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??  posté le vendredi 19 juin 2009 16:27

Bienvenu sur mon nouveau blog mes p'tits lou !

J'espère qu'il vous plait !, bon le deesign est pas encore au point mes bon ^^

Il y aura surement une suite très bientôt, surement NTP ou TIOS, du coup, abonnez-vous à la newsletter pour vous tenir informer !

Je vous fait de gros bisous, et j'espère que vos exams ce sont bien passés !

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The inocence of the sleep -5- Partie 2  (The inocence of the sleep) posté le mercredi 17 juin 2009 14:26

Attention ceci est la partie 2 ^^

 

– Moi...Non plus...


Des rougeurs apparurent sur ses joues et il regarda autour de lui, même s'il devait connaître cette chambre par cœur.


– Je...Allez bonne nuit ! Dit-il, s'avançant vers la porte.

– Bonne nuit Jonah. Répondis-je, mon habituel sourire charmeur sur mes lèvres.


Le rouge aux joues, Jonah sortit de ma chambre. J'enlevais mes affaires, grimaçant lorsque je devais bouger mon poignet. Demain, il faudrait que j'aille a tout prix prendre cet attelle. Je pris le bas de pyjama, et le mit, balançant le haut sur une chaise. Puis, dans un soupire de soulagement, j'allais m'allonger dans les draps frais. Il ne me fallut que quelques secondes pour m'endormir...


La nuit tombait doucement et mon père n'était toujours pas rentré...Ma mère non plus d'ailleurs. Depuis combien de temps était-elle partie ? Je ne comptais plus les jours à la fin. Assis, près de mes sœurs, je regardais un film. Ce soir papa, rentrerais encore saoul, comme tous les soirs maintenant.


Tu veux encore des chips Nath ? Demanda Katrina, le paquet entre les mains.

Non, j'ai plus faim. Répondis-je me recouvrant de la couverture.


Casé entre mes deux sœurs, Katrina dans une chemise de nuit beaucoup trop sexu pour son âge, Emily en survêtement et moi dans mon pyjama de gamins avec des extra-terrestres. Nous avions l'air idiots, mais pourtant ces soirées pyjama, je les attendais avec hâte.


Peu de temps après, notre père rentra en furie, claquant la porte comme à ses habitudes.


Nathaniel ! Hurla-t'il furieux.


Nous sursautâmes immédiatement, nous levant d'un bond.


Oui...Fis-je, timidement.


Ses yeux noirs se posèrent sur moi, et une grimace étira ses traits.


Les filles vous montez, et vous ne descendez surtout pas. Dit-il la voix rauque.

Pourquoi elles montent et pas moi ? Demandais-je, les sourcils froncés

MONTEZ ! Hurla-t'il, regardant mes sœurs.


Celles-ci sursautèrent et montèrent immédiatement. Je restais là, seul avec mon père totalement ivre. Il avança, de sa démarche maladroite, et me poussa violemment. Surpris, je poussais un cris avant de m'étaler sur le sol les larmes aux yeux.


Tu sais pourquoi maman est partie Nathaniel ? Demanda-t'il rageusement.

Elle est partie en vacances...Soufflais-je terrifié

Idiot ! Tu veux que je te confie un petit secret ?


Il s'approcha encore une fois, et attrapa mes cheveux, me forçant à me lever. Un cri s'échappa,et cette fois, mes larmes coulèrent.


Pourquoi tu fais ça ! Hurlais-je en colère.

Parce que c'est à cause de toi !


Sa main vint me gifler , et je tombais une nouvelle fois au sol, la lèvre en sang.


Elle ne t'a jamais voulu ! Pourquoi il a fallut que tu naisses !

Katrina ! M'écriais-je hurlant le visage en sang.


Cette fois se fut son poing que s'abattit sur mes côtes me coupant le souffle immédiatement.


C'est de ta faute ! Uniquement de ta faute ! Cria-t'il, me ruant de coups.


Je sentais mon corps se vider de toute énergie peu à peu. Mon cœur se brisait alors que mon père se déchainait. Je criais le nom de mes sœurs, mais aucunes d'elles ne vint...Me laissant moisir sur ce plancher froid toute la nuit...


Je me réveillais en sursaut, bougeant malencontreusement mon poignet. Un gémissement de douleur franchit mes lèvres. Je tournais alors la tête, sentant un présence près de moi. Je sursautais violemment en voyant Jonah, tapis dans le noir.


– Tu m'as fait peur ! M'écriais-je, le souffle coupé

– Désolé ! Fit-il gêné.


Je me tournais et mis sur le dos, les yeux au plafond. Depuis combien de temps n'avais-je pas rêvé de ça ? Ce rêve ne faisait que renforcer la rage que je ressentais contre mes sœurs. Voyant que Jonah ne partait pas, je le regardais, un sourire amusé.


– Tu veux dormir ici ? Demandais-je, sachant qu'il ne voudrait jamais.


Pourtant, contre toute attente il accepta, et se mit à côté de moi. Légèrement déboussolé, je le regardais sans bouger. Il s'allongea sur le dos, des rougeurs sur les joues. D'un côté, cela me faisait du bien de ne pas dormir seul après ce rêve. Je m'allongeais alors sur le côté le regardant quelque minutes. Fatigué, je commençais à m'endormir. Je sentis Jonah se mettre lui aussi sur le côté, et se rapprocha un peu de moi. Bercé par sa respiration, je m'endormis complètement.


Un claquement de porte nous réveillâmes en sursaut. Entendant des bruits de pas rapides dans l'escalier, je tournais la tête vers Jonah angoissé.


– Tim ? Soufflais-je, dans une grimace.


Il semblait encore plus stressé que moi à cet idée. Incapable de bouger, nous ne réagîmes pas lorsque la porte de la chambre s'ouvrit à la volé, libérant Emma. Un soupire de soulagement s'échapa de mes lèvres et je me rallongeais.


– Oh Oh Oh...Fit Emma souriante, quand tu me disais qu'il ne se passerait rien entre vous, je ne pensais pas que rien signifiait ça aussi...


Mes yeux s'ouvrirent de surprise, et je tournais la tête vers Jonah, rouge de honte.


– C'est pas ce que tu crois Emma ! Souffla Jonah, gêné.

– Non bien sûr que non, allez je vais t'attendre dans le salon.


