Beauté inaccessible - 21 -  (Beauté inaccessible) posté le vendredi 24 février 2012 10:06

Et une petite suite de plus les amis ! J'espère qu'elle vous plaira. Nous arrivons à la fin de cette histoire alors accrochez-vous ! Après, je pense que je finirais One More Night. Lybertys et moi sommes en train d'avancer nos co-prods, alors nous vous mettrons ça dès que possible !
Bisouuus



« Au creux de tes bras, j'étais bien. Je savais que c'était une erreur, mais je n'avais pas la volonté de m'en détacher. Je t'aimais, plus que tu ne l'imaginais, plus que je ne l'imaginais. Dis moi Noah, si tu avais su a quel point je t'aimais, m'aurais-tu offert tout ceci ?



Tes mains passaient et repassaient sur ma peau dans un rythme effréné. Tes lèvres embrassaient chaque parcelle de mon corps, me faisant vibrer de plaisir. Les préliminaires avaient été terminés depuis longtemps, mais tu t'évertuais à me faire languir, alors que tu souffrais, toi aussi.

- J'en peux plus...Lâchais-je dans une plainte désespérée

Un sourire malsain étira tes lèvres et tu remontas pour m'embrasser. J'avais chaud, terriblement chaud. Délicatement, avec une douceur que je ne connaissais pas chez toi, tu passas ta main entre mes cuisses et enfonças un doigt entre mes fesses. Aucune douleur ne se fit sentir. Comment aurais-je pu avoir mal alors que tu me faisais trembler d'impatience !
Tu me préparas en exerçant des vas et viens rapides. Tes lèvres ne quittaient pas les miennes, même si plusieurs fois j'avais dû te repousser pour laisser échapper des gémissements.


Rapidement, tu retiras ta main. Tu pris mes jambes et les posèrent sur tes flancs, t'allongeant sur moi. Mes bras vinrent t'enlacer, alors que mes doigts passaient et repassaient dans tes cheveux. Avec cette même douceur tu me pénétras. Une grimace de douleur étira mes lèvres et je fermais les yeux, tentant de m'y habituer.
Bientôt, le plaisir vint se mêler à la douleur, et il ne fallut pas attendre bien longtemps avant qu'elle disparaisse complètement. T'emportant dans un baiser passionné, tu compris et commenças tes déhanchés langoureux.

Je me cambrais, serrais les poings, te griffais. Mes gémissements se faisaient de plus en plus fort à chaque vague de plaisir que tu provoquais en moi. Tu engouffras ta tête dans mon cou, étouffant tes plaintes de plaisir. La sueur perlait sur nos deux corps, nous étions bouillant de désir. Brusquement, tu intensifias tes coups de reins et mes gémissements se transformèrent en cris qui emplirent la pièce.
- Noah ! M'écriais-je alors que ta main vint doucement me masturber
Je n'en pouvais plus. Jamais je n'avais ressentis autant de désir avec un homme. Pas une seule fois j'avais trembler de plaisir sous des caresses. Pas une seule fois je n'avais senti mon ventre se tendre ainsi alors que quelqu'un m'embrassait.
Un coup de rein plus poussé que les autres me fit atteindre le point de non-retour et tu en fis de même, te déversant en moi. Les yeux fermés, je ne bougeais plus, tentant de reprendre ma respiration.
D'un mouvement de hanche, tu t'éloignas de moi, te mettant sur le dos près de moi. Tu attrapas tes cigarettes posées sur la table de chevet. Immédiatement, l'odeur de ta cigarette m'emplit les narines.
- C'est pas bien ce qu'on fait Noah...Soufflais-je en posant mon bras sur mes yeux.
- Vis à vis de qui ? Demandas-tu, en tirant une bouffée.
- De Henri...
- Je ne savais pas que tu sortais avec lui.

Vivement je te donnais un coup de coude et tu éclatas de rire.
- Tu sais très bien ce que je veux dire.
- Et alors Owen ? Il est grand non ?
Tu vins alors t'allonger sur moi et tes lèvres se posèrent dans mon cou.
- Reviens vivre ici...Soufflas-tu en ancrant ton regard dans le mien.
Mon cœur se mit à battre dans un rythme effréné et je détournais le regard.
- Non, répondis-je catégorique.
Même si je couchais avec toi, même si mes sentiments pour toi était toujours aussi fort, le fait que tu m'ais menti me faisait encore mal. Plus que que ça, voir Henri te détester ainsi me rendait perplexe et honteux. J'étais un hypocrite. Je te voulais loin de moi et pourtant j'en étais incapable.

- Pourtant tu m'aimes.

Mon regard se posa sur toi et la bouffée d'amour qui m'avais pris plus tôt s'envola à la seconde.
- T'es vraiment con.
En colère, je me levais, et attrapais mes affaires. Tu en fis de même, posant ta cigarette dans un cendrier.
- Pourquoi te mets-tu toujours en colère quand j'aborde le sujet ?



- Tu n'abordes pas, répliquais-je énervé, tu te fous de moi.

Je finis de m'habiller et pris le chemin de l'entrée mais tu m'arrêtas en m'attrapant par le bras.
- Laisses moi te raccompagner. Fis-tu le regard sérieux.
- Non.

Vivement je te repoussais et ouvrit la porte.



- Très bien alors dis moi comment tu vas pouvoir rentrer chez toi alors que tu sursautes à chaque bruit dans la rue ?

Mon regard se fit noir et une rage sans non déferla en moi.
- Je serais bien mieux dehors que ici ! M'écriais-je, comme enragé
- je peux...



- Je trouverais bien un taxi ! Te coupais-je en me ruant dehors.


