Beauté inaccessible -16-  (Beauté inaccessible) posté le mercredi 14 octobre 2009 18:40

Une looooongue suite mes p'tits lou !!!!! j'espère qu'elle vous plaira <3


Je me réveillais seul dans mon lit le lendemain matin, une bonne odeur de crêpes dans l'air. Un soupire sortis d'entre mes lèvres à l'idée que dans quelques minutes tu serais devant moi. Pourquoi es-tu resté Noah ?

J'attrapais mon boxer et l'enfilais, puis me dirigeais vers le placard afin de mettre un pyjama. Autant prendre toutes les précautions nécessaires. Soufflant bruyamment pour me donner du courage, j'ouvrais la porte de ma chambre. Je me stoppais net en découvrant que tu ne portais rien à part ton boxer. Immédiatement nos ébats de la nuit me revinrent en mémoire et des rougeurs vinrent parsemer mes joues.

- Tu ne pourrais pas t'habiller ! Lâchais-je, évitant ton regard.

- J'avais chaud...Ta façon de dormir est si...

- C'est bon arrêtes !

Je m'assaillais sur une chaise en regardant la table que tu avais parfaitement dressée, et commençait de manger. Tu t'asseillas en face de moi et commençais à lire ton journal.

- Qu'est-ce que tu fais là Noah...Lâchais-je, finalement.

- Je déjeune. Répondis-tu en haussant les épaules.

- Tu m'as parfaitement compris, pourquoi tu es encore là ? Pourquoi tu m'as fait le petit déjeuner ? Pourquoi tu es là comme si on était le parfait petit couple !

Sans vraiment le vouloir, je m'étais énervé. Tu me faisais peur. Ce sentiment qui faisait battre mon cœur me faisait peur. Et tu ne faisais rien pour arranger ça. Tu ne répondis rien, et je me levais agacé. J'allais dans ma chambre en claquant la porte, quelque peu honteux.

J'allais dans la salle de bain et mit le jet en marche, puis je commençais à me déshabiller. Mais je sentis tes mains sur mes hanches. Vivement, je me retournais, mais me pris les pieds dans mes affaires. Je m'étalais alors par terre, me cognant la tête contre le lavabo. Un cri s'échappa de mes lèvres et je mis directement ma main sur mon crâne. Une douleur fulgurante me transperça et je m'appuyais contre le mur, tentant de reprendre mon souffle.

Je sentis alors un gant froid venir se poser sur ma bosse, et ta main sur ma joue. Je te lançais alors un regard noir.

- C'est de ta faute ça ! T'es vrai...

Mais ma voix mourut sous tes lèvres. Mes yeux s'ouvrirent grand tandis que je sentais ta langue entrer dans ma bouche. Immédiatement je te repoussais de toute mes forces et tu tombas assis par terre.

- Arrêtes de m'embrasser ! M'écriais-je, essuyant ma bouche.

- Pourquoi tu es en colère, on s'est bien éclaté hier ! Répondis-tu, sur le même ton.

- Ça n'aurait jamais dû se passer !

- Mais ça s'est passé Owen, que tu le veuilles ou non, tu es incapable de me résister alors fais avec au lieu de péter un câble !

Mon poing partit sans m'en rendre compte, mais je n'étais qu'un débutant dans ce domaine. Tu réussis à attraper mon poing, et vivement me basculait sur le carrelage froid. Tes lèvres prirent une seconde fois le contrôle de ma bouche et tes mains vinrent caresser mon corps tandis que je tentais de me débattre. Mais s'était peine perdu, tu ne voulais pas me lâcher. Baissant les bras, je pris part au baiser, me collant contre toi. Ton torse nu contre le mien me faisait beaucoup d'effet, je devais me l'avouer. Je sentis ton entre-jambe se durcirent et ne résistait plus, laissant libre court à mes pulsions. Vivement, tu vins enlever le reste de mes vêtements, léchant ma peau. Des gémissements s'échappaient de ma bouche et mes yeux se fermaient malgré moi, sous le plaisir que tu prodiguais.

