Salut à vous,
lectrices et lecteurs de Mai-lynn.
Ayant un problème d'ordinateur, je me charge personnellement de
publier ce chapitre tout nouveau, d'une toute nouvelle histoire,
écrite avec moi ^^ (Lybertys). XD
Nous espérons que cette histoire vous plaira ^^ le deuxième
chapitre ne va pas tarder à être publié sur mon blog et nous vous
donnerons les liens.
Pour conclure : Un dernier petit mot à vous faire passer avant la
lecture de ce chapitre de sa part :
"Joyeux noel mes p'tits loups !"
J'étais bien dans ses bras. Pourquoi
fallait-il qu'on bouge ? Je l'embrassais dans le cou, le mordant
passionement. Je voulais qu'il cède, encore une fois. Timothy
cédait souvent, et l'ambiance de mon appartement m'y aidait. Les
murs étaient rouges avec des meubles noirs. C'était un studio, avec
une seule pièce puis la salle de bain. Mon lit, près du canapé
était le lieu où je me sentais le mieux au monde. En ce moment, je
pouvais dire que je nageais dans le bonheur. J'avais dans mes bras
un homme magnifique, avec qui je sortais depuis maintenant huit
mois. Il était plus petit que moi, les cheveux chatains clair. Ses
yeux bleus étaient cachés par ses paupières, savourant les douces
caresses que je lui produigais. Je sentais qu'il était aussi éxité
que moi, mais lui se retenait, car nous devions partir.
–
Nath...Souffla-t'il, perdu.
Un sourire étira mes lèvres alors ma main
glissait le long de son torse ferme, mais à peine musclé.
Doucement, je déboutonnais son jean voulant le toucher dans son
entièreté, mais il ne m'en laissa pas le temps.
– Nathaniel !
Fit-il, la voix dure.
Je soupirais, déçu par le simple fait qu'il ne
veille pas continuer. Je me soulevais et m'allongeais sur le dos
fixant le plafond.
– Je déteste
quand tu m'appelles par mon prenom...Dis-je, en boudant.
Je l'entendis rigoler puis se lever, attrapant sa
chemise noire.
– Peut-être
mais c'est la seule chose qui te fait réagir...Et puis, j'aime ton
prénom. Me répondit-il
Je me levais à contre coeur, ne prenant même pas
la peine de refaire le lit. Mais à peine eus-je fait deux pas que
Timothy me rappela.
– Tu vas où
tout nu ? On est déjà en retard ! Fit-il, les mains sur les
hanches.
– Je vais
boire un coup et m'habiller, ça te vas ? Répondis-je, sur le même
ton. Et puis je me balade tout nu si j'ai envie !
– Moi ça me
dérange pas...
Nous éclatâmes de rire et je partis dans la
cuisine pour me servir du jus d'orange. Je bus directement dans la
bouteille puis partis dans la salle de bain, m'habiller.
– Il
s'appelle comment ton frangin déjà ? Demandais-je, alors que
j'enfilais mon jean bleu délavé.
– Jonah et il
va être furax de voir qu'on est en retard ! Me cria Timothy,
s'approchant de la porte de la salle de bain.
J'enfilais mon tee shirt rouge et mon pull kaki
par dessus puis me regardait dans le miroir. J'avais les cheveux
blonds comme les blés et des yeux marrons verts. Je n'étais pas un
top model, mais je dégageais un charme fou. J'avais beaucoup de
charisme, réussissant à me demener dans n'importe quelle
situation.
– J'suis prêt
! Dis-je, mettant de l'après-rasage sur mes joues.
Je marchais d'un pas rapide vers l'entrée,
attrapant au passage mon portefeuille que je glissais dans la poche
arrière de mon jean et les deux casques qui tronnaient sur la
commode. Ma main se posa sur la poigné de la porte et je tournais
la tête vers Tim, qui me regardait du salon.
– Je croyais
qu'on était préssé ?!? Demandais-je, souriant à la vue de son
regard posé sur mes fesses.
– Tu aurais
pu t'habiller moins sexy. Me dit-il en haussant les
épaules.
