, donnant un certain air kitch à l'endroit. Au beau milieu, un énorme bar de forme ovale. Tout au bout, une scène de couleur blanche avec quelques barres en fer. Edwin passa ses yeux sur les quelques fresques murales où étaient peints des danseuses, ou des chanteurs.


L'endroit est vraiment pas mal...Mais je vois pas ce qui change d'une boîte normale...Et l'autre à côté qui n'arrête pas de me coller...


Le groupe d'amis partit s'assoir sur une banquette. Edwin se trouvait près d' Eddy, qui semblait complètement excité. Il tenait difficilement en place, n'attendant qu'une chose, que le show commence. Celui-ci ne tarda pas. Quelques minutes après que tout le monde soit rentré, les lumières s'éteignirent, puis un spot de lumière bleu s'alluma, laissant découvrir une magnifique jeune femme, le visage baissé, touchant la barre en fer.


La musique se lança. Une musique techno, assez entrainante. Tout le monde s'approcha, y comprit Eddy qui se rua aux devant de la scène. La jeune femme commença à chanter, balançant ses hanches au rythme de la musique.

 


.0.

You took a piece of my heart
I never thought that this could fall apart
You said you fell in love
And this was more than I had ever been afraid of
Another life
Another happy ending cuts like knife
Another place, another time
Another hand to touch, another sun to shine

.0.


Cette voix...Elle me rappelle...


La jeune femme portait un short blanc, collant un maximum ses cuisses parfaitement bronzées. Les yeux d'Edwin remontèrent lentement...Le fait de poser son regard sur la jeune femme ravivait en lui des souvenirs qu'il avait mis si longtemps à oublier...Un soutien gorge blanc lui servait de haut, accentuant l'effet érotique de la jeune fille. Ses cheveux châtains, ondulés, lui tombaient sur les épaules, la danseuse s'évertuant à garder la tête baisée.


Le rythme de la musique s'accéléra, et à la dernière parole, la jeune femme souleva sa tête, Mettant à nu son doux visage.


Non...


.0.

You got me deeper than deep and I'm constantly blinded
I'm running around but there's no place to hide
I start to talk in my sleep, our souls have divided
Why can't they forgive me these demons inside
Deeper than deep and I'm constantly blinded
My heart starts to shiver for I was letting up
I start to talk in my sleep, cause our souls have divided
How can it be that you're ready for love

Ready for love ...

.0.


Les yeux d'Edwin s'agrandirent de surprise lorsqu'il croisa le regard bleu de la danseuse. Sous la surprise, il lâcha son verre, qui tomba au sol, s'éclatant.


Mais...Qu'est-ce qu'elle fait là ?...Ayla...


Sous le choc, le jeune homme n'entendit pas les cris désespérés de son amie, qui essayait de savoir ce qu'il avait. Ses yeux suivaient chaque mouvement de la danseuse. Celle-ci accéléra ses mouvements, accompagnant ses gestes de paroles, le tout donnant un magnifique spectacle. Elle jouait avec la barre, tournoyant autour. Ces gestes étaient rapides mais sensuelles, un déhanchement parfait...


La voix de la danseuse s'arrêta, et deux hommes vinrent à ses côtés pour l'accompagner. Le femme laissaient ses pas se faire eux même, guidés par la musique. Elle semblait s'amuser...Et entrainait son public avec elle.


.0.

How can it be that you're ready for love .....

.0.


La Techno ralenti, ainsi que la danse. Les trois personnes se rapprochèrent, dansant sensuellement les uns contre les autres. La pièce augmenta de température, et les yeux d'Edwin s'ouvrirent un peu plus.


.0.

Time will tell
A single day had helped me break this spell
Don't want to be alone
When will I be understood when is my kingdom to come
Another boy, another life
Another happy ending, and I'll be alive
Another place, another time
Another hand to touch, another sun to shine

.0.

 

Les paroles reprirent, et la danse redevint calme. Le jeune femme se rapprocha de la barre en fer, et se remit à danser avec. Sa voix pénétrait chaque personne, envoutant ses fans.


.0.

You got me deeper than deep and I'm constantly blinded
I'm running around but there's no place to hide
I start to talk in my sleep, our souls have divided
Why can't they forgive me these demons inside
Deeper than deep and I'm constantly blinded
My heart starts to shiver for I was letting up
I start to talk in my sleep, cause our souls have divided
How can it be that you're ready for love

.0.


Le refrain reprit, et la danse rapide réapparut. Le public se mit à se déchainer, comprenant que le spectacle allait prendre fin. Encore sous le choc, Edwin s'écarta le plus possible de ce qui était son passé. Il s'assit sur la banquette, ne pouvant se résoudre à la regarder...


.0.

How can it be that you're ready for love ...

How can it be that you're ready for love ...

.0.


Flash Back


  • Edwin ! Dépêches toi ! Le bus arrive !!


Au son de la voix de sa mère, le jeune home se leva de son lit. Dans un soupire de lassitude, il s'approcha de son miroir et se regarda. Ses cheveux bruns étaient coupés courts, mais tout de même assez long pour venir gêner son visage. Son visage, d'habitude rieur, reflétait aujourd'hui toute la peur qu'il avait en lui. Ses yeux verts laissait apercevoir l'état d'énervement dans lequel il se trouvait...Pourquoi avaient-ils dû déménager ? Il était bien à New York !


Rageusement, il prit son sac, qu'il mit sur son dos et sortit de sa chambre.

- Edwin attends !


La voix de sa mère le retint, et lentement il se retourna. Il croisa le regard émeraude de sa mère. Ses cheveux bruns étaient lisse, et lui tombaient dans le bas du dos. Elle portaient une jolie robe verte, qui lui allait à ravir. Il lui ressemblait beaucoup...Il l'aimait aussi beaucoup, pourtant...Il ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir, car c'est elle qui avait décider de partir, et de le forcer à venir avec lui.


La jeune femme, s'approcha de son fils, et passa sa main dans la chevelure indomptable de son fils. Puis ses yeux se posèrent sur la tenue du jeune homme et un soupire s'échappa de ses lèvres.

- Tu aurais pu faire un effort...Souffla-t-elle, lasse.


Edwin posa son regard sur ses vêtements. Il n'avait pas vraiment chercher la perfection, un jean délavé, un tee-shirt vert, et un chemise à manches courtes rouge par dessus, ouverte.

- Je vais dans une nouvelle école, pas voir le président. Répliqua-t-il, haussant les épaules.
- Pourquoi tu fais ta tête de mule ? Je t'avais préparé des vêtements...Commença la mère, s'énervant.


Mais son fils se retourna, la coupant dans son élan. Il descendit les marches, sachant très bien que sa mère le suivrait. Sans un regard il enfila ses converses verte puis ouvrit la porte.

- Tu as décidé que je devais te suivre, tu vas pas non plus décider comment je dois m'habiller. Lança-t-il, méchamment. D'un coup sec, il referma la porte, et descendit les marches du perron.


Le soleil se tenait fièrement dans le ciel, amenant avec lui une légère brise chaude. Les yeux d'Edwin se posèrent sur une jeune fille qui se tenait sur le rebord du petit mur en brique. Sa timidité reprit alors le dessus, et sans un mot, il s'approcha d'elle, restant quand même assez loin. L'arrêt de bus était juste devant chez lui. Il sentit alors le regard de la jeune fille se poser sur lui.

- C'est toi Edwin ? Demanda-t-elle.


L'interpellé retourna vivement la tête surpris. Ses yeux croisèrent les océans magnifiques de la jeune fille, et de légères rougeurs apparurent sur son visage. Ses cheveux ondulés lui tombaient sur son visage. Elle était vraiment belle...Elle portait un jean taille baisse et un débardeur blanc, surmonté d'un gilet de la même couleur. Pendouillant sur son épaule, un sac de couleur marron avec, accroché à la lanière, des chaussons de danse blanc.

- C'est toi ou pas ? Répéta-t-elle, visiblement énervée.


Edwin hocha frénétiquement la tête, se sentant rougir un peu plus. Les sourcils de la jeune fille se rapprochèrent, comme si elle analysait le jeune homme.

- T'as quel âge ? Demanda-t-elle, intriguée.
- 14...Bientôt 15...Souffla Edwin, surpris.
- Tu les fait pas...


Cette remarque blessa légèrement le jeune Edwin, mais il l'encaissa sans un mot. La jeune fille se leva et s'approcha de lui. Sa main gauche tenant la lanière de son sac, elle lui tendit la droite.

- Je m'appelle Ayla, je suis ta voisine, ta mère m'a demandé si je pouvais un peu t'aider à t'intégrer.


Edwin se sentit alors complètement honteux et baissa la tête...Pourquoi fallait-il qu'elle se mêle de tout ?

- Je suis pas dans la même classe que toi, j'ai 17 ans, mais tu trouveras vite ton petit groupe dans les nombreux troisième qui vont débarquer, alors t'as pas vraiment besoin de moi. Continua la jeune fille, regardant sa montre.


Le jeune homme releva la tête surpris par l'attitude désinvolte de la prénommée Ayla. Celle-ci lui sourit et lui montra le bus qui commençait à s'arrêter devant eux.

- Montes, ça te conduit direct au lycée.


Edwin s'avança timidement vers l'entrée du bus, mais s'arrêta. Son regard se posa sur la jeune fille.

- Tu montes pas ? Demanda-t-il, timidement.
- Non. J'ai rendez-vous avec deux autres canons, on se verra plus tard beau brun ! Lâcha-t-elle, se retournant.