Brusquement tu te relevas, m'amenant avec toi. Tu envoyas valser loin ton boxer et entra dans ma douche, me forçant à y entrer aussi. Fougueusement, tu me plaquas contre la paroi de la douche, glacée. Je me cambrais à la seconde, mais tu repris tes caresses, me faisant tout oublier. Toujours aussi rapidement, tu me retournas et entras tes doigts en moi dans le but de me préparer. Mes lèvres vinrent se poser sauvagement contre les tiennes, effaçant la grimace qui les étiraient. Je me sentais bruler de désir sous ton contact expert. L'eau coulait sur nos peaux entrelacées, ma main passait et repassait dans tes cheveux tandis que tu me pénétrais, calant tes mains sur mes hanches. Un long gémissement sortis de nos lèvres, et tu entamas des vas-et viens endiablés.

Mes deux mains se posèrent contre la paroi de la douche et je me cambrais, ne cessant de soupirer de plaisir. Sous la chaleur qui régnait dans la cabine, tu ne tardas pas à éjaculer, et je te suivis à l'instant même. Le corps luisant de chaleur, je laissais mes jambes me lâcher, et m'assaillait à même le sol. Tu me suivis dans mon mouvement, éclatant de rire. J'en fis de même ne sachant vraiment pas pourquoi. Pour lâcher cette tension qui me faisait mal.

Mais mon répis fut de courte durée, car bien vite, nos regards se croisèrent, et comme la veille, tout disparut autour de moi. Ta main se posa sur ma joue et tu te rapprochas.

- On couche ensemble Owen. Dis-tu, d'une voix claire. On s'amuse et on couche ensemble. Ne vas pas chercher plus loin.

Maintenant je me rends compte. Tu savais n'est-ce pas ? Tu savais que je tombais profondément amoureux de toi. Et moi, comme un idiot je ne voyais pas les signaux que tu m'envoyais. Je ne sais pas à qui donner la faute. Tu es partis. Tu m'as quitté, et maintenant j'ai un mal de chien à refaire surface. Tu m'as lâchement abandonné. Mais je t'ai cherché. J'ai voulu t'avoir et je t'aie eu. Quel idiot. Lorsque tu m'as dis cette phrase, je n'ai pas pu empêcher mon cœur de se serrer, et je n'ai pas pu te donner ce baiser que tu m'as demandé par la suite. Je ne pouvais pas t'embrasser. Surtout pas si je ne devais rien espérer.

J'ai profité de la personne qui frappait à ma porte pour m'échapper de ton emprise. Vivement, je me levais, et attrapais une serviette que j'enroulais à mes hanches. Sans un regard pour toi, j'allais ouvrir, croisant le regard d'une personne que je ne souhaitais pas du tout voir à cet instant.

- Mathis...Soufflais-je surpris.

- Je passais dans le coin alors...Fit-il en haussant les épaules.

Son regard se posa sur mon torse mouillé, appréciant apparemment la vue. J'entendis alors Noah rentrer dans la chambre, et une angoisse me prit.

- je suis désolé, je ne peux pas te voir pour l'instant ! Répliquais-je, tentant de fermer la porte.

Brusquement, il rentra dans la pièce, prenant sa tête entre ses mains.

- Écoute, je pense que je t'ai assez laissé de temps pour réfléchir à nous deux, s'exclama-t'il, perturbé. Je sais que tu aimes ta vie de célibataire, mais je sais que rien n'est terminé entre nous, sinon tu ne resterais pas mon ami Owen...Je te connais et...

- Mathis, s'il te plait vas-t'en maintenant ! Le coupais-je en regardant nerveusement vers la porte de ma chambre.

- Non ! Laisse moi finir ! On est fait pour être ensemble, je le sais ! Tu es resté plus d'un an avec moi, ce n'est pas rien pour toi, tu ne peux...

Mais tu ne pouvais pas rester dans ton coin, n'est-ce pas Noah ? Il fallait à tout prix que tu montres que je t'appartenais. A toi, et à toi seul.

