Beauté inaccessible - 22-  (Beauté inaccessible) posté le mardi 16 avril 2013 23:22

 

« La vie est quand même une belle garce. Il suffit d'un rien pour que tout s'écroule. Elle nous fait nous aimer, nous rendre heureux, pour nous détruire juste après... »

 

Quatre mois passèrent. J'avais ré-emménagé chez toi et la vie avait reprit son court. Notre couple allait bien. Il y avait des hauts et des bas certes, mais tout allait bien. Le fait que je revienne vivre avec toi t'avais rendu heureux, et tu me le montrais, à ta manière.

 

Mathis avais rompu tout lien avec moi autant qu'avec toi. Mais même si tu ne semblais pas touché par cela, je savais que tu mentais. Tu avais perdu ton meilleur ami par ma faute et je ne savais pas quoi faire pour vous réconcilier.

 

Côté professionnel, tout allait merveilleusement bien. Eric et moi formions une très bonne équipe et notre cuisine faisait venir beaucoup de monde au restaurant. Henri était heureux car il avait enfin trouvé une façon de se démarquer de son père.

 

Du côté de Henri, ce dernier avait rompu avec sa petite amie, mais ne s'était pas encore déclaré à Lydia. Le temps passait et ils se rapprochaient. Lydia multipliait les tentatives mais Henri ne semblait pas les remarquer. C'est d'ailleurs de ça qu'elle était en train de nous parler, alors qu'Eric et moi nous activions dans la cuisine.

 

- Je crois que je pourrais me balader en sous-vêtements devant lui, il ne verrait rien... Soupira-t-elle, assise sur un plan de travail.

- Tu devrais essayer pour voir, répondit Eric, amusé.

 

Elle lui tira la langue et soupira une deuxième fois.

 

- Pourquoi tu ne l'invites pas tout simplement ? Demandais-je en allumant les fours

- Parce qu'il me dira non, répondit-elle en haussant les épaules.

- Essayes !

 

Elle secoua la tête. Lydia avait beau être énergique, c'était une grande timide et il lui fallait beaucoup pour aller vers les gens.

 

Henri arriva pour nous annoncer l'arrivée d'un groupe d'homme d'affaire et je décidais de prendre les choses en main.

 

- Henri, on va boire un verre après le service ? Demandais-je, alors qu'il repartait.

- Pas de souci.

 

Un sourire étira mes lèvres et je regardais Lydia.

 

- Tu vas venir avec nous ! Ordonnais-je fier de moi

- Il va comprendre...

- Et alors ?

 

Lydia ne su quoi répondre et Eric leva les yeux au ciel, trouvant toute cette comédie ridicule.

 

Les heures passèrent et le service du soir se termina. Eric et Penny était partis depuis quelques minutes et je finissais de ranger la cuisine. Un sourire étira mes lèvres lorsque je te vis arriver dans la cuisine. Tes cheveux parfaitement coiffés, ton regard bleu-gris si magnifique, le petit sourire moqueur accroché à tes lèvres, tout en toi me faisait fondre. Vivement je m'approchais de toi et mes mains attrapèrent ta nuque pour un baiser langoureux. Tu répondis à mon étreinte en m'enlaçant à ton tour et en me plaquant légèrement contre le plan de travail. Mais Henri débarqua dans la cuisine et nous dûmes nous séparer, bien trop vite à mon goût.

 

- C'est pas vrai, vous êtes tout le temps collés l'un à l'autre, souffla Henri dans une grimace.

- C'est parce que tu es jaloux ! Ripostas-tu, dans un sourire

 

Henri haussa les épaules et attrapa sa veste. Lydia nous rejoins, déjà prête.

 

- On y va ? Demanda-t-elle en regardant Henri.

- Il y a un souci, soufflais-je en te regardant, Noah ne se sent pas bien alors je vais rentrer avec lui.

- Ah bon ? Fis-tu étonné.

- Oui !

 

Je te fusillais du regard et tu soupirais en te retournant vers Lydia et Henri.

 

- J'ai mal au crâne. Dis-tu en levant les yeux au ciel.

- Mais bien sur... Murmura Henri, en fronçant les sourcils.

- Donc... On se voit demain !

