The inocence of the sleep -3- Partie 2  (The inocence of the sleep) posté le mercredi 17 juin 2009 14:15

Suite de la partie 1
 

Je sonnais à sa porte l'estomac noué. Il arriva quelques minutes après m'ouvrant la porte avec un sourire timide. Mon regard se posa sur ses habits, et mon coeur explosa imméditement. Il était purement magnifique. Un simple jean, un tee-shirt blanc et une veste costard...J'avais en face de moi un vrai homme et non un gamin.


– On y va ? Fit Jonah, géné que je le regarde ainsi.


Je lui fis alors un énorme sourire et lui tendis un casque. Une grimace étira ses lèvres et je compris, que comme Tim, il n'aimait pas les motos.


– Tu es sûr que tu veux y aller en moto ? Me dit-il, faiblement.

– Oui ! M'exclamais-je, ne lui laissant pas le choix de me dire non.


Je remarquais alors que Jonah était de plus en plus mal à l'aise. Voulant le rassurer, je continuais :


– Ne t'inquietes pasn je n'ai jamais eu d'accidents et j'irais doucement.

– Bon...D'accord...Dit-il en haussant les épaules.


Il ferma la porte et attrapa le casque. Ensembles, nous nous rendîmes à la moto que j'avais laissé sur la chaussée. Je grimpais d'abord, puis il s'installa derrière, ne sachant où mettre ses mains.


– Si tu ne te tiens pas à moi Jonah, tu ne vas pas rester longtemps sur la moto. M'exclamais-je amusé.


Il se colla alors un peu plus contre moi, posant ses mains contre ma poitrinne. Je fermais les yeux sous ce contact, sentant la chaleur de son corps sur mon dos. S'il savait les pensées qui me traversaient à cet instant, ça ferait longtemps qu'il serait rentrer chez lui...J'attrapais alors ses mains et le collait un peu plus à moi. Puis fermant les yeux et soufflant pour me donner du courage, je demarais, et pris la route. Je ne savais pas ce qui se passait...Mais je m'en fichais...Nous ne faisions rien de mal après tout...


**


Nous arrivâmes devant une boite de nuit assez branchée de la ville. J'avais l'habitude venir ici, ce qui me permettait d'entrer directement, sans passer par la porte. Jonah et moi descendîmes de la moto et apres un sourire, nous nous dirigeâmes vers l'entrée.


La boite de nuit était bondé, et tout le monde se trouvait sur la piste. Arrivé aux vestiaires, je donnais ma veste, et demanda celle de Jonah, mais il me fit non de la tête avant de rougir.


– Tu va vite crevé de chaud si tu garde ta veste...Allez donnes la moi. Dis-je, gentillement.


Il soupira et enleva sa veste, mettant immédiatement ses mains dans ses poches et en baissant la tête. Il n'était pas vraiment musclé mais du blanc sur cette peau matt lui allait vraiment très bien. Je donnais nos vestes et m'aprochais de lui.


– Ne t'inquietes pas, même sans ta veste tu es toujours sexy ! Dis-je, dans un sourire.


Je lui tirais ensuite le bras pour qu'il me suive, et immédiatement nous nous frayâmes un passage dans la foule pour trouver une table. Quelques minutes plus tard, nous en trouvions une près de la piste de danse. Jonah s'asseilla, regardant autour de lui. Je restais là quelque minutes à le regarder. Il semblait totalement perdu dans cet univers, étais-ce la première fois qu'il allait en boite ? Il tourna alors la tête vers moi et je me mis à rougir et fuis son regard, je n'aimais pas vraiment me faire surprendre à devisager les gens.


– Je...Tu veux un verre ? Demandais-je maladroiteusement.

– Un bierre...Dit-il en hochant la tête.


Je lui fi
s un sourire et me levais précipitement, allant jusqu'au bar. Là, je commandais deux bieres et attendis que le serveur me serve. Il ne fallut que quelques minutes pour qu'un homme vienne me parler. Il était assez jeune, surement était-ce la première fois qu'il arrivait à rentrer dans cette boite. Blond les cheveux assez longs, il était indéniable qu'il était beau, mais ce soir, je n'étais pas seul.


– Tu veux que je t'offre un verre ? Me demanda-t'il, des rougeurs aux joues.


Il était mignon, mais le serveur arriva, et me tendit les boissons. Je les pris et les montrait à l'inconnu.


– Désolé je suis déjà accompagné. Répliquais-je avant de partir rejoindre Jonah.


J'arrivais vers lui et lui tendis sa biere. Dans un sourire je m'asseillais et nous nous mîmes à discuter de la boite. Je lui racontais alors que j'aimais ce genre d'endroit, que je me sentais libre et que ça me ressoursait en quelque sorte. Jonah buvait mes paroles comme avide de conaissances. Géné de ne parler de moi depuis une heure, je détournais la conversation vers lui.


– Et toi tu viens souvent en boite ? Demandais-je connaissant déjà la réponse.

– Non...Pas vraiment, quand je rentre le soir...Je suis plutôt crevé alors...répondit-il hésitant.

– Tu bosses demain ?

– Non...Et toi ?

– Oui, mais je vais quand même profiter toute la nuit ! Lançais-je en me levant, tu viens ?


Il sembla ne pas comprendre, fronçant les sourcils.


– Tu viens danser avec moi ? Demandais-je dans un sourire.


Jonah piqua un fard et fit non de la tête regardant ailleurs. Il n'était pas encore très à l'aise et je ne pouvais que le comprendre. Je lui fis un sourire et partis danser sans lui. M'enroulant entre ces hommes et ces femmes. La musique me guidait et je fermais les yeux la savourant. J'aimais ces instants où j'étais libre de mon corps, libre de chacun de mes mouvements. Totalement absorbé, je sursautais alors que je sentais un corps qui se collait derrière moi. Je me crispais immédiatement, s'agissait-il de Jonah ? Je me retournais alors qu'il me prennait dans ses bras et constatais que ce n'était pas lui mais le garçon du bar.


– Tu ne m'échaperas pas cette fois ! Dit-il plein d'enthousiasme.

– Je suis toujours accompagné. Répliquais-je en posant mes mains sur son torse pour le repousser.

– Il n'a pas l'air tres interessé s'il te laisse danser tout seul.


Rapidement je lançais un regard en coin a Jonah qui nous regardait mais qui ne faisait aucun geste.


– Désolé, je ne suis pas intéréssé. Dis-je froidement.

– Allez, je te promets que tu vas passer une bonne nuit avec moi. Répondit-il essayant de m'embrasser.


Je le repoussais alors vivement, lui lançant un regard noir. C'est alors que je sentis deux bras m'encercler et un tête se poser dans mon cou.


– Il est avec moi. Dit Jonah, froidement.


Le sentir aussi près me fit frissonner. Le blond sembla soudainement se réveiller car il partit aussitôt, nous laissant seuls. Je me retournais alors géné.


– Merci...Je ne savais pas comment le faire partir..Fis-je, passant ma main sur ma nuque.

– Je devrais peut-être danser avec toi...Au cas où...Dit-il mal à l'aise.


Je me retiens alors de rire devant cette soit disant obligation. J'acquiessais et passais mes bras autour de son cou. Immédiatement, le rouge lui vint aux joues. S'il fallait qu'on danse, autant le faire dans les règles, pour donner...l'illusion comme il le voulait. J'attrapais ses mains et les posait sur mes hanches, me collant à lui. Mes bras se posèrent sur ses épaules, laissant nos visages tout près l'un de l'autre. Je pouvais sentir son souffle s'accélérer et çela me fit sourire.


– Comme ça il aura vraiment l'impression qu'on est ensemble. Dis-je, dans un sourire charmeur.


Il ne me répondit rien, rougissant de plus belle alors que je bougeais mes hanches, collant nos bassins.


– Détends-toi, murmurais-je tout contre ses lèvres.

– Je...Je ne sais pas danser, bredouilla-t'il, rouge de gène.

– Moi non plus...Laisse-toi juste guider par la musique...Ferme les yeux.


Je craquais. Tout simplement. Je craquais et je le draguais. Pire que ça je l'allumais. J'aurais dû arrêter mais j'en étais incapable. Il ne me repoussait pas non plus...Mes hanches se collèrent un peu plus contre les siennes, et je resserais mes bras autour de son cou. Je sentis alors son bassin bouger, signe qu'il commençait à se lacher. Perdu...Totalement absorbé par ses levres, je collais mon front contre le sien, oubliant tout autour de nous, oubliant qu'il était le frère de Tim...Ses mains sur mes hanches remontèrent dans mon dos, si bien qu'un frisson me parcouru. Mon nez vint carresser sa joue et je me rapprochais de ses lèvres, hypnotysé. Son souffle m'électrisant, je m'approchais dangereusement de l'interdit. Il nous restais quelques centimètres à franchir, et Jonah, à ma plus grande surprise, fit la moitié. Mais au moment même où j'allais l'embrasser, la musique se coupa. Tout se passa très vite, le DJ cria dans son micro et Jonah reprit ses esprits, me repoussant avec force. La main sur sa nuque comme Tim avait l'habitude de le faire lorsqu'il était géné, il fuyait mon regard comme pris en faute. Je sus à cet instant que j'étais allé beaucoup trop loin...


– Je...Je vais prendre l'air ! Dit-il partant immédiatement.

– Jonah attends ! M'écriais-je essayant de le retenir.


Mais il ne m'écouta pas et sortit de la piste allant jusqu'aux vestiaires, prenant sa veste. Après un juron, je le suivis, prenant mon vêtement à mon tour. Dehors, je le cherchais désespérément pour le trouver contre le mur de la boîte, la main sur les yeux.


– Jonah...Soufflais-je tristement. Excuse moi, je n'aurais pas dû...

– Je vais y aller, dit-il le regard fuyant.

– Non attend, laisse-moi te ramener au moins !

– Je vais prendre un taxi merci.


Sans un regard pour moi, il s'avança vers la rue et là s'en réfléchir, je perdis la tête :


– Tu me plais.


Il se figea immédiatement, restant tourné dos à moi. Je faisais surement un belle connerie, mais tampis.