- Ce que tu peux être agaçant Mathis ! Râlas-tu, entrant dans le salon.

Tu portais une simple serviette sur tes hanches, et Mathis ne mit pas longtemps à comprendre. Ma main se posa sur mes yeux, et un vertige me pris.

- Je t'avais dis de ne pas rester...Soufflais-je, las.

Un rire ironique s'échappa des lèvres de Mathis, et il prit la direction de la porte d'entrée.

- Tu m'as que j'avais été un idiot en frappant le môme...Tu viens de faire bien pire...Dit-il en me lançant un regard meurtrier.

Puis son regard se tourna vers toi, furieux.

- Et toi, ne cherches plus jamais à me revoir.

En colère, il partit en claquant la porte. Je ne pouvais lui en vouloir après tout....

Comme si de rien n'était, tu allas t'assoir à table, reprenant le petit déjeuner comme si de rien n'était. Surpris, je m'approchais de toi, et m'assaillais à mon tour.

- ça ne te dérange pas...Fis-je, troublé.

- Il est en colère, il ne pense pas ce qu'il dit...Il sera bien obligé de me parler un jour ou l'autre...

- Tu te trompes, j'ai bien l'impression qu'il est déterminé à ne plus te revoir...

Un fin sourire étira tes lèvres et tu te levas, t'approchant vers moi. Ta main se posa sur ma joue et ton visage se rapprocha du mien. Mais comme à mon habitude, je tournais la tête, et fit mine d'attraper le journal. Un rire s'échappa de tes lèvres, et tu partis en direction de la chambre.

- Un jour tu le feras...Me dis-tu, en fermant la porte.

Quelque minutes plus tard, tu étais partis, laissant libre court à mes réflexions.

A cet époque, je ne savais pas trop ce que nous étions. Un couple ? Non, nous en étions là. Je prenais ce que je ressentais pour une très forte attirance pour toi. Les jours qui suivirent confirmèrent ma conviction. Nous couchions ensemble régulièrement. Je te ne repoussais plus. Je n'essayais même plus. La seule barrière que je m'étais forgé, était au courant. Je prenais un pied d'enfer avec toi. Tu m'apportais à chaque fois l'orgasme le plus fou qu'il ne m'avait jamais été donné, et j'en redemandais. Tout n'était que sexe entre nous. Tout était sauvage, bestial, l'équilibre parfait. D'une certaine façon, je commençais à devenir accro à nos parties de jambes en l'air. Pourtant, je ne pouvais pas garder le sexe que pour toi. Car cela aurait voulu dire beaucoup trop de choses. Alors je me suis mis à coucher avec d'autre hommes. Beaucoup plus que d'habitude. Ils ne t'équivalaient pas, certes, mais il me faisait croire que ce qui se passait entre nous n'était pas important.

La moitié de la durée de notre pari s'était écoulé maintenant, et je me surprenais à me demander ce que j'allais faire quand j'aurais gagner. Peut-être continuerais-je ce travail. Car je devais me l'avouer, j'étais assez doué, et travailler me plaisait. Remplir mes journées et recevoir un salaire pour mes compétences me rendait fier. Plus le temps passait et plus je devenais indépendant, avec tous les avantages et les inconvénients que cela entrainaient. J'avais payer mon premier loyer tout seul, mais lorsque j'avais vu l'état de mon compte en banque par la suite, j'avais compris que je ne pourrais pas continuer à vivre dans un tel endroit sans mourir de faim. J'avais donc décidé de demander plus d'heures au bar. Marc avait accepté ayant pas mal d'employé étudiants, il fallait combler les trous. Mais je savais que cela ne durerait qu'un temps. Si je voulais rester indépendant, je devais faire des sacrifices : quitter mon appartement.