Dans un sourire, elle sortit de la chambre laissant derrière elle une atmosphère plus que tendu. Jonah se leva, la main sur la nuque.


– Désolé...Rendors toi si tu veux. Me dit-il, sortant à toute vitesse.


J'éclatais alors de rire, et me rallongeais. J'étais tombé dans une maison de fou. Doucement, je me levais,et m'habillais, faisant une grimace à chaque mouvements. Je refis le lit comme je pus et descendis. Une bonne odeur de café dans l'air, je passais mon regard autour de moi, pour voir Emma assise sur une chaise de la salle à manger, un gros dossier dans les mains.


– Tu travailles tôt ! M'exclamais-je, regardant ma montre.

– Oui, nous avons une grosse vente demain après-midi, et Jonah et moi devions la travailler aujourd'hui. Répondit-elle dans un sourire

– Je suis désolé...Où est Jonah, je vais y aller.

– Il est partit à la pharmacie prendre tes médicaments, depuis quand vous sortez ensemble ?


Mes yeux s'ouvrirent de surprise devant cette question plus où moins indiscrète.


– On ne sort pas ensemble...Soufflais-je les sourcils froncés

– Non ? Mais vous couchez ensemble...Dit-il un sourire amusé aux lèvres

– On n'a pas couché ensemble Emma !

– Tim est au courant ?

– Non, et il ne faut pas qu'il le soit


Son sourire s'élargit alors :


– Mais si vous n'êtes que des amis, pourquoi il n'a pas le droit d'être au courant ? Demanda-t-elle, mesquine

– Tu connais Tim aussi bien que moi.

– Oui tu as raison, conclut-elle en haussant les épaules.


Je savais qu'elle me donnait raison juste parce que cette discussion la lassait. Elle reposa son nez dans ses documents comme si je n'étais pas là. Je me mis à regarder partout autour de moi, cherchant ma veste et mon ordonnance. Mon ordonnance...


– Il est parti où Jonah ? Demandais-je n'étant plus sûr de la réponse.

– Prendre tes médicaments, il a dit de faire comme chez toi. Répondit-elle dans un sourire.


Je lui fis un sourire géné puis allais dans la cuisine. J'avais une faim de loup et je comptais bien faire comme chez moi. J'ouvris le frigo et pris une bouteille de lait, puis attrapais le paquet de céréales qui était rangé sur une étagère. Un bol ainsi que des couverts trainaient près de l'évier, propre, et je les pris, me faisant un bol de céréales.


Une fois terminé, je retournais dans le salon et me posais sur le canapé regardant la télé. Un film d'action était commençai et je ne mis pas longtemps avant de m'y plonger.


La porte d'entrée quelque minutes plus tard me fit sortir de ma bulle et je me tournais vers Jonah, un sourire aux lèvres.


– J'aurais pû aller les chercher, merci beaucoup, dis-je le bol de céréales entre mes mains.

– C'est de ma faute, alors c'est la moindre des choses, fit il dans un sourire charmeur.


Son regard se posa sur Emma qui travaillais et une grimace étira ses lèvres.


– Il faudrait mieux que je parte, dis-je en me levant.

– Non ! S'écria brusquement Jonah.


Immédiatement des rougeurs vinrent parsemer ses joues, et il se mit à fuir mon regard. Touché, je m'approchais de lui, touchant sans que Emma ne le vois sa main.


– Tu dois travailler, tu as mon numéro, appelles-moi.


J'avais utiliser ma voix charmeuse, et après un sourire en coin, j'attrapais mon sac de médicament et m'en allais.


– Au revoir Emma ! M'écriais-je, avant d'ouvrir la porte.

– A bientôt Nath. Dit-il dans un sourire.


Je sortis alors de la maison et commençait à rentrer chez moi, un sourire accroché aux lèvres.


*

Je me réveillais, l'esprit encore fatigué. Après avoir pris quelques calmants, je m'étais allongé, et endormis à la seconde. Il était à présent 19 heures, et j'avais une forme d'enfer. Mon regard se porta sur mon portable que j'attrapais. Deux messages et un appel en absence. Le premier message et l'appel appartenait à Andy, me demandant si je voulais sortir ce soir. Ravi, je lui répondis immédiatement.


« Ok, j'arrive chez toi dans une heure, on peut aller en boite après. »


J'ouvris alors le deuxième message et mon sourire s'élargit en voyant le nom de Jonah s'afficher.


« Tu vas bien ? »


Un message simple qui affichait toute sa timidité clairement. Amis. Ce mot sonnait encore plus faux après cette nuit. Même s'il ne s'était rien passé, et même s'il m'avait repoussé, je me sentais encore plus proche de lui. Et cette proximité devenait de plus en plus attrayante. Mais le premier pas se ferait grâce à lui, ma tentative ayant échoué, je ne souhaitais pas retenter une autre expérience, ne serais-ce que pour mon poignet...


« Je vais bien, j'ai dormi toute l'après midi, le contre coups des calmants. Dormis, mais pas aussi bien que cette nuit ;) »


Mon message était osé, mais je l'imaginais déjà rougir devant, et un sourire triomphant s'afficha sur mes lèvres. Doucement, je reposais mon portable sur la table et allait prendre une douche. Puis, posant une serviette sur mes hanches, j'attrapais ma brosse à dent et me lavais les dents, puis j'allais chercher mon attelle et plaçais mon poignet dedans.


J'aillais ensuite m'habiller, regardant mon téléphone au passage. Un nouveau message de Jonah me fit tout arrêter, et je l'ouvris immédiatement.


« La maison est vide »


Mes sourcils se froncèrent, étais-ce une invitation ? Malheureusement, je venais de dire oui à Andy et décommandé maintenant n'était pas envisageable. Dans un soupire je lui répondis.


« Je serais bien venu prendre de la place, mais j'ai dis oui à un ami...Rejoins nous à la boite, la même que la dernière fois »


J'attendis sa réponse et celle-ci ne tarda pas.


« Je ne sais pas...Je verrais. »

« Si tu ne viens pas, je me pointerais chez toi à 4 heures du matin » répondis-je, dans un sourire.


Je finis ensuite de m'habiller, puis enfilait ma veste. Je pris mon portable et mon portefeuille. J'irais en bus chez Andy, je ne pouvais pas prendre ma moto avec mon attelle...