Edwin haussa les épaules et monta les marches du bus...Cette fille était vraiment spéciale...


Fin du Flash Back


Tellement pris dans ses souvenirs, Edwin n'entendit pas vraiment que le show venait de prendre fin, et que tout le monde avait repris sa place. Un coup de coude le fit sursauter, et le regard meurtrier, il dévisagea son ami.

- Je t'avais dit qu'elle était canon ! Lui fit Eddy, enthousiaste.


Mais qu'est-ce qu'elle fait là ?...Non...Il faut que j'aille lui parler...


D'un bond, Edwin se leva, prétextant une envie pressante...Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il fallait qu'il la voit...Juste une fois. Il s'approcha de la scène, puis la longea, mais un garde l'arrêta.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Retourne devant la scène !
- Je...Je dois voir Ayla...Souffla Edwin, froid.
- Oui ! Ils disent tous...


Mais le garde ne pus continuer, une voix féminine s'éleva dans les airs, une voix qui fit frémir Edwin.

- Laisses-le entrer Shan, je le connais...


Le garde soupira, puis montra la porte de la loge où la jeune femme s'était échappée. Edwin y pénétra, et entra dans une atmosphère chaude. La loge était colorée de jaune, de rouge et d'orange. Le brun reconnut directement la jeune femme de dos. Celle-ci se retourna lentement. Elle était toujours en tenue de travail, mais s'en fichait totalement. Ses sourcils se froncèrent et rapidement elle s'avança vers Edwin, qui lui ne savait plus quoi faire. Une main douce vint se poser sur sa joue.

- J'ai l'impression de voir un fantôme...Murmura-t-elle, ses océans se remplissant de larmes.
- Ça m'a fait la même impression en te voyant sur scène...Répliqua Edwin, la voix basse.
- Cinq ans...
- Je suis désolé.


Soudain, Edwin ressentit une vive douleur, et sa tète tourner violemment. Il posa sa main sur sa joue meurtrie...Ayla venait de lui administrer un gifle monumentale.

- Je crois que je l'ai mérité...Murmura Edwin, fermant les yeux...


Pourquoi je ne l'avais pas vu venir ???

- Crois moi, tu en mérites beaucoup d'autres. Répliqua-t-elle, le regard noir


Sa réaction était à prévoir...Je ne suis qu'un idiot...Lui...Est-il là aussi ?

- Si tu es là...Il ne doit pas être loin non plus...Fit Edwin, se remettant droit.
- Tu devrais partir, il ne va pas tarder. Répondit la jeune femme, acquiesçant de la tête.


Dans un soupire Edwin se retourna...Il avait soudainement mal au cœur. Il allait passer la porte lorsque la main d'Ayla le retint.

- Rejoins-moi demain au restaurant, à l'étage, vers 14 heures...Je crois qu'il faut qu'on parle.

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One more night -Prologue-  (One More Night) posté le mercredi 17 juin 2009 13:40

 

One more night

Une nuit de plus

I wanna be with you

Je veux être avec toi

When i wanna hold you tight

Où je veux, te tenir fort

It's feels so right tonight

Ca se passe si bien ce soir

So leave it up to you

Ne le laisse pas jusqu'à toi

and i think the time is right to stop the fight

Et je pense que cette fois c'est juste d'arréter le combat

 

Je suis celle qui vous regarde vous aimer en secret

Je suis celle qui le pousse vers toi

Je bouge au rytme de la musique

Comme toi au rytme de ton coeur

Ma voix l'ensorcelle, le guide

Un jour tu lui appartiendra...

 

Je suis celui qui t'aime

j'attends cette nuit que tu promets

En quelques heures je devrais te conquérir

Ton corps, ton âme, ton coeur

Je te veux pour une nuit de plus

 

Je suis celui qui te hais

rentres dans mon jeu et je te briserais le coeur

Si tu tiens à moi éloignes toi

Ne me cèdes pas

Tu t'avances dans un labyrinthe sans fin

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Nothing to prove -9- Partie 5  (Nothing To Prove) posté le mardi 16 juin 2009 11:03

 

Je vais essayer de faire une autre garde très rapidement...Dis-je dans un sourire.


Un dernier baiser, et je me levais, sortant de sa chambre après un dernier regard...


**

Cela faisait une heure que je tentais de travailler avant de rejoindre le directeur dans la salle dé réfectoire, mais je n'y arrivais pas. Mes pensée et ma concentration étaient toujours dans la chambre d'Ilian. Un sourire niais ne cessait de s'afficher sur mes lèvres alors que mes yeux se posait sur le lac. Je ne pouvais m'empêcher de me demander si Ilian était dans le même état que moi. Il avait franchi un cap, et ce cap, il me l'avait offert. Je lui avais donné une seconde première fois et j'en étais plus qu'heureux.


Un bâillement franchit le barrage de mes lèvres et je sursautais alors que j'entendais quelqu'un frapper à ma porte. Le directeur ouvrit alors la porte et ses sourcils se froncèrent en voyant mon teint fatigué.


La nuit a été agité ? Demanda-t'il, surpris.

Non...Pas vraiment. Répondis-je dans un sourire resplendissant.


Je me levais et marchais à ses côtés jusqu'au réfectoire. Là, nous prîmes notre petit déjeuner et allâmes nous assoir à la table du personnel. La salle se remplit peu à peu. Mon regard se posait sur l'ensemble des gens dans la salle jusqu'à le voir, là assis sur sa table. Mais mon sourire s'élargit alors que je vis Cameron s'asseoir près de lui. Ilian leva alors les yeux vers moi, et ses lèvres s'étirèrent dans un faible sourire.


Jaeden, je te parles, tu m'écoutes ? Fit le directeur, vivement.


Je sursautais pour croiser une nouvelle fois le regard du directeur, et il répéta ce qu'il me disait, les nouvelles mesures de sécurité au sein des adolescents. Je l'écoutait sans vraiment l'écouter, ne pouvant m'empêcher de river mon regard sur Ilian et Cameron, qui déjeunaient, s'échangeant des paroles par-ci par là. Depuis combien de temps se parlaient-ils ? Cameron ne m'avait jamais parler d'un quelconque rapprochement avec un autre patient. Cela me faisait chaud au cœur, aussi timide les un et les autres, je préférais vraiment qu'Ilian devienne ami avec Cameron qu'avec Melvin...


Paul et mois finassâmes de déjeuner et après un dernier sourire caché à Ilian, je sortis du réfectoire. Le directeur alla dans son bureau tandis que j'allais dans le mien. Au bout d'une heure, n'arrivant pas à travailler, j'allais chercher un café dans la salle des infirmières. J'approchais de la machine et me servait une tasse. L'infirmière en chef regardait la télé alors qu'un, que je ne connaissais pas lui parlait. Curieux, j'écoutais :


J'ai été surprise de le voir d'aussi bonne humeur. Dit-elle, prenant une revue. Il avait les yeux rouges, mais un sourire accroché à ses lèvres...Je ne comprends pas.

Tu as vérifier son bras ? Fit l'infirmière en chef, peu intéressée.


Je compris à cette phrase qu'elles parlaient d'Ilian. Mon cœur s'accéléra alors que j'entendis qu'il était dans le même état que moi.


Oui, il cicatrise vraiment bien. Répondit-elle en acquiesçant, j'ai été mangé au réfectoire et tu ne devineras jamais.

Quoi ?

Il a mangé...Tout son plateau. Je te promets il ne restait même pas une seule miette.


L'infirmière daigna alors tourner sa tête vers la jeune femme, ne semblant pas vraiment la croire. Mes mains se crispèrent sur la tasse et un sourire niais ne voulait pas se départir de mon visage.


Tu en as parler au directeur ? Demanda l'infirmière en chef, sérieuse.

Non, pourquoi ? Fit la jeune femme, surprise.

Il s'occupe du cas d'Ilian.


Mes sourcils se froncèrent d'incompréhension, pourquoi étais-ce le directeur même qui s'occupait d'Ilian ? Vivement, je lâchais ma tasse de café, sortant de la pièce à tout vitesse. J'arrivais devant le bureau du directeur, entrant sans même frapper. Je le vis sur son bureau, ses lunettes sur son nez, épluchant des comptes.


Je peux savoir pourquoi c'est toi qui t'occupe d'Ilian ? M'écriais-je énervé.

Depuis quand on entre sans frapper ? Répliqua-t'il, les sourcils froncés


Sous mon regard pesant, le directeur soupira d'exaspération.


Jaeden, soit un peu lucide, dit-il sérieusement. Si j'avais laissé Ilian aux mains d'un autre psy, ce dernier m'aurait demandé des explication, sur le fait que tu ne travaille plus avec Ilian.

Tu aurais très bien pu lui dire que j'avais abandonné. Paul, donne moi la vrai raison. Dis-je autoritaire.


Le directeur se leva furieusement, me lançant un regard noir. Il alla regarder par la fenêtre et se tourna vers moi.


Tu exagères Jaede,. Lâcha-t'il, énervé. Tu étais le dernier sur ma liste, tous les mois, je dois faire un rapport à l'académie et ce rapport sera publié, est-ce que tu penses vraiment que je peux me permettre que malgré tous les psy talentueux que j'ai ici, aucun n'a réussi a pu obtenir des informations sur Ilian.

Je...Dis-je, perdant mon assurance.