Henri s'était trouvé une nouvelle petite amie. Beaucoup moins bien que Sarah, je devais me l'avouer. Il n'avait pas voulu essayer de la revoir pour discuter, préférant simplement tirer un trait. Mais je n'étais pas dupe, il voulait simplement combler le vide que lui avait laissé Sarah. Cette nouvelle amie s'appelait Julie, et je la trouvait insupportable. Mais je faisais des efforts pour mon meilleur ami.

Je n'avais pas revu Mathis depuis qu'il nous avait surpris. J'avais eu beau tenté de l'appeler, il ne souhaitait pas répondre. C'est pour ça que ce jour là, je me trouvais devant sa porte à tambouriner comme un malade. Mais ce que je faisais portait ses fruits, car quelques minutes plus tard, Mathis ouvrit sa porte, l'air furieux.

- qu'est-ce que tu fais là Owen ! Râla-t'il.

- Je crois qu'il faut qu'on parle non ? Fis-je en haussant les épaules.

- Si je t'ignore depuis un mois c'est qu'il y a une bonne raison !

Un soupire de lassitude s'échappa de mes lèvres et j'entrais dans son appartement.

- Écoute je sais que je t'ai blessé, mais je te jure que je ne voulais pas te faire de mal !

- Alors il ne fallait pas me quitter ! Répliqua-t'il, énervé; et surtout pas coucher avec mon meilleur ami !

Je ne répondis rien, me sentant tout à coup perdu. Il avait raison, j'avais fait la plus belle des erreurs. Ma main passa sur mon visage, troublé. Je m'assaillais alors sur le canapé, prenant ma tête entre mes mains.

- Mathis, je peux t'assurer que je suis vraiment désolé...dis-je, d'une petite voix.

- Noah m'a dit que ce n'était pas la première fois...Depuis quand ça dure ? C'est pour lui que tu m'as quitté ? Demanda-t'il, d'une voix hésitante.

- Bien sûr que non ! M'exclamais-je vivement.

- Alors comment ça se fait Owen ! Avant moi tu ne couchais qu'une seule fois avec les hommes ! Pourquoi lui !

- Mais il n'y a rien entre nous ! C'est juste du sexe, je peux te l'assurer !

- Alors arrêtes.

- Quoi ?

Je ne sais pas pourquoi, mais mon cœur a loupé un battement à cet instant. Mathis me demandait de ne plus te voir. Et cette idée me faisait peur.

- Coupes les ponts avec lui. Dit-il, froid.

- Mathis...Je ne peux pas, je travaille dans le bar de son ami. Répondis-je

Il soupira et tomba à genoux devant moi. Ses mains se posant sur les miennes, et son regard s'ancra dans le mien.

- Tu ressens quelque chose pour lui ? C'est ça ? Demanda-t'il, les yeux larmoyants.

- Non ! Bien sur que non ! M'écriais-je en me levant, mal à l'aise.

J'étais crispé, et Mathis n'était pas dupe. J'ai l'impression que tout le monde le savait. Tout le monde excepté moi.

- Je l'espère vraiment, Parce que...

Mathis se leva, et s'approcha de moi. Je vis son regard si triste et voulu m'enfuir à la seconde. Je n'avais pas envie d'écouter la fin de sa phrase, mais il ne me laissait pas vraiment le choix.

- Ne t'attache pas Owen...Je t'en supplie ne tombe pas amoureux de lui...Il n'est pas fait pour toi, et d'ailleurs je ne souhaite ça à personne.

- Arrêtes...Fis-je évitant son regard.

- Et si jamais c'est trop tard, oublies-le maintenant, car tu vas souffrir si tu restes avec lui.

- Tu dis ça parce que tu veux que je revienne vers toi Mathis...

Un rire blessé s'échappa de sa gorge et il se recula, me tournant le dos.

- Non...J'ai bien compris que quoi que je fasse tu ne tomberais pas amoureux de moi...

Sa main passa dans ses cheveux, et il se retourna.

- Pour ton bien, arrêtes de le voir. Trancha-t'il, froid.

- Je dois y aller, je commence dans une demi heure. Dis-je en reculant vers la porte.