*

La soirée chez Andy se passa tranquillement. Une pizza, quelques bières et un film, tout d'une soirée entre amis. Mon portable dans ma poche, j'attendais désespérément un message de Jonah, mais ce dernier ne m'écrivit pas. Tanpis, j'irais le réveiller cette nuit.


Vers minuit, nous nous levâmes afin de nous rendre en boite de nuit. Andy paya le taxi, un peu ivre. Il ne faisait que parler, ce qui me fit éclater de rire plusieurs fois. Arrivé devant, Il soupira en voyant le monde qui faisait la queue, mais comme avec Jonah, nous passâmes sans même la faire.


La boite était bondé, comme aux habitude, si bien que moi et Andy eurent du mal à trouver une table. Andy alla chercher des boissons et je restais à la table, sortant mon portable de ma poche.


« Viens »


Un simple mot mais qui trahissait mon envie de le voir. J'étais bien avec Andy, mais je ne parlais pas aussi facilement qu'avec Jonah...Et puis...J'avais envie de ressentir ce quelque chose qui nous liais encore ce soir. A peine eus-je envoyer le texto, qu'une main se posa sur mon épaule. Un sourire aux lèvres, je déclarais :


– Tu vois, tu n'as pas mis longtemps avant d'avoir les boissons.


Je me retournais, pensant trouver Andy derrière moi, mais ces yeux bleus pétillant de malice n'appartenait qu'a une seule personne.


– Timothy...Soufflais-je surpris.

– Salut....Je peux t'offrir un verre ? Dit-il dans un sourire charmeur.

– Je suis pas seul désolé.


Le regard de Tim se durci, visiblement, il n'aimait pas ma réponse.


– On s'est séparé en mauvais terme...Je...Je ne t'ai pas expliquer pourquoi, déclara-t-il, crispé.

– Pas la peine de m'expliquer Tim, tu ne veux rien de fixe, j'ai compris. Le coupais-je, les bras croisés.


J'allais me retourner afin de rejoindre Andy, mais Tim me retint, me forçant à me retourner.


– Viens chez moi...Cette nuit, passes là avec moi. Fit-il déterminé.

– Qu'est ce que tu me racontes ! M'exclamais-je les sourcils froncés

– Juste cette nuit...C'était le pied nous deux, répliqua-t-il en s'approchant excessivement de moi.

– Mais ça va pas ! M'écriais-je le repoussant immédiatement. Je ne me suis pas fait plaqué comme un con pour retomber dans tes bras juste après !

– Tu ne m'aimes plus ?


Sa question était si soudaine que celle-ci me désarçonna. L'aimer. Je n'étais plus sur de mes sentiments...Je le sentis s'approcher de moi et effleurer mon cou à l'aide de ses lèvres, comme j'aimais qu'il me le fasse avant...Mais l'image de Jonah vint à mon esprit...Il était hors de question que je lui fasse ça. Immédiatement je le repoussais, plantant mon regard sérieux dans le sien.


– J'ai quelqu'un d'autre en tête Tim...


Sans un mot de plus, je lui tournais le dos. À lui, mais aussi à mes sentiments à son égard...

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The inocence of the sleep -5- Partie 1  (The inocence of the sleep) posté le mercredi 17 juin 2009 14:25

Depuis le temps ^^

Je restais là, à le regarder sans réagir. Ses mots résonnaient dans ma tête inlassablement. Réalisant peu à peu ce qu'il venait de me dire. Un sourire se dessina sur mes lèvres. J'avais déjà entendu cette phrase, mais jamais je n'avais ressenti ce sentiment d'euphorie qui me comprimait l'estomac. Je lui plaisais, cela semblait tellement invraisemblable après ces deux semaines passées. Je m'approchais alors de lui, voulant voir si ses dires étaient vrais. Mais au moment même où je m'approchait pour l'embrasser, celui-ci s'esquiva, allant chercher son verre. Je me retrouvais alors comme un idiot.


– Jonah, ce n'est pas vraiment le moment de me faire espérer s'il n'y a rien...Dis-je dans une grimace

– Le problème, c'est que tu sortais avec Tim...Et je ne peux pas faire ça à mon frère...Répondit-il, faiblement.


Il semblait de plus en plus stressé. Je restais là, silencieux, à l'écouter.


- Je pensais que ne plus te voir était mieux. Mais durant ces deux semaines, je n’ai fait que penser à toi, et… Et il a fallut que l’on se voit tout à l’heure et puis…


Plus il parlait, et plus son stress montait en flèche. Je ne voulais pas que ça dégénère ainsi, s'était inutile. Je posais alors ma main sur son épaule.


– Jonah, on n'est pas obligé de faire quelque chose...On peut essayer d'être ami pour commencer.


Amis. Je le voulais pourtant, mais ce mot sonnait faux pour moi. Il me plaisait, et plus je restais à ses côtés, plus il me plaisait encore plus. Pourtant, lorsqu'il m'offrit un sourire timide, je ne pu que lui adresser un sourire rassurant. Je me levais alors soudainement, c'était ce qui semblait le mieux pour nous. Même si nous le voulions, une relation plus qu'amicale était impossible à envisager vis-à-vis de Tim.


– Que dis-tu de boire quelques verres avec moi en cette sinistre après-midi ?


Jonah acquiesça, et j'allais dans la cuisine lui prendre un verre. Puis, je nous servais deux verres. Nous passâmes l'après midi à parler de tout et de rien, notamment de moi et de ma démission. Si ma journée avait mal commencé, elle semblait s'arranger. Me rappelant qu'il aimait les vinyles, je me levais et lui demandais de me suivre. Il s'assit sur le lit, et je sortis alors ma collection de 45 tours. Ceux-ci étaient classés dans de vieux cartons. J'avais toujours voulu me créer une étagère, mais avec le peu de temps dont je disposais, je n'avais jamais pu. Nous discutâmes pendant un long moment sur les différentes musiques que nous aimions, puis retournâmes sur le canapé, et c'est à ce moment là que je me rendis compte de l'heure.


– Tu restes pour diner ? Proposais-je, aimablement.

– Je...Oui, je vais juste annulé un rendez-vous. Me répondit-il dans un sourire crispé.

– Rien d'important ? M'inquiétais-je tout de même

– Non


Malgré le sourire qu'il venait de me faire, je pouvais comprendre qu'il me mentait. Mais une joie immense s'installa en moi. S'il déplaçait un grand rendez-vous pour moi, c'était car il voulait passer du temps avec moi. J'allais alors à la cuisine le laissant décommander. J'ouvris la porte de mon frigo pour y découvrir du poulet, des poivrons et de l'ail. Juste assez pour nous faire un poulet au curry. Je commençais tout juste la préparation alors que Jonah venait à mes côtés.