– Autant
faire craquer toute la famille en même temps !
Je l'entendis rigoler légèrement et sortis de la
pièce, suivis par mon amant. Je fermais à clé et nous descendîmes
les marches afin de retrouver la rue bondée de monde. Je vivais
dans le centre, au dessus d'une épicerie. Nous tournions
immédiatement afin de rentrer sur le petit parking de l'épicerie,
pour s'approcher de ma moto. Timothy n'aimait pas vraiment ce
véhicule, mais moi, il me faisait vibrer. Je me sentais pousser des
ailes lorsque j'étais sur ce bolide. C'était une Suzuki GSX R noir,
il m'avait fallu trois mois de salaires pour me la payer, mais çela
valait le coup. Je tendis un casque à Timothy qui fit une grimace
en le prenant dans ses mains.
– Je te
promets de ne pas aller vite, où il habite ? Demandais-je
m'asseillant sur ma moto.
– Dans la rue
du Video Club. Me répondit-il s'asseillant à son tour, me serrant
fortement.
J'enlevais la bequille et demarrait le moteur. Un
petit coup de main et nous partîmes dans un rugissement. L'air
frais venait sur nous, me ravissant. Je retrouvais ce sentiment de
parfaite liberté que j'aimais tant. Je sentais Tim plus crispé que
jamais dans les virages, et un sourire amusé ne voulait partir de
mon visage.
Dix minutes plus tard, nous nous arrêtâmes devant
une allée de petites maisons toutes plus jolies les une que les
autres. C'étaient les typiques petites chaumières anglaises avec
les briques rouges et les fenetres aux contours noirs. Nous
descendîmes de ma moto et je mis l'anti-vol et nous marchâmes
quelques secondes avant de s'arréter devant la quatrième maison.
Timothy me prit la main et je sentis qu'il était de plus en plus
tendu. Surment le fait de me présenter. Il ouvrit la porte de la
barrière en fer forgée noire et entra dans le petit jardin
parfaitement tondus. Nous montâmes les marches du peron pour
arriver devant une porte scultée dans du bois noir. De magnifiques
vitreaux montraient une fleur berçés par les rayons du
soleil.
– C'est
magnifique ! Dis-je portant mes doigts au vitrail.
– Oui, c'est
mon frère qui la dessiné. Répondit Tim, appuyant sur la
sonette.
– Il est
artiste ?
– Non, agent
immobilier, il aime juste dessiner.
Je pensais alors que cet homme avait gaché un
incroyable talent, mais je n'en fit pas part à Tim car je savais
toute l'estime qu'il portait à son frère.
Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit sur
une jeune femme blonde, les cheveux raides. Elle avait un visage
ovale et extrement pâle, et de magnifiques yeux verts. On aurait pu
croire en une poupée en la voyant avec ce haut blanc et cette jupe
courte rose.
– Vous êtes
en retard les garçons ! Nous dit-elle, un enorme sourire aux
lèvres.
– Désolé
Emma, il a pas voulu se dépécher ! Fit Tim me montrant du
doigt
– C'est qui
c'est jetté dans le lit à peine arriver dans l'appart ?!?
M'offusquais-je, géné
J'entendis la jeune femme rire puis se decaller
afin de nous laisser entrer. Nous pénétrâmes alors dans un hall
tres coloré. Les murs étaient peints en oranger, avec un parquet et
des meubles couleur miel. Un escalier en bois se trouvait en face
de la porte. À côté, une ouverture sur ce qui devait être le
salon.
– Vous devez
être la femme de Jonah, je suis Nath. Me présentais-je, avançant
une main vers la jeune femme.
– Enchanté,
je suis Emma, mais pas la femme de Jonah, me dit-elle en me serrant
la main.
– C'est une
collègue et bonne amie de mon frère. Fit Timothy, enlevant sa
veste.
– Désolé !
Fis-je géné
–
T'inquiètes, tu n'es pas le seul à penser ça ! Répliqua-t'elle
amusée.
