Vous ne vous y attendiez pas hein ????
Bonne lecture mes p'tit lou ! laissez peiiiins de com !
Les jours qui suivirent furent éprouvant. Jamais je n'aurais pensé qu'être serveur était aussi fatiguant. Mais ce qui me surprenait encore était la patience dont je faisais preuve dans certaines situations. Les clients de ce bar étaient arrogants, mesquins et impitoyables. Ils étaient les rois, et nous leurs esclaves. J'avais reçu beaucoup de propositions de riches femmes mariés à la recherche d'un peu de passion, sans compter les tiennes qui ne cessaient de devenir de plus en plus irrésistibles.
Chaque jours, j'apprenais un peu plus à te connaître. La chose la plus incroyable pendant ces soirées étaient nos discussions. Une chose que je pensais tellement improbable. Je me surprenais à attendre avec impatience ton arrivée. Chaque cliquetis de la petite cloche à l'entrée me faisait me retourner. Et lorsque nos regards se croisaient, je ne pouvais empêcher mon cœur de s'emballer.
Quelque chose nous liait, et j'étais encore incapable de le discerner. Je ne l'ai compris que bien trop tard.
- Tu sors après ton service ? Me demandas-tu, buvant une gorgé de ton whisky.
Un petit sourire étira mes lèvres et je m'appuyais contre le bar, de façon à me rapprocher de toi.
- Serais-tu en train de me proposer un rendez-vous ? Fis-je, dans un petit sourire moqueur.
- S'il se finit comme tous les rendez-vous, pourquoi pas. Répondis-tu en haussant les épaules.
J'éclatais alors de rire et entreprenait de laver des verres sales.
- je vais fêter mon anniversaire avec Henri.
- Je ne savais pas que c'était ton anniversaire...Fis-tu, surpris.
- Tu ne me l'as pas demandé.
Il ricana, et sorti de sa poche un billet de 20 euros.
- Alors joyeux anniversaire ! Dis-tu en me tendant le billet.
- J'ai pas besoin de ton argent...Fis-je en rigolant légèrement.
- Très bien alors je t'offrirais quelque chose plus tard.
A ton regard brulant, je compris ce que serait mon cadeau d'anniversaire. Je ressentis alors un violent désir irradier mes sens, affolant entièrement mon corps. Tu jouais avec le feu Noah, et tu sentais que j'avais de plus en plus de mal à tenir.
Je terminais mon service deux heures plus tard, heureux de retrouver mon meilleur ami qui n'allait pas très bien en ce moment. Sarah l'avait quitté pour de bon, détruisant leur fiançailles et Henri par la même occasion.
Je le trouvais au Gab's, assis devant le bar en train de siroter une bière. Le regard perdu dans le vague , plus le temps passait et plus je le trouvais triste. J'arrivais près de lui, et lui assignais une tape sur l'épaule.
- Alors l'ami, pas d'anniversaire surprise cette année ? Dis-je en m'assaillant près de lui.
- A quoi bon t'en faire, tu les détestes, puis Ai-Van n'est pas là alors on remettra ça.
Il me commanda un verre, et nous nous mîmes à discuter de choses et d'autres, tout en évitant bien consciencieusement le sujet Sarah. Quelques minutes plus tard, il me tendit une fine enveloppe.
- Joyeux anniversaire ! Dit-il, tout sourire.
- Merci...
J'ouvris enveloppe pour y découvrir deux places de concerts pour les Black eyes peas. Un large sourire vint illuminer mon visage.
- Étant donné que tu ne peux plus t'offrir les quelques plaisirs de la vie que tu t'octroyais avant, je me suis dit que tu devais t'en mordre les doigts, alors...
Je le pris immédiatement dans mes bras le serrant fort. Puis mon regard se posa une seconde fois sur l'enveloppe.
- Il y a deux billets, me dit Henri, comme ça tu pourras emmener ton nouveau petit ami.
Je lui lançais un regard interrogateur. Qu'est-ce qu'il voulait dire ? Il me fit signe et je me retournais, voyant ta silhouette entrer dans la boite de nuit, me cherchant sûrement.