Est-ce que je peux aussi dire que j'avais donner son cas à une personne qui se trouvait justement être la raison de son arriver ici ? Dit-il, en colère.

Quoi ? Je ne suis pas la raison de...


Mais il me coupa marchant vers son bureau. Là, il ouvrit un dossier et lu à voix haute.


Je cite : « Combien de temps a duré la relation avec votre cousin ? Elle a commencé une semaine après la rupture avec mon petit ami pour se terminer le jour où je lui ais enfoncé ce bout de verre dans le cœur. »


Je ne répondis rien, déstabilise par ses propos.


Que tu le veuilles ou non, si tu es là, c'est en partit de ta faute. Trancha-t'il, abruptement.


Mes yeux se posèrent sur le sol, s'il voulait me ruiner le moral il venait de le faire en beauté...


Pourquoi vous-êtes vous quitter toi et lui ? Finit par me demander le directeur allant s'assoir sur son siège.

Tu as la réponse dans ce dossier non . Répliquais-je, ne souhaitant pas lui faire de confidences.

Arrête, je sais très bien que ce n'est pas la vrai réponse...Tu ne me parle jamais de ton passé Jaeden...

Parce que je n'en suis pas fier.


Il y eu un blanc, où le directeur ne me lâchait pas du regard. Je me levais alors, comptant partir.


Jaeden, tu ne veux l'aider à aller mieux ?


Cette question me glaça le sang, comment pouvait-il me demander cela alors que j'avais faillit me faire virer pour lui. Ilian allait mieux aujourd'hui, et il ne l'avait même pas encore remarqué.


Il a cru que je l'avais trompé, alors il m'a quitté, dis-je froid. C'est tout ce que je peut te dire, à toi de trouver le reste, tu es son psy maintenant non ?


Sans un mot de plus, je sortis de son bureau, laissant derrière moi une vague d'insolence sans borne. Je me rendis alors dans le couloir des chambres. J'avais rendez-vous avec Cameron et j'avais choisit de l'emmener dehors pour notre rendez-vous. Je toquais à sa porte et il sortit immédiatement, un manteau sur le dos. Nous partîmes alors et je fis un détour par mon bureau, devant moi-même prendre une veste.


L'air était frais dans ce parc qui commençait peu à peu à se blanchir. Bientôt, il serait Noël et je devrais irrémédiablement voir Kain. Chassant cette idée noire, nous primes un chemin entre les arbres, discutant de chose et d'autre. Assez éloigné de l'hôpital, nous assîmes sur un banc, regardant les deux cygnes nager sur le lac.


Ta famille doit venir te voir a Noël ? Demandais-je, me tournant vers lui.

Je ne sais pas...Peut-être ma petite amie...Me répondit-il en haussant les épaules.

Cameron...Tu sais comme moi qu'elle ne viendra pas...

Oui...Vous avez raison...Il y a trop d'heure de route...


Je me crispais alors. Après un mois, Cameron ne m'avait toujours pas parlé du meurtre qu'il avait commis, me parlant que brièvement de sa petite amie. Nous reprîmes alors une discussion sur ses loisirs, jusqu'à ce qu'une personne vienne nous déranger.


Ilian se trouvait sur le chemin, semblant étonné de nous voir là. Mon cœur se mit à battre un peu plus vite alors qu'il posait sa main sur sa nuque, l'air gêné.


J'aimerais rentrer...J'ai un peu froid. Me dit tout à coup Cameron, se levant du banc.

Tu pourrais le faire seul ? Demandais-je ne lâchant pas Ilian du regard.


Cameron me répondit que oui, mais alors qu'il partait, je me levais, marchant d'un pas rapide vers Ilian. Un sourire sur ses lèvres et je ne résistais pas, l'embrassant immédiatement. Ses mains se posèrent sur ma tête et les miennes sur ses hanches. Il recula sous le choc du baiser, il recula, et je le collais alors contre le tronc d'un arbre. Notre baiser, déjà passionné, se transformait de plus an plus. Nous ne nous étions même pas parler, mais nos gestes le faisait pour nous. Nous étions en manque de l'autre. Ma main passa sous sa veste et je le sentis frissonner d'excitation. En manque d'air, Ilian mis fin à notre baiser collant son front contre le mien, essoufflé.


Tu devrais partir, souffla Ilian, posant un smack sur mes lèvres.

Tu nous as suivis...Dis-je un sourire sur les lèvres

Non ! S'offusqua-t'il, le rouge aux joues.


Je rigolais légèrement, et reprenais une nouvelle fois ses lèvres pour un baiser passionné. Ses bras se resserrèrent autour de mon cou et je le collais un peu contre le tronc. Une fois de plus à court de souffle, ce fut moi qui mis fin à notre baiser, déposant un doux baiser papillon sur le coin de ses lèvres.

Va-t'en idiot. Souffla Ilian, dans un sourire qui me chauffa le cœur.

A bientôt...


Vivement, je me décalais, et prit le même chemin que Cameron. Je me retournais, marchant à reculons, et lança un splendide sourire à mon amant avant de me retourner et de partir, avec comme objectif de faire au plus vite une nouvelle garde.


Un sourire collé aux lèvres, je marchais d'un pas détendu vers les abords de l'hôpital. Mais une fois devant, je m'arrêtais, le sang glacé, et le bonheur qui s'était répandu en moi partit aussi vite qu'il était arrivé.


Alors Jaeden...Tu ne viens pas dire bonjour à ta mère ?

 

 

Comment allez vous depuis le temps ? Excusez moi pour cette attente !!!

La prochaine maj sera surement pour Peur de toi encore lol jsuis lancée.

Bisous mes chéris !!!

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Nothing to prove -9- Partie 4  (Nothing To Prove) posté le mardi 16 juin 2009 11:02

 

Immédiatement je lâchais le sac de course et poussait Ilian contre le frigo, le faisant sursauter. Mes bras vinrent se poser des deux cotés de sa tête. Une fois remis de la surprise, Ilian posa sa main sur ma poitrine afin de me stopper et regarda du côté du salon. Constatant que son père était déjà en plein dans le match, sa main remonta et se posa sur ma joue.


Ne recommence jamais ça. Dis-je, le regard dur.

Toi non plus...Souffla-t'il, la voix faible.

OK.


Ilian se mis alors sur la pointe des pied, et posa ses lèvres sur les miennes. Ses bras s'enroulèrent autour de mon cou alors que je restais les mains posées sur le frigo. Un baiser passionné, qui me donnait à chaque fois envie de plus...


**

Je me réveillais, une faible lueur filtrait des stores à demi fermés. Un mal de crâne lancinant me prit alors que je tentais de me mettre assis.


Fais attention à ton plâtre.


Immédiatement, je tournais la tête vers cette voix que je ne voulais pas entendre ici. Kain était assis sur un siège en uniforme.


Pourquoi je suis là ? Fis-je, regardant mon plâtre. Qui m'a amené ici ?

Entorse du poignet mais il a fallut te poser un plâtre quand même, il ne faut pas le bouger. C'est Hugo qui t'a amené ici, il est dehors.


Un soupire passa le barrage de mes lèvres, et je passais ma main sur mon visage, las.


Il peut rentrer, mais toi tu sors. Dis-je le regard noir.

Pour que tu te reprennes une cuite ce soir ? Répliqua Kain ironiquement.

Il suffit que j'appelle la sécurité pour te faire sortir, c'est comme tu veux.


Kain ancra alors son regard dans le mien, mais voyant que je ne plaisantais pas, il se leva et sortit, veillant à bien claquer la porte après lui. Hugo fit son entrée après lui, tout timide. Doucement, je me rallongeais, posant mes yeux sur le plafond.


Tu aurais pu m'amener autre part que là ou bosse mon frère...Soufflais-je, las.

Je ne savais pas que vous étiez en froid...Répondit-il, s'asseyant près de moi.

Mais tu sais qu'il déteste me voir bourré.


Hugo ne répondit rien, se contentant de poser son regard dans le vague, ne sachant que dire.


Merci, dis-je évitant son regard. De m'avoir aidé.

Tu étais dans un sale état...Répondit Hugo en haussant les épaules.


Ce fut à mon tour de ne rien répondre, peu fier. Demain, j'irais au alcoolique anonyme...Il était impensable que je continue ainsi. Je revenais peu à peu vers l'ancien moi, qui se réfugiais derrière ses bouteilles pour oublier son mal-être. J'étais malheureux, voilà ce qui se passais. Malheureusement amoureux...


Je crois que je suis maudit en amour...Soufflais-je, fermant les yeux.

Alors je possède aussi cette malédiction, car celui que j'aime ne m'aime plus. Répondit Hugo, les larmes aux yeux.

Hugo...Je t'en supplie, je n'ai pas envie de parler de ça...


J'étais peut-être dur, mais je ne voyais pas quoi dire d'autre. Je lui avais tout expliqué la dernière fois. Il acquiesça et posa son regard sur la fenêtre, avant de le dériver une nouvelle fois sur moi.


Tu ressors avec ton ex ? Me demanda-t-il, faiblement.

Oui. Répondis-je sérieux.

Mais il t'a brisé le cœur non ?

Ce n'est pas lui qui m'a brisé le cœur...C'est ce qu'il y a autour de nous...On ne peux plus se voir, fis-je tristement.


Hugo posa alors une main sur mon épaule et planta ses magnifiques yeux émeraudes dans les miens.


Si jamais tu as besoin de quoi que ce soit, parler ou...Plus, n'hésite pas à m'appeler. Dit-il, avant de se retourner.

