One More Night - 17 -  (One More Night) posté le mardi 05 mars 2013 18:11

 

J'ai l'impression d'être sur un fil tendu au-dessus du vide. J'ai peur de vaciller. De me perdre. J'ai peur de mes choix. Peur des choix que j'ai fait et de ceux qu'il reste à venir. Je ne veux pas revenir en arrière. Mais je n'arrive pas à tenir cette décision. Être avec Edwin a été la plus belle période de ma vie. Avec lui, je me sentais revivre. Mais si tout cela n'était qu'une illusion ? Cinq années nous ont irrémédiablement changées, peut-être n'est-on plus fait pour être ensemble maintenant...

 

- Tu m'écoutes quand je te parle ?

 

Gaël sursauta et se tourna vers Ayla qui le regardait en fronçant les sourcils.

 

- Désolé, avec tout ce qui se passe, j'ai du mal à dormir, souffla-t-il en passant ses mains sur ses yeux.

 

Un soupire s'échappa des lèvres de la jeune femme et elle posa sa main sur la joue de Gaël. Près d'elle, se trouvait Coralyn qui gribouillait sur une feuille.

 

- Comment ça se passe à l'appartement ? Demanda-t-elle alors, en attrapant sa tasse de café.

- A vrai dire, on ne fait que se croiser... Je ne sais pas quoi lui dire... Fit Gaël en haussant les épaules.

- Pourtant vous devez parler...

- Je crois qu'on évite tous les deux cette discussion.

 

Gaël se leva et attrapa un paquet de cigarette dans sa poche.

 

- Oh non, s'écria Ayla, en colère, ne me dis pas que tu as recommencé !

- Je n'arrive pas... Pas en ce moment, dit-il en ouvrant la fenêtre et en s'installant sur le rebord.

 

Le jeune homme l'entendit soupirer à nouveau, mais elle ne fit pas d'autre commentaire.

 

C'est la seule chose qui calme l'angoisse qui me tort les tripes.

 

- J'essaye d'appeler Edwin, mais il ne me répond pas... Tu ne saurais pas ce qu'il fait ? Demanda Ayla, scrutant la réaction de son ami.

- Pourquoi je le saurais ? Souffla Gaël sur la défensive.

- Parce que la dernière fois que je l'ai vu, il attendait des nouvelles de toi.

 

Stressé, Gaël tira une bouffée plus prononcée de sa cigarette et se redressa, jetant le mégot sur la rue.

 

- Je dois aller bosser, dit-il en attrapant sa veste, éludant la question.

- Gaël !

 

Mais le jeune homme s'abaissa pour embrasser la joue de la petite fille avant de faire un signe de la main à sa mère et sortit de la maison.

 

Je suis dans le flou Ayla... Alors comment répondre à tes questions ?

 

**

 

Quelques heures plus tard, alors que la nuit commençait à tomber, Gaël ferma les stores du magasins. Il fit la caisse et partit se changer. Il lâcha un soupire en rencontrant l'air frais et attrapa une cigarette pour l'allumer. Pendant quelques minutes, il avait oublié ces problèmes pour se tuer à la tâche, mais maintenant qu'il n'avait plus rien à faire, les questions revenaient tourmenter son esprit.

 

Je devrais être heureux. Mon frère est sortit du coma. Pourtant je me sens encore plus accablé. Je me sens vidé...

 

- Toi !

 

Gaël tourna vivement la tête vers la personne qui avait crié ce mot et ses sourcils se haussèrent en croisant le regard noir de Eliott.

 

- Tu me suis ! Ordonna-t-il en attrapant le bras de Gaël et en tirant dessus.

- Pour qui tu te prends ! Râla le châtain, surpris.

- Et toi ? Pourquoi tu te prends ? Tu lui fais espérer quelque chose pour ensuite le détruire !

- Je ne lui ai rien promis !

- Si tu crois m'avoir avec ça !

 

Eliott réussit à mettre Gaël dans sa voiture et monta à son tour, prenant garde à fermer les portes pour éviter que le jeune homme ne s'enfuie.

 

- Où est-ce que tu m'emmènes ! Cracha Gaël, de plus en plus énervé, sachant d'avance la réponse.