– Je sais que c'est idiot, et que je devrais pas ressentir ça...Tu es le frère de Tim et je sais que même si c'est lui qui m'a largué, il piquerait une crise en voyant ça...Mais j'y arrive pas. Je me sens bien avec toi...je...Je...Tu me plais.

– Tu ne peux pas me dire ça...Dit-il froid.

– Jonah...Soufflais-je tristement.

– Je ne veux plus te voir.


A mon tour je me figeais...Il passait d'un extreme à l'autre...


– Quoi ? Demandais-je surpris

– Ne m'appelle plus, ne m'envoies plus de message, et ne pense même plus à moi. On est allés beaucoup trop loin.


Sans rien ajouter de plus, il marcha et hella un taxi. Je ne fis rien, me contentant de le regarder. Il ne se retourna même pas, et partit...C'était peut-être mieux finalement...Encore sous le choc, je rentrais de nouveau dans la boîte à la recherche d'une personne. Et je la trouvais en train de danser sur la piste. Dégageant les gens autour de lui, je croisais mon regard dans le sien.


– Tu veux toujours m'offrir une nuit ? Demandais-je, froidement.

– Tu as laché ton gars ? Fit le blond surpris.

– Oui ou non.

– Ok.


Je lui pris alors la main et l'enmenais dehors. Lui tendant un casque, il monta derrière moi, et dans une accélération buyante, je rentrais chez moi. Furieux et mélancolique...


**



Suite partie 3 (P****** d'OB)

lien permanent

The inocence of the sleep -3- Partie 1  (The inocence of the sleep) posté le mercredi 17 juin 2009 14:13

 Coucou mes petit lou !!!!


J'espère que vous allez bien, moi je croule sous les feuilles de cours, c'est la misère. Je vous met le chapitre suivant de Tios, en espérant que cette histoire et chapitre vous plairont.

Gros bisous !




Je pris un temps avant de lui répondre, ne comprenant pas cette soudaine demande. Culpabilisait-il de me voir aussi triste ? Il n'en avait pas l'air pourtant...

 


– Je...C'est que...Dis-je, géné.

– Je comprendrais si tu ne le voudrais pas. Me coupa-t'il, se voulant rassurant.


Pourquoi me sentais-je aussi géné ? Je n'étais plus avec Tim, je pouvais très bien aller boire un verre avec son frère en toute amitié.


– C'est d'accord ! M'exclamais-je, dans un sourire.


Je vis alors ses lèvres dans un sourire et mon coeur se mit à battre, endiablé. Il était tellement magnifique lorsqu'il sourirait que cela me faisait peur. Là, maintenant, il n'était plus le frère de Tim, mais un homme qui vennait de m'inviter à sortir...


– Je te rejoins devant le magasin dans une heure alors...Dit-il, se passant la main dans les cheveux pour montrer son embarras


J'acquiessais pour lui montrer mon accord et il partit. Je restais là, planté devant ses chaussures à le regarder passer la porte. Il ne ressemblait à aucun de mes amants, tellement mature, tellement intelligent...Mais il m'attirait. Pourquoi ne nous étions-nous pas rencontré huit mois plutôt ?


– Il ressemble a quelqu'un...


Immédiatement je me retournais, croisant le regard de ma collègue. Je ne l'avais même pas entendu bouger, trop pris dans les yeux bleus de l'homme qui vennait de partir.


– C'est le frère de Tim...Soufflais-je, géné.

– Et tu vas sortir avec ? S'écria Alice, surprise.

– On ne va pas vraiment sortir ensemble...Dis-je, dans une grimace.


Alice ne dit rien, me laissant retourner à la caisse. Je ne cessais de me demander ce qu'il se passerait si Tim avait vent de ce rendez-vous...Le connaissant, il piquerait une crise à l'idée que son frère fréquente son ex. D'ailleurs, il devait surement être en train de passer du bon temps avec sa nouvelle conquete...Rageusement, j'allais pour faire le compte de la caisse, mais tout les tickets de caisses tombèrent au sol suite à ma maladresse. Devant être rangès dans un ordre chronologique, un juron passa le barrage de mes lèvres et immédiatement je me rabaissais pour les ramasser.


Stréssé comme jamais, je posais mes yeux sur l'horloge. J'étais en retard,et j'espérais vraiment que Jonah m'attenderait dehors. Une fois finis, j'attrapais ma veste et sortais en courant après avoir salué Alice. Je le vis alors, de l'autre côté de la rue, les yeux posés dans le vague. Je courrais vers lui, et arrivais le souffle coupé, respirant avec difficulté.


– Jonah, m'écriais-je, attirant son attention.


Il sursauta et se retourna, surpris.


– Désolé, j’ai du retard, mais je n’ai pas réussi à finir plus tôt… m'excusais-je géné.


Il regarda alors sa montre vennant tout juste de comprendre que j'étais en retard.


– Ce n’est rien, dit-il mal à l'aise.

– Ca fait du bien d’avoir fini en tout cas. M'exclamais-je, Ca ne t’a pas gêné d’avoir du m’attendre ?

– Non ne t’inquiète pas j’avais quelques courses à faires, répondit-il, en me montrant ses paquets.


Nos yeux se croisèrent alors et je ne pu les décrocher. Je ne sais pas ce qui m'attirait chez lui, moi qui d'habitude aimait les étudiants, je me retrouvais à fantasmer sur un homme, qui de plus était le frère de celui que j'aimais. Un pincement au cœur me déstabilisa. Je l'aimais encore. J'aurais voulu qu'il m'arrache mes sentiments en même temps qu'il m'avait brisé le cœur, mais cela était encore impossible...Gêné, je secouais alors ma tête comme revenant à la réalité. Il m'avait brisé le cœur, mais ce n'était pas une raison pour m'empêcher de vivre à nouveau.


Je replaçais alors la mèche de cheveux qui me tombait sur les yeux et demandait, plein d'entrain.


– Bon alors, tu m'emmènes où ?


Je le vis alors rougir et détourner le regard. Qu'est-ce qu'il pouvait être irrésistible à être aussi peu sûr de lui...


– C'est à dire que...Je...Je ne sors pas beaucoup alors...Je ne connais pas de...Bredouilla-t-il gêné.

– Oh ne t'inquiètes pas, m'empressais-je de répondre en rigolant, je connais un coin sympa, je vais t'y emmener.


Cette dernière phrase était soutenue d'un clin d'œil, comme pour le convaincre moi et lui que je savais ce que je faisais. Mais la vérité, c'était que plus le temps passait, et plus je sentais cette confiance en moi disparaître. Lorsque nous serons assis, de quoi allons nous parler ? Nous primes une petit rue pleine de bars, tous plus modernes les uns que les autres, mais il n'y avait qu'un seul qui m'intéressait et je le trouvais, le montrant du doigt à Jonah.


– C'est ici, dis-je, ça ne paye pas de mine, mais tu verras, à l'intérieur c'est très chaleureux.


Nous marchâmes en direction du bar, et je continuais de m'expliquer.


– J'y ais travaillé quelques temps...Ca fait une éternité que je n'y suis pas allé, Tim détestait cet endroit...

– Je n'ais pas les même goûts que mon frère...


Je me tournais alors vers Jonah, lui souriant tristement. Je ne pouvais m'empêcher de parler de Tim...Nous entrâmes dans le bar, et immédiatement je reconnus le patron, qui vint vers nous.


– Nath ! Ca fait un baille qu’on t’a pas vu ici ! Allez ça doit bien faire un an.


Je lui serrais vivement la main, content de le voir apres tout ce temps. Il n'avais pas du tout changé, toujours aussi ouvert et amical.


– Oh tu sais...Je n'ai pas vraiment eu le temps en ce moment...Mais ça me fait plaisir de te revoir. Répondis-je, heureux.


Le patron me sourit chaleureusement et se tourna vers Jonah, lui faisant un petit sourire.


– Tu ne nous présente pas ta nouvelle conquête ? Plutôt bel homme, ça change des gamins.


Je me figeais alors. Il vennait de concrétiser tout ce que je m'évertuais à ne pas penser. Je jettais alors un regard discret à Jonah qui s'était figé lui aussi, et priais pour qu'il ne veuille pas s'en aller.


– C'est le frère de mon...De mon ex...Dis-je rapidement. Ce n'est pas ce que tu crois. Il s'appelle Jonah.


Je me tournais alors vers Jonah


– Et Jonah, je te présente Aurélien.


Aurélien alla lui sérer la main avant d'ajouter qu'il était enchanté de le connaître. Il nous montra une table et nous nous asseillâmes dans un coin. Je posais alors mon regard sur Jonah, qui regardait autour de lui, comme émerveillé. Avais-je choisi le bon endroit ? N'étais-ce pas trop chaleureux pour lui ?


– Tu as raison, dit-il, me faisant sortir de mes pensées, j'aime beaucoup cet endroit, Bon choix...


Je lui fis alors un petit sourire, ravi qu'il aime ce lieu.


– Tu as travaillé ici longtemps ? Me demanda-t'il intéréssé.

– Quatre mois, puis j'ai démissionné, répondis-je, J'aime avoir du changement dans ma vie...Je n'arrive pas à rester dans un endroit et faire tout le temps la même chose.

– Oui...Dit-il en hochant un peu la tête, Je comprends...Des fois on n'a pas le choix. Et tu travailles au magasin depuis combien de temps ?

– Quatre mois ! Répliquais-je, un sourire jusqu'aux oreilles.


J'entendis alors Jonah rire, il avait comprit ma subtilité. Mon travail au magasin devenait de plus en plus ennuyeux, si bien que tous les jours, je me disais que je devais changer de travail. Peut-être à nouveau dans un bar...


Aurélien nous amena nos boissons et un silence s'installa entre nous. Moi d'habitude si jovial, je ne savais quoi lui dire. Il me troublait, et cela m'agaçait.


– Depuis quand est-ce que tu fais de la photo ? Demandais-je, sans réfléchir.