- Ou plutôt devrais-je dire tes petits amis...Souffla Henri, avant d'éclater de rire en me montrant respectivement Joackim et Mathis qui arrivaient à leurs tours.
- T'es pas drôle...Soufflais-je en me retournant, grognon.
- Je sais...N'empêche qu'il va falloir que tu fasses un choix.
- Bien sûr que non, étant donné que je ne sors avec aucun d'eux.
Henri rigola, et se retournant comme moi. Il porta son verre à ses lèvres avant de lâcher.
- Tu as couché avec un, tu couches avec un autre et tu coucheras avec le dernier.
- Non, tu as tout faux, soufflais-je, dans un sourire arrogant, j'ai couché avec les trois, mais je ne couche pas et ne coucherais pas avec eux.
- Salut Owen...Henri.
Je me raidis en entendant la voix de Mathis, et me retournais, un sourire crispé aux lèvres.
- ça fait longtemps...
- Je...Bon anniversaire ! Me souhaita-t'il.
- Merci.
Il regarda rapidement aux alentours, cherchant sûrement si une de mes conquêtes ne m'attendait pas.
- Je peux t'offrir un verre ? Fit-il, s'assaillant à côté de moi.
- Henri vient juste de le faire... Répondis-je en montrant mon verre plein.
- Ce n'est pas grave, je t'offrirais le prochain.
Je lançais un bref coup d'œil à Henri qui éclata de rire en reprenant son verre en main.
- Je...C'est-à-dire que je ne vais pas rester longtemps, je suis un peu crevé...
- Depuis quand est-ce que tu es trop crevé pour faire la fête ? Fit-il, en pouffant légèrement.
- Depuis que je travail. Répondis-je en haussant les épaules.
Ma réponse le désarçonna et il ouvrit grand les yeux.
- Pourquoi tout le monde à cette réaction ? Fis-je en soupirant.
- Peut-être parce que ton père est l'homme le plus riche de France...Souffla Henri amusé.
Je lui donnais un coup de coude avant de rigoler à mon tour.
- Et tu travailles où ?
- Au relais, dans le 20ème.
Mathis se figea tout à coup, les poings serrés. Je tournais alors mon regard vers la chose qui l'intriguait et croisait ton regard océan, ainsi que ton sourire arrogant.
- je reviens... souffla Mathis, brusquement.
Il partit d'un bond, me laissant étonné. Je le suivis du regard et une grimace étira mes lèvres alors que je vis qu'il venait te parler. Mais toi, tu ne disais rien. Il devait surement connaître ce bar, et savoir que c'était à cause de toi que je travaillais, mais tu ne disais rien pour ta défense. Mais après tout, pourquoi devions-nous nous défendre ? J'étais libre de sortir avec qui je voulais. Mais cela était bien trop facile.
Lassé, je laissais Henri commander un autre verre, tandis que j'allais saluer Joackim. Aller le voir avec sa bande de copain m'amusait, d'autant plus si je pouvais le charrier.
- Bon anniversaire ! Me cria-t'il en me sautant au cou.
Je rigolais légèrement et le repoussais gentilement.
- Soirée entre amis ? Fis-je en montrant son groupe.
- Oui...Tiens j'ai un cadeau pour toi ! Lança-t'il en me tendant un petit sac rouge.
Surpris, je pris le sac, et regardait à l'intérieur. J'y sortis une écharpe verte Kaki. Je devais me l'avouer, ce gamin avait bon goût.
- Merci, fis-je, dans un sourire, mais tu n'aurais pas dû gaspiller ton argent pour moi.
Il s'approcha alors de moi, me collant plus qu'il n'aurait dû. Je lançais alors un coup d'œil vers toi et Mathis, qui regardait bien évidement la scène.
- Si tu veux me remercier, ramènes moi chez toi ce soir...Souffla-t'il d'une voix qui me donna des frissons.
- Quand tu seras majeur pourquoi pas, répondis-je en lui donnant une petite tape sur la tête.
J'éclatais alors de rire et mit l'écharpe autour de mon cou. Il me rendit mon sourire et je m'éloignais après un petit signe de la main.