– Un poulet au curry ça te vas ? Demandais-je dans un sourire.

– Parfait, dit-il en regardant le plan de travail. De l'aide ?

– Avec plaisir.


Nous nous mîmes à préparer le repas ensemble, comme deux vrais amis. J'aimais cette complicité que nous développions peu à peu. Tim n'avait jamais aimé cuisiner avec moi, me disant que je me débrouillais bien tout seul. C'est vrai que j'adorais cuisiner, mais...Je ne savais pas comment expliquer cela, mais ce que je ressentais pour Jonah à cet instant, ce plaisir de faire quelque chose avec lui, j'aurais aimé le ressentir avec lui. Plus le temps passait, et plus je me demandais comment cet amour pour Tim était né. Nous étions si différent...Je ne me souvenais d'aucune vraie discussion entre lui et moi...La plupart de nos soirées se passaient soit en boite soit...C'est alors que la réalité me frappa d'un coup...A part nos sorties, Timothy et moi n'avions d'autre activités que le sexe...Ne m'étais-je pas trop précipité dans mes sentiments pour lui ? Mon cœur me criais que non pourtant lorsque je posais mes yeux sur Jonah et que je le sentais vibrer...J'avais l'impression d'avoir oublier Timothy...


Le repas enfin prêt, Jonah allait me chercher deux assiettes et je nous servi. Puis, nous nous rendîmes au salon pour manger. Les verres d'alcool s'enchainaient sans vraiment que je n'en prenne conscience. J'avais envie de me vider la tête, avec n'importe quoi. Nous finîmes de manger dans une ambiance encore plus détendue qu'au début et quelque peu joyeuse. La vaisselle fut remise à plus tard, et alors que nous nous remettions dans le canapé, je remarquais, que lui aussi avait pas mal bu, et déclarais :


– Tu veux dormir ici ?


Je vis alors les yeux de Jonah s'ouvrir sur la surprise, constatant qu'il y avait un malentendu, je rectifiais.


– Je te laisse mon lit, je dormirais sur le canapé. Avec tout ce que tu as bu, tu ne peux pas rentrer chez toi en voiture, et c’est inutile de payer un taxi.

– Merci, c’est gentil. Répondit-il mal à l’aise, rougissant de plus bel.


Je tournais mon regard vers lui et voulu ajouter une bêtise, mais le regard qu'il me tendait était si pénétrant qu'il me faisait frissonner. Je n'avais jamais remarquer les touches de marrons qui parsemaient ses prunelles, se mélangeant avec le vert émeraude. Ils étaient magnifique, comment avait-il fait pour rester seul encore aujourd'hui ? Je vis son regard dériver sur mes lèvres. Le mot « Amis » semblait bien éloigné. Un sourire étira mes lèvres alors qu'il se redressa vivement pour se servir un verre et m'en tendre un. Je le pris et me levais, lui proposant de regarder un DVD.


Je savais qu'il y avait des limites entre nous, pourtant, je n'avais pas rêver. C'était lui qui m'avait dit que je lui plaisait, c'était lui qui regardait mes lèvres comme si il était tenté...


– Je n'ai pas beaucoup de DVD, mais peut-être que tu trouveras un film qui te plais, dis-je, en lui tendant une pile de film.


Il les passa en revu, et en choisis un.


– Tiens, celui-là je l'ai vu au cinéma il y a un an, ça me tente bien de le revoir. Dit-il dans ses souvenirs. « Into the wild », le personnage principal qui part comme ça de chez lui et de son confort c'est...

– Je croyais que tu trouvais absurde de partir juste avec un sac à dos, le coupais-je, surpris


Il ne répondis rien, me tendant le DVD. Je sus que le sujet était clos. J'allais le mettre en route, puis éteignis la lumière et allumais de plus petite, donnant volontairement une atmosphère romantique à la pièce. Je ne sais pas si c'était l'alcool ou moi, surement les deux, mais...J'avais envie de lui... Je m'assis alors sur le canapé, minimisant au maximum la distance entre nous. Je me servis un dernier verre et lui en rajoutais dans le sien, puis je me calais regardant le film.


Je ne cessais de frôler sa main, comme pour le tenter encore plus. Je guettais du coin de l'œil la moindre de ses réaction, et dans un sourire je constatais, qu'il ne faisait rien pour m'arrêter. Nous parlions peu, juste pour parler de certaines scènes. Je constatais qu'il me lançais certaine œillades, et plus le temps passait et plus il fixait. Je fis semblais de ne rien voir même si je sentais mon excitation monter de plus en plus.


Il me regarda une énième fois et je ne pu y résister. Je tournais vivement la tête, croisant son regard gêné. Cette fois, je ne regardais pas sa beauté, j'étais envouté par ce qu'il dégageait. Pour lui, tout comme moi, ce qui allait suivre était inévitable. Je ne résistais pas, et l'attirais à moi, emprisonnant ses lèvres. Il répondit étonnement vite et ne me refusa pas lorsque je basculais sur lui, montant à califourchon sur ses genoux. Mes doigts vinrent s'entremêler dans sa chevelure, et je réclamais l'entrée à sa bouche, qu'il m'offrit sans aucune hésitation. Un baiser magique et tellement enivrant. Cette sensation d'excitation et d'euphorie traversa tout mon corps. L'alcool nous aidant, je collais mon bassin au sien, luttant pour ne pas gémir tellement je me sentais excité. Mes mains le caressait, lui arrachant quelques soupires de plaisir, mon dieu, qu'est-ce que j'avais envie de lui ! Ma main alla chercher le contact de sa peau, désireuse d'aller plus loin. Mais au moment même où ma main se posait sur sa hanche, Jonah sembla revenir à la réalité, et me repoussa violemment, surpris, je tombais sur le sol, ma main tapant contre la table basse. Dans cri, je me retrouvais au sol, la main rabattu contre ma poitrine.


– Nath ! Je suis désolé ! S'écria-t-il, en se levant, ça va ? Je ne t'ai pas fait mal ?


Je pris mon courage à deux mains, ou plutôt comme je pu et me redressais, me mordant la lèvre sous la douleur.