- Je suis sérieux Owen.

- Je sais, on se voit plus tard.

Rapidement, je sortis de son appartement, sentant ma gorge se serrer. Je me sentais mal. Tu sais Noah, peut-être aurais-je dû l'écouter. Je sais, je n'arrête pas de me répéter mais...Je ne sais plus quoi penser. D'un côté, j'avais cette irrémédiable attirance pour toi, et de l'autre mon cœur, qui menaçait de sombrer peu à peu.

Ce soir là, les paroles de Mathis ne faisait que me revenir en tête. Tu étais un tombeur Noah, et je savais que je ne devais pas ressentir de sentiments à ton égard. Pourtant, j'étais persuadé que Mathis avait tenté de me prévenir de quelque chose. Mais je ne savais pas encore de quoi.

- Tu as l'air des les nuages.

Je sursautais en entendant ta voix, et relevais la tête.

- Il y a du monde ce soir, je n'ai pas le temps de discuter. Fis-je, en mettant des verres pleins sur un plateau.

- Quelque chose ne va pas ? Répliquas-tu les sourcils froncés.

- Ça va, mais j'ai du boulot.

J'avais besoin de réfléchir, et ta présence ne m'y aidait pas. Je passais le reste de mes heures de travail à t'éviter autant que je le pouvais. Et lorsque j'eus fini, je partis sans te le dire. Mais comment aurais-je pu t'échapper Noah ?

Tu ne tardas pas à me retrouver au Gab's, alors que je prenais un énième verre avec Henri. Ce soir là, je n'avais trouver que l'alcool pour oublier ce que m'avait dit Mathis, si bien que j'étais déjà bien éméché lorsque tu es venus me trouver.

- Il faut qu'on parle ! Dis-tu, en me retournant pour te faire face.

Je manquais de trébucher, et tu me rattrapas. Ma main se posa sur ma tête suite au tournis qui me prenais et je te laissais me guider dans un coin plus calme.

- Tu es allé voir Mathis, n'est-ce pas ? Demandas-tu, ancrant ton regard si beau dans mes yeux.

- Il...

Mais tu ne me laissas pas le loisir de parler, car tes lèvres se posèrent sur les miennes pour un baiser passionné dont nous seuls avions le secret. Pendant quelques secondes, j'oubliais Mathis. Mes mains vinrent se poser sur ta nuque et je me collais à toi. Tes doigts glissèrent sous mon tee-shirt et tu me serras fort contre toi. Mais tes mots vinrent tout gâcher.

- Arrêtes de penser...Et ramènes moi chez toi tout de suite.

Je ne sais pas pourquoi, mais cette phrase me fit réaliser que j'en attendais plus. Les paroles de Mathis avait été l'élément déclencheur. Je crois que j'étais prêt à bien plus avec toi. Je crois que je ne voulais plus te voir avec quelqu'un autre. Je crois que j'étais prêt à essayer, même si Mathis disait que s'était voué à l'échec. Mais je savais que toi, non.

- Qu'est-ce qui se passe ? Fis-tu, en voyant mon trouble.

- Je...Je crois que j'ai besoin de plus que ce que tu veux me donner...Répondis-je, en évitant ton regard.

Je sentis tes mains lâcher mes hanches, et je compris que j'avais raison. Je te lâchais à mon tour et sortis de la boite à toute vitesse, sans même dire au revoir à Henri. J'avais besoin d'air frais car je sentais mon cœur brisé. Qu'étais-je devenu Noah ? En un mois j'étais passé du tombeur, gosse de riche qui ne faisait rien de ses journées à l'amoureux-transis qui travaillait d'arrache-pied dans un bar.

Je pris la direction de la bouche de métro, mais une main sur mon épaule m'arrêta. Vivement je me retournais, pensant que s'était toi, je me trompais. L'homme qui se tenait devant moi était grand, blond, les cheveux courts. Il ressemblait étrangement à Joackim.

- C'est toi Owen ? Demanda-t'il furieux.