 

Et voulant échapper au regard noir de Lydia, j'attrapais ta main et tirais pour te faire sortir. Nous entrâmes dans ta voiture et un fou rire me prit alors que tu démarrais.

 

- Tu es un pitoyable entremetteur, fis-tu en allumant un cigarette.

- Mais grâce à moi, ils vont aller boire un verre ensemble et plus si affinités.

 

Un sourire aux lèvres je vins t'enlacer.

 

- Je conduis Owen ! Dis-tu en tirant sur ta cigarette.

 

Mais je ne t'écoutais pas et posais mes lèvres dans ton cou et mes mains passèrent sous ta chemise. Il ne fallut pas longtemps pour te convaincre car vivement tu mis ton clignotant pour te garer dans une ruelle déserte.

 

- Tu as gagné, soufflas-tu en détachant ta ceinture et en te jetant sur moi.

 

Un rire s'échappa de mes lèvres et je t'embrassais sauvagement. Chaque fois que tu posais tes mains sur mon corps, je m'embrasais à la seconde. Les gémissements fusaient déjà alors que je sentais l'une de tes mains passer à l'intérieur de mon jean pour me masturber sans gêne. Mes mains déboutonnèrent ta chemise avant de l'enlever et de passer mes mains sur ton corps. Un sourire étira tes lèvres et tu descendis ta bouche le long de ma mâchoire, de mon cou, pour ensuite descendre se poser sur mon sexe, dressé par le désir. Au contact de ta langue sur mon membre, je me cambrais violemment et tu augmentais l'intensité de tes succions, me provoquant presque qu'instantanément des vagues de plaisir démentielles. Mes mains étaient posées sur ta tête, jouant avec tes cheveux et appuyant légèrement sur ta tête au rythme de tes coups de langues.

 

Je ne tardais pas à me libérer dans ta bouche, et tu ne me laissais pas le temps de m'en remettre. Déjà je te sentis tirer sur mon jean et je me soulevais, l'enlevant complètement. Mon boxer ne fit pas long feu non plus et vivement, tu m'attrapais et m'obligeais à venir m'installer sur toi. La place n'était pas vraiment confortable mais nous nous en fichions, totalement absorbés par le désir.

 

Rapidement, je déboutonnais ton jean et tu te soulevas pour libérer ton sexe, gorgé de plaisir. Mes lèvres attrapèrent les tiennes et je sentis un doigt s'insérer en moi. La douleur fut quasi-inéxistante et tu poursuivis la préparation. Quelques minutes plus tard, tu me pénétrais, et je jetais violemment ma tête en arrière sous le plaisir que je ressentais à la seconde. Ma main se posa sur la vitre, y prenant appui alors que je commençais des vas-et-viens rapides sur toi. Tes mains sur mes hanches me guidaient et aidaient mes mouvements. Alors que mes gémissements ressemblaient plus à des cris, les tiens étaient plus rauques. Tu dégageais une sensualité telle que je ne su résister et attrapais tes lèvres une nouvelles fois.

 

Il ne me fallut pas bien longtemps avant de me libérer, atteint par un orgasme démentiel. Tu ne tardais pas non plus, éjaculant en moi dans un cri rauque. La respiration saccadée, tu t'assaillais au fond de ton siège, fermant les yeux et posant ton bras sur ceux-ci.

 

- Jouer les entremetteurs te va bien finalement, finis-tu par dire, dans un sourire.

 

Je rigolais et t'embrassais une dernière fois en attrapant un mouchoir pour nettoyer le fruit de notre plaisir. Rapidement, Je retournais sur mon siège et me rhabillais, le sourire aux lèvres.

 

**

 

Nous étions rentrés depuis quelques minutes et tu étais parti te coucher. Je finissais de me sécher les cheveux, tout en me dirigeant dans la cuisine pour me servir à boire. J'ouvris le frigo et en sorti une bouteille avant de boire au goulot.

 

Mon regard se posa sur ta veste qui était tombée par terre. Immédiatement je m'abaissais pour la ramasser, mais en me relevant, mon regard se posa sur une lettre par terre. Mes sourcils se froncèrent alors que je reconnaissais l'entête de l'hôpital. Regardant furtivement dans le salon pour voir si tu n'étais pas là, j'attrapais la lettre et la dépliais.