- Ça fait deux semaines qu'il broie du noir à cause de toi, c'est toujours de ta faute de toute façon, répondit-il, les yeux rivés sur la route.

- Ma faute ?

- Tu crois quoi ? Qu'il n'a pas souffert quand il est partit il y a cinq ans ?

 

Gaël se figea immédiatement et tourna la tête, se fermant comme une huître.

 

Je ne veux pas écouter Eliott... Je ne peux pas...

 

- Pendant un an il est tombé dans une putain de dépression et on a vraiment eu du mal à le sortir de là, souffla Eliott, les dents serrées, et toi tu es en train de le refoutre là-dedans.

- Ah parce que ça va être lui la victime maintenant ! S'écria Gaël, outré.

- Il n'y a pas de victime ! Il avait 17 ans, il a fait une connerie et crois-moi, il l'a amèrement regretté après !

- Il l'a peut-être regretté mais il n'est jamais revenu, souffla Gaël, sentant son cœur se serrer.

- Et tu l'aurais accueilli à bras ouverts ? Rétorqua-t-il dans une grimace, si je me souviens bien, tu as mis un moment à lui pardonner le baiser.

 

Gaël le fusilla alors du regard et Eliott se gara le long du trottoir. Là, il descendit et attrapa à nouveau le bras de Gaël, le forçant à le suivre. Ils montèrent les deux étages, la main d'Eliott se serrant au fur et à mesure qu'ils approchaient de l'appartement, craignant que le châtain prenne la fuite.

 

Il ouvrit la porte de l'appartement sans frapper, poussant Gaël dedans.

 

- Edwin ! Cria-t-il, sur le pas de la porte, j'ai une surprise pour toi !

 

Et sans attendre, il sortit, claquant la porte derrière lui. Immédiatement, Gaël se retourna et voulu sortir aussi, mais c'est à ce moment là qu'Edwin fit son apparition dans le salon.

 

- Gaël ? Souffla-t-il étonné.

 

Le châtain se crispa et un soupire s'échappa de ses lèvres avant de se retourner. Il posa sa main sur sa nuque, gêné.

 

- Ton frère est vraiment un enfoiré... Lâcha-t-il en relevant la tête, un petit sourire étirant ses lèvres.

 

Mais son sourire disparu alors qu'il voyait Edwin les yeux rouges, des larmes dévalant sur ses joues.

 

Non... Qu'est-ce qui se passe ?

 

- Pourquoi tu pleures ? Demanda-t-il en fronçant les sourcils.

 

Gêné, il se retourna, essuyant ses larmes.

 

- Tu devrais partir... Dit-il, d'une petite voix.

- Dis moi ce qui ne va pas ? Demanda-t-il, en posant sa main sur son épaule.

- Vas-t-en !

 

Edwin voulu s'enfuir, mais Gaël le retint et le força à se retourner. Ce fut à cet instant précis que leurs regards se croisèrent, pour ne plus se lâcher. Et ce que Gaël pu y lire brisa un peu plus son cœur blessé. De la tristesse, de la douleur mais plus que tout de l'amour.

 

Comment arrives-tu à m'aimer encore, malgré toutes ses années ?

 - Fais chier, souffla-t-il tout bas.

 

Alors, abaissant toutes les barrières qu'il avait érigé pour se protéger, Gaël posa sa main sur la joue d'Edwin et bientôt ses lèvres se posèrent sur les siennes...

 

Flash Back

 

- Tu viens ?

 

Gaël releva la tête pour croiser le regard de son frère.

 

- Dépêches-toi, j'ai faim, ajouta-t-il dans un soupire.

 

Le jeune homme acquiesça et il referma son casier. Sans un mot, ils se dirigèrent vers la cafétéria. Gaël mit la nourriture sur son plateau, sans vraiment la regarder, tel un automate. Lorsqu'il se retourna, son regard croisa celui d'Edwin, assit sur leur table habituelle. Cela faisait une semaine qu'ils ne s'étaient pas parler. Edwin était venu plusieurs fois chez eux, l'avait attendu à la fin des cours, tentait de l'appeler, mais Gaël l'avait fui. Car il avait le cœur brisé et il ne savait pas ce qu'il allait faire.