Tu pars ? Demandais-je surpris.

Oui...Je dois y aller.

Il ne m'en fallut pas plus pour deviner que cette discussion lui faisait mal au cœur, ses yeux se gorgeant peu à peu de larmes m'avertirent. Ainsi, je le laissais partir presque en courant. Je n'avais pas la force de le retenir, peut-être était-ce mieux ainsi...


**


Des jours passèrent et le manque de liberté dans mon travail se faisait sentir. Chacun de mes faits et gestes étaient suivis par le directeur, m'agaçant profondément. Tous les jours depuis un mois, j'espérais le croiser, mais rien n'y faisait, Ilian restait visible.


J'avais repris mes réunions aux alcooliques anonymes, parlant avec des hommes et des femmes qui avaient les même problèmes que moi. Peu à peu, je sentais ce désir de prendre une bouteille disparaître, mais tout cela avait un goût de répétition pour moi, car je savais que ce désir resterait toujours en moi, s'atténuant avec le temps.


J'avais repris contact avec Eliott, ayant besoin d'un ami. Ce dernier, bien que très jeune, était assez mature pour son âge, et cela m'amusait de trainer avec lui, reprenant des activités comme les partie de jeux vidéos ou autre. C'était une vraie bouffée d'air, me faisant oublier l'espace de quelques heures le manque d'Ilian qui me rongeait.


Mais c'était mieux pour lui, pour moi et ma carrière.


Je me trouvais aujourd'hui, assis sur des chaises mal faites, à regarder Cameron jouer comme je lui avais promis. Le directeur m'avait autorisé à assister à certaine de ses activités, trouvant là un bon moyen pédagogique d'instaurer un climat de confiance entre nous. C'était ses propres mots. Bien que je ne devrais pas lui en vouloir d'avoir simplement fait son travail, je ne pouvais m'empêcher de me dire qu'il avait eu tort. Notre amitié s'était peu à peu détériorer malgré moi, refusant certaines de ses invitations...


Échec et Mat ! Cria Cameron excité comme une puce.


Il regarda alors vers moi, et je lui fis un sourire faussement joyeux. Je voulais le suivre, mais à chaque fois, mon esprit divaguait, cherchant où pouvait se cacher Ilian. J'aurais aimé le voir, ne serais-ce que l'entre apercevoir. Vérifier qu'il allait bien...


Tellement pris dans mes pensées, je ne vis pas arriver un nouveau patient. Ce fut sa voix qui me fit sursauter.


Je ne sais pas jouer. Dit-il au maître d'activité.

Ce n'est rien Ilian, regarde et apprends.


Ilian...Immédiatement je me redressais, et regardais droit devant moi, sentant mon cœur mort depuis un certain temps renaitre de ses cendres. Mes yeux croisèrent les siens pour ne plus s'en défaire. Doucement, je reprenais ma dose. Un sourire en coin de sa part, et je compris que ce n'était pas un hasard s'il se retrouvais dans cette activité. Lui manquais-je autant qu'il me manquait ?


Son regard dériva sur ma main plâtrée. Dans une semaine, je l'enlevais, me libérant enfin d'un poids. A mon tour, je l'examinais de loin. Il avait maigri, beaucoup trop. Son teint pâle ressortait encore plus, surement dû au fait de la malnutrition qu'il s'infligeait. Dieu sait que j'aurais aimé lui parler...Le toucher...L'embrasser même...Si tout était différend...


Nous passâmes le reste de l'heure, les yeux dans les yeux. Totalement déconnectés de la réalité, je ne vis même pas les deux autres parties gagnés de Cameron. Ce fut la voix grave du maitre d'activité, qui me fit sursauter.


On se revoit mardi prochain, vous avez bien travaillé. Dit-il, en se levant


Je me levais à mon tour, sachant que je ne devais en aucun cas adresser la parole à Ilian. Ce dernier me fixait, sans me lâcher du regard. J'avertis Cameron que je partais dans mon bureau et discrètement, je passais à côté d'Ilian, laissant ma main effleurer la sienne. Mes poils se hérissèrent au contact et je pu remarquer qu'il fermait les yeux. Un sourire peint au visage, je sortis de la salle, me sentant pour une fois comme il ne m'était pas arrivé depuis longtemps : heureux.


**


Et ce fut ainsi que commença nos « rendez-vous ». Il venait à chacune des réunions d'activités et moi j'accompagnais mon patient. Nos regards ne se lâchaient à aucun moment, reprenant peu à peu des forces à travers ce duel.


Le directeur n'était au courant de rien, bien entendu. Je m'étais bien gardé de lui dire, et il ne m'avait rien demander. En quelque sortes...Je ne lui mentais pas.


Deux semaines plus tard, il m'avait obligé à faire une garde, pour un manque de personnel à l'approche des fêtes. C'est avec une légère appréhension qu'il avait laissé l'hôpital sous mes ordres. Et c'est ravi de ce calme et de cette tranquillité, que je me retrouvais dans mon bureau, lisant mon livre. Mon bureau était devenu une sorte de refuge, un endroit où je laissais mes idées noires dehors, contrairement à mon appartement, où elles revenaient au galop.


Ce fut aux alentours de 23 heures que je décidais de me lever, devant faire un tour de garde pour voir que tous les patients avaient bien regagnés leur chambres après le couvre-feu. Marchant dans les couloirs vides et sombres, je sentais mon cœur battre de plus en plus vite alors que j'arrivais dans le couloirs des chambres. Aucune lumière ne filtrait d'en dessous des portes...Aucune...Sauf la sienne.


Avec angoisse, je m'approchais de sa porte, hésitant à frapper. Je mourrais d'envie de le faire mais je restais bloqué. Cela faisait si longtemps que je ne lui avait pas parler...M'en voulait-il de ne pas être revenu le voir ? J'étais heureux lorsque je le voyais aux activités, mais cela restait encore dans le cadre professionnel, car je ne lui parlais plus...Si je lui parlais, je savais que je n'arriverais pas à m'empêcher de prendre de ses nouvelles, de voir s'il allait bien...Non...Il ne fallait pas, je l'avais déjà bien trop fait souffrir.


Mais alors que je me retournais, la porte d'Ilian s'ouvrit, et je sursautais avant de me figer. Moi qui volait passer inaperçu, je venais de me faire avoir. Ilian se trouvait dans l'embrasure de la porte, me regardant les yeux grand ouverts, visiblement il ne s'y attendait pas non plus. Soupirant, je me retournais, essayant de ne pas laisser transparaitre l'envie de le prendre dans mes bras.


Tu...Le couvre-feu t'oblige à éteindre ta lumière...Dis-je maladroitement.


Un sourire étira ses lèvres en coin, visiblement, il avait deviné que j'étais mal à l'aise. Il leva sa main et mes yeux s'ancra dans les siens. A l'intérieur, je pu voir briller cette lueur de malice qui y habitait quatre ans plus tôt...A peine eus-je le temps de réaliser qu'il avait appuyer sur l'interrupteur de la lumière de sa chambre, et se jetais sur moi. Dans le noir complet, je reculais d'un pas alors qu'Ilian s'appropriait mes lèvres. Mon cœur déjà endiablé, augmenta d'un volume alors que je sentais cette étreinte qui m'avait fait défaut depuis un moment. Puis je me ressaisis. L'effet de surprise passé, je compris qu'il ressentait comme moi, ce manque. Vivement, continuant notre échange, j'entrais dans sa chambre, Ilian toujours dans mes bras. Je refermais sa porte et l'appuyais dessus, approfondissant notre baiser. Sa langue vint quémander la mienne timidement, et ravi, je lui donnait l'accès de ma bouche. Mes poils se hérissèrent tellement ce baiser magnifique et diaboliquement sensuel me remplissait de bonheur. Je retrouvais ma dose comme un junki en manque de poudre. Ilian se collait à moi, ses mains passant dans mes cheveux, son bassin se collant à mon inimitié...


A bout de souffle, je mis fin à notre échange, posant mon front contre le sien.


Tu m'as manqué...Soufflais-je, les yeux fermés.


Mais à peine eus-je prononcer cette phrase que je sentis Ilian se crisper. Ouvrant mes yeux, je compris qu'il revenait peu à peu à la réalité. Paniqué, il posa ses mains sur mon buste et m'écarta de lui.


Je...Je suis désolé, je n'aurais pas du...Oublie-ça...Je...Bafouilla-t'il, les larmes aux yeux.

Comment veux-tu que j'oublie Ilian ! Même sans ce baiser, je ne fais que penser à toi. Rétorquais-je, vivement.

Arrête...Ta carrière...Je t'ai détruit une fois...Je ne veux pas le refaire une deuxième fois...


Le clair de lune éclairant son visage, je pu remarquer qu'il pleurait, et mon cœur se brisa à cet instant. Je m'approchais alors de lui, murmurant son prénom, mais il détourna le regard, et ouvrit la porte. Déçu, je fis quelque pas, mais m'arrêta bien vite, posant ma main sur celle d'Ilian, un sourire aux lèvres.


Tu te rappelles, il y un peu plus de quatre ans, je t'avais dis de m'attendre après mes cours, dis-je, essayant de capter son regard, mais j'avais séché, et j'avais oublié de t'avertir. Ce jour-là, tu as piqué une crise, et tu as choisis la plus terrible des armes pour me blesser, l'ignorance.


Je vis ses yeux se fermer alors qu'il m'écoutait. Cette nouvelle limite que le directeur nous avait imposé venait de se briser en milles morceaux.