– Oh, répondit-il, surpris, Je… Il y a quelques années, j’ai trouvé un vieil appareil délaissé sur un banc… Ca remonte à environ huit ans. J’ai toujours trouvé moyen de m’acheter quelques pellicules et les faires développer, et je n’ai jamais arrêté…

Il s'arreta là, ne voulant pas continuer. Mes sourcils se fronçèrent, Jonah ne semblait pas decider à parler de lui, ce que je comprennais tout à fait.


– Et qu'est-ce que ça t'apporte ? Demandais-je buvant une gorgé de mon verre.

– Ça a toujours été une forme d'échapatoire pour moi, répondit-il après un moment de réflexion, Et peut-être aussi une manière de saisir quelques instants qu'on oublie trop vite...


Ces mots me touchèrent. Il avait là une véritable passion, une chose qui pouvait le libérer quelque soit l'endroit où il était. J'aurais aimé avoir la même chose, mais a part un désir plus profond que les autres, il n'y avait rien.


– C'est bien d'avoir une passion...Soufflais-je dans un sourire.

– Mais ne parlons pas autant de moi, dit-il en acquiesçant, et toi, tu as une passion ?

– Je n'ai pas vraiment de passion, mais des rêves, et le premier serait de faire le tour du monde un jour. Tu vois de prendre un sac à dos, et de partir comme ça...


Je pu voir ses sourcils se hausser, signe qu'il était surpris. Moi je ne l'étais pas. Peu de gens comprennait mon besoin de totale liberté, de défis. Partir, sans aucune attache, avec simplement le strict necessaire pour vivre. Voir de nouvelles cultures par moi-même...Je le voulais, et un jour je le ferais.


Nous continuâmes notre discussion, apprenant pleins de choses l'un sur l'autre. Il était si différent de Tim que cela me faisait plaisir de discuter avec quelqu'un qui partageait les mêmes gouts que moi. Etais-ce parce qu'il était plus âgé que moi ? J'avais toujours l'habitude de flirter avec des hommes plus jeunes, toujours différent de ma personnalité, mais jamais je n'avais rencontré une personne qui partageais autant de points communs. Cela me faisait plaisir autant que ça me faisait peur...


Pris dans mes pensées, je sursautais alors que j'entendais Jonah tousser brusquement. Mon regard se posa sur lui, et je le vis rougir violement et éviter mon regard. Mais alors que j'allais parler, la sonnerie de son portable retenti et il baissa la tête, le consultant. Je le vis se figer, comme pris en faute. Après quelque secondes, je commençais à m'inquieter.


– Quelque chose ne va pas ? Demandais-je troublé.


Il releva alors la tête, le rouge aux joues et me dit que tout allait bien. Je sus à cet instant que ce n'était pas la vérité, mais je n'avais pas envie de le froisser. Nous reprimes notre discussion comme si de rien était, rigolant de temps à autre.


– J'ai appris que tu as élevé ton frère tout seul, dis-je, dans un sourire, à quel âge ?

– Seize ans. Répondit-il, géné.

– Si jeune...Et tu as réussis à t'en sortir...Comment as-tu fait ? Des petits boulots comme moi ?


J'entrais dans sa vie privée et j'en était pleinement conscient, mais il m'intriguait, et j'avais envie de mieux le connaître. Mais cela ne sembla pas lui plaire car il ne me répondit rien. Son regard se fit fuyant, comme s'il avait quelque chose à cacher. Il semblait de plus en plus mal à l'aise et je m'en voulu aussitôt, ce n'était pas ce que je voulais...


– Eh Jonah ! Ne panique pas comme ça.M'exclamais-je vivement, Désolé, je n’aurais pas du jouer l’indiscret comme ça. Ton passé reste ton passé. Si tu n’es pas prêt à en parler, tu n’as pas à te forcer. Tim m’a juste dit que c’était toi qui l’avait élevé alors que vous n’aviez plus de parents, et ça me suffit pour voir que tu es quelqu’un de bien.


Son regard s'ancra alors dans le mien, et je ne pu le quitter. Ses prunelles océan étaient si profondes et semblaient si tristes que cela me faisait de la peine. J'étais persuadé qu'il cachait quelque chose à tout le monde, sans même se l'avouer à lui, et cela lui faisait du mal. Voulant lui apporter un peu de soutien, j'approchais ma main près de la sienne et la posait dessus, sans aucune arrière pensée. Mais Jonah ne l'entendit pas de la même façon. Il sursauta violement et retira sa main, comme pris en faute. Son regard se fit une nouvelle fois fuyant...Avais-je dépassé une limite ? Un grimace étira mes lèvres...J’en oubliais qu'il était le frère de Tim et qu'il pouvait mal interpréter mes gestes...


Il posa son regard sur sa montre, et ses yeux s'agrandirent de surprise. Il se leva alors, géné.


– Je suis désolé, je dois y aller. J’ai un repas et je n’ai pas vu l’heure… dit-il, désolé.

– Pas de problème. Tu peux me donner ton numéro ?


J'avais parlé sans réfléchir et me rendait compte immédiatement de ma gaffe. Moi qui me demandais si je ne franchissais pas des limites, je vennais de le faire en beauté cette fois...


– Désolé, je n’aurais pas du… Excuse-moi. Soufflais-je géné à mon tour.

– Non d’accord, répondit-il, sérieux.


Je posais alors un regard surpris sur lui. Il prit un stylo et marquai son numéro sur la nappe en papier. Puis il la déchira et me la tendit, avec un sourire. Je pris le papier et le mis dans ma poche, ravi, et me levais. Nous allâmes au bar, et nous payèrent séparement. Il me dit en revoir, et je le laissais partir, Antony me retenant. Ce fut avec une joie immense que s'achevait cette journée, qui avait plutôt mal commençé...


**

La nuit vennait de tomber et je me retrouvais chez moi à m'ennuyer devant la télévision. Mon regard ne cessait de se poser sur ce bout de papier près de mon portable. Avait-il ressenti la même chose que moi ? Je n'avais cesser de penser à Timothy, mais le plus bizarre était que la tristesse m'avait quitté pour laisser place à une immense envie de le connaître, lui, son frêre.


Je mordis alors mes lèvres. Il était indéniable qu'il me plaisait, mais cela semblait si irréel...Jamais je n'étais sorti avec un homme comme lui, alors pourquoi ressentais-je ce sentiment maintenant ? Et surtout pourquoi lui ? Ne pouvait-il pas être autre chose que son frère ?


– Ahhhh j'en ai marre ! Grognais-je, las.


Je me mettais debout pour faire les cent pas dans mon appartement. Et si je l'appellais ? Non...Je lui dirais quoi...Je retournais alors m'assoir sur mon canapé et attrapais mon portable et le billet.


– Je peux toujours lui envoyer un message...Soufflais-je voulant me donner un peu de courage.


J'ouvris alors un nouveau message et commençais à tapper, peu sûr de moi. Après tout qu'avais-je à perdre ?


« J'ai passé un agréable moment avec toi. Pourra-t'on le refaire ? »


J'appuyais sur le bouton d'envoi et reposais mon portable vivement, comme si celui-ci me brulait les mains. Rongeant mes ongles comme j'avais l'habitude de le faire, je laissais mes yeux poser sur cet objet, attendant une réponse. Mais en vain. Au bout de deux heures, je n'avais toujours pas de réponse...Surement Jonah avait-il plus la tête sur les épaules que moi, et savait très bien quelles étaient les limites à respecter. Il n'en restait pas moins que le frère de mon ex, et moi l'ex de son frère. Que pouvais-je espérer...S'il m'avait invité à boire un verre, c'était seulement par pitié, par culpabilité...Quel Idiot.


Enervé je me levais et allais prendre une douche, et commençais à m'habiller. Je n'allais pas rester chez moi à déprimer encore une fois. Mais alors que j'enfilais mon jean, j'entendis la sonnerie de mon portable. Je restais figé quelques instants, avant de comprendre que j'avais un nouveau message. Immédiatement, je me ruais hors de la salle de bain, manquant de m'étaler plusieurs fois. Arrivé, je le pris en main et un sourire étira mes lèvres alors que je voyais ce « oui ». Simple, mais pourtant chargé de non-dits. Il voulait qu'on se revoit et à cet idée mon coeur s'accéléra.


Sans vraiment réfléchir, je lui répondais.


« Tu fais quoi ce soir ? »


Anxieux, j'attendais encore quelque secondes, avant que mon portable sonne de nouveau.


« Je regarde la Tv... »


J'ouvrais alors un nouveau message, mais me stoppais. Etais-ce normal que je me sente aussi exité ? J'avais envie de le voir certes, mais je ne devais pas oublier qu'il restait le frère de Tim et qu'il allait piquer une crise en apprennant ça...


– Oh et puis merde, il ne s'est pas géné pour me plaquer...On va juste faire une virée entre...Amis. Dis-je, les sourcils fronçés.


« Ca te dis d'aller en boite avec moi ? »


Sa réponse ne tarda pas : « Oui pourquoi pas ». Immédiatement je lui répondais que je passais le prendre dans dix minutes. Puis je jetais mon portale sur la table et allait enfiler mon tee-shirt noir puis ma veste en cuir marron. Je me passais alors de l'après-rasage et attrapais mes deux casques puis sortis. Un ronronement de moteur, et j'allais en direction de chez Jonah.


**




Suite dans la partie 2 ^^

lien permanent

The inocence of the sleep -2-  (The inocence of the sleep) posté le mercredi 17 juin 2009 14:11

Le chapitre 2 écrit par Lybertys est en ligne sur son blog. Bonne lecture ! 

ici !

lien permanent

The inocence of the sleep -1-  (The inocence of the sleep) posté le mercredi 17 juin 2009 14:09

Salut à vous, lectrices et lecteurs de Mai-lynn.

Ayant un problème d'ordinateur, je me charge personnellement de publier ce chapitre tout nouveau, d'une toute nouvelle histoire, écrite avec moi ^^ (Lybertys). XD

Nous espérons que cette histoire vous plaira ^^ le deuxième chapitre ne va pas tarder à être publié sur mon blog et nous vous donnerons les liens.

Pour conclure : Un dernier petit mot à vous faire passer avant la lecture de ce chapitre de sa part : 

"Joyeux noel mes p'tits loups !"