 

- Viens, il y a une table libre là, lui dit son frère en l’entraînant avec lui, rompant ainsi le contact visuel entre Gaël et Edwin.

 

Ils allèrent s'installer sur cette table, et Seth ne tarda pas à les rejoindre, collant Gaël sans attendre. Vivement, le châtain le repoussa, le lui lançant un regard noir.

 

- Je croyais que tu étais de nouveau célibataire ! Fit le blond dans un sourire.

- Oh il ne va pas tarder, mais tu n'as pas intérêt à l'approcher, lança Julian dans une grimace.

 

Gaël perdit peu à peu le fil de la discussion et son regard croisa à nouveau celui d'Edwin, assis à quelques tables de lui. Il avait envie de le voir. Envie de le toucher. Envie de l'embrasser. Embrasser... Edwin avait embrassé quelqu'un d'autre...

 

Ayla fit alors son apparition et après un regard vers les jumeaux, elle partit s'installer en face d'Edwin, ne voulant certainement pas le laisser seul. Ce fut au tour d'Eliott d'entrer dans le réfectoire. Il alla directement s'installer sur la table d'Edwin, s'asseyant près de lui. Gaël ressentit alors une puissante jalousie se déverser dans ses veines. Et lorsqu'il vit un petit sourire étirer les lèvres du brun, son sang ne fit qu'un tour. Brusquement, il se leva, faisant racler le banc sur lequel il était assit. Son regard noir fusillait Edwin, qui comprit à la seconde ce qu'il se passait.

 

Gaël se retourna et voulut partir. Il étouffait. Il était furieux. Edwin avait embrassé un autre et maintenant il traînait avec lui, comme si rien ne s'était passé, comme s'il n'avait pas brisé son cœur.

 

- C'est pas ce que tu crois ! S'écria Edwin en attrapant la main de Gaël.

 

Mais Gaël retira vivement sa main, le regard noir. Des larmes coulaient sur les joues d'Edwin mais elles ne lui faisaient plus d'effet. Il lui en voulait et rien ne pouvait arrêter ça.

 

- Je t'en supplie, laisse-moi m'expliquer ! Dit-il, la voix suppliante.

- M'expliquer quoi ? Cracha-t-il en serrant les poings, tu veux ma bénédiction pour te le faire ?

- Gaël, non, je...

- C'est finit.

 

Edwin se figea à la seconde et ses pleurs redoublèrent d'intensité. Autour d'eux, tout le monde les regardait, mais personne n'osait parler.

 

- Tu peux te le faire autant que tu veux, lâcha Gaël, la voix froide, nous deux, c'est terminé.

 

Et sans rien ajouter de plus, Gaël se retourna, son cœur brisé criant sa peine.

 

**

Quatre jours passèrent. Quatre jours durant lesquels Gaël n'était pas sortit de chez lui. Sa mère l'avait laissé sécher les cours, voyant la tristesse de son fils. Julian avait même arrêté de venir dans sa chambre, le laissant enfin respirer. Gaël était allongé dans son lit, dans le noir, les yeux rougis par les pleurs qu'il avait laissé couler. Il avait mal au cœur. Il avait été détruit le jour où Julian lui avait dit pour le baiser, mais à partir du moment où il avait dit à Edwin que leur histoire était terminée, son monde s'était écroulé.

 

Quelques coups discrets furent frappés à la porte et sa mère entra dans la chambre. Un soupire s'échappa de ses lèvres et elle vint s’asseoir près de son fils. Sa main passa dans ses cheveux avant de poser ses lèvres sur son front.

 

- Edwin a encore appelé... Souffla-t-elle, d'une petite voix.

 

Mais Gaël ne répondit rien, se contentant de fermer les yeux, montrant ainsi à sa mère qu'il ne voulait pas en parler.

 

- Nous allons partir chez tes grands-parents... Nous reviendrons demain matin, dit-elle dans un sourire réconfortant, tu es sûr que tu ne veux pas venir avec nous ?

 

Pour toute réponse, Gaël se retourna, remontant un peu plus la couverture sur lui. La mère du jeune homme caressa doucement la joue de son fils avant de se lever et de sortir de la chambre. Gaël entendit du brouhaha au rez-de-chaussé et la porte d'entrée claqua, signe que toute la famille venait de partir. Il ferma alors les yeux, s'endormant à la seconde.