Et ce jour là, tu m'as claqué la porte au nez. Je t'avais interdit de recommencer...

Mais je...Dit-il, ouvrant les yeux pour croiser mon regard.


Je lui laissais pas le temps de parler, fermant la porte et le collant contre le mur. Mes deux mains de chaque côté de son visage, mes yeux s'ancraient dans ses émeraudes.


Tu veux me virer de ta chambre...C'est la même chose...Murmurais-je, faiblement.

Non...Je...Bredouilla-t'il, perdu.

Que tu le veuilles ou non, maintenant que je t'ai retrouver, tu auras du mal à me claquer la porte au nez une seconde fois.


Mes lèvres se posèrent sur les siennes dans une délicate étreinte. Il ne me résista pas bien longtemps et m'offrit ses lèvres. Ses mains reprirent leurs places sur ma nuque et les miennes vinrent se poser sur ses hanches. Le baiser doux, redevint bien vite endiablé, et Ilian, insouciant, se colla à moi. Mon désir pour lui augmenta d'un cran et je m'éloignais, ne voulant surtout pas qu'il sente que je commençais à m'exciter. J'allais m'assoir sur lit, et m'allongeais regardant le plafond, essayant de me calmer. Mais Ilian vint immédiatement se coller à moi, mettant un bras autour de mon cou, et plongeant sa tête dans celui-ci. Je sentais ses lèvres déposer de doux baisers papillons. Une chose était sur, il avait gagner en assurance.


Je me sentais bouillir, et il ne faisait rien pour arrêter ça. Sa jambe vint se poser sur les miennes, se collant plus qu'il ne le fallait. Mais mes yeux s'ouvrirent du surprise alors que je sentais une chose poussé contre ma cuise...Il était dans le même état que moi. Je me tournais alors vers lui, et pu voir une énorme peur au plus profond de ses prunelles.


Ilian...Soufflais-je touché.

Quand vas-t-on se revoir ? Me demanda-t'il

Aux activités...Dis-je, faiblement...


Mais ce n'était pas la vrai réponse à sa question...


Jaeden...Quand va-t-on vraiment se revoir ? Répéta-t'il, croisant cette fois mon regard.

Je ne sais pas...


Notre avenir était incertain. Peut-être devrons nous attendre encore un mois avant de pouvoir nous serrer de nouveaux l'un contre l'autre... A cette pensée, mon cœur se serra, je venais moi même de me jeter tête baissé dans le piège de nos sentiments...Mais Ilian repris la parole...


Alors...Fais moi l'amour...


Immédiatement, je me redressais, m'asseyant sur le lit pour le regarder.


Quoi ? Fis-je, presque gêné qu'il me le demande ainsi.

Je...Si...Si on ne se revoit pas avant longtemps...Je veux garder une trace de toi...Je veux me sentir bien de nouveau...Et ça, toi seul arrive à le faire...me dit-il, évitant mon regard.


Je restais figé face à ses paroles. Je ne voulais pas qu'il pense que j'avais besoin de ça pour ne pas l'oublier...


Ilian...Ne t'obliges pas...Je ne vais pas aller voir ailleurs si tu as peur de ça...Bafouillais-je de plus en plus mal à l'aise.


Ilian se leva a son tour, se mettant sur ses genoux. Une main se posa sur mon épaule alors que l'autre se posait sur ma joue. Ses émeraudes m'hypnotisant, il posa ses lèvres sur les miennes. Un chaste baisser qui me donna des frissons.


Fais-moi l'amour Jaeden...Comme la première fois...Je t'en prie...Fais moi revivre à nouveau...


Sa voix résonnait dans ma tête. Si belle et si douce, sa plainte m'enchantait, m'ensorcelait. Ses lèvres se posèrent une nouvelle fois sur les miennes comme pour essayer de me décider. Mais elles n'en avaient pas besoin. Doucement, ma main se posa sur sa hanche, et d'un mouvement, je le fis s'allonger sur le lit. Il se mit à frissonner alors que mes lèvres embrassaient ses joues, descendant dans son cou. Je savais que je devais y aller doucement. Me demander de lui faire l'amour était un grand pas pour lui. Il extériorisait ses démons, m'autorisant à le faire de nouveau mien et par la même occasion lui faire oublier l'espace d'une nuit toute les souffrances que lui avait causé Ewen. Dans une lenteur extrême, je passais mes mains sous le haut de son pyjama, touchant sa peau fébrilement. Je sentis alors ses mains se poser sur le matelas, et ses yeux se fermer. Mon cœur se serra à l'idée qu'il subissait ce que je lui faisais. Rapidement, je revins prendre possession de ses lèvres, l'embrassant encore comme jamais je ne l'avais fait.


Touches moi Ilian...Regardes moi...Lui soufflais-je, entre ses lèvres.


Ses yeux s'ouvrirent alors et je sentis ses mains se reposer sur mes côtes. Il faisait de gros efforts, alors j'allais le remercier, à ma façon...


C'est moi...Rien que nous deux...Comme avant Ilian...Comme quand j'ai pu te mettre dans mon lit la première fois...Lâchais-je, dans un sourire.


Je l'entendis alors éclater de rire. Un rire sincère qui le libérait de l'angoisse qui lui tordait surement l'estomac. Je voulais qu'il se détende, car même si je me faisais patient, je me sentais aussi nerveux que lui. Il m'offrait, en quelque sortes, une nouvelle première fois.


Après l'avoir embrasser une deuxième fois, je me relevais sur les genoux, mes jambes de chaque côtés d'Ilian. Mes mains se posèrent sur ma chemise, et, mon regard ancré dans celui d'Ilian, je la déboutonnait. Elle tomba alors sur le sol. Le regard d'Ilian dériva sur mon torse et de légère rougeurs apparurent sur ses joues. Je pris alors sa main et la posa sur mon torse, à l'endroit même où se trouvait mon cœur. Je voulais lui montrer que moi aussi j'avais peur. J'avais peur de mal faire. Les battements irraisonnées de mon cœur le firent encore plus rougir, et lentement je m'abaissais reprenant une nouvelle fois ses lèvres dans un baiser endiablé. S'il fut hésitant au début, ses mains se posèrent sans hésitation sur mon dos par la suite, le caressant sensuellement sans même s'en rendre compte.


Mes lèvres descendirent vers son cou qu'elles agressèrent gentillement. Mes mains, logées sous son tee-shirt, le caressant, le faisant parfois se cambrer. Décidant qu'il était temps, je me remis sur mes genoux, le faisant s'assoir. Ses joues rouges ne demandaient que la suite. Amusé, je pris le bas de son tee-shirt, l'embrassant immédiatement. Il leva alors les bras, m'autorisant à poursuivre. Mais ce bout de tissus coupa notre échange visuel un instant et à peine avais-je balancé le tee-shirt au sol, qu'Ilian s'était de nouveau crisper, fuyant mon regard. Je pris alors immédiatement son visage entre mes mains, le forçant à me regarder.


C'est moi...Moi...Et personne d'autre... Murmurais-je, embrassant son front.


Il sembla se décontracter à l'instant même, goutant à mes lèvres comme s'il en avait besoin. Je l'allongeais alors à nouveau sur le lit, et mes lèvres vinrent le parsemer de baiser que j'essayais aussi tendre les uns que les autres. Du cou, je descendis à ses épaules, puis sur son torse. Il était maigre, blanc comme un ange, mais là, sous mon regard et sous ce clair de lune, Ilian était magnifique. J'entendais sa respiration calme, s'accélérer de plus en plus et ses mains venir se loger dans ma chevelure. Je sortis alors ma langue et m'amusait avec ces deux bouts de chairs qui pointait. A peine les eu-je touché, que la peau d'Ilian fut parcouru de frissons et une « chair de poule » s'y installa. Je jouais un peu avec eux, faisant cambrer Ilian. Ces déhanchés violents me montrait qu'il aimait ça...


Je descendis un peu plus mes lèvres, embrassant son ventre, glissant ma langue dans son nombril. A ce contact, je pu entendre Ilian gémir. Ce n'était pas un cri mais un murmure, mais peu m'importait, un sourire triomphant ornait mon visage. Heureux je me relevais, croisant son regard et ses joues de plus en plus rouges. Nous embrassâmes une nouvelle fois, avant que je ne me remette sur mes genoux, provoquant un soupire de mécontentement chez Ilian.


Mes mains se posèrent sur mon jean sans que je ne décroche mon regard du sien. Doucement, je dégrafais le premier bouton, et faisait glisser la braguette. Je pris alors les mains d'Ilian et le soulevai, le faisant assoir une nouvelle fois sur le lit. Mes bras virent s'enrouler autour de son cou alors que je collais mes lèvres aux siennes dans un baiser passionner qu'il ne me refusa pas.


Enlèves-le moi Ilian....Murmurais-je posant ses deux mains sur les bords de mon pantalon défais.


Mais trop pressé, je n'avais pas pensé à sa réaction. Les larmes vinrent cacher ses émeraudes les yeux dans le vagues, il colla ses mains contre sa poitrine. Avais-je prononcer une phrase qu'avait-dite Ewen ? Je n'eus aucune hésitation...Je n'avais pas réfléchis. Immédiatement, je rallongeais Ilian sur le lit, calant son visage entre mes deux mains et parsemant son visage de tendre baiser.


Excuses-moi...Fis-je tristement, avant de poser mes lèvres sur les siennes.