Sur cette boulette, j'enlevais ma veste, la
donnant à Tim qui la posa sur le porte manteau. Une bonne odeur de
poulet flottait dans l'air et déjà mon ventre criait famine. La
jeune femme nous conduisit dans le salon, qui, je dois l'avouer
était magnifique. Les murs étaient de couleurs rouge foncés,
presque bordeau, avec des meubles marrons et jaunes. Une véritable
ambiance orientale. Le canapé marron clair donnait sur un écran
plasma gigantesque avec en desous la nouvelle playstation avec
quelques jeux. Derrière, une grande table en pin avec des chaises
rouges. La table avait été mise et je pouvais voir que ce fameux
Jonah avait sortit la belle vaiselle.Tout près, un vaisselier de la
même couleur, où tronnaient fièrement de magnifiques photos en noir
et blanc représentant du paysage. Mes yeux restèrent fixés sur une
photo montrant une balançoire dans un parc d'enfant. La balançoire
était suspendue dans l'air comme si le temps s'était arrété par
quelque chose. L'effet en noir et blanc, faisait ressentir beaucoup
de tristesse.
Le menton de Timothy posé sur mon épaule me fit
sortir de mes pensées, et dans un sourire je me tournais vers
lui.
– C'est mon
frère qui l'ait a faite aussi. Me dit-il rayonnant.
– Elles sont
magnifiques. Répondis-je re gardant à nouveau les
photos.
–
Merci.
Je sursautais immédiatement à l'entente de cette
voix grave et parfaitement inconnu. Mon regard se posa sur un homme
assez grand. Je pouvais voir sur son visage, des traits semblables
à ceux de Timothy, mais il n'était pas vraiment son portrait
craché. Je le trouvais très beau. Chatain, les cheveux assez courts
et légèrement ondulés, il dégageait un charme fou. Ses yeux verts
étaient posés sur moi, m'envoutant complettement. Ce n'était pas le
coup de foudre, loin de là, mais je n'étais pas insensible à son
charme. Il fallait que je me ressaisisse, et tout de
suite.
Mes lèvres s'étirèrent dans un sourire de
courtoisie et je levais la main vers lui.
– Je suis
Nath, merci beaucoup de m'avoir invité chez vous ! Dis-je plein
d'énergie.
– Jonah,
tutoies moi, je t'en prie. Me répondit-il, serrant ma
main.
J'acquiessais de la tête prenant en note sa
demande, puis rangeais ma main dans ma poche. Jonah se tourna vers
Timothy et je pu voir son sourire s'élargir encore plus.
– Je fais ton
plat préféré et tu n'es même pas capable de venir à l'heure.
Fit-il, amusé.
Timothy ouvrit la bouche mais je le coupais,
sachant très bien ce qu'il allait retorquer.
– Et ne dis
pas que c'est de ma faute ! Répliquais-je, les sourcils
fronçés.
J'entendis alors Jonah rigoler légèrement et
prendre son frère dans ses bras. Je ne fus pas vraiment surpris de
cette marque d'affection mais je n'étais pas vraiment habitué. Moi
et mes deux soeurs n'étions pas vraiment proche, un coup de fil
pour les fêtes et anniversaires nous suffisaient. Je leurs avait
toujours reproché le passé, et elles n'avait jamais rien voulu
entendre, alors je m'étais effacé. Je savais qu'elles se voyaient
souvent, tant mieux pour elles. Ma vie n'était que meilleur depuis
que j'avais coupé tout lien avec ma famille.
Un baiser sur ma joue me sortit de mes sombres
pensées et immédiatement, je plongeais mon regard dans les océans
de mon amant.
– Tu penses à
quoi ? Me demanda-t'il passant sa main dans mon dos.
– À rien,
j'aime bien la déco de la maison de ton frère. Dis-je, allant
jusqu'à la grande bibliothèque de vinyles.
– Oui, il
aime les couleurs...
Timothy n'avait jamais aimé les couleurs trop
vive, préférant le blanc apaisant de son appartement au rouge
électrique du mien. Je passais alors mon regard sur ces vieux CD,
les touchant du bout des doigts. Je ne savais pas vraiment
pourquoi, mais j'avais la facheuse manie de toucher tout ce qui
m'entourait. Il me fallait un contact physique avec ce qui
m'interessait. C'est alors que je m'arrétais sur un Vinyle que je
cherchais depuis un moment sans le retrouver, celui des Rolling
stones. J'adorais une de leur chanson, Satisfaction, et je
cherchais désespérément leur album colector en 45 tours.