– Je crois qu'il va falloir aller à l'hôpital...Déclarais-je sérieux.


Jonah se précipita sur son portable et appela un taxi. Je réussis à m'assoir sur mon canapé, tenant mon poignet, laissant la douleur se propager dans mon corps.


– Il arrive dans cinq minutes, le temps de descendre.


Je me levais avec difficulté et mit ma veste lorsqu'il me la tendit. Il s'en voulait, ça se sentait, mais je lui en voulais encore plus. J'étais idiot, je savais que ce n'était pas sa faute mais...Pourquoi a-t-il fallut qu'il arrête cet échange ? Et de cette façon ? Pas un mot ne sortit de mes lèvres, trop concentré sur la douleur. Il ferma à ma place et nous descendîmes en bas. Le taxi arriva en même temps que nous à mon plus grand soulagement. Le trajet fut rapide, et Jonah régla pour moi. Le peu de monde en attente me permis d'avoir des soins tout de suite.


Un médecin d'une quarantaine d'année, examina mon poignet, les sourcils froncés.


– Il n'y aucune fracture, mais j'aimerais faire une radio pour en être sur. Dit-il, en se levant.


J'acquiesçais et une infirmière vint me chercher, me donnant par la même occasion des calmants. Une fois les clichés prit, le médecin les examina, et fini par établir un diagnostique : une grosse foulure. Le médecin me prescrit quelques calmants ainsi qu'une atèle que je devais mettre le plus tôt possible. L'infirmière me passe de la pommade puis me fit un bandage. La douleur diminuant grâce aux anti douleur, j'allais retrouver Jonah qui patientait en salle d'attente. Ce dernier se leva aussitôt lorsqu'il me vit arriver.


– Nath ? Ça va ? Tu n'as rien de grave ? Me demanda-t'il, inquiet.

– Un poignet foulé...Je ne savais pas que c'était si dangereux de t'embrasser Jonah...Répliquais-je agacé


Je me dirigeais alors vers la sortie. Je ne savais pas vraiment d'où me venait cette animosité, mais une chose était sûre, cette journée était vraiment pourrie. J'allais m'assoir sur un banc, fermant les yeux, las. Je sentis Jonah s'assoir près de moi, s'en voulant atrocement.


– Je...Est-ce que tu as mal ? Me demanda-t'il timidement.

– Non, on m'a mis de l'anti-inflamatoire et on m'a donné des anti douleur, déclarais-je, minimisant les faits, ça va mieux, c'est supportable.


Pourquoi m'avait-il repousser aussi vivement ? Je m'en voulais d'avoir céder à mes pulsions comme ça. Jonah n'était visiblement pas prêt. Tout semblait différent dans mon studio, Il n'était plus le frère de Tim, et moi son ex, nous étions deux hommes ayant envie l'un de l'autre. Pourquoi n'étions nous pas seulement ça ?


– Je suis sincèrement désolé Nath, dit-il, d'une petite voix

– Tu regrettes c’est ça ? Tu vas dire que c’est une erreur, qu’on a tous les deux trop bu… Oui la faute de l’alcool hein, répliquais-je tristement.

– On ne peut pas...Souffla-t'il, sur le même ton

– C'est ton frère c'est ça hein ?


Je me tournais alors vers lui, cherchant son regard pour y décelé de la crante et de l'amertume.


– Tu n’as jamais fait quelque chose pour toi-même, sans te préoccuper du bien être de ton frère ? Tu ne penses jamais uniquement à ton bonheur Jonah ? Soit un peu égoïste de temps en temps !


Je lui donnais le fond de ma pensée. Pourquoi ne pouvait-il pas être aussi égoïste que son frère ? Son regard se voilà et il hésita avant de me répondre. Il prit une profonde inspiration, mais celle-ci ne l'aida pas.


– Tu sais Nath, tu ne m’aurais jamais embrassé comme ça si tu me connaissais mieux… Je suis loin d’être celui qui tu crois. Je…


Sa voix se coupa et il baissa la tête. Ce n'était pas à cause de mon frère s'il m'avait rejeté...Non...C'était une peur bien plus grande et plus ancrée en lui. Je me senti soudainement très idiot d'avoir réagit de cette façon.


– Un passé reste un passé Jonah. Dis-je, sérieusement, tu me plais maintenant dans le présent… Pas dans le passé.


S'il y avait bien une chose que je savais c'était que je ne devais pas juger les gens sur leur passé, j'étais bien la preuve même. J'avais été battu mais j'avais tout fait pour remonter la pente...Quoi que Jonah aie pu faire, j'étais certain que c'était par pure nécessitée, et non par choix. Mais il resta sourd à ce que je lui disais, continuant à parler comme s'il en avait besoin.


– J’ai fais des choses que personne ne sait Nath… Même mon petit frère, ma seule famille, l’ignore…


Son regard se voilà, à voir son visage crispé, je pouvais deviner qu'il revivait ce qu'il s'était passé. Mon coeur se brisa a cet instant, comment un homme comme lui pouvait être aussi torturé ? La vie était vraiment mal faite, elle lui avait fait subir beaucoup trop de choses.


– Jonah...Soufflais-je tristement


Le regard dans le vague, il semblait totalement déconnecté de la réalité. Je restais le regarder, les sourcils froncés. Il semblait si désemparé que cela me faisait mal au coeur. Je répétais une nouvelle fois son nom, mais il ne m'entendit pas. Je vis alors les larmes couler sur ses joues et je compris que c'était beaucoup trop grave. Prenant peur, je me mettais accroupi devant lui.


– Jonah ! Criais-je tentant de le raisonner.


Il revint alors à la réalité, le regard bercé de larme. Je ne résistais pas, et passais mes bras autour de mon cou, le serrant fort. Je ne savais pas quoi faire pour apaiser sa détresse. Je voulais qu'il sache que j'étais là, s'il avait besoin de moi.


- Un jour, tu me raconteras, et je te promets sur ma vie entière que je ne porterais pas de jugement comme toi tu as fait. Repose-toi un peu sur moi Jonah… Devient égoïste… Pour moi.


Je le sentis se crisper, mais cette sensation ne dura pas longtemps. Jonah me serra alors encore plus fort plongeant sa tête dans mon cou. Il pleurait. Tout sa souffrance s'évacuait avec douleur, mais je restais là, près de lui. Il semblait tellement fragile que je pris la décision de rester son ami. Si c'était ça qu'il voulait, je ravalerais ce que je ressentais pour lui, juste pour qu'il se sente un peu mieux.