Doucement, je tentais de faire évacuer son stress par le biais de mes mains, le caressant. Ce fut lorsque je l'entendis enfin soupirer de bien-être que je décidais d'aller plus loin. Je refrénais sans cesse ce désir qui montait en moi, me forçant à faire passer le bien d'Ilian avant le mien. Mes lèvres descendirent cette fois plus rapidement vers son bas ventre, toujours en gardant cette même tendresse. Mes mains se posèrent sur son bas de pyjama, attentif à chaque mouvement que faisait Ilian. Dans une lenteur extrême, je lui enlevais son pantalon, ancrant mon regard dans le sien. Les rougeurs sur ses joues s'accentuèrent alors que je le mettais nu devant moi. Excité, je ne pu m'empêcher de poser mon regard sur son intimité dressé.


Tu es magnifique...Dis-je, la voix rauque.


Je ne lui laissais pas le temps de répondre, mes lèvres se posèrent sur ses genoux, les embrassant timidement., puis doucement, je remontais, caressant et posant mes lèvres sur ses cuisses. Mais alors que je me rapprochais de son intimité, j'entendis Ilian m'appeler :


Ja...Jaeden attends...Dit-il, faiblement.


Je me relevais immédiatement, croisant son regard gorgé de larmes. Dans un sourire, je vins ravir ses lèvres a nouveau, faisant taire ses peurs.


Imagine toi....Comme il y a 6 ans, notre première fois...Oublie le reste ilian...Ne pense jusqu'à cet après-midi magnifique....Lui soufflais-je dans le creux de son cou.


Un sourire sur ses lèvres m'avertit qu'il était d'accord, et l'embrassant une dernière fois, je redescendais vers son intimité. Mes mains se posèrent sur ses cuisses jouant de mes pouces pour le détendre au maximum. Je sentis sa respiration s'accélérer alors que j'approchais mes lèvres de son sexe, et lorsque celle-ci le touchèrent, Ilian se cambra de plaisir. Amusé, je passais alors ma langue dessus. Depuis combien de temps n'avais-je pas rêver de ce moment ? Mon dieu, c'était encore plus extra ordinaire que dans mes rêves et souvenirs.


Ma langue s'enroulait autour de son pénis sans jamais le prendre en bouche. Peu à peu, je sentais Ilian se détendre, gémissant plus fortement qu'aux accoutumés. Mais je savais qu'il se concentrait pour ne pas crier, l'endroit où nous étions ne nous facilitait pas la tâche. Lorsque je sentis enfin ses mains vinrent se poser sur ma chevelure dans une demande innocente, un sourire étira mes lèvre et immédiatement je répondis à sa demande. Je pris son intimité entièrement en bouche, enroulant ma langue autour. Ilian lâcha un cri muet et se cambra violemment. Son corps parsemaient des petites perles de transpirations, le faisant luire sous ce clair de lune. A cette vue, mon cœur se mit à batte vite. Mes mains se placèrent sur ses hanches et d'un mouvement de tête, je commençais des vas et viens qui feraient tourner la tête d'Ilian.


Là, sur ce lit d'hôpital, nous franchissions l'irréparable. Si cela venait à ce savoir, je pouvais dire au revoir à ma carrière. Mais a cette instant, je n'étais plus Jaeden le psychiatre, mais Jaeden, le petit ami d'Ilian...Comme il y a quatre ans ou Six ans...Comme je lui avais demander.


Jaeden...Je...Je vais...Me fit Ilian dans un ultime cambrement.


J'accélérais alors la cadence et il éjacula dans ma bouche dans un cri muet. La respiration saccadée, ses mains se posèrent sur ses yeux alors qu'il savourait. Fier, je me relevais, pour m'allonger sur lit. Ma tête se cala dans son cou et je sentis ses bras m'encercler. Ma main vint entremêler quelques mèches de ses cheveux et mes lèvres se posèrent sur sa joue. Je lui laissais le temps de récupérer, même si je souffrais le martyr.


On peut stopper là Ilian...Murmurais-je dans son oreille.


Il tourna alors son regard surpris vers moi.


Ne t'inquiètes pas pour moi, dis-je dans un sourire, ce que tu m'as donné ce soir, crois moi...C'était merveilleux.


Je lui pris alors ses lèvres et nous échangeâmes un baiser endiablé. Puis à court de souffle, j'y mis fin, essayant de me calmer.


Jaeden... Murmura Ilian faiblement.

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Nothing to prove -9- Partie 3  (Nothing To Prove) posté le mardi 16 juin 2009 11:01

 

Immédiatement je me relevais, regardant Ilian tout en cherchant comment Kain avait pû venir ici. Une rage immense remplaça alors cette honte, de quel droit Kain était venu ici, et avait parlé de moi à Ilian ?


Pourquoi tu me parles de Kain ? Comment tu… ? Demandais-je perdu.

Je..C'est que...Commença-t'il à bafouiller, pris sur le fait.

Tu l'as revu ici ? Demandais-je vivement.


J'avais peur que Kain ne lui ai tout raconté. Le connaissant, cela ne me choquerait pas...


Non, c’est rien, oublie ce que j’ai dit, tenta-t'il désespérément.

Ilian, ne cherche pas à me mentir à ce sujet. Répliquais-je avec colère.


Ilian baissa la tête et je m'en voulu immédiatement. Mais l'image de mon frère parlant à Ilian ne cessait de trotter dans ma tête. Il fallait qu'il se mêle de ma vie quand bon lui semblait. Ne pouvait-il pas me laisser vivre ma vie ?


Il est venu me voir un matin…dit-il, d'une voix faible.

Comment ça il est venu te voir ici ?


Kain ne pouvait entrer sans que je ne sois averti, mais alors que je cherchais un moyen, je me souvint d'une fois où il était venu me voir, alors que j'étais aux toilettes. La standardiste ne m'en avait pas averti...


Quand ? Demandais-je, le regard dans le vague.

Deux jours après l’avoir vu avec toi en ville. Juste avant que Melvin ne te parle du cahier… Le matin.

Il est venu te voir pour quoi ? Demandais-je, de plus en plus énervé

Pour me dire de te laisser en paix et de m’éloigner de toi… répondit-il, penaud


Ilian fit une pause et je pu voir qu'il avait les larmes aux yeux.


Il m’a supplié de ne pas te faire redescendre, de t’oublier. Il m’a dit que tout était de ma faute, il…


Il ne pu continuer sa phrase, ses mots étouffèrent dans sa gorge alors qu'il éclatait en sanglot. Il baissa la tête comme s'il avait honte et immédiatement je me maudissais de m'être mis ainsi en colère. Pestant contre mon frère, je le pris immédiatement dans mes bras.


Ne fait pas attention à ce qu’il t’a dit Ilian. Dis-je, espérant que kain ne lui est rien raconté de grave.


Je m'écartais alors, voulant régler immédiatement cette histoire.


Je vais aller le voir tout de suite, il va sérieusement regretter d’être venu te parler. Dis-je en me levant.


Mais Ilian me retint, le visage en larme.


Non Jaeden, reste, s’il te plait… Ne me laisse pas seul ce soir. Je… J’ai… me suplia-t'il tristement.


Mon cœur se serra et la réalité me vint alors en mémoire. Jamais nous ne pourrons avoir un lit à nous. Jamais je ne pourrais rentrer et le voir chez moi. C'était impossible. Tout ce que je pouvais lui offrir, c'était ces nuits secrètes...


Ne vas pas le voir maintenant, il vaut mieux que tu te calmes...Dit-il, me prenant par la main, m'arrachant à mes idées sombres.

J'irais demain soir alors. Dis-je en haussant les épaules.


Que je le veuille ou non, mon travail et Ilian me retenaient ici. Je me sentais trahi par mon propre frère...


Je ne peux de toute façon pas dormir ici tout les soirs. Ajoutais-je, mettant les choses au clair. Promets-moi que tu n’insisteras pas, pour ne pas me rendre la tache plus difficile…


Je savais que je cèderais à chaque fois qu'il me le demanderais. J'espérais qu'il comprenait et qu'il acceptait cette situation...Je m'asseyais alors sur le lit, et posai mes lèvres contre les siennes, retrouvant cette douceur que j'aimais tant chez lui. Nous nous couchâmes par la suite, et, pour la première fois, ce fut moi qui me collait à lui. J'avais besoin de lui et j'étais honteux du peu que je pouvais lui offrir. Son odeur m'enivrant, je sombrais peu à peu dans un sommeil profond...


**


Un soupire et je sortais de mon bureau ravi de pouvoir rentrer chez moi. Je prenais sur moi pour ne pas passer par la chambre d'Ilian, ne l'ayant pas vu de la journée. Mon esprit accaparé par son image, je ne pouvais que sourire à ce que j'avais vu se matin, Ilian encore et toujours avachi sur moi, sa tête sur mon cœur et ses bras m'encerclant. J'avais dû mettre dix bonnes minutes avant de pouvoir sortir du lit. Rigolant légèrement, je sortis de l'hôpital, ne pouvant m'empêcher de regarder sa fenêtre.


Le cœur léger, je rentrais chez moi après quelques minutes de trajet. Mais la rage que j'avais évacué hier soir revint au galop alors que je croisais le regard de mon frère, devant la porte de mon appartement. Un sourire aux lèvres, Kain était loin d'imaginer la fureur qui m'habitait. Ne lui rendant pas son sourire, j'entrais la clé dans la porte de mon appartement.