Immédiatement je le pris dans mes mains, les yeux
brillants.
– Tu aimes
les Rolling stones ?
Je relevais la tête surpris, avant de croiser le
regard vert du frère de Timothy. Un grand sourire étira mes lèvres,
et immédiatement je me sentis rougir sous son regard amusé. Mais je
repris bien vite mon assurance, reposant le Vinyle sur
l'étagère.
– Qui ne les
aimerais pas ! Dis-je vivement, un sourire aux lèvres.
– Timothy par
exemple. Fit-il, regardant Tim amusé.
Je rigolais légèrement, à part le rap et le RNB,
Timothy n'écoutait rien d'autre. Cela nous vallait certaine
disputes car il détestait ma musique, et je n'aimais pas vraiment
la sienne. Le concerné fusilla son frère du regard et lui tira la
langue avant de partir dans la cuisine rejoindre Emma. Je sentis
alors Jonah reposer son regard sur moi tandis que je regardais une
nouvelle fois sa collection de 45 tours.
– J'ai un ami
qui travaille dans une maison de disque, si jamais tu voudrais un
vinyle, ou autre n'hésite pas ! Finit-il par dire, détournant le
regard.
– Merci,
c'est gentil. Répondis-je, en souriant.
C'est à ce moment là qu'Emma et Tim arrivèrent
dans la pièce chargés de plats tous plus appétissants les uns que
les autres. Mon ventre se mit immédiatement à gargouiller, et
j'entendis Jonah rire. Il avait un rire grave et tellement sensuel
que cela me donna des frissons. Mais immédiatement, je tournais la
tête, ne souhaitant pas penser cela du frère de mon
amant.
Je m'asseillais alors près de Timothy, touchant
sa cuisse par habitude. Je souriais alors qu'Emma se levait et me
remplissait mon assiette plus que ce je ne pourrais manger. Mais
j'accepetais poliment. Tout le monde se serva et Timothy monopolisa
la conversation. Son frère le regardait, buvant chacune de ses
paroles. Il ne semblait pas se rendre compte que son frère se
vantait, allant même jusqu'à embellir un peu trop la réalité. A ce
moment même il parlait de ce partiel qu'il avait eu haut la main,
soit disant en révisant à peine. Ce qu'il oubliait c'était la nuit
blanche que j'avais passé à lui expliquer diverses
equations.
– Et toi . Tu
fais quoi comme étude ? Demanda tout à coup Emma, semblant
totalement desinteressé.
– Je...J'ai
arrété mes études...Fis-je, géné.
– A oui
pourquoi ?!?
– Emma !
S'exclama Jonah, lui lançant un regard noir.
– Non, c'est
bon, répondis-je dans un sourire. J'ai quitter ma famille dès que
j'ai eu la majorité, alors il fallait bien que je trouve de quoi me
nourrir...Et puis...Je ne suis pas vraiment fait pour les
études.
– Pourquoi ça
? Fit Jonah, les sourcils fronçés.
– C'est un
surdoué.
Timothy avait laché cette phrase sans vraiment
réfléchir, et me regarda immédiatement, un regard désolé accroché
au visage.
– Je suis pas
vraiment un surdoué...Je...Je suis l'actualité et j'avais une soeur
plus vieille que moi, alors j'aimais lire ses cahiers et essayer à
les faire par moi-même. C'était une sorte de défi...ça
m'amusait...
Je vis alors Jonah sourire, ce même sourire en
coin qui me charmait.
– Tu fais
quoi alors dans la vie ? Me demanda-t'il tout à coup.
– Je
travaille dans un magasin de costumes et vetements chics pour
homme, dans le centre.
C'est alors que Timothy repris la parole,
racontant à son frère un de ses entrainements de basket.