Je retrouvais Henri, et passais le reste de la soirée à ses côtés, ne fêtant mon anniversaire que avec lui, après tout, il en avait bien besoin. Lorsque l'alcool commençait à faire effet sur nous, Henri se livrait à moi, et cette fois n'y manqua pas.
- J'ai appris qu'elle sortait avec un médecin...Souffla-t'il, en commandant un autre verre.
- Qui t'as dit ça ?
- Sa sœur. Elle m'a aussi dit que je n'étais qu'un gosse de riche, et que c'était pour ça qu'elle n'était plus avec moi.
- Tu sais, m'exclamais-je en me tournant vers lui, tant que tu n'auras pas la version de Sarah, ne te fie pas à celle de sa sœur, tu l'as connais, elle a toujours été jalouse que tu choisisses Sarah et pas elle.
- Je sais mais...Elle a surement raison...Sarah me reprochait d'utiliser l'argent de mon père...D'avoir la frousse de me lancer dans quelque chose tout seul.
- Tu as ton restaurant...
- Le restaurant de mon père.
- Mais tu gère un personnel seul Henri. C'est toi qui gère les commandes et t'occupes de toute l'organisation. Ton père finance peut-être mais c'est toi et toi seul le patron. Crois-moi, si ton père reprenait le restaurant, tout s'écroulerait.
Une fin sourire en coin étira ses lèvres et il sortit son portefeuille, laissant des billets sur la table.
- Je vais rentrer. Dit-il dans un sourire.
Je me levais à mon tour et manquait de trébucher. Là Henri éclata de rire, disant que finalement j'avais fêté mon anniversaire comme avant : j'étais saoul.
Henri prit un taxi, tandis que je décidais de rentrer à pied. L'air frais me fit un peu de bien, mais je ne marchais plus droit. Mon regard se posa sur la bouche de métro que je comptais prendre lorsque je me sentis ramené en arrière et plaqué contre le mur d'un immeuble. Je te reconnu immédiatement grâce à ton parfum si envoutant. Un bras au dessus de ma tête et ton autre main sur ma hanche. Ton regard ancré dans le mien, je perdis vite notion du monde qui se trouvait autour de nous, et qui aurait pû me surprendre. Ton visage se rapprocha du mien. Je savais ce qui allait inévitablement se produire. Tu voulais me donner un baiser. Maintenant, je me rend compte que je n'étais pas prêt à te donner quelque chose d'aussi intime. Je tournais alors la tête sur le côté, montrant mon refus. Mais tes lèvres continuèrent sur leur lancée et tu embrassas ma joue d'un baiser qui me donna des frissons.
- C'est ton anniversaire...Laisses-toi aller...Soufflas-tu, prenant mon menton entre tes doigts.
- Comment tu peux faire ça à ton meilleur ami...Tu as vu la réaction qu'il a eu quand il a sû pour le bar ? Fis-je tentant de lui résister.
- Je sais...Mais je n'arrive pas à rester loin de toi...
Nos regards se croisèrent une nouvelle fois, s'ancrant pour ne plus se lâcher. Mon corps tout entier hurlait ton nom et j'avais peur que tu entendes mon cœur endiablé. Tu étais si énigmatique Noah. Si mystérieux et si irrésistible. Je souhaitais tant te résister...Mais ce soir là, après ce que tu venais de m'avouer, je n'ai pas réussis.
Je me suis littéralement jeté sur toi, posant mes lèvres sur les tiennes. Ravi, tu me plaquas contre le mur passant tes mains sous mon pull. Notre baiser n'avait rien de tendre, comme celui que tu voulais me donner, mais cela me rassurait. Car si je passais la nuit avec toi, ce ne serait que du sexe. Et rien d'autre.
Une de tes mains passa sous ma fesse et ramena brusquement ma jambe contre ta hanche, te permettant ainsi de te coller contre moi. Je pouvais sentir ton envie grandissante, comme la mienne. A bout de souffle, je mis fin à notre baiser, et attrapais ta main. Nous descendîmes dans un hall, et pris le métro qui allait en direction de mon appartement. Durant tout le trajet, tes lèvres ne quittaient pas les miennes comme pour combler tout ces jours durant lesquels j'avais lutté contre toi.