Dure journée ? Demanda-t'il, me suivant dans la pièce.

Oui. Répondis-je enlevant ma veste.

Tu es de mauvais poil ? Fit-il les sourcils froncés.

Si je te dis oui, tu comptes aller voir Ilian et lui dire que c'est de sa faute ? Répliquais-je le regard noir.


Kain se crispa immédiatement et son regard se fit fuyant. Il comprenait ce que je voulais dire, il n'y avait aucun doute. Un soupire passa le barrage de ses lèvres et il s'assit sur le dossier du canapé, cherchant ses mots.


J'en ai marre que tu te mêles de ma vie Kain...Soufflais-je, las

La dernière fois que je t'ai laissé te débrouiller seul tu as failli devenir paralyser ! Cracha-t'il énervé.

J'étais jeune, je ne referais pas la même erreur. Bordel Kain, est-ce-que je suis allé voir la fille que tu as mis en cloque pour lui dire qu'elle ferait mieux de s'attendre à élever son enfant toute seule ?

C'est ce que tu penses de moi ?

Regardes toi, tu n'es toujours pas aller la voir...


Une fois de plus, il baissa sa tête. Je me sentais trahis, déçu et je n'avais aucun mal à lui dire des mots blessants.


Ilian est fragile. Fis-je tentant de garder mon calme. Tu penses vraiment que lui dire ces choses l'ont aidé ?

Je devais le mettre en garde...Dit-il, une grimace sur les lèvres.

Mais c'est mon passé ! C'est moi qui ai fait ces conneries, j'ai choisis de devenir alcoolique et drogué ! J'ai choisis de coucher avec mon dealer ! J'ai choisis d'essayer de passer au dessus de lui, et j'ai choisis de me battre avec lui ! Si j'ai failli être paralysé, ce n'est pas de sa faute !

Ilian a été la première cause, avoues-le au moins...


Les poings serrés, j'essayais par tous les moyens de ne pas lui envoyer mon poing dans la figure. Je l'admirais pour tout ce qu'il avait fait pour moi. Mais là, il dépassait les limites...


Je ne veux plus te voir. Déclarais-je, froid.

Quoi ? Fit-il surprit.

Je ne veux plus te voir. On se reverra peut-être à Noël avec maman, mais je ne veux plus que tu reviennes vers moi si tu restes toujours aussi con.

Jaeden...Arrêtes tes...

Je ne dis pas de conneries, tu sors de chez moi et tu ne te mêles plus de ma vie. Je ferais en sorte qu'on t'interdise l'entrée à l'hôpital. Comment tu as pu lui dire que j'avais mal tourné...C'est...


Les yeux aux bords des larmes, ma voix se faisait pleine de sanglots. Pour la première fois mon frère me décevait.


J'ai fait des choses que jamais je n'oublierais et nous étions les deux seuls à savoir. A ton avis Ilian va vouloir rester dans l'insouciance ? A cause de toi, je vais devoir lui raconter, parce que si je veux qu'il soit honnête avec moi, je dois l'être à mon tour, et je sais très bien que si je lui demande de me raconter toute l'histoire, il voudra que je lui raconte ce qu'il s'est passé avant.

Jaeden...

Sors...Vas-t'en.


Kain me regarda un moment, cherchant une lueur d'hésitation en moi. Mais il n'y avait aucune. Je ne pouvais plus lui faire confiance et cela me faisait un mal de chien. Sans un mot, il sortit de mon appartement, fermant la porte à notre relation de frère si particulière. S'il fallait devenir comme des étrangers pour qu'il me laisse vivre ma vie, je le ferais.


Je relevais alors la tête. Il ne fallait pas que je me laisse abattre. Je devais profiter de ces jours de congé pour décompresser. Pour arrêter de stresser à l'idée que quelqu'un découvrirait un jour où l'autre la relation plus ou moins ambiguë qu'Ilian et moi avions. J'allais prendre une douche rapide et m'habillais en vitesse. Cela faisait des lustres que je n'avais pas été au cinéma, et cela me ferait un bien fou. J'enfilais ma veste puis prit la direction du centre à pied. Le soleil n'était pas présent, mais le temps maussade ne laissait présager aucune averse. L'air frais me remotiva un peu et quelques minutes plus tard, je choisissais un film tiré d'une histoire vraie. « L'échange », un film avec Angelina jolie.


Je passais les deux heures suivantes à regarder ce filme extra. Les yeux rouges, je sortais de la salle. Je n'étais pas de nature émotive, surtout pour un film, mais celui-là...Je décidais d'aller manger dans le premier snack que je voyais, commandant cette mal bouffe que j'adorais. Je pouvais manger n'importe quoi sans prendre un gramme, ce qui énervait Kain. Kain...J'avais l'habitude de passer mes jours de congés avec lui...


Me ressaisissant, je sortais du snack et décidais d'aller me balader un peu avant de rentrer. Je pris la direction du parc où j'avais amené Ilian, m'asseyant sur ce même où j'avais entrainé Ilian dans une histoire pleine d'embuches. Je savais que c'était mal, mais je savais aussi que maintenant, tout était trop tard. Nous nous rapprochions de plus en plus et cela me faisait autant plaisir que peur. Peur car la possibilité du « nous » était impossible à envisager dans cet établissement.


Excuser moi de vous déranger...Je...J'ai l'impression de vous connaître...


Je relevais immédiatement la tête, sursautant légèrement. Mon regard se posa alors sur un jeune adolescent. Ses cheveux roux étaient coiffés n'importe comment et ses yeux bruns presque noirs me faisait frissonner. Ses taches de rousseurs sur son nez et ses joues lui donnait l'air d'un gamin, tout comme ses vêtements sales.


Je ne crois pas...Dis-je, cherchant dans ma mémoire si je l'avais déjà vu quelque part.

Vous n'étiez pas au lycée de Saint louis ? Demanda-t'il, s'asseyant sur le banc.

Oui...Fis-je hésitant.

Alors c'est de là que je vous connais ! Jaeden c'est ça ?


Je le regardais, les sourcils froncés, tentant de retrouver son identité. Mais il vint très vite à ma rescousse.


Je m'appelle Elliot Senan, le fils de...Dit-il, un sourire amusé aux lèvres.

De Madame Senan, la prof de maths ! Je me souviens, j'avais joué au foot avec toi alors qu'elle avait une réunion avec ma mère ! Le coupais, vivement.


Il haussa vigoureusement la tête, content que j'ai trouvé par moi-même. Je rigolais intérieurement alors que je me rappelais tout ce que j'avais pu faire endurer à cette pauvre professeur. J'étais insupportable, mais elle m'adorait.


Comment vas-ta mère ? M'inquiétais-je poliment.


Son regard se voila, et il baissa la tête mettant ses manches sur ses mains. Il les ramena alors contre sa poitrine et son regard se posa sur le lac gelé par le froid.


Nous...Nous ne nous voyons plus. Souffla-t'il tristement.

Tu fais tes études ici ? Demandais-je, innocemment.

Non...Je n'habite juste plus avec elle.


Je compris que je ne devais pas lui demander plus, s'il voulait me parler, il devait le décider seul.


Ma mère disait que tu deviendrais quelqu'un, alors que tous les professeurs disaient le contraire. Elle avait raison ?


Je rougis immédiatement, peu habitué aux flatteries.


Je ne suis qu'un psychiatre, pas le futur président ! Déclarais-je rigolant légèrement

C'est déjà bien plus que ce que l'ensemble des enseignants espéraient ! Répliqua-t'il, sur le même ton


Je lui fis un sourire sincère avant de me lever et de lui proposer de se joindre à moi pour prendre un café. Il accepta vivement et se redressa, regardant un moment derrière lui. Surpris, je regardais dans la même direction mais ne vit personne.


Tu attends quelqu'un ? Demandais-je, surpris.

Non, non, on peut y aller. Dit-il dans un sourire.


Il m'attrapa alors par le bras, m'obligeant à le suivre. Si mes souvenirs étaient bons, il avait 16 ans. Il nous conduisis dans un café assez jeune d'où une musique rock en sortait. Sans un mot, je le suivis, m'asseyant sur une banquette. Une serveuse vint prendre notre commande, et nous commençâmes à discuter de tout, axant plus particulièrement la discutions sur moi. Lorsque que je choisis de dériver sur lui, ses réponses se firent plus hésitantes. Il se braquait, essayant de revenir à moi. Lassé, je décidais de ne pas m'en formaliser, après tout, les jeunes ne supportaient pas qu'on rentre dans leur vie privé...


Je rentrais chez moi dans la soirée, Elliot m'ayant obligé à prendre son numéro de téléphone. Je n'avais pas compris pourquoi, mais lorsque je l'avais vu si impatient, j'avais accepté de le lui donner. Avec soulagement, je m'affalais dans mon sofa, allumant la télévision. Je tombais sur un film d'action fantastique et commençais à le regarder, avant d'aller me coucher.


Une fois dans mon lit, mon esprit se tourna vers Ilian, surement endormi à l'heure qu'il était. Je ne l'avais pas vu de la journée, une première depuis peu. Mon cœur se mit à battre un peu plus vite à l'idée que j'allais le revoir demain matin au petit déjeuner, même si le directeur ne me suivait pas dans cette décision...Un sourire aux lèvres, je mis un temps fou avant de pouvoir trouver le sommeil.