J'avais l'habitude qu'il me coupe la parole, Tim aimait que les
regards soit posés sur lui. Il idolatrait son frêre et voulait à
tout prix que celui-ci soit fier de lui. Et à voir les yeux
brillants de Jonah posés sur lui, il y arrivait parfaitement.
Timothy avait de la chance d'avoir un frère aussi aimant, et je
soupsonnais même qu'il s'en serve un peu. Mon regard se posa alors
sur la jolie blonde peu interessée par la discution des deux
frères. Elle me lança alors un faible sourire avant de se servir un
verre de vin blanc, et de reposer son regard sur moi.
– ça fait
combien de temps vous deux ? Demanda-t'elle sans
indiscretion.
– 8 mois
bientôt. Répondis-je dans un sourire.
– Et vous
vous êtes rencontrez où ?
– Dans une
boite de nuit dans le centre, je travaillais là-bas en tant que
serveur.
– Tu as fait
beaucoup de petits boulot ?
Cette question avait été posé par Jonah. Il avait
coupé court à sa discution avec Tim et me regardait, une drôle de
lueur dans les yeux. Ce genre de regard qui me destabilisait. Je me
souviens de la première fois où j'avais vu Timothy attendant que je
lui serve son verre. Il avait exatement ce même regard. J'avais su
dès la première minute que je lui plaisais, mais là, ce regard me
perturbait.
– Je...Oui,
un tas...Personne ne prend de gamins de 18 ans. J'ai fait tout et
n'importe quoi jusqu'à ce que je rencontre Edouard. Répondis-je
hésitant.
– Edouard ?
Demanda Jonah, interessé.
– Un vieux
crouton...Souffla Tim, regardant dans une autre
direction.
– Peut-être
mais ça a été le seul qui m'ait tendu la main alors que je
n'arrivais plus à joindre les deux bouts. A force de faire tous ces
petits boulot...J'étais tellement fatigué et j'avais tellement faim
que j'ai fait un malaise en rentrant chez moi. Et lorsque je me
suis réveillé, j'étais dans une sorte d'infirmerie, et Edouard est
arrivé. Il était directeur d'un centre pour jeune en difficulté, et
m'a offert l'hospitalité, le temps que je retrouve une situation
potable.
Je n'avais aucune honte à raconter ma vie,
pourtant, lorsque je vis le regard fuyant de Jonah, je me sentis
triste. Pourquoi fuyait-il mon regard ? Pensait-il que je n'avais
rien a faire avec son frère vu que je n'avais pas un passé
exemplaire ? Soupirant, je fis le vide en moi. Je ne devais pas me
mettre le frère de Tim à dos dès la première rencontre. Affichant
un sourire, je pris la bouteille de vin et me servis un
verre.
– Et vous
deux ? Ça fait longtemps que vous travaillez ensemble ?
Demandais-je sur un ton faussement enjoué.
– Cinq ans,
répondit Emma en souriant. Cinq et je suis toujours à le supporter.
Mine de rien il a une sacré personnalité !
– Elle dit ça
juste parce que je refuse qu'on crée une agence à nous deux...Fit
Jonah, dans une grimace.
– C'est le
bon moment pourtant, avec le marché de l'immobilier qui ne cesse de
s'accroitre... fis-je buvant une gorgé de mon vin.
– Peut-être
mais je ne me sens pas encore prêt à me lancer.
Il avait lançé cette phrase d'une façon froide
qui ne laissait place à aucune négociation. A cette instant, Jonah
me fit penser à mon père alcolique, qui par peur de mal faire
restait dans son petit travail à l'usine. Par frustration, il
buvait, et déversait son angoisse sur le seul fils de la maison.
J'espérais de tout coeur que la même chose ne lui arrive pas. Il
n'avait pas confiance en lui, cela se sentait. Je ne savais pas
pourquoi ce genre de personne restait ainsi à leur place, faire
quelque chose qu'il n'aimait pas. Pour moi, s'était comme
s'auto-interdire une liberté. Se priver de quelque chose pour toute
sa vie.