Nous arrivâmes enfin à mon appartement et lorsque j'eus ouvert la porte, tu me plaquas contre le mur, balançant ta veste au loin. Je profitais de ce moment pour enlever mon pull et dégrafer mon jean, mais bien vite tes lèvres vinrent me raviver. Ta main vint se glisser dans mon boxer, caressant mon sexe déjà dur. A cet instant, je me cambrais violemment lâchant un gémissement. Tu te mis à genoux et embrassa mon bas-ventre. Mes mains vinrent se poser sur ta chevelure noire ébène, y passant mes doigts. Tu pris mon pénis en bouche et un soupire de soulagement apparu au bord de mes lèvres, bien vite dissimulé par les gémissements dû à tes vas-et-viens brusques. Ta langue passait et repassait sur mon gland, décidément, tu ne cessais de jouer avec moi. Mon corps commençait à luire de sueur et ma respiration devenait de plus en plus saccadée. Tes doigts vinrent se placer entre mes deux fesses, voulant en finir au plus vite avec cette préparation pour atteindre notre but. Au début, j'eus mal, mais bien vite, tu sus me faire tout oublier. Au bout de quelque minutes, je ne tint plus, et me libérais dans ta bouche. Tu avalas tout, et, alors que je tentais de reprendre mon souffle, tu repris d'assaut mes lèvres, me forçant à te suivre dans ma chambre. En cours de route, j'enlevais ta chemise et déboutonnait ton pantalon, avant de le laisser tomber sur le sol. Tu fis de même avec le mien, et nous nous retrouvâmes bien vite en boxer sur mon lit. Toi au dessus de moi, je n'ai jamais autant aimé être dominé. Tu avais cette façon de te mettre au dessus de moi. Cette façon si arrogante mais tellement sensuelle. J'avais envie de t'avoir en moi, et je n'avais plus besoin de te le dire.
Tu nous enlevas ces bouts de tissus, avant de me retourner, pour me mettre à quatre pattes sur le lit. Mon excitation devenait de plus en plus douloureuse.
- Où est ton lubrifiant...Soufflas-tu, contre mon oreille.
Je te montrais mon tiroir, et tu pris le tube, avant d'en mettre sur ton pénis. Bien vite, tes mains vinrent sur poser sur mes hanches et tu t'enfonças en moi. Nous avions l'air de deux animaux, mais peu m'importait. J'étais avec toi.
Tes coups de reins étaient brusques, violents, mais tellement bons. J'avais l'impression que je n'avais jamais autant ressentis de plaisir qu'à cet instant. J'atteignais l'orgasme le plus fou et le plus démentiel que je n'avais jamais atteint. Ton corps contre mon corps, je pouvais sentir ton souffle rauque et puissant contre mon oreille tandis que je criais à en perdre haleine. Quelque minutes plus tard, alors que nous atteignions un orgasme fulgurant, tu éjaculas en moi dans un cri rauque. Un long soupire s'échappa de mes lèvres et je m'allongeais, me retournant sur le dos. Tu vins alors t'allonger près de moi, et ne tarda pas à t'endormir, sûrement fatigué de l'effort fourni.
Ce fut à cet instant précis que je compris que tout était différent entre nous. Que ça ne pouvait pas n'être qu'une histoire de sexe. Ce soir là, j'ai fait quelque chose que je n'aurais sûrement jamais dû faire pour ne pas tomber dans ton piège. Ce soir là, je t'ai regardé. La lune éclairait ton visage rendant ta beauté si hypnotisante. Ce soir là, j'ai caressé ta joue, et me suis rapproché de toi afin de pas perdre ta chaleur. Ce soir là, je n'ai pas résisté, et après un moment de réflexion quasi-inexistant, j'ai posé mes lèvres sur les tiennes dans un doux baiser. Ce soir là... J'ai laissé mes sentiments pour toi me submerger. Et j'en suis désolé.

pb-spn-bones
dim 18 oct 2009 15:42