Coucou mes petits lou !! Désolé pour cette looooongue abscence, mais je bosse, du coup j'ai plus vraiment de temps à moi, mais je me fais pardonner avec ce loooong chapitre ^^
Voici le l'avant dernier chapitre de cette histoire, la prochaine maj sera pour l'épilogue, et je vais faire vite promis ^^.
J'espère qu'il vous plaira !
Trois jours passèrent sans que je n’ais le courage de l’appeler. Et s’il ne voulait plus me revoir, mais avait juste eu pitié ? Et si il ne voyait plus rien en moi qui l’intéressait ? Une multitude de question vrillait mon esprit. J’étais là, le téléphone dans une main, et l’autre tenant la carte d’Alexander. Mais j’hésitais.
- Tu vas te décider à l’appeler ? grogna Kevin, posant son sac de voyage sur la table de la cuisine.
Je relevais la tête étonné. Jamais je n’aurais été lui dire que j’avais repris contact avec Alexander. Kevin était imprévisible, mais je me doutais bien qu’il lui viendrait à l’idée de tout me gâcher. Rien que pour le plaisir de voir Alexander encore une fois détruit.
- Je ne sais pas qui tu veux appelé, mais depuis le mariage de ton cousin, tu ne penses à rien d’autre. Dit-il, en haussant les épaules.
- C’est compliqué...Soufflais-je, las.
- Qu’est-ce que tu as à perdre ?
Je restais méditer ses paroles. Il avait raison. Qu’avais-je à perdre après tout ? Il m’avait déjà échappé cinq ans plutôt.
- Bon j’y vais, fit Kevin, attrapant sa veste, je reviens sûrement lundi soir.
- Ok, dis bonjour à ta soeur. Répondis-je machinalement.
Il sortit de l’appartement, me laissant ainsi seul. Lâchant un soupire afin de me donner du courage, je composais fébrilement le numéro d’Alexander. La sonnerie d’attente me parut interminable, mais lorsque j’entendis le cliquetis, signe qu’il venait de décrocher, mon coeur se mit à battre à 100 à l’heure.
- Allo ? Fit-il, d’une voix lointaine.
Je pouvais entendre le bruit de papiers qu’on manipulait. Je le dérangeais.
- C’est...C’est Zach...Dis-je, ne sachant quoi faire d’autre.
Le bruit autour de lui s’arrêta net, et il mit quelques secondes avant de reprendre.
- Je me demandais quand tu allais me téléphoner...
- Je suis désolé, j’ai été pas mal occupé, mentais-je, en m’assaillant sur le sofa
- Je comprends, tu vas bien ?
Nous échangeâmes quelques banalités. J’étais certain que s’était à moi de faire le premier pas mais je ne savais pas comment l’inviter. J’avais peur qu’il ne le veuille pas, peur qu’il refuse. Je me disais que tous ce que j’avais cru être des sous-entendus n’étaient rien d’autre que le fruit de mon imagination. Je voulais tellement qu’il me revienne que peut-être mon esprit m’avait jouer un tour. Peut-être pour souffrir un peu moins. Pourtant lorsqu’il m’avertit qu’il allait raccrocher, je ne pu me résoudre à le laisser partir. Sans même réfléchir, je me lançais :
- Tu voudrais qu’on se voit ce soir ?
Alexander ne répondit pas tout de suite, semblant réfléchir. Puis un soupire passa le barrage de ses lèvres.
- Je suis désolé, ce soir j’ai déjà prévu quelque choses... fit-il, semblant être déçu.
- Ah...D’accord...Ce n’est pas grave, mentis-je encore une fois.
Je l’entendis soupirer une deuxième fois, puis il lâcha un juron.
- Tampis...Le hamilton ce soir vers 21 heures, ça te va ?
Un immense sentiment de bonheur m’envahit alors que j’acceptais. Alexander ne tarda pas à raccrocher, et un sourire niais vint se poser sur mes lèvres. Depuis combien de temps n’avais-je pas sourit comme ça ?
**
Je me retrouvais devant le bar de notre rendez-vous avec quelques minutes de retards. Le métro n’était jamais ponctuel passé les heures de la soirée. Le bar était assez classe, des banquettes en cuir, une décoration en bois et des serveurs en costards. Sûrement un endroit branché pour l'écrivain qu'était devenu Alexander. Pour ma part, je me sentais assez mal à l'aise. Même si je gagnais bien ma vie, je n'aimais pas vraiment ce genre d'endroit, trop classe et luxueux à mon goût. Les habitudes du Kansas ne m'avaient pas quittés.
Je fis un rapide tour des lieux avant de trouver Alexander assis sur une table ronde. Il portait un jean noir assez serré, et une chemise verte, entrouvertes. Ses cheveux tombaient sur ses épaules mais il avait rattachés quelques mèches avec un élastique. Je le trouvais tellement beau que je n'avais pas remarqué que nous ne nous trouvions pas seul. Une main se posant sur l'épaule d'Alexander me fit tourner le regard. Près de lui se trouvait deux autres hommes ainsi qu'une femme d'une trentaine d'année, aux allures très hippies. Ses lunettes carrées et ses cheveux en bataille lui donnaient un petit air réservé et en même temps désinvolte. L'homme près de lui était plutôt grand, de notre âge. Il était blond les cheveux court et quelques peu ondulés. Il portait une chemise en cuir très moulante et un jean. Un look de parfait tombeur, et à voir le regard qu'il posait sur Alexander, aujourd'hui était son jour de chasse. L'autre homme était beaucoup plus réservé. Habillé en costume, il ne décrochait pas ses yeux de son verre, attendant sûrement que le temps passe plus vite.
En voyant Alexander auprès de ses amis, je me sentis alors bête. Il n'avait pas comprit ce que je lui demandais. Où du moins ne désirait pas la même chose. Peut-être avait-il finalement tiré un trait sur nous ? Peut-être avais-je tort moi aussi de m'accrocher à l'idée qu'un nous était encore possible ? J'avais commis quelque chose d'impardonnable...Je n'avais pas le droit d'enlever Alexander au bonheur et à l'assurance qu'il avait trouvé.
Immédiatement, je me retournais, dans l'espoir de pouvoir partir. Dans ma tête, tout était clair. Je devais laisser Alex tranquille. Mais le destin ne le désirait sûrement pas. Alors que j'allais passer la porte du bar, une main sur mon épaule m'obligea à m'arrêter.
- Tu t'en vas