 

Il fut réveillé quelques heures plus tard par des cailloux jetés sur sa fenêtre. Surpris, il se leva et alla jusqu'à se fenêtre. Son regard se posa alors sur Edwin, complètement trempé par la pluie qui tombait depuis un moment déjà. Alors que le jeune homme se relevait pour jeter un nouveau caillou, il croisa le regard de Gaël, et ses yeux se voilèrent à nouveau de larmes. Gaël resta figé pendant un moment, mille et unes questions se bousculant dans sa tête. Mais alors qu'Edwin restait sur la pelouse, les bras ballants, ignorant la pluie qui tombait sur lui, le cœur de Gaël se mit à battre fortement dans sa poitrine et il céda.

 

Dans un soupire, il se retourna et sortit de sa chambre. Il descendit les marches et arriva devant la porte d'entrée avant de l'ouvrir. Edwin tourna alors la tête vers lui et vivement il accouru, rentrant dans la maison.

 

- Enlève tes chaussures et monte, dit Gaël, en évident de croiser son regard.

 

Edwin lui obéit sans broncher, puis il suivit Gaël, qui le conduisit dans la salle de bain. La, il il prit une serviette éponge et attrapa des vêtements secs qu'il posa sur le lavabo. Il quitta alors la salle de bain et alla s'accouder contre la fenêtre. Quelques minutes plus tard, Edwin sortit de la salle de bain, changé, et il se rapprocha de Gaël.

 

- Tu ne peux pas me quitter... Souffla-t-il la voix pleine de sanglot.

- Pourquoi ? Donnes-moi une bonne raison de ne pas le faire ? Dit Gaël, sans le regarder.

- Parce que je t'aime...

 

Gaël tourna alors la tête vers lui, se maudissant de sentir son cœur se serrer ainsi. Edwin fit un nouveau pas vers lui, mais Gaël se recula, avant de passer près de lui et de s'asseoir sur le lit.

 

- Tu es trop jeune... Murmura alors Gaël, la voix brisée, tu... Tu veux des expériences... Comme je le voulais à ton âge... Tu ne veux pas d'une relation amoureuse comme la notre.

- Bien sur que si...

 

Edwin avait crier cette phrase et sans attendre, il tomba à genoux devant Gaël, posant son front sur les genoux de son ancien amant.

 

- Je t'aime Gaël... Souffla-t-il, pleurant à nouveau, ça fait un an nous deux... J'ai fais une connerie... Je ne sais pas ce qui m'a prit, je ne veux pas te perdre...

- Tu t'en remettras Edwin, Fit le châtain, d'une petite voix.

- Non... Non, je ne m'en remettrais pas... Tu es mon âme-sœur... Je t'aime Gaël... Je t'en supplies, pardonnes-moi, j'ai perdu la tête mais il ne m'attire pas...Il... Quand j'ai vu le regard de Julian, j'ai compris mon erreur, j'ai compris que je t'avais brisé le cœur et je ne peux pas le supporter... Parce que je suis amoureux de toi... Parce qu'il n'y a que toi.

 

Doucement, Edwin releva la tête et croisa le regard de Gaël, gorgé de larmes. Vivement, il se redressa et colla son front sur celui de Gaël.

 

- Je te jure qu'il n'y a que toi... Murmura-t-il faiblement.

 

Ses lèvres se posèrent alors sur celles de Gaël qui se recula vivement à ce contact. Mais lorsqu'il croisa le regard du brun, son cœur se serra à nouveau. Edwin passa ses mains derrière la nuque de Gaël. Ses lèvres se posant d'abord sur son front.

 

- Je t'aime, souffla-t-il doucement.

 

Il posa ensuite ses lèvres sur ses joues.

 

- Je t'aime... Répéta-t-il à nouveau.

 

Ses lèvres se posèrent alors sur celles du châtain, déposant plusieurs smack, répétant à chaque fois qu'il l'aimait. Le cœur serré, Gaël posa ses mains sur les épaules du brun et le repoussa légèrement, ancrant son regard dans les océans de celui qu'il aimait.

 

- Il n'y a que toi Gaël... Lâcha Edwin, tristement.