– Je suis désolé Jonah...Soufflais-je tristement.

– Ce n'est pas de ta faute.


Nous restèrent un moment dans les bras l'un de l'autre, jusqu'à ce que Jonah se sente un peu mieux. Cela me faisait bizarre de le prendre dans mes bras, et de me dire qu'il n'y aurait surement plus jamais rien entre nous. Je ne voulais pas risquer ma vie...A cette pensée, j'éclatais de rire, me rendant compte que ce qu'il y avait eu était vraiment comique. Jonah me regarda alors suspicieusement, mais j'inventais une excuse. Nous nous mîmes à marcher sans vraiment savoir où aller, profitant de l'éclat de la lune, puis, lorsque le froid commençait à être dérangeant, je décidais de rentrer, voulant dormir afin d'oublier la douleur de ma main.


– Je vais rentrer, je commence vraiment à fatiguer, dis-je, en baillant.

– Tu veux venir chez moi ? Me demanda-t-il vivement.


Je le regardais alors surpris, puis un sourire en coin étira mes lèvres.


– Écoutes jonah, n'essayes pas de te faire pardonner, ce n'est pas grave ! Dis-je en montrant ma main bandée.

– Non..Je...Enfin tu ne trouveras pas de taxi a cette heure-ci, et...J'habite à cinq minutes, même pas. Dit-il des rougeurs aux joues.


Je lui fit alors un sourire et acquiesçais. Il se retourna, gêné, et me conduisis jusqu'à chez lui, silencieusement. Nous arrivâmes bien vite dans sa demeure, et Jonah alluma tout. Je m'assaillais sur le sofa marron, un soupire éreinté franchit mes lèvres.


– Tu veux boire quelque chose ? Demanda Jonah, mal à l'aise.

– Je crois que j'ai déjà beaucoup trop bu, dis-je dans un sourire.

– Tu dois être fatigué, bouge pas, je vais aller faire ton lit !


Il partit aussitôt, et je posais ma tête sur le dossier du canapé. Me paupières se fermèrent aussitôt et s'en m'en rendre compte, je m'endormis.


Jonah vint me réveiller quelques minutes après, me disant que le lit était prêt. Immédiatement je me levais, m'excusant de mettre endormit. Il me conduisit dans une chambre bleu, très masculine.


– C'était la chambre de Tim ? Demandais-je regardant autour de moi

– Non...ça ne fait qu'un an que j'ai cette maison, Tim a pris un appartement à la même époque.

– Vous viviez où avant ?

– Dans un appartement, plus proche du centre.


Je regardais alors le pyjama qu'il avait laissé en mon intention.


– Je vais te laisser te coucher...Tu travailles demain ?

– Non, répondis-je dans un sourire

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The inocence of the sleep -4-  (The inocence of the sleep) posté le mercredi 17 juin 2009 14:23

De retour de paris où j'ai passé trois jours extra en compagnie de lybertys et lutraah, je ous apporte cette suite hihi
Comme d'habitude, mes p'tits lou, j'espère que ç vous plaira (l)

ici !

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The inocence of the sleep -3- Partie 3  (The inocence of the sleep) posté le mercredi 17 juin 2009 14:16

Suite de la partie 3

 

Cela faisait deux semaines que cette soirée était passée et je ne l'avais plus revu. Comme il me l'avait ordonné, je n'avais pas essayer de l'appeler, ni de lui envoyer de sms. Par contre une chose m'échappait : je n'arrivais pas à l'oublier.


Au cours de ces deux semaines, j'avais quitté mon emploi au magasin de prêt à porter pour trouver un nouveau boulot dans un bar assez classe. Aujourd'hui, je me trouvais derrière le comptoir d'un bar restaurant hyper classe. Habillé d'un pantalon noir et d'un chemise blanche, je servais les quelques habitués qui avaient les moyens de se payer les verres.


Ce n'était pas un poste très divertisant mais ça changeait d'ambiance, et pour l'instant, cela me convenait. Servant un plat sur une table, je lui fis un sourire chaleureux avant de me retourner. Mais je me cripais immédiatement. Devant moi se trouvait un groupe de personnes. Au milieu, se trouvait Jonah, qui restait lui-même figé. Un cri me fit alors sursauter.


– Nath ! Ça fait longtemps ! S'écria une jeune femme blonde s'avançant vers moi.

– Emma, dis-je dans un sourire, comment vas-tu ?

– Bien ! Alors c'est toi qui va nous servir ?

– Oui, si vous voulez bien me suivre...


Apres une courbette et sans un regard pour Jonah, je marchais en direction d'une assez grande table près d'une fenêtre donnant sur la rue pietonne. J'attendais un instant qu'ils s'intallent, puis leur tendais le menu. Une fois fait, j'allais au bar débarasser, leur laissant le temps de choisir leur menu. Mes yeux ne cessaient de faire des allers retours discrets vers Jonah et Emma, dont la dernière semblait être en train de se disputer avec Jonah. Après quelques minutes j'allais prendre leur commande, évitant soigneusement le regard du brun qui lui me fixait. J'allais ensuite en cuisine et attendais en discutant avec le cuisinier. Il s'appelait Andy et était plutôt sympa. D'un style surfeur, je jalousais son bronzage. Une fois les plats prêts, j'allais les servir, toujours en ignorant superbement Jonah.


Ils mangèrent en discutant affaire, alors que je faisais le netoyage des verres. Andy vint me rejoindre pour prendre son café habituel, et je lui servis avec joie, ravi de trouver autre chose à penser que Jonah.


– J'aimerais bien aller en boite, mais je n'en connais pas beaucoup. Dit-il, buvant une gorgée du liquide fumant.

– Il y'en a une pas très loin, assez sympa, elle se trouve près du fleuriste...Répondis-je m'accoudant au bar.

– Et elle est bien ?

– Oui...De la bonne musique et peu de bagarre, génial.


Andy me lança un sourire et je pris une bouteille d'eau afin de me servir un verre.


– Ce qui est marrant ici, c'est que même l'eau du robinet est payante...M'exclamais-je dans un sourire amusé.

– Tu as un ticket.


Immédiatement je relevais la tête vers Andy, les sourcils fronçés.


– Un type là-bas...Il ne te lâche pas des yeux. Répéta-t-il en haussant les épaules.