 J'étais bien dans ses bras. Pourquoi fallait-il qu'on bouge ? Je l'embrassais dans le cou, le mordant passionement. Je voulais qu'il cède, encore une fois. Timothy cédait souvent, et l'ambiance de mon appartement m'y aidait. Les murs étaient rouges avec des meubles noirs. C'était un studio, avec une seule pièce puis la salle de bain. Mon lit, près du canapé était le lieu où je me sentais le mieux au monde. En ce moment, je pouvais dire que je nageais dans le bonheur. J'avais dans mes bras un homme magnifique, avec qui je sortais depuis maintenant huit mois. Il était plus petit que moi, les cheveux chatains clair. Ses yeux bleus étaient cachés par ses paupières, savourant les douces caresses que je lui produigais. Je sentais qu'il était aussi éxité que moi, mais lui se retenait, car nous devions partir.

 

–      Nath...Souffla-t'il, perdu.

 

Un sourire étira mes lèvres alors ma main glissait le long de son torse ferme, mais à peine musclé. Doucement, je déboutonnais son jean voulant le toucher dans son entièreté, mais il ne m'en laissa pas le temps.

 

–      Nathaniel ! Fit-il, la voix dure.

 

Je soupirais, déçu par le simple fait qu'il ne veille pas continuer. Je me soulevais et m'allongeais sur le dos fixant le plafond.

 

–      Je déteste quand tu m'appelles par mon prenom...Dis-je, en boudant.

 

Je l'entendis rigoler puis se lever, attrapant sa chemise noire.

 

–      Peut-être mais c'est la seule chose qui te fait réagir...Et puis, j'aime ton prénom. Me répondit-il

 

Je me levais à contre coeur, ne prenant même pas la peine de refaire le lit. Mais à peine eus-je fait deux pas que Timothy me rappela.

 

–      Tu vas où tout nu ? On est déjà en retard ! Fit-il, les mains sur les hanches.

–      Je vais boire un coup et m'habiller, ça te vas ? Répondis-je, sur le même ton. Et puis je me balade tout nu si j'ai envie !

–      Moi ça me dérange pas...

 

Nous éclatâmes de rire et je partis dans la cuisine pour me servir du jus d'orange. Je bus directement dans la bouteille puis partis dans la salle de bain, m'habiller.

 

–      Il s'appelle comment ton frangin déjà ? Demandais-je, alors que j'enfilais mon jean bleu délavé.

–      Jonah et il va être furax de voir qu'on est en retard ! Me cria Timothy, s'approchant de la porte de la salle de bain.

 

J'enfilais mon tee shirt rouge et mon pull kaki par dessus puis me regardait dans le miroir. J'avais les cheveux blonds comme les blés et des yeux marrons verts. Je n'étais pas un top model, mais je dégageais un charme fou. J'avais beaucoup de charisme, réussissant à me demener dans n'importe quelle situation.

 

–      J'suis prêt ! Dis-je, mettant de l'après-rasage sur mes joues.

 

Je marchais d'un pas rapide vers l'entrée, attrapant au passage mon portefeuille que je glissais dans la poche arrière de mon jean et les deux casques qui tronnaient sur la commode. Ma main se posa sur la poigné de la porte et je tournais la tête vers Tim, qui me regardait du salon.

 

–      Je croyais qu'on était préssé ?!? Demandais-je, souriant à la vue de son regard posé sur mes fesses.

–      Tu aurais pu t'habiller moins sexy. Me dit-il en haussant les épaules.

–      Autant faire craquer toute la famille en même temps !

 

Je l'entendis rigoler légèrement et sortis de la pièce, suivis par mon amant. Je fermais à clé et nous descendîmes les marches afin de retrouver la rue bondée de monde. Je vivais dans le centre, au dessus d'une épicerie. Nous tournions immédiatement afin de rentrer sur le petit parking de l'épicerie, pour s'approcher de ma moto. Timothy n'aimait pas vraiment ce véhicule, mais moi, il me faisait vibrer. Je me sentais pousser des ailes lorsque j'étais sur ce bolide. C'était une Suzuki GSX R noir, il m'avait fallu trois mois de salaires pour me la payer, mais çela valait le coup. Je tendis un casque à Timothy qui fit une grimace en le prenant dans ses mains.

 

–      Je te promets de ne pas aller vite, où il habite ? Demandais-je m'asseillant sur ma moto.

–      Dans la rue du Video Club. Me répondit-il s'asseillant à son tour, me serrant fortement.

 

J'enlevais la bequille et demarrait le moteur. Un petit coup de main et nous partîmes dans un rugissement. L'air frais venait sur nous, me ravissant. Je retrouvais ce sentiment de parfaite liberté que j'aimais tant. Je sentais Tim plus crispé que jamais dans les virages, et un sourire amusé ne voulait partir de mon visage.

 

Dix minutes plus tard, nous nous arrêtâmes devant une allée de petites maisons toutes plus jolies les une que les autres. C'étaient les typiques petites chaumières anglaises avec les briques rouges et les fenetres aux contours noirs. Nous descendîmes de ma moto et je mis l'anti-vol et nous marchâmes quelques secondes avant de s'arréter devant la quatrième maison. Timothy me prit la main et je sentis qu'il était de plus en plus tendu. Surment le fait de me présenter. Il ouvrit la porte de la barrière en fer forgée noire et entra dans le petit jardin parfaitement tondus. Nous montâmes les marches du peron pour arriver devant une porte scultée dans du bois noir. De magnifiques vitreaux montraient une fleur berçés par les rayons du soleil.

 

–      C'est magnifique ! Dis-je portant mes doigts au vitrail.

–      Oui, c'est mon frère qui la dessiné. Répondit Tim, appuyant sur la sonette.

–      Il est artiste ?

–      Non, agent immobilier, il aime juste dessiner.

 

Je pensais alors que cet homme avait gaché un incroyable talent, mais je n'en fit pas part à Tim car je savais toute l'estime qu'il portait à son frère.

 

Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit sur une jeune femme blonde, les cheveux raides. Elle avait un visage ovale et extrement pâle, et de magnifiques yeux verts. On aurait pu croire en une poupée en la voyant avec ce haut blanc et cette jupe courte rose.

 

–      Vous êtes en retard les garçons ! Nous dit-elle, un enorme sourire aux lèvres.

–      Désolé Emma, il a pas voulu se dépécher ! Fit Tim me montrant du doigt

–      C'est qui c'est jetté dans le lit à peine arriver dans l'appart ?!? M'offusquais-je, géné

 

J'entendis la jeune femme rire puis se decaller afin de nous laisser entrer. Nous pénétrâmes alors dans un hall tres coloré. Les murs étaient peints en oranger, avec un parquet et des meubles couleur miel. Un escalier en bois se trouvait en face de la porte. À côté, une ouverture sur ce qui devait être le salon.

 

–      Vous devez être la femme de Jonah, je suis Nath. Me présentais-je, avançant une main vers la jeune femme.

–      Enchanté, je suis Emma, mais pas la femme de Jonah, me dit-elle en me serrant la main.

–      C'est une collègue et bonne amie de mon frère. Fit Timothy, enlevant sa veste.

–      Désolé ! Fis-je géné

–      T'inquiètes, tu n'es pas le seul à penser ça ! Répliqua-t'elle amusée.

 

Sur cette boulette, j'enlevais ma veste, la donnant à Tim qui la posa sur le porte manteau. Une bonne odeur de poulet flottait dans l'air et déjà mon ventre criait famine. La jeune femme nous conduisit dans le salon, qui, je dois l'avouer était magnifique. Les murs étaient de couleurs rouge foncés, presque bordeau, avec des meubles marrons et jaunes. Une véritable ambiance orientale. Le canapé marron clair donnait sur un écran plasma gigantesque avec en desous la nouvelle playstation avec quelques jeux. Derrière, une grande table en pin avec des chaises rouges. La table avait été mise et je pouvais voir que ce fameux Jonah avait sortit la belle vaiselle.Tout près, un vaisselier de la même couleur, où tronnaient fièrement de magnifiques photos en noir et blanc représentant du paysage. Mes yeux restèrent fixés sur une photo montrant une balançoire dans un parc d'enfant. La balançoire était suspendue dans l'air comme si le temps s'était arrété par quelque chose. L'effet en noir et blanc, faisait ressentir beaucoup de tristesse.

 

Le menton de Timothy posé sur mon épaule me fit sortir de mes pensées, et dans un sourire je me tournais vers lui.

 

–      C'est mon frère qui l'ait a faite aussi. Me dit-il rayonnant.

–      Elles sont magnifiques. Répondis-je re gardant à nouveau les photos.

–      Merci.

 

Je sursautais immédiatement à l'entente de cette voix grave et parfaitement inconnu. Mon regard se posa sur un homme assez grand. Je pouvais voir sur son visage, des traits semblables à ceux de Timothy, mais il n'était pas vraiment son portrait craché. Je le trouvais très beau. Chatain, les cheveux assez courts et légèrement ondulés, il dégageait un charme fou. Ses yeux verts étaient posés sur moi, m'envoutant complettement. Ce n'était pas le coup de foudre, loin de là, mais je n'étais pas insensible à son charme. Il fallait que je me ressaisisse, et tout de suite.

 

Mes lèvres s'étirèrent dans un sourire de courtoisie et je levais la main vers lui.

 

–      Je suis Nath, merci beaucoup de m'avoir invité chez vous ! Dis-je plein d'énergie.

–      Jonah, tutoies moi, je t'en prie. Me répondit-il, serrant ma main.

 

J'acquiessais de la tête prenant en note sa demande, puis rangeais ma main dans ma poche. Jonah se tourna vers Timothy et je pu voir son sourire s'élargir encore plus.

 

–      Je fais ton plat préféré et tu n'es même pas capable de venir à l'heure. Fit-il, amusé.

 

Timothy ouvrit la bouche mais je le coupais, sachant très bien ce qu'il allait retorquer.

 

–      Et ne dis pas que c'est de ma faute ! Répliquais-je, les sourcils fronçés.