Je posais alors ma main sur la cuisse de Timothy
mais ce dernier la rejetta, regardant ailleurs. Mes sourcils se
fronçèrent immédiatement et je posais mon regard sur lui. Je
compris alors que je l'avais froissé. Las de ses crises, je
reposais mes coudes sur la table et repris la discussion avec Emma,
bien vite suivis de Jonah. Timothy resta là, à nous écouter, jouant
avec sa nourriture, un air boudeur affiché sur son
visage.
Le repas retrouva une bonne ambiance, bien que
longue a démarer. Je fus surpris de remarquer que je partageais de
nombreux points de vue avec Jonah. Nous finissâmes notre repas
assez tard dans l'après midi. Et vers les quatre heures, je
décidais de rentrer. Timothy se leva sans un mot. Il serra son
frère dans ses bras et lui promis de l'appeler apres son match de
basket. Je serrais alors la main de Jonah, affichant un magnifique
sourire.
– Merci
encore pour ce repas, s'était délicieux. Dis-je
aimablement.
– De rien,
j'espère te revoir bientôt. Me répondit-il, dans un sourire en
coin.
Je fis la bise à Emma et partis rejoindre mon
amant qui attendait près de ma moto. Sans un mot je lui tendis un
casque qu'il prit et grimpais sur mon bolide. Tim fit de même et
dans un crissement de pneus nous partîmes en direction de son
appartement.
Apres quelque minutes nous arrivâmes à
destination et il descendit immédiatement, me tendant le
casque.
– Qu'est-que
tu as Tim ? Soufflais-je, en ayant assez de son
attitude.
– Rien, je
dois y aller. Fit-il, sans un regard pour moi.
Surpris, et énervé, je le regardais partir vers
son appartement. Las, je remis mon casque et demarrais , mais au
moment où j'allais partir, je sentis la main de Tim posée sur mon
bras.
– Et tu ne me
rentiens même pas ? Me demanda-t'il outré.
– Pourquoi je
le ferais ? Tu as vu ton attitude ? Répliquais-je, en haussant
légèrement le ton.
– Mais...Tu
ne sais même pas pourquoi je réagis comme ça !
– En huit
mois j'ai appris à te connaître, j'ai bien remarqué que tout le
monde avait le regard posé sur moi. C'est ça qui t'enerve non
?
Il me lança un regard noir et se retourna,
apparement véxé. Il monta dans son appartement et dans un soupire
j'éteignis le moteur, et montais à mon tour. Je grimpais les trois
étages et arrivais devant sa porte. Dans un sourire, je vis qu'il
l'avait laissé ouverte et entrais, le trouvant avachit dans son
canapé, zappant sur différente chaines. Je posais alors les casques
sur le sol, et posais ma veste sur la table pas loin. Son
appartement était deux fois plus grand que le mien, et la
décoration beaucoup plus luxieuse. Je m'asseillais sur le canapé et
regardais mon amant qui boudait toujours dans son coin. Doucement,
je m'allongais sur lui, embrassant son cou.
– Allez, tu
crois pas que se serrais plutôt à moi de faire la tête ? Tu
m'envoies balader alors que je n'ais rien fait. Dis-je, posant ma
main sur sa hanche.
– Tu étais le
centre d'interet de tout le monde, mon frêre buvait tes paroles !
Dit-il d'une petite voix.
– C'est la
première fois qu'il me voit...Je lui vole son frère, c'est normal
qu'il essaye de me connaître.
– Je sais,
mais ça m'énerve.
Dans un sourire je lui pris ses lèvres pour un
baiser passionné. Peut-être n'aurais-je pas du céder, peut-être
aurais-je du lui faire remarquer qu'il était égoiste. Mais je n'en
avais pas envie. Je faisais avec depuis huit mois, car je l'aimais.
J'étais tombé amoureux depuis que j'avais croisé son regard ce soir
là dans cette boite de nuit branché. Je me souviens encore du petit
billet qu'il m'avait glissé dans la main, me permettant ainsi de le
rappeler apres la soirée.
Ses mains vinrent sous mon pull, m'offrant mille
frissons. J'aimais lorsqu'il me touchait, lorsqu'il m'embrassait.