– Comment il est ? Demandais-je dans une grimace.

– Brun, de superbes yeux bleu-verts...Si j'étais homo, il me plairait.

– Ce n'est pas vraiment un ticket...Dis-je en reconnaissant là Jonah.

– Tu le connais ?

– Plus où moins.


Je laissais là la discution, puis voulant aborder un autre sujet, je pris le magasine qui me servait à passer le temps et montrais l'image d'un groupe de musique à Andy, mais au moment où j'allais parler, j'entendis la voix stridente d'Emma retentire.


– Arrête d'être aussi coincé et va tout de suite payer !


Tous les regards se tournèrent vers Jonah qui piqua un fard et baissa les yeux en se levant. Il s'excusa auprès de ses associés et vint au bar, peu sûr de lui. Un soupire passa le barrage de mes lèvres, pourquoi avait-il fallu qu'il vienne dans ce bar ? J'arrivais vers lui, le regard froid.


– On...On voudrait l'addition s'il te plait...Dit-il, la voix hésitante.


J'acquiessais et pris mon cahier de commande afin de faire l'addition.


– Tu...Tu vas bien ? Demanda-t'il maladroiteusement.

– Oui, merci. Répondis-je, tappant à la machine.


Il ne dit rien de plus comprenant que je n'avais pas vraiment envie de discuter avec lui. J'étais conscient que lui avoir dit qu'il me plaisait était un mauvaise idée, mais je n'avais pas accepté la manière dont il m'avait repoussé...Alors que ses gestes m'avaient prouvés le contraire.


– Vous voulez payer par carte ? Demandais-je, choississant le « vous » pour enfonçer le clou.

– Oui...Souffla Jonah, déconcerté.


Il me tendit sa carte et je la pris, la passant dans un apareil. Puis, je lui tendis et il tappa son code. Un ticket sortit et je lui retendis sa carte et le ticket.


– Tu finis à quel heure ? Me demanda-t'il, une main sur sa nuque.


Je ne pû m'empecher de rire ironiquement, posant mon regard froid et foudroyant dans les siens.


– J'ai comme une impression de déjà vu ! M'exclamais-je arrogant.

– Nath je sais...Commença t'il, véxé.

– Et la dernière fois ça s'est plutôt mal fini...Désolé, mais j'ai du boulot.


Sans un mot de plus, je retournais voir Andy, lui servant un deuxieme expresso. Jonah lança un regard noir à ce dernier et retourna s'assoir près d'emma, lui glissant quelque chose à l'oreille.


– Plus ou moins hein...Souffla Andy, amusé.

– Oh la ferme...Dis-je posant mes coudes sur le bar et ma tête entre les mains.


Ils se levèrent tous et partirent en me disant en revoir. Emma me fit un signe de la main les suivis. Jonah, quand à lui ne m'offrit pas un seul regard. Juste retour des choses...


Je finis quelques minutes plus tard, donnant mon tablier à une femme d'une trentaine d'année. Je pris ma moto et rentrais chez, moi j'étais las et fatigué, et revoir Jonah, ne m'avait pas aidé. La petite épicerie était bondée, mais la patronne m'offrit un sourire chaleureux. Le lui rendant, je grimpais à l'étage, mais ma journée si triste était loin de vouloir se terminer...


Devant ma porte, se trouvait une femme assez grande, les cheveux blonds cendrés et les yeux marrons. Mon portrait craché en féminin, comme le disait ma mère. Elle portait un tailleur noir avec d'énormes bijoux en or. S'il y avait une qui avait de l'argent, c'était bien elle...Ou plutôt son mari...


– Tu es de plus en plus dur à retrouver Nathaniel. Dit-elle, la voix froide.

– Je ne t'avais pas dit de m'appeler la prochaine fois que tu voulais me voir Katrina ? Demandais-je, entrant la clé dans ma serrure.

– Tu n'aurais pas décroché.

– Je me demande pourquoi.


Le regard noir, elle entra, et posa son regard sur l'état de mon appartement.


– Si tu te trouvais un emploi stable tu pourrais te payer mieux...Dit-elle en faisant un grimace.

– Je compte suivre ton exemple et épouser un gars riche, ne t'inquiètes pas.


Si elle avait eu des révolvers à la place des yeux, je crois que je ne serais plus de ce monde à l'heure actuelle.


– Tu es venu pour quoi ? Finis-je par demander, allant me servir à boire, mais ne lui proposant pas.

– Voir mon frère. Dit-elle, s'asseillant sur le canapé

– Arretes tes idioties, si tu as fait 1000 kilomètres ce n'est pas pour voir si je suis toujours vivant.


Elle poussa un lourd soupire d'exaspération, puis baissa les yeux.


– J'aimerais mettre Papa en maison de retraite. Lacha-t-elle évitant mon regard.

– Tu sais très bien que je m'en fous. Dis-je remettant le jus d'orange dans le frigo.

– Il faut que tu viennes en ville, pour signer des papiers...


A mon tour je lachais un soupire d'exaspération, elle me prenait pour qui ?


– Je t'enverais une procuration. M'exclamais-je, enlevant les chaussures.

– Ça ne marche pas comme ça...Tu n'as donc pas envie de voir où va vivre papa ?

– Pas la moindre envie, non.


Katrina se leva, furieuse.


– Emily était persuadée que tu ne voudrais pas, mais bordel Nathaniel, pour toi la vie est belle mais tu as pensé à nous, On doit se coltiner papa qui est malade tandis que tu te tournes les pouces ! Cria-t'elle en colère.

– J'ai assez donné, tu ne crois pas ? Répliquais-je sur le qui vive.

– Oh arretes avec tes gérémiades !

– Mes gérémiades, oui bien sûr ! Que tu le veuilles ou non, je ne refoutrais pas les pieds la-bas, et je ne le verrais surement pas ! Tu peux le mettre à la rue j'en ai rien à faire ! Débrouillez vous avec lui, et foutez moi la paix ! Vous me devez bien ça ! Hurlais-je les poings sérrés.


C'est à ce moment là que la sonnerie de la porte retentit. Katrina et moi tournâmes en même temps notre regard vers la porte.


– C'est pas vrai il a fallu que tu ramènes Emily en plus ! M'écriais-je, la rage dans les veines.