 

« Suite à votre absence, nous vous souhaitons vous revoir le Jeudi 16 Novembre à 9h00 au service de Neurochirurgie. Le médecin qui vous recevra sera le docteur Jamie Wildon. Veillez vous présenter à l'accueil avant votre rendrez-vous »

 

Mon sang se glaça à la seconde et je dû m'assoir. Neurochirurgie ? Qu'est-ce que cela voulait dire ?

 

En y repensant, je crois que j'avais parfaitement compris ce qui se passait, mais je ne voulais pas me l'entendre dire. Rangeant cette lettre dans ta veste, j'allais dans ta chambre et te trouvais en train de dormir à poings fermés. Un sourire étira mes lèvres alors que je remarquais que tu m'avais laissé de la place dans le lit. J'avais du batailler pendant un moment avant que tu ne prennes cette habitude.

 

Pourquoi étais-tu aussi secret Noah ? Pourquoi étais-tu comme ça ? Qu'est-ce qui n'allait pas ? Sentant l'inquiétude me ronger, je vins m'allonger près de toi et posais ma main sur ta joue.

 

Demain j'irais voir Mathis et j'apprendrais ce que tu me cachais. Même si tu ne le voulais pas.

 

**

 

Je finissais de m'habiller alors que tu te réveillais. Tes sourcils se froncèrent et tu regardais l'heure.

 

- Je rêve où tu te lèves avant moi ? Fis-tu en te frottant les yeux.

- Je dois aller en ville. Répondis-je en t'embrassant furtivement.

- Pourquoi ?

- Je déjeune avec mon père.

 

Tu ne répondis rien, et attrapais ton paquet de cigarette.

 

- On se voit ce soir ? Demandais-je avant de partir.

- Je dois venir te chercher ?

- Non, c'est bon, on est mercredi, je devrais pouvoir prendre le bus.

- Si tu me laissais t'acheter une voiture ça serait plus simple...

 

Je levais les yeux au ciel et sortais sans te répondre. Cela faisait deux mois qu'il tentait de me faire céder, mais je ne voulais pas. Je n'avais pas vraiment besoin d'une voiture et je ne voulais pas dépenser le peu d'argent que j'avais pour une chose qui me servirait peu.

 

Un heure plus tard, je me retrouvais devant le bureau de Mathis, à attendre qu'il finisse ses visites du matin. Il ne tarda pas à arriver et son regard se fit menaçant.

 

- Je n'ai pas envie de te voir. Déclara-t-il en ouvrant sa porte.

- S'il te plait Mathis, c'est important.

 

Il posa son regard sur moi, semblant réfléchir. Un sourire triste étira mes lèvres et il soupira, cédant. Il me fit entrer dans son bureau et s'assit.

 

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Me demanda-t-il, après un temps.

- Je... Fis-je hésitant... J'ai trouvé une lettre dans la veste de Noah... Il a rendez-vous avec un neurochirurgien.

 

Mathis se raidit en m'entendant dire cela, et baissa la tête.

 

- S'il te plait... Explique-moi... Le suppliais-je, le regard brillant.

- Je ne peux pas... Il y a le secret médical...

- Tu n'es plus son médecin.

- C'est à lui de te le dire.

- Mathis...

 

Son air était grave et je compris que le problème était bien plus grand que ce que ne pensais. Un soupire s'échappa de ses lèvres et il passa sa main sur ses yeux. Puis, relevant la tête, il posa un regard sérieux.

 

- Il a une tumeur au cerveau...

- Quoi ? Non, ce n'est pas possible ! M'exclamais-je, prenant soudainement peur.

- Il l'a depuis un moment déjà, bien avant de te rencontrer. Il a fait beaucoup de chimio et on l'a opéré deux fois... Mais son état est devenu trop grave.

- Non... Soufflais-je, sentant mon coeur exploser en mille morceaux

 

Je sentis alors les larmes couler sur mes joues. Tout mon monde s'écroulait. Oui Noah... Tu étais devenu mon monde, mon univers... Et je n'imaginais plus ma vie sans toi.

 

- Il va mourir Owen.

 

« La vie est quand même une belle garce. Il suffit d'un rien pour que tout s'écroule. Elle nous fait nous aimer, nous rendre heureux, pour nous détruire juste après... »

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