- Tu ne ressens rien pour lui ? Demanda-t-il hésitant.

- Rien... Rien du tout... C'est toi que j'aime...

 

Alors, Gaël sentit son cœur battre violemment dans sa poitrine et il céda de nouveau. Ses mains se posèrent sur les joues d'Edwin et doucement, il l'embrassa. Au contact de ses lèvres sur les siennes, un frisson le secoua et Edwin les entrouvrit. Leurs langues se soudèrent, pour ne plus se lâcher, redécouvrant le goût de l'autre. Edwin se redressa alors et fit s'allonger Gaël, sans jamais quitter le baiser. Gaël l'aimait désespérément et à ce moment là, il lui donnait une autre chance...

 

Fin du Flash Back

 

Près de toi, toutes ces questions s’envolent. Près de toi, je me sens bien. Je me sens revivre à nouveau. Et si tout ceci n'était qu'un rêve ? Et si je me voilais la face ? Tu te laisses submerger par tes émotions parce que je suis le premier homme que tu ais connu. Mais je me laisse submerger par les miennes car tu es le premier homme que j'ai aimé. Le premier et le seul.

 

Edwin était étendu sur son lit, se cambrant sous la langue experte de Gaël. Le châtain passait et repassait ses mains sur les cuisses de son amant, guidés par les gémissements de ce dernier. Vivement, il lâcha son sexe et un gémissement de protestation s'échappa des lèvres du plus jeune. Gaël afficha alors un sourire amusé et il mit deux doigts dans sa bouche d'une façon tellement sensuelle que Edwin ne pu tenir. Brusquement, il se redressa, s’assaillant sur le lit alors que le plus vieux était entre ses cuisses. Ses deux mains attrapèrent les deux doigts, et dans un regard purement érotique, il commença à les lécher. Le regard de Gaël s’enflamma incendiant tout son être de désir.

 

Le brun se mit alors sur ses genoux et ses bras vinrent enlacer le cou de son amant, happant ses lèvres dans un baiser enfiévré. Gaël descendit sa main le long de la colonne vertébrale du jeune homme, ce qui lui arracha un frisson de plaisir. Il fit ensuite entrer un doigt en lui et une grimace étira les traits du plus jeune. Mais bien vite, Gaël reprit ses lèvres, lui faisant oublier cette douleur. Edwin allongea alors Gaël en dessous de lui, se cambrant lorsque les doigts de Gaël en lui faisaient naître des sensations divines.

 

Et lorsque la préparation fut enfin terminée et que le désir des deux jeunes hommes était à son apogée, Edwin se redressa légèrement, un sourire aux lèvres. D'un ample mouvement du bassin, il s’empala sur le sexe dressé de son amant, fermant les yeux sous le membre imposant qu'il avait accepté en lui. Gaël, se releva légèrement et parsema le torse blanc d'Edwin de doux baisers, cherchant à lui faire oublier ce mal.

 

Plusieurs minutes passèrent ainsi, Gaël freinant son plaisir d'être en Edwin, le laissant s'habituer à lui. Puis, doucement, Edwin commença à se déhancher sur le sexe de son amant. La douleur laissa peu à peu place à un intense plaisir qui irradia tout ses sens. Mais ce fut lorsqu'un gémissement s'échappa des fines lèvres d'Edwin, que Gaël se laissa enfin aller. Ses mains se posèrent sur les hanches blanches de son amant et il leva la tête, happant ses lèvres pour un baiser langoureux. Edwin passa alors ses bras derrière la nuque du châtain, entremêlant ses doigts dans sa chevelure.

 

Bientôt, ce furent des cris qui emplirent la pièce alors que Gaël avait posé son front sur le torse du brun, ne pouvant tenir le baiser, grognant de plaisir. Un déhanché plus vigoureux que les autres eu raison des deux hommes et ce fut dans un même cri, qu'Edwin et Gaël se libérèrent.

 

Les corps en sueurs, les respirations saccadées, les deux hommes savouraient l'orgasme dévastateur qu'ils venaient de se donner. Brusquement, Gaël, inversa leur position, jusqu'à se retrouver au-dessus de son amant. Leurs regards se croisèrent, pour ne plus se lâcher et Gaël l'embrassa une nouvelle fois.