 

J'entendis alors Jonah rigoler légèrement et prendre son frère dans ses bras. Je ne fus pas vraiment surpris de cette marque d'affection mais je n'étais pas vraiment habitué. Moi et mes deux soeurs n'étions pas vraiment proche, un coup de fil pour les fêtes et anniversaires nous suffisaient. Je leurs avait toujours reproché le passé, et elles n'avait jamais rien voulu entendre, alors je m'étais effacé. Je savais qu'elles se voyaient souvent, tant mieux pour elles. Ma vie n'était que meilleur depuis que j'avais coupé tout lien avec ma famille.

 

Un baiser sur ma joue me sortit de mes sombres pensées et immédiatement, je plongeais mon regard dans les océans de mon amant.

 

–      Tu penses à quoi ? Me demanda-t'il passant sa main dans mon dos.

–      À rien, j'aime bien la déco de la maison de ton frère. Dis-je, allant jusqu'à la grande bibliothèque de vinyles.

–      Oui, il aime les couleurs...

 

Timothy n'avait jamais aimé les couleurs trop vive, préférant le blanc apaisant de son appartement au rouge électrique du mien. Je passais alors mon regard sur ces vieux CD, les touchant du bout des doigts. Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais j'avais la facheuse manie de toucher tout ce qui m'entourait. Il me fallait un contact physique avec ce qui m'interessait. C'est alors que je m'arrétais sur un Vinyle que je cherchais depuis un moment sans le retrouver, celui des Rolling stones. J'adorais une de leur chanson, Satisfaction, et je cherchais désespérément leur album colector en 45 tours. Immédiatement je le pris dans mes mains, les yeux brillants.

 

–      Tu aimes les Rolling stones ?

 

Je relevais la tête surpris, avant de croiser le regard vert du frère de Timothy. Un grand sourire étira mes lèvres, et immédiatement je me sentis rougir sous son regard amusé. Mais je repris bien vite mon assurance, reposant le Vinyle sur l'étagère.

 

–      Qui ne les aimerais pas ! Dis-je vivement, un sourire aux lèvres.

–      Timothy par exemple. Fit-il, regardant Tim amusé.

 

Je rigolais légèrement, à part le rap et le RNB, Timothy n'écoutait rien d'autre. Cela nous vallait certaine disputes car il détestait ma musique, et je n'aimais pas vraiment la sienne. Le concerné fusilla son frère du regard et lui tira la langue avant de partir dans la cuisine rejoindre Emma. Je sentis alors Jonah reposer son regard sur moi tandis que je regardais une nouvelle fois sa collection de 45 tours.

 

–      J'ai un ami qui travaille dans une maison de disque, si jamais tu voudrais un vinyle, ou autre n'hésite pas ! Finit-il par dire, détournant le regard.

–      Merci, c'est gentil. Répondis-je, en souriant.

 

C'est à ce moment là qu'Emma et Tim arrivèrent dans la pièce chargés de plats tous plus appétissants les uns que les autres. Mon ventre se mit immédiatement à gargouiller, et j'entendis Jonah rire. Il avait un rire grave et tellement sensuel que cela me donna des frissons. Mais immédiatement, je tournais la tête, ne souhaitant pas penser cela du frère de mon amant.

 

Je m'asseillais alors près de Timothy, touchant sa cuisse par habitude. Je souriais alors qu'Emma se levait et me remplissait mon assiette plus que ce je ne pourrais manger. Mais j'accepetais poliment. Tout le monde se serva et Timothy monopolisa la conversation. Son frère le regardait, buvant chacune de ses paroles. Il ne semblait pas se rendre compte que son frère se vantait, allant même jusqu'à embellir un peu trop la réalité. A ce moment même il parlait de ce partiel qu'il avait eu haut la main, soit disant en révisant à peine. Ce qu'il oubliait c'était la nuit blanche que j'avais passé à lui expliquer diverses equations.

 

–      Et toi . Tu fais quoi comme étude ? Demanda tout à coup Emma, semblant totalement desinteressé.

–      Je...J'ai arrété mes études...Fis-je, géné.

–      A oui pourquoi ?!?

–      Emma ! S'exclama Jonah, lui lançant un regard noir.

–      Non, c'est bon, répondis-je dans un sourire. J'ai quitter ma famille dès que j'ai eu la majorité, alors il fallait bien que je trouve de quoi me nourrir...Et puis...Je ne suis pas vraiment fait pour les études.

–      Pourquoi ça ? Fit Jonah, les sourcils fronçés.

–      C'est un surdoué.

 

Timothy avait laché cette phrase sans vraiment réfléchir, et me regarda immédiatement, un regard désolé accroché au visage.

 

–      Je suis pas vraiment un surdoué...Je...Je suis l'actualité et j'avais une soeur plus vieille que moi, alors j'aimais lire ses cahiers et essayer à les faire par moi-même. C'était une sorte de défi...ça m'amusait...

 

Je vis alors Jonah sourire, ce même sourire en coin qui me charmait.

 

–      Tu fais quoi alors dans la vie ? Me demanda-t'il tout à coup.

–      Je travaille dans un magasin de costumes et vetements chics pour homme, dans le centre.

 

C'est alors que Timothy repris la parole, racontant  à son frère un de ses entrainements de basket. J'avais l'habitude qu'il me coupe la parole, Tim aimait que les regards soit posés sur lui. Il idolatrait son frêre et voulait à tout prix que celui-ci soit fier de lui. Et à voir les yeux brillants de Jonah posés sur lui, il y arrivait parfaitement. Timothy avait de la chance d'avoir un frère aussi aimant, et je soupsonnais même qu'il s'en serve un peu. Mon regard se posa alors sur la jolie blonde peu interessée par la discution des deux frères. Elle me lança alors un faible sourire avant de se servir un verre de vin blanc, et de reposer son regard sur moi.

 

–      ça fait combien de temps vous deux ? Demanda-t'elle sans indiscretion.

–      8 mois bientôt. Répondis-je dans un sourire.

–      Et vous vous êtes rencontrez où ?

–      Dans une boite de nuit dans le centre, je travaillais là-bas en tant que serveur.

–      Tu as fait beaucoup de petits boulot ?

 

Cette question avait été posé par Jonah. Il avait coupé court à sa discution avec Tim et me regardait, une drôle de lueur dans les yeux. Ce genre de regard qui me destabilisait. Je me souviens de la première fois où j'avais vu Timothy attendant que je lui serve son verre. Il avait exatement ce même regard. J'avais su dès la première minute que je lui plaisais, mais là, ce regard me perturbait.

 

–      Je...Oui, un tas...Personne ne prend de gamins de 18 ans. J'ai fait tout et n'importe quoi jusqu'à ce que je rencontre Edouard. Répondis-je hésitant.

–      Edouard ? Demanda Jonah, interessé.

–      Un vieux crouton...Souffla Tim, regardant dans une autre direction.

–      Peut-être mais ça a été le seul qui m'ait tendu la main alors que je n'arrivais plus à joindre les deux bouts. A force de faire tous ces petits boulot...J'étais tellement fatigué et j'avais tellement faim que j'ai fait un malaise en rentrant chez moi. Et lorsque je me suis réveillé, j'étais dans une sorte d'infirmerie, et Edouard est arrivé. Il était directeur d'un centre pour jeune en difficulté, et m'a offert l'hospitalité, le temps que je retrouve une situation potable.

 

Je n'avais aucune honte à raconter ma vie, pourtant, lorsque je vis le regard fuyant de Jonah, je me sentis triste. Pourquoi fuyait-il mon regard ? Pensait-il que je n'avais rien a faire avec son frère vu que je n'avais pas un passé exemplaire ? Soupirant, je fis le vide en moi. Je ne devais pas me mettre le frère de Tim à dos dès la première rencontre. Affichant un sourire, je pris la bouteille de vin et me servis un verre.

 

–      Et vous deux ? Ça fait longtemps que vous travaillez ensemble ? Demandais-je sur un ton faussement enjoué.

–      Cinq ans, répondit Emma en souriant. Cinq et je suis toujours à le supporter. Mine de rien il a une sacré personnalité !

–      Elle dit ça juste parce que je refuse qu'on crée une agence à nous deux...Fit Jonah, dans une grimace.

–      C'est le bon moment pourtant, avec le marché de l'immobilier qui ne cesse de s'accroitre... fis-je buvant une gorgé de mon vin.

–      Peut-être mais je ne me sens pas encore prêt à me lancer.

 

Il avait lançé cette phrase d'une façon froide qui ne laissait place à aucune négociation. A cette instant, Jonah me fit penser à mon père alcolique, qui par peur de mal faire restait dans son petit travail à l'usine. Par frustration, il buvait, et déversait son angoisse sur le seul fils de la maison. J'espérais de tout coeur que la même chose ne lui arrive pas. Il n'avait pas confiance en lui, cela se sentait. Je ne savais pas pourquoi ce genre de personne restait ainsi à leur place, faire quelque chose qu'il n'aimait pas. Pour moi, s'était comme s'auto-interdire une liberté. Se priver de quelque chose pour toute sa vie.

 

Je posais alors ma main sur la cuisse de Timothy mais ce dernier la rejetta, regardant ailleurs. Mes sourcils se fronçèrent immédiatement et je posais mon regard sur lui. Je compris alors que je l'avais froissé. Las de ses crises, je reposais mes coudes sur la table et repris la discussion avec Emma, bien vite suivis de Jonah. Timothy resta là, à nous écouter, jouant avec sa nourriture, un air boudeur affiché sur son visage.

 

Le repas retrouva une bonne ambiance, bien que longue a démarer. Je fus surpris de remarquer que je partageais de nombreux points de vue avec Jonah. Nous finissâmes notre repas assez tard dans l'après midi. Et vers les quatre heures, je décidais de rentrer. Timothy se leva sans un mot. Il serra son frère dans ses bras et lui promis de l'appeler apres son match de basket. Je serrais alors la main de Jonah, affichant un magnifique sourire.

 

–      Merci encore pour ce repas, s'était délicieux. Dis-je aimablement.

–      De rien, j'espère te revoir bientôt. Me répondit-il, dans un sourire en coin.