D'un bond j'allais à la porte et l'ouvris rageusement, pensant croiser le regard de mon autre soeur. Mais à la place d'yeux marrons, je croisais un regard bleu-vert...Jonah se trouvait devant moi, la main encore levée suite au fait d'avoir sonné. Les yeux grand ouverts, il semblait surpris.


– Ce n'est vraiment pas le moment ! Lachais-je hors de moi.

– Désolé...Fit-il, troublé.

– C'est bon, je m'en vais, envoie moi ta procuration, je n'espérais pas plus de toute façon. Dit Katrina, se levant.


Me lançant un regard noir, elle sortit de la pièce, niant totalement Jonah. Dans un soupire, je passais ma main sur mon visage, avant de prendre une grande inspiration.


– Tu veux quoi ? Demandais-je essayant dêtre calme.

– Je suis désolé, je repasserais...Je...Begailla-t'il, géné.

– C'est bon, Dis-je en allant dans la cuisine. Si tu dois me miner un peu plus le moral, autant le faire tout de suite, que je me suicide apres.


Je l'entendis fermer la porte, alors que je me mettais à genoux, cherchant quelque chose sous mon lavabo. Lorsque je le trouvais, je me relevais, et posais la bouteille de wisky sur la table basse avant de m'assoir sur le canapé, la tête contre le dossier, fermant les yeux.


– Laisses-moi boire un verre avant. Dis-je, passant une nouvelle fois mes mains sur mon visage.

– Je...Je ne suis pas venu pour te faire des reproches Nath...Soufla-t'il en s'asseillant près de moi.


Je tournais la tête vers Jonah pour voir qu'il disait vrai. J'étais plus ou moins soulagé. Mon regard se reposa sur le plafond, avant qu'un einième soupire traverse mes lèvres.


– C'était ta soeur ? Elle te ressemble...Dit-il, dans un sourire.

– Malheureusement...Dans ma famille, nous ne sommes pas aussi proches que toi et Tim.

– J'ai cru comprendre.


J'éclatais alors de rire, me mettant assis et ouvrant la bouteille. Je me servis un verre et le bu cul sec.


– Je suis pitoyable à m'enfuir comme ça...Soufflais-je, alors que je portais un deuxieme verre à mes lèvres.

– Tu fuis quoi ? Demanda Jonah, se raprochant sensiblement de moi.

– Ma famille...Mon père...et mon passé.


Jonah ne dit rien. De toute façon, il n'y avait rien à dire... Apres un troisième verre, je me ralongeais sur le dossier.


– Tu veux en parler ? Fit Jonah, posant son coude sur le dosier ,et sa tête sur sa main.

– De quoi ? De ma soeur ? Demandais-je tournant ma tête vers lui.

– Oui...Tim ne m'a jamais dit que tu avais une soeur.

– Parce qu'il ne le sait pas...


Jonah ouvrit de grand yeux surpris, regardant autour de lui, surement à la recherche de photos familiales.


– J'ai deux soeurs, me décidais-je a dire, en fermant les yeux. La première, c'est Katrin, tu l'as vu à l'instant. Elle est mariée à un gars qui travaille dans le pétrole, le genre de gars à n'être jamais à la maison. L'autre, c'est Emily. Elle a deux ans de plus que moi, et est fiancé à un étudiant en medecine. C'est celle qui s'occupe le moins de moi et me laisse en paix. Ça doit bien faire 10 ans qu'on ne s'est plus parlé sans ce disputer...

– 10 ans ? Fit Jonah, perdu.

– J'avais 13 ans la première fois qu'il a commençé à me frapper.


Je sentis Jonah se criper et me lançer un regard triste. Mais je n'en avais pas besoin. Avec le temps, j'avais appris à faire avec, et à ne plus souffrir de cette distance familiale.


– Qui ça ? Osa demander le brun, peu sûr de lui.

– Mon père.


Jonah ne su quoi dire, se contentant de me fixer. J'éclatais alors de rire, comme fou. J'avais envie de relâcher la pression qui s'accumulait.


– Le pire dans tout ça, c'est que ça aurait dû nous soudez plutôt que de nous détruire. J'avais le choix, soit c'était moi, soit c'était elles...Je me suis toujours choisi...Et elles n'ont jamais accepté ce qui se passait. « Papa est malade », « Il ne sait pas ce qu'il fait. M'exclamais-je, la voix forte, pour reprendre plus faiblement. « Arrete d'essayer de te rendre interessant, Papa ne ferait jamais ça »...Même les marques...J'avais les preuves, mais non...Je me bagarais en cours...


Je me redressais, posant ma tête entre mes mains. Je n'avais pas envie de pleurer mais je ne me sentais pas vraiment bien. La main de Jonah se posa alors sur mon dos.


– C'est pour ça que je me suis tiré à 18 ans. Elles refusaient de me croire, alors j'ai cessé de vouloir les protéger...C'est cruel...Mais j'aurais tout donné pour qu'il leur fasse au moins une fois ce qu'il me faisait, pour qu'elles me croient enfin...Mais le jour où je me suis tiré, il s'est calmé...Et je suis persuadé qu'il n'attend qu'une chose c'est que je revienne pour recommencer.


Je sentis alors les bras de Jonah venir me serer et sa tête se posa dans mon cou. Un bien immense chassa alors cette douleur qui commençait à me ronger, et je posais ma tête contre la sienne. Mes yeux se fermèrent ennivrés pas son odeur. Nous n'avions pas reparlé de notre dispute, d'ailleurs je n'en avais pas envie. Je voulais juste rester là, bien, avec lui. Il me surprit en s'approchant un peu plus de moi.


– Je pense la même chose que toi, souffla-t-il, timidement

– Quoi ? Demandais-je surpris.


De quoi parlait-il ? De ce que je vennais de lui confier ? Doucement, je m'écartais de lui essayant de croiser son regard alors qu'il restait fuyant. Je mis alors mes mains sur ses épaules et le forçais à me regarder.


– Jonah, dis-je, perdu, de quoi tu me parles ?


Il soupira fortement comme pour se donner un peu de courage et posa ses yeux bleus-gris dans les miens. Un frisson me parcouru alors qu'il semblait si sûr de lui. Dans ces moment là, il me grisait completement. Il était magnifique et m'envoutait completement. Sa voix parvint à mes oreilles. Il suffit de quatre petits mots pour me faire comprendre que le destin et les sentiments étaient quelque chose d'incompréhensibles...


- Tu me plais aussi...

 

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