 

- Encore... Souffla-t-il la voix rauque.

 

Toi seul arrive à me faire oublier tout ce qu'il y a autour de moi... Comment fais-tu ?

 

**

 

Gaël était étendu dans le lit d'Edwin alors que ce dernier avait sa tête posée sur son torse. Il passait et repassait sa main sur le dos laiteux de son amant, regardant par la fenêtre le soleil qui commençait à se lever.

 

- A quoi tu penses ? Demanda tout à coup Edwin, en redressant la tête.

- Que dès qu'on se voit, on se saute dessus... Répondit Gaël, dans un sourire.

- Non, dès qu'on se voit, tu me cries dessus, et après on se saute dessus...Fit Edwin, en rigolant légèrement.

 

Sa main se posa alors sur la joue du plus vieux et il l'embrassa, amoureusement.

 

Je me sens bien. Là, maintenant, je me sens bien...

 

Lorsque l'air vint à leur manquer, Edwin se recula, s'assaillant près de lui. Il posa sa main sur le torse de Gaël, incapable de rompre ce contact.

 

- Je suis égoïste... Dit-il alors, en haussant les épaules.

- Quoi ? Souffla Gaël, en se redressant à son tour.

- Quand je suis parti, je n'ai pensé qu'à moi... Et quand je t'ai revu, je n'ai encore une fois pensé qu'à moi... Julian a raison, je suis égoïste.

- Tu as vu Julian ?

 

Gaël fronça les sourcils alors qu'Edwin posait sa main sur la bouche de son amant, voulant continuer.

 

Une chose est sûr, nous avons peut-être du mal à nous parler lui et moi, mais il n'a pas perdu son envie de régir ma vie...

 

- Il a raison... Répéta Edwin en haussant les épaules, mais il a tort sur une chose, rien n'est terminé entre nous Gaël, rien... Alors je vais te le demander une seule fois et si tu me réponds non, alors je quitterais ta vie définitivement.

 

Un frisson secoua Gaël et il ancra son regard dans celui de son amant, le cœur serré.

 

- Serais-tu prêt à me redonner une autre chance ? Demanda Edwin, en remontant sa main sur sa joue.

- Je ne sais pas... Souffla Gaël, totalement perdu.

 

Je ne sais plus où j'en suis... J'ai peur de faire un choix. J'ai peur de faire un trait sur toi comme j'ai peur de te reprendre dans ma vie...

 

- Alors je vais te laisser du temps, Fit Edwin, dans un petit sourire triste, je vais me faire pardonner par Ayla, par Julian et par toi... Et lorsque tu seras prêt à me donner ma réponse, je suivrais ton choix, même s'il risque de briser mon cœur à jamais...

 

 

 

 

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4 commentaire(s)

  • mailynn2 ven. 01 févr. 2013 23:16
    MDR 7 petits jours, ça va venir vite ! Allez lis dont !!

    Merci pour ton commentaire !!! Oui Edwin et Gaël, à chaque fois que j'écris leur histoire, je ne peux m'empêcher d'avoir un sourire niais sur les lèvres XD

  • kasi

    ven. 01 févr. 2013 22:32

    Encore un super chapitre, je suis contente pour Gâel et edwin merci et bientôt!
    ps=Je suis contente que ta mis tios mais je vais pas le lire touts de suite car la semaine va etre longue avant le prochain chapitre donc je vais me faire un peut mariner ;) .Pour ce qui est de ta nouvelle histoire je suis déjà accros.A bientôt!

  • mailynn2 ven. 01 févr. 2013 21:15
    looool ouiii "Presque" XD

    J'ai hâte de voir ce que tu en penses pour TIOS, et je ne sais pas si tu as vu, mais nous avons démarré une nouvelle fiction avec Lybertys ^^
    Bisous !

  • Ayano mailto

    ven. 01 févr. 2013 16:03

    Ca fait plaisir de les voir presque ensemble ^^, bon et je vais me finir de lire TIOS, j'ai à peine le temps de le relire que tu mettais déjà un nouveau chapitre, je suis trop en retard lol, enfin je vais pas me plaindre hein
    Bonne continuation,
    Ayano.


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