 

Je fis la bise à Emma et partis rejoindre mon amant qui attendait près de ma moto. Sans un mot je lui tendis un casque qu'il prit et grimpais sur mon bolide. Tim fit de même et dans un crissement de pneus nous partîmes en direction de son appartement.

 

Apres quelque minutes nous arrivâmes à destination et il descendit immédiatement, me tendant le casque.

 

–      Qu'est-que tu as Tim ? Soufflais-je, en ayant assez de son attitude.

–      Rien, je dois y aller. Fit-il, sans un regard pour moi.

 

Surpris, et énervé, je le regardais partir vers son appartement. Las, je remis mon casque et demarrais , mais au moment où j'allais partir, je sentis la main de Tim posée sur mon bras.

 

–      Et tu ne me rentiens même pas ? Me demanda-t'il outré.

–      Pourquoi je le ferais ? Tu as vu ton attitude ? Répliquais-je, en haussant légèrement le ton.

–      Mais...Tu ne sais même pas pourquoi je réagis comme ça !

–      En huit mois j'ai appris à te connaître, j'ai bien remarqué que tout le monde avait le regard posé sur moi. C'est ça qui t'enerve non ?

 

Il me lança un regard noir et se retourna, apparement véxé. Il monta dans son appartement et dans un soupire j'éteignis le moteur, et montais à mon tour. Je grimpais les trois étages et arrivais devant sa porte. Dans un sourire, je vis qu'il l'avait laissé ouverte et entrais, le trouvant avachit dans son canapé, zappant sur différente chaines. Je posais alors les casques sur le sol, et posais ma veste sur la table pas loin. Son appartement était deux fois plus grand que le mien, et la décoration beaucoup plus luxieuse. Je m'asseillais sur le canapé et regardais mon amant qui boudait toujours dans son coin. Doucement, je m'allongais sur lui, embrassant son cou.

 

–      Allez, tu crois pas que se serrais plutôt à moi de faire la tête ? Tu m'envoies balader alors que je n'ais rien fait. Dis-je, posant ma main sur sa hanche.

–      Tu étais le centre d'interet de tout le monde, mon frêre buvait tes paroles ! Dit-il d'une petite voix.

–      C'est la première fois qu'il me voit...Je lui vole son frère, c'est normal qu'il essaye de me connaître.

–      Je sais, mais ça m'énerve.

 

Dans un sourire je lui pris ses lèvres pour un baiser passionné. Peut-être n'aurais-je pas du céder, peut-être aurais-je du lui faire remarquer qu'il était égoiste. Mais je n'en avais pas envie. Je faisais avec depuis huit mois, car je l'aimais. J'étais tombé amoureux depuis que j'avais croisé son regard ce soir là dans cette boite de nuit branché. Je me souviens encore du petit billet qu'il m'avait glissé dans la main, me permettant ainsi de le rappeler apres la soirée.

 

Ses mains vinrent sous mon pull, m'offrant mille frissons. J'aimais lorsqu'il me touchait, lorsqu'il m'embrassait. J'aimais ses lèvres sur mon corps, son parfum sur ma peau. Il m'ôta mon tee-shirt et je sus à cet instant que la dispute venait de prendre fin. Il n'y avait pas eu d'excuse, ni de gagant. Tampis.

 

–      Tu n'avais pas un entrainement ce soir ? Demandais-je, alors qu'il dégraffait mon jean et m'allongeais sur le canapé.

–      J'ai mieux au programme.

 

Je me mordis la lèvre alors qu'il me prenait entre ses lèvres. Mon cerveau se déconnecta comme à chaque fois. Je savais que j'allais encore prendre mon pied...

 

**

 

Je me réveillais le lendemain, encore courbaturé par nos ébats de la nuit. Ma main se posa immédiatement de l'autre côté du lit, mais personne ne s'y trouvait. Je relevais alors la tête pour trouver Timothy callé contre le mur, le regard tourné vers moi. Mais il ne me voyait pas, totalement plongé dans ses pensées.

 

–      Tu fais peur...Arrete de me regarder on dirait un psychopate. Lachais-je, me retournant sur le dos.

 

Un sourire étira ses lèvres et il se mit à genou sur le lit, prenant mes lèvres fougeusement. Surpris, je pris part au baiser apres quelque secondes, retrouvant sa langue avec plaisir. Le baiser, toujours autant passioné que les autre, prit fin alors que je manquais de souffle pour le continuer. Il posa alors son front contre le mien, posant sa main sur ma joue.

 

–      Je te quitte, souffla-t'il, les yeux fermés.

–      D'accord, je viendrais voir ton match ce soir. Répondis-je en déposant un smack sur ses lèvres, avant de me rallonger dans son lit.

 

Alors que je pensais qu'il allait partir, il resta là à me regarder.

 

–      Tu devais pas aller en cours ? Demandais-je, me redressant sur mes coudes

–      Tu n'as pas compris...Je veux qu'on se sépare. Me dit-il sérieusement.

 

Mon coeur manqua un battement et je ressentis l'effet d'un seau d'eau glaçé me tomber dessus. Je relevais alors la tête pour croiser son regard, cherchant un quelque chose qui me montrerais qu'il plaisantait. Mais rien. Il était totalement sérieux.

 

–      Tu ne dis rien ? Je suis désolé...Je ne veux pas d'une relation comme la notre, pas maintenant...On peu resté ami si tu veux.

 

J'avais envie de lui rire au visage. Comment pouvait-il me dire ça ? Je ne réagissais pas. Peu à peu, je sentais mon coeur se briser. J'avais envie de pleurer, mais je ne le ferais pas car je n'avais plus versé une goutte depuis mes 13 ans. Sans un mot je me relevais, me rhabillant au passage sans un regard pour lui.

 

–      Nath...Dis quelque chose...Me supplia-t'il, se rapprochant de moi.

 

La vérité, s'était que je ne savais pas quoi lui dire. Un multitude de questions me traversait l'esprit, mais je n'avais qu'une seule a lui poser. Je n'avais pas le courage. Pourtant, il fallu qu'il m'appelle par mon prénom. Comme mon pere le faisait. Ce prénom que je détestais, et qui pourtant faisait monter la rage et le courage en moi.

 

–      Nathaniel !

 

Les poings sérrés, j'arretais ma marche devant sa porte.

 

–      Tu m'as présenté à ton frère. Pourquoi ? Demandais-je, la voix calme.

–      Je...Tu comptes beaucoup pour moi mais...

 

Je ne lui laissais pas le temps de continuer, déjà agacé par sa voix peinée. Pourquoi était-il triste ? Ce n'était pas lui qui se faisait larguer. Rageusement, j'attrapais les casques et ouvrais la porte, avant de sortir. Je l'entendis m'appeller plusieurs fois et me suivre dans le couloir. Mais je n'avais pas envie de l'écouter. Rapidement, j'arrivais à ma moto et la démarrais. Je le laissais alors là sur le trottoir à m'appeller désespérément. J'étais fou de ce type. Et il venait de me réduire en morceaux.

 

**

 

Assis sur le comptoir du magasin, je regardais les gens passés devant la vitrine et regarder les vêtements de luxe qu'ils ne pourront jamais se payer. Peu de clients venaient acheter, ce qui rendait les journées longues et monotones. Je posais alors mon regard sur Alice, la responsable de ce grand magasin de haute couture pour homme. Elle était assise dans un coin du magasin, jouant avec sa machine à couture.  La radio était branché, mais aucune musique ne me plaisait. Non, tout m'enmerdais. Depuis une semaine, c'était ça. Moi d'habitude si joyeux et expressif, je me retrouvais à broyer du noir pour un gamin qui n'en valait pas la peine. J'avais mal au coeur, pour lui, mais aussi parce qu'il m'avait ôter toute joie. Je ne l'avais pas revu depuis qu'il m'avait plaqué, et je me trouvais pitoyable de rester ici. Il ne voulait pas d'une relation fixe, souhaitant batifoller à droite et à gauche, pourquoi n'en faisais-je pas de même ?

 

–      Nath ? Tu pourrais allez ranger les paires de chaussures s'il te plait ? Me demanda Alice, sans lever la tête.

 

J'acquiessais et me remis sur mes deux jambes. Sans grande envie, je me dirigeais vers le coin chaussures et m'appliquais directement. Ces foutus gosses de riches n'étaient même pas capable de remettre les même pointures dans la même boite. Trop impliqué, je ne me retournais même pas au son de la sonnette, m'avertissant un nouveau client. Alice pouvait bien s'en charger.

 

–      Je peux vous aider monsieur ? Dit-elle aimablement.

–      Non...Je regarde simplement, merci...

 

Mes mains se crispèrent au son de cette voix, et immédiatement je me retournais croisant le regard émeraude du frère de mon ex. Mais étant maladroit par nature, je renversais toutes les boites de chaussures que je venais de ranger. Un juron sortit de ma bouche et je m'abaissais immédiatement pour les ramasser. Jonah vint alors m'aider. Je lui fis un sourire pour le remercier et nous rangeâmes les boites. Quelque minutes plus tard, j'avançais ma main pour rattraper la derniere chaussure, mais Jonah fit de même et nos mains se touchèrent. Surpris, je la ramenais vers moi, le rouge aux joues. Je sentis son regard sur moi et détourna la tête tout en me levant. Il se releva à son tour et me tendit la chaussure avec un petit sourire en coin. Je la pris et la remis en place. Puis doucement, je me tournais vers lui.

 

–      Je ne savais pas que tu aimais la haute couture...Dis-je, dans un petit sourire.

–      Je n'aime pas vraiment, j'ai juste voulu jetter un coup d'oeuil. Répondit-il en haussant les épaules. Comment vas-tu ?

–      Bien...Mentis-je, et toi ?

–      Pareil...Je pensais appeler Timothy pour lui en parler mais vu que je te vois le premier...Que dirais-tu de venir diner à la maison demain soir ?

 

Le malaise qui me rongeais depuis maintenant une semaine revint à grand galop, et je ne pus que baisser le regard et me retourner pour prendre une paire de chaussure et la changer de place.