- Ça dépend qui le demande...Soufflais-je en fronçant les sourcils.

Mais son regard noir me dissuada de faire le malin.

- Oui c'est moi...Qu'est-ce qui se...

Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase, car son poing attérit sur ma joue, me faisant tomber au sol.

- ça c'est pour avoir coucher avec mon petit frère ! S'écria-t'il, les points serrés.

Il retroussa alors ses manches, et se rapprocha de moi.

- Et le reste c'est pour l'avoir rendu gay.

En sortant de cette boite, j'avais pensé rentrer chez moi, et tenter de t'oublier. Pourtant ce fut un tout autre dénouement. Je fus impuissant sous les coups du frère de Joackim. Allongé sur le sol, je subissais, criais et pleurait, sans avoir la force de me débattre. Je pouvais voir toute la haine qu'il ressentait pour moi dans ses yeux. Sûrement préférait-il me voir mort que vivant, et c'est ce qu'il comptait faire. Je me mis alors à penser à mes parents, à mes amis, à Henri, et je finis par penser à toi. A notre histoire qui n'avait jamais commencer. Une larme coula sur ma joue meurtrie, bien vite effacé par un nouveau coup. Mon corps tout entier me fit mal et je perdis connaissance, cessant de lutter pour garder les yeux ouverts.

Je me réveillais dans un hôpital par le bip bip incessant du moniteur. Ma chambre était plongé dans le noir. Mon regard se posa sur ma main, serré par une autre qui étais celle de Joackim. Je remarquais alors que mon bras gauche était plâtré.

- C'est lui qui t'a trouvé, il a appelé une ambulance et est là depuis deux jours...

Je reconnu la voix d'Henri et voulu me retourner vers lui, mais une vague de douleur me submergea et un cri s'échappa de mes lèvres.

- Ne bouges surtout pas ! S'exclama Henri, affolé.

- Qu'est-ce que j'ai ? Demandais-je en retenant mon souffle.

- Tu veux vraiment la liste ?

- Et de la morphine.

- De multiples hématomes, quatre côtes et comme tu peux le voir ton bras cassé.

Un soupire passa le barrage de mes lèvres suivis d'une grimace. Je pris alors conscience que mes parents s'étaient endormis au fond de la chambre. Et un petit sourire étira mes lèvres.

- Ils sont là depuis que je les ais appelés.

Ceux-ci se réveillèrent en entendant Henri et se jetèrent sur moi. Je crois que ce fut la première fois que je vis mes parents aussi triste et inquiet. Ils restèrent un moment avant que je ne leur ordonne de quitter la chambre, fatigué comme jamais. S'assurant que j'allais à peu près bien moralement, ils partirent. C'est alors que je remarquais que Joackim s'était lui aussi réveillé, et qu'il pleurait en silence. Je fis signe à Henri de sortir à son tour, afin de me laisser seul avec lui. A peine eut-il fermé la porte que Joackim se jeta sur moi, pleurant de ton son soul.

- Je suis désolé...S'écriât-il entre deux sanglots.

- Ce n'est pas toi qui m'a fait ça...

- Je lui ais dit...Et...

- C'est bon, j'ai compris, ne te fatigue pas...

Il enfouit sa tête dans mon cou et avec difficulté, je posais ma main valide sur ses cheveux.

- Ne t'inquiète pas...Soufflais-je...Je vais bien.

- Mais il aurait pu te tuer !

- Mais ce n'est pas arriver.

Je dus attendre un moment avant que ses pleurs ne cessent. Puis, il se releva, essuyant ses larmes. Ce fut à cet instant que je compris ce qui m'avait attiré chez lui. Joackim était vraiment beau. Jeune certes, mais beau.

- Tes parents ont portés plainte, mon frère n'a plus le droit de t'approcher...Et c'est lui payera les frais d'hospitalisation.

- Je suis désolé...Dis-je, passant ma main sur son visage.

- Non...C'est à cause de moi tout ça...

- Tu devrais rentrer chez toi et dormir.

