- Tu t'en vas ?
Je reconnus immédiatement la voix d'Alex et me figeais. Je me retournais en baissant la tête, cherchant un excuse.
- Désolé, le boulot vient de m'appeler, je dois y aller, répondis-je, en évitant de croiser son regard.
- Je pense que si il y avait eu un crash boursier nous en aurions tous entendu parler...Arrêtes de mentir, pourquoi tu veux partir ?
Sa voix s'était faite plus dure et il avait insisté sur le "mentir" me faisant bien comprendre qu'il n'aimait toujours pas les mensonges. Mais qui les aimait ? J'haussais les épaules, incapable de trouver autre chose. La main d'alex se posa sur mon épaule, me forçant à le suivre.
- Viens, je vais te présenter mes amis.
Je le suivis, quelque peu déçu. J'avais espéré un tête à tête. Puis j'avais espéré le laisser tranquille. Et je me retrouvais assis sur une table avec des gens que je ne connaissais pas, qui me regardait, septique.
Lui, il était à l'aise. Pendant près de deux heures il n'a pas arrêté de rire, ne posant son regards sur moi les rares fois où l'on me questionnait. Plus le temps passait, et plus une forme de déception m'envahissait. Mon coeur qui se soignait peu à peut recommençait à se briser peu à peu. J'avais mal. Le voir totalement indifférent en ma présence était pire que tout et je ne pouvais plus rester là avec eux. Avec lui.
Alors qu'Alexander, s'excusait et allait au toilette, j'attrapais ma chance et partit. Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas être juste un ami. J'avais bien trop mal. Et je l'aimais beaucoup trop.
L'air frais fit stopper les quelques larmes qui coulaient sur mes joues. Je m'en voulais d'être aussi égoïste, mais s'était au dessus de mes forces. Mais encore une fois, Alexander n'était pas décidé à me laisser tranquille.
- Je vais penser que tu n'aimes plus ma compagnie.
Je sursautais en entendant sa voix légèrement énervée. Un soupire passa le barrage de mes lèvres et je me retournais.
- ce n'est pas ça...Répondis-je, en haussant les épaules.
- Alors c'est quoi ? C’est la deuxième fois que je te surprends en train de t'échapper ! C’est toi qui voulait qu'on se voit ! Cracha t’il furieux
Je m'énervais à mon tour, laissant ma déception se transformer peu à peu.
- Je t'ais proposer un rendez-vous ! Pas une sortie entre amis !
Alexander voulu rétorquer, mais les mots ne sortit pas. Il comprit et me regarda alors surpris. Etais-ce si inconcevable que j'ai encore des sentiments pour lui ? Sûrement. Sûrement car lui n'en avait plus.
- Laisse tomber, tu as refait ta vie, ce que je comprend parfaitement, mais d'après ce que je vois tu veux qu'on soit amis, et ça, je ne peux pas. Tu es partis et pendant cinq ans je t'ai attendu, ce qui est totalement idiot parce que je t'ais fait quelque chose d'impardonnable mais j'ai attendu qu'on se revoit, j'ai attendu que tu reviennes vers moi et maintenant que je t'ais devant moi, j'ai tout ces sentiments en moi qui remonte et qui font que j'ai soit envie de te sauter dessus soit tuer ce type que tu dis ton ami mais qui d'après moi veut beaucoup plus et rien que l'idée qu'il est sa chance me met hors de moi alors je peux pas continuer a rire avec vous, je suis désolé mais ça m'est insupportable.
J'avais dis ça en un souffle, si bien que j'avais la respiration coupée. La tête baissée, j'attendais qu'il réponde, mais rien ne vint. Alors, je levais un regard vers lui. Il avait allumé une cigarette et tirait dessus, l'air perplexe. Lorsqu'il remarqua que je le regardais, il haussa les épaules.
- On peux aller autre part. Dit-il simplement.
J'écarquillais les yeux à la seconde.
- Tu as écouté ce que je viens de te dire ! Arrête de jouer avec moi ! je...
Mais je ne pu continuer ma phrase. Car quelque chose d'inimaginable se produisit. Quelque chose dont j'avais rêvé pendant ces cinq années. Quelque chose qui fit voler mon coeur en éclat. Les lèvres d'Alexander sur les miennes.
Son baiser avait tellement changé. Non. Alexander avait tellement changé en cinq ans. Mais tout était beaucoup mieux. Le goût de se cigarette lorsqu’il mêlait sa langue à la mienne, ses mains arrachant presque mes vêtements, se bouche sur mon corps, Lui en moi.
Nous avions finis chez moi. À faire l’amour comme auparavant, mais avec quelque chose de nouveau. Mademoiselle Guillet, connaissez-vous ce sentiment d’euphorie ? Ce sentiment d’intense bonheur qui vous surprend au moment ou vous vous y attendez le moins ? Je planais. Alexander avait été ma drogue, et après cinq ans de sevrage, j’avais replongé. Ma vie se résumait à lui. Je me trouvais idiot à dire ça, et encore aujourd’hui je me trouve idiot, mais là, dans ce lit, plus rien ne comptait. Ses mains dans les miennes. Ses déhanchés agressifs, violents mais merveilleux, sa façon si sensuelle de prononcer mon nom, nos gémissements emmêlés. Nous nous étions retrouvés, mais pour combien de temps ? Je n’en avais aucune idée, et je m’en fichais complètement. Etais-je en plein rêve ? Peut-être, et si c’était le cas, je ne souhaitais plus jamais me réveiller.
Pourtant, lorsque le petit jour se levait, Alexander s’endormit près de moi et la réalité repris le dessus. Mon regard se posa sur son visage, tendrement endormit. Mes doigts caressèrent chaques traits, chaque rides d’expressions. L’homme que j’aimais était magnifique. Mais l’homme que j’aimais m’aimait-il à nouveau ? Ou cette nuit se définissait comme un assouvissement quelconque d’une pulsion ? En souvenir du bon vieux temps. Mais rien n’avait à voir avec le bon vieux temps. Cette nuit. Non rien. Et c’est cela qui me perturbait le plus.
J’avais peur de m’endormir. Et peur de me réveiller par la suite. Serait-il toujours là ? Mon rêve allait-il prendre fin ? Je luttais. Mais rien n’y fit. Je finis par sombrer, accrocher à Alexander comme à une bouée, de peur de me noyer.
Je me réveillais plus tard, alors que le soleil trônait haut dans le ciel. Les yeux encore fermés, je cherchais à tâtons, la peur au ventre, la présence d’Alexander. Le sommeil n’avait pas réussit à calmé mes doutes. Et j’avais eu raison. Car il n’était plus là.
Je
me redressais alors en sursaut, le coeur battant à milles à l’heure. Il était partit. Les larmes me vinrent aux yeux, et je me ruais hors de ma chambre. Plus aucune trace de lui. Comme s’
cicipouce
mar 28 jui 2009 05:47