**

La nuit fut particulièrement longue, le sommeil ne voulant pas frapper à ma porte. Ce fut au bout de deux longues heures d'attente que je fermais l'œil, mais le réveil sonna bien trop vite à mon goût. Le corps courbaturé par la fatigue, je me levais tel un automate, allant prendre une bonne douche. Mais la douche dura bien trop longtemps et lorsque j'en sortis, ce fut pour remarquer, que j'étais en retard.


Immédiatement, je m'habillais, courant à ma voiture. Quinze minutes plus tard, je me trouvait devant l'hôpital, essoufflé. Arrivant devant les portes du self, je stoppais, essayant de me calmer. Une fois la respiration calme, j'entrais regardant où se trouvait Ilian. Ce dernier était assis au milieu de la salle, seul, les yeux dans le vague. Surement pensait-il que je ne viendrais pas...


Rapidement, j'allais prendre mon petit-déjeuner, arrivant avec un sourire vers Ilian, mais lorsque je croisais le regard du directeur, un regard dur, et presque froid. Encore une fois, je le décevais. Mon regard se posa alors sur Ilian. Sur son air abattu. Mon choix fut vite fait, je m'asseyais à sa table, le faisant sursauter.


Ouf, j’ai cru ne jamais arrivé pour l’heure du petit déjeuner, soufflais je, dans un sourire.


Ilian ne répondit pas, et tourna la tête afin de regarder derrière moi. Je savais ce qu'il regardait...


J’ai tout à fait le droit de manger avec toi Ilian, ne t’occupe pas de lui…


Il reporta alors son attention sur son bol de céréales, ne semblant pas d'humeur à parler en présence d'un grand nombre de gens. Je remarquais alors les grandes cernes qui ornait ses yeux et son teint semblait plus pâle que d'habitude.


Tu as un petite mine… Est-ce que ça va ?


Il acquiesça et me regarda en souriant, avant de retrouver son visage impassible. S'il pensait me calmer comme ça...Il manquait de sommeil...


Je crois que nous n’avons pas beaucoup dormi tous les deux… dis-je, commençant à déjeuner.


Je sentais qu'il ne voulait pas me parler, alors je choisis de remettre à plus tard cette discussion. Son manque de sommeil avait-il un rapport avec la fois où je l'avais retrouvé en sanglot dans son lit ? Je choisis de garder pour moi mes pensés. S'il voulait en parler, il le ferait de lui même. Ainsi se passa l'heure du petit-déjeuner, l'un en face de l'autre, se contentant seulement de la présence de l'autre.


**


La journée se passa lentement, J'eus un rendez-vous avec Cameron dans la matinée, et constatais avec surprise qu'il avait suivis mon conseil et s'était inscrit aux activités proposées par l'hôpital.


Je passa le reste du temps à remplir de la paperasse, sentant mon cœur s'emballer à chaque fois que quelqu'un frappait à ma porte. Mais ce n'était jamais lui...Il attendait surement que je fasse le premier pas alors que moi j'attendais la même chose de sa part. Pendant deux ans, c'était toujours lui le plus entreprenant de nous deux, pour les sorties, les soirées..., malgré sa timidité maladive. C'était normal qu'il ait changé, après tout ce qu'il avait vécu...Mon regard se voila alors que je repensais à ce qu'Ewen lui avait fait. Serrant les poings, je me relevais, posant mon regard sur le lac afin de me calmer. Et l'effet souhaité arriva.


**


La nuit tomba peu à peu alors que je me décidais à rentrer chez moi. Il n'était pas venu, alors ce serait à moi de faire ce pas vers lui. Veillant à ne pas être suivis, j'arrivais devant sa chambre, remarquant, au vu de la lumière filtrant sous sa porte qu'il était toujours debout. J'entrais sans frapper, regardant derrière moi s'il n'y avait personne aux alentours, et me faufilait dans sa chambre. Il s'assit immédiatement dans son lit, un énorme sourire au visage. Un sourire qui chauffa mon cœur.


Je viens juste te souhaiter bonne nuit avant de rentrer chez moi. Dis-je en refermant la porte derrière moi. J’aurais bien aimé venir plus tôt pour passer plus de temps avec toi, mais j’ai travaillé sur le dossier de mon nouveau patient et je n’ai pas vu l’heure.


Je vis alors son sourire s'effacer. Il avait compris que je ne passerais pas la nuit avec lui...


Ilian...Soufflais-je amusé.


Je m'assis alors sur son lit et le pris dans mes bras. Me faisant désirer, mon souffle caressa ses la peau de son cou, le faisant frissonner. Puis du cou, je passais à son oreille...


Je ne pouvais pas partir sans avoir gouté tes lèvres...


Je vis alors ses lèvres s'étirer dans un faible sourire et tendrement, j'attrapais son menton pour m'accaparer ses lèvres. Un baiser, doux, tendre, presque qu'amoureux. Tellement bouleversant que je me demandais si je ne pouvais pas passer la nuit ici...Mais c'était un possible. Je devais me mettre dans la tête que c'était impossible...


Notre baiser pris fin et Ilian me pris dans ses bras, calant sa tête au creux de mon cou. Deux fois plus amusé qu'il veuille ainsi me retenir.


Je ne peux pas rester plus longtemps, soufflais-je doucement.


Je le sentis alors raffermir son étreinte, ignorant complètement ce que je lui disait. Avec grande peine, je tentais de ne pas éclater de rire devant sa façon si particulière de ne pas me rendre la tache facile. Un sourire aux lèvres, je lui embrassais le front avant de l'éloigner de moi avec délicatesse.


Crois-moi Ilian, si je pouvais rester, je le ferais…


Il se résigna alors et baissant les yeux, il se recula un peu. Tendrement, je lui déposais un baiser sur le coin de sa lèvre et me levais.


Bonne nuit Ilian, essaye de te reposer, tu sembles en avoir vraiment besoin.


Mes paroles n'étaient pas vraiment réconfortantes, mais s'était ce que j'avais de mieux à lui donner pour l'instant. Le cœur lourd, je savais que si je ne partais pas maintenant, j'allais céder...Je sortis de la pièce après un dernier regard, et partis de l'hôpital, certain que cette nuit encore, j'aurais du mal à trouver le sommeil...


**

J'arrivais le lendemain vers 10h du matin, n'ayant aucun rendez-vous dans la matinée mais quelque paperasse encore à remplir. A peine eus-je dépassé l'accueil, que je croisais le directeur. Un sourire, et il s'approcha de moi pour me saluer. Dans ces moments là, malgré nos désaccord professionnel, nous redevenions des amis.


Comment va Tatiana ? Demandais-je alors que nous marchions sans vraiment savoir où nous allions.

Elle prend du ventre...Il faudra que tu passes pour la voir, elle est magnifique enceinte. Me répondit-il, des étoiles plein les yeux.

Je l'imagine très bien ! Dis-je, rigolant légèrement.


Nous continuâmes sur cette discussion, mais alors qu'on prenais un tournant d'un couloir, je me figeais immédiatement,croisant l'un des fantômes de mon passé. Devant moi, se trouvait le père d'Ilian. La réplique même de son fils, mais en plus âgé. Une peur sourde s'ancra en moi et je voulu faire demi-tour immédiatement.


J'ai oublié de refermer ma voiture, Balbutiais-je alors que je me retournais pour m'enfuir.


Je leur tournais le dos, mais bien vite, j'entendis la voix familière de l'homme que je n'avais pas vu depuis si longtemps...


Jaeden ?!?


Le père d'Ilian venait de me reconnaître. Mon cœur battait si fort qu'il me faisait mal. La gorge nouée, je me retournais vers lui, évitant le regard de l'ami que j'allais une fois de plus décevoir.


Vous vous connaissez Monsieur Crose ? Fit Paul, les sourcils froncés.

Oui...ça fait longtemps dis_moi, tu es venu voir Ilian aussi..Tu as du apprendre ce qu'il avait fait...Dit-il, le regard triste.

Je...Commençais-je, me sentant de plus en plus mal.

Comment ça ça fait longtemps ? Fit le directeur, froidement.

4 ans au moins non ? Jaeden était....Le petit ami d'Ilian avant...


Les mots moururent dans sa gorge. Sans s'en rendre compte, il venait surement de briser ma carrière. Je compris à cet instant que plus jamais je ne pourrais revoir Ilian. Tout nos espérances, nos espoirs, nos envies...Tout venait d'être détruit...

La porte de la salle des visites s'ouvrit alors sur nous, et je pu voir Ilian, surement pour la dernière fois. En un regard, il comprit tout lui aussi. Une larme coula le long de sa joue. Tout était de ma faute. Aveuglé par mes sentiments, j'en avais perdu la limite professionnel qui nous était fixé. Et je l'avais emmené avec moi dans ma bêtise. A vouloir lui faire du bien, je lui avais causé beaucoup trop de mal...Quel imbécile j'étais...


Je sentis alors la poigne forte du directeur m'agripper le bras, et après s'être excusé, il m'emmena avec lui dans son bureau. Je ne pouvais rien dire. Figé, je l'écoutais me hurler dessus, déversant sa colère et sa déception. Il avait raison. J'avais été trop loin. Dieu comme je regrettais. En plus d'avoir ruiné ma carrière, j'avais détruit Ilian...


Est-ce que tu te rends compte que tu viens de foutre en l'air ta carrière Jaeden ! Cria-t'il, les poings serrés.


Je m'en fichais. J'avais briser ma carrière mais cela ne m'affectais plus. Quelqu'un avait pris la place que ma carrière tenait dans mon cœur. Et je venais aussi de la perdre.


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