Il hocha la tête et attrapa sa veste. Avant de partir, son regard mouillé se posa sur moi.

- Je peux revenir demain ?

J'acquiesçais en essayant de lui faire un beau sourire. Il me le rendit, et sortit. Dans un soupire, je fermais les yeux, sous la douleur que je ressentais. La porte ne tarda pas à se rouvrir, laissant entrer Henri et Mathis. Mais ce qui m'étonna le plus fut de te voir, dans le couloir. Un café à la main, tu semblais perdu, dans le vague. Tu semblais tellement triste que j'eus envie de courir vers toi et de te prendre dans mes bras. Mon regard ne se détachait pas de ta silhouette. Qu'est-ce que tu faisais là ? Pourquoi n'entrais-tu pas ?

Mathis vint se poster devant moi, m'empêchant de te voir. Sûrement parce que cela l'agaçait.

- Comment ça va ? Demanda-t'il, s'assaillant sur mon lit.

- J'ai un peu mal...Dis-je, en essayant de te regarder à nouveau.

- C'est ridicule Mathis ! Râla Henri, tu vois bien qu'il veut le voir.

Je n'eus pas à deviner de qui ils parlaient.

- L'heure des visites est terminée ! Répondit-il, en évitant mon regard.

- Non, c'est toi qui l'a décidé ! Répliqua Henri.

- Regarde l'heure, je...

Je le coupais en attrapant son bras. Un cri s'échappa de ma gorge sous la douleur que cela produisit en moi.

- Laisse moi faire mes propres erreurs Mathis, dis-je en serrant les dents.

Il se leva, apparemment énervé, et sortit de la pièce en te lançant un regard noir. Henri me fit une tape amicale et sortit à son tour. Je te vis alors poser ta tasse et venir vers moi. Tu semblais tellement soucieux Noah. Avais-je l'air aussi mal en point ?

- Je dois avoir une sale tête...Soufflais-je, tentant de te faire sourire.

Mais tu n'étais pas prêt à te dérider. Tu vins t'assoir à côté de moi et tout se passa très vite. Ta main vint se poser sur ma joue et tes lèvres sur les miennes. Pour la première fois, tu m'embrassais vraiment et mon cœur se mit à battre beaucoup trop fort. Tes lèvres étaient tièdes mais tellement douces que cela me troubla. Tu me fis oublier ma douleur pour me procurer ce dont j'avais besoin : le meilleur des anti-douleurs. Pourtant, lorsque tu te reculas de quelques centimètres, la réalité revint au galop, et tu semblas le comprendre.

- Pourquoi est-ce que tu m'embrasses ? Demandais-je, les yeux brillants.

- Parce que tu m'as fait peur.

Ta voix était faible. Pourquoi étais-tu aussi triste Noah ?

- Qu'est-ce que tu veux ? Fis-tu, ancrant ton regard dans le mien.

- De la morphine...Répliquais-je, en riant nerveusement.

- Arrête d'essayer de me faire rire ! Dis-tu, la voix légèrement colérique. Qu'est-ce que tu veux Owen ?

Je compris alors que tu étais vraiment sérieux...Tu avais eu peur pour moi, mais qu'est-ce que cela voulait dire ?

- Tu veux...Qu'on se mette en couple ? Demandas-tu hésitant

Je tournais la tête, ne pouvant pas te regarder.

- Je ne sais pas ce que je veux...Soufflais-je, perdu, ce que je sais, c'est que je veux plus que du sexe...

Ta main se posa une nouvelle fois sur ma joue, me forçant à te regarder. Ton visage s'approcha du mien si près que je pouvais sentir ton souffle chaud sur mes lèvres.

- Pourquoi es-tu allé chercher plus loin ?

Sans me laisser le temps de répondre, tu déposas un smack sur mes lèvres.

- C'est d'accord, fis-tu en passant ta main dans mes cheveux, soyons un couple...Mais promets moi une chose.

Mon coeur s'endiabla alors provoquant une accélération dans les bruits du moniteur.