 

–      Je pensais que tu serais au courant...On n'est plus ensemble...Dis-je d'une petite voix.

 

Il ne répondis rien, se contentant de me fixer. Je me sentais de plus en plus mal à l'aise à ses côtés porquoi ne disait-il rien ? Je me retournais alors, prenant sur moi et affichant un air faussement joyeux.

 

–      Allez, je dois retourner bosser, si tu veux de l'aide, n'hésite pas ! Dis-je, avant de passer près de lui et de revenir vers le comptoir.

–      Nath !

 

Surpris, je me retournais. Sa bouche formait une sorte de grimace tout à fait adorable, comme s'il cherchait à me demander quelque chose mais qu'il hésitait.

 

–      Tu finis à quelle heure ? Finit-il par me demander

–      Euh...Dans une heure. Répondis-je en regardant ma montre. Pourquoi ?

–      Je...ça te dirais de venir boire un verre avec moi ?

 

 

lien permanent

One more night -10-  (One More Night) posté le mercredi 17 juin 2009 14:07

 

Avec beaucoup de retard...
J'espère que cette suite vous plaira mes petits lou !
Je me met à l'écriture de PDT hihi


 

Je l'aime encore.Comment ne pourrais-je ne plus l'aimer après ces deux années passées avec lui ? J'avais enfouis mon amour pour lui au moment où je suis parti, car je ne voulais plus souffrir. Mais cette nuit a tout détruit. Mon coeur crie à nouveau son nom...


Edwin se trouvait étendu sur son lit, regardant son plafond blanc. Les bras perpendiculaires, il pensait à toute sorte de choses, toutes ayant un rapport avec Lui.


La sonnerie de la porte d'entrée se fit entendre, et dans un soupire, Edwin se leva et alla ouvrir. Derrière la porte se trouvait un homme assez grand, les cheveux mi-longs et blond cendrés. De magnifiques yeux bleus et un bronzage typique de surfeur, l'homme portait un costume de grand couturier bleu marine.


- Je viens d'avoir ton message, dit-il dans un sourire.
- Désolé de t'avoir dérangé, répondit Edwin, dans un haussement d'épaule.


L'homme entra et regarda autour de lui, puis, il se mit à fixer le tableau qu'avait peind Edwin : Une guitare avec dessus, des chaussons de danse et des lunettes à la style Elvis.


Je suis sûr que tu es au courant Eliott.


- Alors, qu'est-ce qui t'arrive petit frère ? Souffla-t'il s'asseillant sur le canapé


Edwin prit une grande inspiration et se lança.


- L'autre jour, je suis allé dans une petite boutique assez à la mode, dans le centre, fit-il, s'asseillant sur le fauteuil en face de lui.


Le prénommé Eliott tressaillit et se mit à fuir le regard de son demi-frère. Edwin eu alors sa réponse.


Tu es un idiot Eliott


- Depuis quand sais-tu qu'il habite ici ? Demanda Edwin, dans un soupire.
- Ça doit faire un an, je l'ai croiser dans une boite de nuit. Répondit Eliott, d'une petite voix.
- Et tu ne m'as pas averti ?


Edwin s'était levé, les poings serrés. D'une part, il sentait sa colère pulser dans ses veines. Mais cette colère n'était pas totalement tourné contre son demi-frère.


Ça fait plus de trois ans qu'il s'est installé ici, et pas une seule fois il n'est venu me voir. J'aurais aimé qu'il me cherche pour me faire des reproches, ou quoi que ce soit...Peut-être que tout aurait été arrangé maintenant...


Edwin avait son regard posé sur les gens qui marchaient dans la rue dehors. Des gens avec sûrement moins de problèmes sentimentaux. Eliott s'était levé, et avait posé sa main sur l'épaule de son frère.


- Si je ne te l'ais pas dit, c'est parce qu'il ne m'a demandé aucune nouvelles de toi, je craignais qu'il t'ai oublié alors que toi tu n'y arrivais pas ! S'exclama-t'il désesperement.
- J'ai couché avec lui, cette nuit.


Edwin avait laché cette phrase d'un coup, provoquant la surprise du blond. Sous le choc, ce dernier enleva sa main. Edwin en profita pour se retourner le visage dur.


- Je l'aime encore...Je crois que je l'ai toujours aimé. Dit-il le regard triste.
- Il partage tes sentiments ? Demanda Eliott, les sourcils fronçés.
- Il me dit que non...Mais cette nuit...Je...C'était comme avant...Et il a gardé son tatouage !
- Ça ne veut rien dire Edwin...Souffla Eliott, ennuyé.
- Je sais mais laisse moi espérer. Fit Edwin, le regard larmoyant. Tu l'as dit toi-même, même ces cinq années n'ont pas suffit à me le faire oublier.


Edwin ancra son regard dans celui de son frêre, sérieux.


- J'ai choisis de te mettre au courant parce que je voulais que tu m'aides...Reprit-il.
- Comment-ca ? Demanda le blond, les sourcils fronçés.
- C'est toi qui organise le gala de charité qui se produira à l'Apple Blue dans deux jours non ? Fit Edwin, sérieux.
- Oui, mais je ne vois pas en quoi...
- Gael y sera, le coupa Edwin, Il est actionnaire de ce club, s'il te plait Eliott, donne moi une place.


Le blond se figea, ancrant une nouvelle fois son regard dans celui d'Edwin.


- Edwin...Il a tellement changé que...
- Non ! J'en ai eu la preuve cette nuit...Je t'en prie...


S'il te plait Eliott, permet moi d'être heureux encore une fois...


Flash Back


Le jeune Edwin se trouvait allongé dans son lit, les yeux rivés sur le plafond. Au loin, on pouvait entendre la musique qui provenait de la fête que donnait Ayla. Cette soirée resterait à jamais gravé dans la tête du brun. Un sourire aux lèvres, il ne cessait de reposer ses doigts sur ses lèvres, les caressant doucement.


Son coeur battait à mille à l'heure, mais pour rien au monde il n'aurait essayer de mettre un frein à l'immense bonheur qui coulait dans ses veines. Alors qu'il croyait tout perdu, Gael lui demandait de sortir avec lui...


Dans un soupire de bonheur, Edwin se retourna sur le ventre et tenta une nouvelle fois de trouver le sommeil.


**


Assis à table, Edwin et sa mère mangeaient en silence, comme à chaque repas. Seul le bruit de la télévision animait ce déjeuner. Un coude sur la table afin de soutenir sa tête, Edwin piochait sans grande conviction dans sa nourriture, regardant l'heure sur son portable.


- Tu viens m'aider cette après-midi au snack ? Demanda sa mère, dans un sourire.
- C'est férié et tu ouvres quand même ? Fit Edwin, les sourcils fronçés.
- Oui...Je me dis que les jeunes en profiteront...Tu viendras, j'aurais besoin de bras supplémentaires...
- Désolé, j'ai déja prévu mon après midi. Répondit Edwin, en haussant les épaules.


Evitant le regard surprit de sa mère, il se leva et se mit à débarasser la table.


- Tu vas faire un tour avec Ayla ? Demanda-t'elle, se levant à son tour.
- Non, je vais avec un...Copain...Répondit Edwin évasivement.
- Celui..Avec qui tu es allé au cinéma ?
- Oui.
- Il a l'air...Gentil...
- Il l'est.


Edwin, les bras chargés alla jusqu'à la cuisine et rangea tout dans le lave-vaisselle, avant d'enfiler sa veste et de prendre son porte-feuille.


- Tu es sûr que tu ne peux pas venir m'aider ? Ton ami peut bien attendre non ? Demanda-t'elle, dans l'embrasure de la porte.
- C'est bon maman, je sais très bien que tu n'as pas besoin de moi, s'il s'agissait d'Ayla, tu m'aurais poussé à aller la voir. Répondit Edwin, agressivement.
- Non...Je
- Je dois y aller, je rentrerais pour le repas.


Brusquement, Edwin passa près de sa mère qui ne le retint pas, et sortit.


**


Il était huit heure du matin, et Edwin se dépechait de s'habiller. Si la journée d'aujourd'hui se déroulait comme l'après midi d'hier, alors tout commençait parfaitement. Courant presque dans les escalier, il attrapa son sac.


- A ce soir maman ! Cria-t'il, avant de sortir en claquant la porte.


Rapidement, il alla au bout de la rue, et le croisa, là, appuyé contre une barrière. Un sourire étira les lèvres du brun alors qu'il croisait le regard bleu vert de Gael. Sans perdre de temps il alla se poster devant lui, et mis ses bras autour du cou du chatain, posant ses lèvres sur les siennes. Gael passa ses bras autour des hanches du plus jeune, ravi.


Peu de temps plus tard, Julian et Ayla les rejoingirent et ils allèrent au lycée, discutant de tout et de rien. Arrivés devant le lycée, tous les regard étaient tournés vers eux, comme aux habitudes. Des chuchotements, des regards insdiscrets, Edwin devait s'habituer à cette nouvelle popularité qui était celle de ses trois amis. Les nouvelles se répandaient vites. Si vite qu'Edwin ne savait pas quoi faire.


La sonnerie du début des cours retentit et les élèves se rassemblèrent peu à peu devant chaque classes, attendant l'ouverture. Gael se tourna vers Edwin un sourire aux lèvres.


- Je vais y aller..Dit-il, s'approchant du brun.
- Ok...A plus tard ! Lança Edwin, se reculant immédiatement.


Sous le choc, Gael, fronça les sourcils, avant de se redresser. Croisant le regard géné d'Edwin, il comprit. Un faible “Ok” sortit de ses lèvres et il se retourna, s'emmelant à la foule d'élèves. Edwin le regarda partir, une main passant nerveusement sur sa nuque. Son regard croisa alors celui de Seth, assis sur un banc, un sourire en coin sur les lèvres.


**


Le jeune brun marchait dans les couloirs déserts en direction de la salle de permanence ayant une heure à tuer. Mais la mauvaise chance devait être avec lui, car à peine entra-t'il dans la salle, qu'il vit que la seule table libre était celle en double avec Seth. Un soupire passa le barrage de ses lèvres, et il alla s'assoir près de lui, évitant le regard moqueur du blond.