J'aimais ses lèvres sur mon corps, son parfum sur ma peau. Il m'ôta
mon tee-shirt et je sus à cet instant que la dispute venait de
prendre fin. Il n'y avait pas eu d'excuse, ni de gagant.
Tampis.
– Tu n'avais
pas un entrainement ce soir ? Demandais-je, alors qu'il dégraffait
mon jean et m'allongeais sur le canapé.
– J'ai mieux
au programme.
Je me mordis la lèvre alors qu'il me prenait
entre ses lèvres. Mon cerveau se déconnecta comme à chaque fois. Je
savais que j'allais encore prendre mon pied...
**
Je me réveillais le lendemain, encore courbaturé
par nos ébats de la nuit. Ma main se posa immédiatement de l'autre
côté du lit, mais personne ne s'y trouvait. Je relevais alors la
tête pour trouver Timothy callé contre le mur, le regard tourné
vers moi. Mais il ne me voyait pas, totalement plongé dans ses
pensées.
– Tu fais
peur...Arrete de me regarder on dirait un psychopate. Lachais-je,
me retournant sur le dos.
Un sourire étira ses lèvres et il se mit à genou
sur le lit, prenant mes lèvres fougeusement. Surpris, je pris part
au baiser apres quelque secondes, retrouvant sa langue avec
plaisir. Le baiser, toujours autant passioné que les autre, prit
fin alors que je manquais de souffle pour le continuer. Il posa
alors son front contre le mien, posant sa main sur ma
joue.
– Je te
quitte, souffla-t'il, les yeux fermés.
– D'accord,
je viendrais voir ton match ce soir. Répondis-je en déposant un
smack sur ses lèvres, avant de me rallonger dans son
lit.
Alors que je pensais qu'il allait partir, il
resta là à me regarder.
– Tu devais
pas aller en cours ? Demandais-je, me redressant sur mes
coudes
– Tu n'as pas
compris...Je veux qu'on se sépare. Me dit-il
sérieusement.
Mon coeur manqua un battement et je ressentis
l'effet d'un seau d'eau glaçé me tomber dessus. Je relevais alors
la tête pour croiser son regard, cherchant un quelque chose qui me
montrerais qu'il plaisantait. Mais rien. Il était totalement
sérieux.
– Tu ne dis
rien ? Je suis désolé...Je ne veux pas d'une relation comme la
notre, pas maintenant...On peu resté ami si tu veux.
J'avais envie de lui rire au visage. Comment
pouvait-il me dire ça ? Je ne réagissais pas. Peu à peu, je sentais
mon coeur se briser. J'avais envie de pleurer, mais je ne le ferais
pas car je n'avais plus versé une goutte depuis mes 13 ans. Sans un
mot je me relevais, me rhabillant au passage sans un regard pour
lui.
– Nath...Dis
quelque chose...Me supplia-t'il, se rapprochant de moi.
La vérité, s'était que je ne savais pas quoi lui
dire. Un multitude de questions me traversait l'esprit, mais je
n'avais qu'une seule a lui poser. Je n'avais pas le courage.
Pourtant, il fallu qu'il m'appelle par mon prénom. Comme mon pere
le faisait. Ce prénom que je détestais, et qui pourtant faisait
monter la rage et le courage en moi.
– Nathaniel
!
Les poings sérrés, j'arretais ma marche devant sa
porte.
– Tu m'as
présenté à ton frère. Pourquoi ? Demandais-je, la voix
calme.
– Je...Tu
comptes beaucoup pour moi mais...
Je ne lui laissais pas le temps de continuer,
déjà agacé par sa voix peinée. Pourquoi était-il triste ? Ce
n'était pas lui qui se faisait larguer. Rageusement, j'attrapais
les casques et ouvrais la porte, avant de sortir. Je l'entendis
m'appeller plusieurs fois et me suivre dans le couloir. Mais je
n'avais pas envie de l'écouter. Rapidement, j'arrivais à ma moto et
la démarrais. Je le laissais alors là sur le trottoir à m'appeller
désespérément. J'étais fou de ce type. Et il venait de me réduire
en morceaux.