- Ne me refais plus jamais aussi peur.

Tes lèvres se reposèrent alors sur les miennes dans une douce caresse. C'est à cet instant que je me suis mis à espérer. Espérer que Mathis avait tort. Espérer que ce qu'il m'avait dit ne se produirait jamais. Tu sais Noah, je crois que c'est à partir de ce moment là, que je suis tombé irrémédiablement amoureux de toi.


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Tous les commentaires de l'article:
Beauté inaccessible -16-

  • Mahea

    dim 22 nov 2009 12:39

    Niahhh mais encore une fin triste , ah noooon hein! Enfin on verra en tout cas ... J A D O R E

  • yaoi-dd-marip mar 10 nov 2009 00:37
    Taguée ^^

  • afi°

    jeu 22 oct 2009 18:09

    Mais rien ne vaut la fiction plutôt que la réalité :D
    *essaie de convaincre Mailynn*
    Bah en ce qui concerne les fautes, on en fait tous, ça ne gache pas non plus ton talent, mais il est vrai que ça heurte de temps à autre.
    Je suis sure que les vacances laisseront du temps :D
    C'est les vacances en france non ?
    Bon courage pour tes études en tout cas, je sais à quel point c'est pas évident de pouvoir tout gérer quand on a des cours, on laisse souvent de côté les petits activités que l'on apprécie.
    à bientôt, je repasserais régulièrement tu peux en être certaine

  • mailynn2 mer 21 oct 2009 19:00
    Lol j'ai une vie a côté des fics, donc je prefère faire passer mon travail de fac avant les fic, du coup, excuses-moi si je met du temps à écrire la prochaine suite.
    Pour les fautes, je m'en excuses mais je suis loin d'être une experte et du coup j'en laisse passer, mais je suis contente si tu arrives à surmonter ça ^^. Bisous

  • afi°

    mer 21 oct 2009 07:49

    Bon alors moi j'ai une critique...
    ...
    ...
    ...
    ...
    ça a été écrit le 14 pourquoi y a toujours pas de suite ? Je crois que j'ai suivi cette fic depuis à peu près le début et quand je la lis, j'ai toujours ce petit malaise présent. Probablement parce que l'on sait que ça va se finir mal même si on espère le contraire.
    Toujours ces mêmes petites fautes d'orthographes qui reviennent et qui me font tiquer mais je me laisse emporter par ton style d'écriture. J'aime la manière dont tu écris à la première personne avec des phrases simples et concises, mélangeant action et pensées.

    Bonne continuation, en espérant que la motivation soit là

  • Emeline

    lun 19 oct 2009 20:28

    Il a une grave maladie et il va en mourrir c'est ca ? Ils sont mimi tous les deux. Avec leur sale caractère ^^

  • pb-spn-bones

    dim 18 oct 2009 21:49

    non mais on l'a jamais dit a Owen que Amour est egale a souffrir !!!! mais c'est telment beau l'amour xD pusi jsent que noah aussi commence a tenir a owen !!

  • Véra mailto

    jeu 15 oct 2009 19:41

    J'adoooooooooooore!!
    oui, oui, oui ils s'aiment!: allez Noah, avoue le!!!
    j'ai bien peur de ne pas aimer la sad end que je sens venir!!lol
    merci pour cette loooooooogue suite géniale et mouvementée!
    merci, merci et good luck pour la suite, bizzzz

  • juju

    jeu 15 oct 2009 13:55

    Contente de voir déjà une suite. Elle m'a donné des petits papillons dans le ventre. Je suis contente pour Owen malgré le fait qu'il est allongé sur un lit d'hopital.
    J'ai vraiment hâte de lire ce que tu a concocté.

  • Elolo89 mailto

    mer 14 oct 2009 23:27

    J'adore cette fic !! Merci pour ce nouveau chapitre !! J'ai hâte de lire la suite et de savoir ce qu'il va ce passer entre Owen et noah !!
    Gros bisous et bonne continuation !!


 

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