Ne voulant pas lui adresser la parole, Edwin sortit ses affaires et se mit à travailler. Mais le regard pesant du blond arrogant ne le lachait pas, comme un prédateur guettant sa proie. Edwin savait qu'il n'allait pas le lacher. Que Gael l'avait quitté pour lui, et que Seth s'amuserait avec lui.


- Tu sais...Gael n'a jamais supporté vivre caché...Souffla Seth, dans un sourire.


Edwin ne répondit pas à l'attaque. Il avait vu ce qu'il s'était passé ce matin, et il appuyait sur la plaie.


- J'avais prévenu Gael, reprit-il, dans un soupire, que tu n'étais qu'un gamin.
- Lache moi. Répliqua Edwin, brusquement.
- La moindre faute que tu commets Edwin, contribue à me ramener Gael...Fit le blond dans un léger rire.
- Ce n'est pas une chose !


Seth éclata franchement de rire avant de rassembler ses affaires et de se lever. Il se pencha alors posant une main sur la table, et l'autre sur le dossier de la chaise du brun.


- Fais ce qu'il te plait...Chuchota-t'il dans l'oreille d'Edwin, mais n'oublie pas que je peux te récupérer Gael en un claquement de doigt.


Sans un mot de plus, il prit la direction de la sortie, sous le regard surpris du brun.


**


La sonnerie retentit, avertissant tous les élèves de la pause de midi. Edwin se trouvait devant la classe de Gael, attendant impatiement qu'il sorte. Ce dernier arriva quelque secondes plus tard, levant les sourcils en voyant Edwin devant lui.


- Je pensais qu'on s'attendait devant le self. Dit-il, dans un sourire
- Je sais.


Brusquement, Edwin se jetta au cou de Gael, posant ses lèvres sur celles du chatain. Surpris, Gael, recula de quelque pas. Revenant peu à peu à lui, Edwin le sentit sourire à travers le baiser, avant de l'embrasser plus passionement. Juste à côté, l'on pouvait entendre les chuchotements des élèvres redoubler. Certains souriaient, d'autre faisaient une grimace...Un peu plus loin, l'on pouvait croiser le regard furieux de Seth. Un regard colérique, rageur, mais qui cachait un immense douleur...


Fin du Flash-Back


Tous ces beaux moments ne cessent de me revenir en mémoire ces derniers temps. Peut-être est-ce pour me rappeler encore et toujours, la bétise que j'ai comise...Arrivera-t'il à me pardonner un jour ? Il m'a dit qu'il l'avait fait, mais si c'était vraiment la vérité...Nous serions surement revenus ensemble à l'heure actuel...


- Tu penses vraiment que porter une chemise lui plaira...Fit Ayla, dans une grimace.
- Ça a bien réussi il y a quelque jours...Répondit Edwin, dans un sourire.
- C'était le Gael du passé que tu as séduis, là il faut que tu sois vraiment à tomber si tu veux l'avoir une fois de plus dans ton lit.


Ayla se trouvait assise sur le lit, une main prise pas celles de sa petite fille qui s'amusait avec les bracelets de la jeune femme. Edwin, lui, ne faisait que des allers retour jusqu'à son armoire, cherchant en vain quelque chose à mettre. Mais rien ne convenait à Ayla. Dans un soupire, la jeune femme se mit debout, s'approchant de l'armoir, les mains posées sur ses hanches.


- Il faut que tu sois sexy Edwin, pas beau, fit-elle dans un petit sourire.


Quelque minutes plus tard, elle posait des vetements sur le lit d'Edwin, qui jouait avec la petite fille. Le regard du brun se posa alors sur les vetements. Un tee-shirt à manches trois-quart noir, un jean délavé, une ceinture en cuir...Des vetements simples pourtant.


- J'avais essayé de m'habiller comme ça avant...Et ça ne lui avait pas plu...Souffla Edwin, les sourcils fronçés.
- Edwin, soupira Ayla, Combien de fois dois-je te répéter que Gael a changé ? Tu vas rentrer dans cette boite, et tu le verras, assis au bar, mattant sans aucune pudeur, les mec habillés de cette façon devant lui...Alors pour ce soir tu troques ta bonne vielle chemise pour un tee-shirt bien collant.


Un sourire aux lèvres, Edwin se leva et attrapa les affaires, allant vers la salle de bain.


- Merci Ayla. Dit-il, enfilant les vetements.


Peu de temps plus tard, il sortit de la salle de bain, mal à l'aise. Le jean délavé lui allait comme un gant, mais le tee-shirt était un peu trop petit à son goût.


- Il me colle...Soufla Edwin dans une grimace.
- Oh Edwin, t'es pire qu'un gamin ! Répliqua Ayla, se levant et tournant autour de lui. Si habillé comme ça il ne te saute pas dessus, alors je suis totalement perdue.


**


La nuit venait de tomber sur la grande ville de philadelphie. Certains des gros travailleurs avaient troqués leurs costumes chics pour des vêtements un peu plus sexy à l'ocasion d'un gala de charité pas comme les autres. Les fonds récoltés permetteraient l'ouverture d'une nouvelle salle de concert, exclusivement réservée aux jeunes groupes prometteurs. Beaucoup de ces groupes viendraient faire écouter leur musique pour montrer leur potentiel.


L'Apple Blue avait été la boite de nuit chargé d'organiser la soirée, d'une part car c'était l'endroit le plus à la mode ces derniers temps, d'autre part car cette salle était assez grande pour acceuillir tout le monde. La file d'attente était vraiment longue, et Edwin, au bout, désespérait de pouvoir rentrer. Son regard passait et repassait encore et encore aux alentours, cherchant son regard, sa présence...Mais lui devait déja être dedans.


Mon coeur bat à 100 à l'heure...


Tout à coup, son regard croisa les océans foudroyants d'une autre personne. Un regard presque meurtrier qui ne présageait rien de bon. Depuis combien de temps n'avait-il pas lu autant de haine dans un regard ?


Je vois qu'il a fallu que je parte pour que tu accoures le récupérer comme un chien Seth...


Un sourire en coin étira les lèvres du brun alors que seth détournait son regard...il se sentait soulagé...S'il couchait avec tout le monde, cela voulait dire que Gael n'était pas retourné avec lui. Il sentit un bras se poser autour de son cou, et tourna vivement la tête, croisant le regard de son demi-frère.


- Tu es prêt ? Demanda-t'il, inquiet.
- Ça fait cinq ans que je le suis. Répondit Edwin dans un souffle.


Eliott lui ft un faible sourire et le sortit de la queue, l'amenant devant les grandes portes. Il donna deux invitations au videur qui leur ouvrit. Un soupire de courage passa le barage des lèvres du brun, et le coeur hurlant, il entra dans la boite de nuit.


**


La soirée se passait sans encombre, et les différents groupes faisaient la joie de beaucoup. Edwin se trouvait seul, assis sur une banquette à regarder Gael assis au bar. Ses yeux ne se décollaient pas, réalisant peu à peu, que celui qu'il aimait avait réellement changé.


Tu sembles tellement différent...Comment peut-tu les regarder comme des morceaux de viandes ?


Le chatain, les coudes posés contre le bar, passait et repassait son regard sur les hommes qui se trouvaient devant lui, dansant sensuellement au rytme d'une musique endiablée. Il portait un tee-shirt blanc surmonté d'une veste en cuir sans manche. Un pantalon noir et diverses colliers, Edwin le trouvait littéralement à tomber.


Il est tout près de moi, pourtant, j'ai l'impression qu'il est encore loin...ça me fait peur...


Cloué sur la banquette, Edwin perdait peu à peu ses moyens. Mais la vision qu'il eu quelque minutes plus tard lui glaça le sang. Seth s'approchait de Gael, posant ses mains sur les cuisses du chatain. Ses lèvres voulurent se poser sur celles de Gael, mais d'un mouvement, il tourna la tête, rencontrant alors le regard d'Edwin.


Ce dernier le vit se crisper et rester figé quelque minutes. Son regard se voila instantanement d'une colère noire. Rageusement il repoussa Seth et se mit debout, avançant rapidement vers Edwin qui restait figé.


- Je commençe à en avoir marre de te voir partout où je vais ! Lacha-t'il la voix dure. C'est une soirée privé, et ça m'étonerait qu'un simple étudiant en dessin puisse être invité !


Les sourcils d'Edwin se fronçèrent, surpris.


- Comment sais-tu que je suis en école de dessin ? Fit-il étonné.


Les yeux de Gael s'ouvrirent de surprise, et il baissa la tête. Sa main passa sur ses yeux et un soupire las franchit ses lèvres.


- Qu'importe, s'il te plait vas-t'en, tu n'as rien à faire ici.


Sans un regard, il se retourna dans l'intention de partir, mais Edwin le retînt posant sa main sur son bras.


- Depuis quand est-ce que tu sais que j'habite ici...Dit-il, d'une petite voix.


Le chatain ne répondit rien, donnant un élan de courage à Edwin. Il se mit alors devant lui et gardant sa main sur son bras.


- Pourquoi n'es-tu jamais venu me voir...Souffla Edwin, les larmes aux yeux, J'aurais tant aimé...
- Tu n'es pas en mesure de vouloir ou souhaiter quelque chose, coupa Gael, enlevant son bras de l'emprise d'Edwin.


Un regard noir, et Gael passa à côté de lui mais Edwin n'avait pas fini avec lui.


- Je rentre dans ton jeu.


Le chatain se figea sous cette phrase pleine de volonté.


- Je rentre dans ton jeu, et je finirais pas t'avoir.


Le regard plein de désir, Edwin alla sur la piste de danse, ne lachant pas les yeux de Gael. Il se mit alors à danser comme tout ces hommes. Sensuellement, doucement.


Nous sommes faits pour être ensemble...Que tu le veuilles ou non...

 

lien permanent



 

Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | PS2 | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : Bioshock 2 PC | Bioshock 2 PS3 | Call of Duty : Modern Warfare 2 360 | F1 2009 Wii | Assassin's Creed II : Discovery DS