**
Assis sur le comptoir du magasin, je regardais
les gens passés devant la vitrine et regarder les vêtements de luxe
qu'ils ne pourront jamais se payer. Peu de clients venaient
acheter, ce qui rendait les journées longues et monotones. Je
posais alors mon regard sur Alice, la responsable de ce grand
magasin de haute couture pour homme. Elle était assise dans un coin
du magasin, jouant avec sa machine à couture. La radio était
branché, mais aucune musique ne me plaisait. Non, tout m'enmerdais.
Depuis une semaine, c'était ça. Moi d'habitude si joyeux et
expressif, je me retrouvais à broyer du noir pour un gamin qui n'en
valait pas la peine. J'avais mal au coeur, pour lui, mais aussi
parce qu'il m'avait ôter toute joie. Je ne l'avais pas revu depuis
qu'il m'avait plaqué, et je me trouvais pitoyable de rester ici. Il
ne voulait pas d'une relation fixe, souhaitant batifoller à droite
et à gauche, pourquoi n'en faisais-je pas de même ?
– Nath ? Tu
pourrais allez ranger les paires de chaussures s'il te plait ? Me
demanda Alice, sans lever la tête.
J'acquiessais et me remis sur mes deux jambes.
Sans grande envie, je me dirigeais vers le coin chaussures et
m'appliquais directement. Ces foutus gosses de riches n'étaient
même pas capable de remettre les même pointures dans la même boite.
Trop impliqué, je ne me retournais même pas au son de la sonnette,
m'avertissant un nouveau client. Alice pouvait bien s'en
charger.
– Je peux
vous aider monsieur ? Dit-elle aimablement.
– Non...Je
regarde simplement, merci...
Mes mains se crispèrent au son de cette voix, et
immédiatement je me retournais croisant le regard émeraude du frère
de mon ex. Mais étant maladroit par nature, je renversais toutes
les boites de chaussures que je venais de ranger. Un juron sortit
de ma bouche et je m'abaissais immédiatement pour les ramasser.
Jonah vint alors m'aider. Je lui fis un sourire pour le remercier
et nous rangeâmes les boites. Quelque minutes plus tard, j'avançais
ma main pour rattraper la derniere chaussure, mais Jonah fit de
même et nos mains se touchèrent. Surpris, je la ramenais vers moi,
le rouge aux joues. Je sentis son regard sur moi et détourna la
tête tout en me levant. Il se releva à son tour et me tendit la
chaussure avec un petit sourire en coin. Je la pris et la remis en
place. Puis doucement, je me tournais vers lui.
– Je ne
savais pas que tu aimais la haute couture...Dis-je, dans un petit
sourire.
– Je n'aime
pas vraiment, j'ai juste voulu jetter un coup d'oeuil. Répondit-il
en haussant les épaules. Comment vas-tu ?
–
Bien...Mentis-je, et toi ?
– Pareil...Je
pensais appeler Timothy pour lui en parler mais vu que je te vois
le premier...Que dirais-tu de venir diner à la maison demain soir
?
Le malaise qui me rongeais depuis maintenant une
semaine revint à grand galop, et je ne pus que baisser le regard et
me retourner pour prendre une paire de chaussure et la changer de
place.
– Je pensais
que tu serais au courant...On n'est plus ensemble...Dis-je d'une
petite voix.
Il ne répondis rien, se contentant de me fixer.
Je me sentais de plus en plus mal à l'aise à ses côtés porquoi ne
disait-il rien ? Je me retournais alors, prenant sur moi et
affichant un air faussement joyeux.
– Allez, je
dois retourner bosser, si tu veux de l'aide, n'hésite pas ! Dis-je,
avant de passer près de lui et de revenir vers le
comptoir.
– Nath
!
Surpris, je me retournais. Sa bouche formait une
sorte de grimace tout à fait adorable, comme s'il cherchait à me
demander quelque chose mais qu'il hésitait.
– Tu finis à
quelle heure ? Finit-il par me demander
– Euh...Dans
une heure. Répondis-je en regardant ma montre. Pourquoi
?
– Je...ça te
dirais de venir boire un verre avec moi ?