Je t'entendis m'appeler mais la colère m'empêcha de me retourner. Tu allais trop loin. Beaucoup trop loin. Et moi, tel un abruti, je n'arrivais pas à te repousser. Pourquoi suis-je tombé amoureux de toi Noah ?
Mais tu avais raison. Je devais l'avouer, j'avais peur. La rue, la nuit, chaque bruit me faisait peur. Mon agression avait laissé des séquelles. Bien que je n'ai plus de marques, psychologiquement, je me sentais terrorisé. Vivement je hellais un taxi et m'y engouffra.

**
- J'ai besoin de prendre des vacances avec Penny, tu pourrais très bien me remplacer.
Éric se trouvait devant moi, me regardant éplucher les légumes. Il avait décidé de me laisser sa place le temps de quelques jours pour se reposer. Mais je me sentais mal à l'aise.

- Je ne peux pas, je ne suis qu'un apprenti ! Lançais-je en haussant les épaules.
- Et j'ai finis de t'apprendre, il est temps pour toi de faire tes preuves !
- Je...Éric, s'il y a un souci...


- Je ne serais pas loin, arrête de te sous-estimer, tu as l'étoffe d'un chef Owen !


Il posa sa main sur mon épaule et un petit sourire étira mes lèvres. Peut-être avait-il raison...Peut-être devrais-je essayer de me lancer une bonne fois pour toute. Mon regard se posa dans le vague. Tout ce qui m'arrivais, je te le devais. Cette sensation de ravissement malgré cette anxiété, c'était grâce à toi. Tu m'avais montré que je pouvais prendre ma vie en main, que le mot exister ne rimait pas sans responsabilité. Je m'en voulu à la seconde d'avoir cette pensée pourtant, il fallait que je l'admette. Malgré tout, tu avais amené de bonnes choses dans ma vie.


Une question me vint alors. Que se passerait-il si je te donnais une autre chance ? Me briserais-tu encore une fois le cœur ? J'espérais que cette fois, tu avais compris l'entièreté de mes sentiments pourtant... Tu étais toi. La possibilité d'une relation avec toi, autre que sexuelle me paraissait inconcevable.
Remuant la tête pour chasser ces pensées néfastes, je continuais ma tâche. Henri arriva et se posa sur un plan de travail. Lydia rentra quelques minutes plus tard et s'arrêta net. Henri et elle se regardèrent dans le blanc des yeux puis Lydia bredouilla quelque chose d'imperceptible avant de retourner dans la salle.




- Ah d'accord, là je te crois complètement, il ne se passe vraiment rien entre vous !

Henri me fusilla du regard et baissa la tête.
- Je l'ai embrassé...Souffla-t-il d'une petite voix
- Et ? Demandais-je un sourire aux lèvres
- Et rien, je suis en couple !




Je haussais les sourcils, lui montrant ce que je pensais de son couple.
- Oh c'est bon Owen, râla-t-il, pour quelqu'un qui a été cocu, je vois pas pourquoi tu me pousse là dedans.




Sa réplique me blessa plus que je ne l'aurais cru et immédiatement je me figeais. Henri sembla comprendre mon trouble car il s'excusa aussitôt.



- Écoute...Soufflais-je, d'une petite voix, si vraiment tu étais en totale osmose avec ta copine, je la défendrais, je te dirais que c'est une véritable connerie ce que tu fais là, et je te dirais que tu me déçois mais...

Je pris une pause, cherchant mes mots

Tu n'es pas bien avec elle...Votre histoire ne rime à rien. Au début, tu t'en servais pour oublier Sarah et maintenant tu t'es habitué à elle parce que tu aimes être en couple. Tu aimes avoir quelqu'un près de toi.


- Et c'est mal ? Me demanda-t-il, moqueur, tout le monde n'est pas aussi volage que toi !
Je fis pas attention aux piques qu'ils me lançaient et repris.

- Non ce n'est pas mal, mais Henri, regarde les choses en faces, tu dis que je suis volage ? Pourtant il n'y a rien d'autre entre toi et Julie qu'une histoire de sexe.

- Ce n'est pas vrai.
- Ok alors à quand remonte votre dernière sortie ? L'as-tu présenté à tes parents ? Vient-elle ici régulièrement ?

Mes questions le dérangèrent et il voulu partir, mais je le retins en l'attrapant par le bras.


- Tu as embrassé Lydia...Continuais-je d'une voix plus douce, ce n'est pas elle qui t'a embrassé, vous ne vous êtes pas jetés l'un sur l'autre, c'est toi qui l'a embrassé...Cherche à comprendre pourquoi avant de dire que c'est une erreur.

Il ne répondit rien mais resta là. Henri venait de se confier à moi et j'étais incapable d'en faire de même. Il était mon meilleur ami...Il fallait que je lui dise.

Prenant une profonde respiration, je me lançais.

- J'ai...J'ai passé la nuit avec Noah.

Immédiatement il releva la tête, le regard furieux.


- Bordel Owen, ce gars là t'a trompé...

 

Mais il ne continua pas, se rendant compte qu'il venait plus ou moins de faire la même chose.


- C'est avec lui que tu étais l'autre soir quand je suis rentré dans l'appart ? Me demanda-t-il, en comprenant.

- Oui...et j'ai remis ça la nuit dernière.

- Owen...

Il passa sa main sur son visage et commença à faire les cent pas.


- Qu'est-ce que tu vas faire ? Finit-il par demander en se rassaillant sur le plan de travail.

- Je n'en ai pas la moindre idée...

- Tu l'aimes n'est-ce pas.

Je baissais la tête. Oui je t'aimais malheureusement.


- Je déteste ce type Owen, et je suis persuadé qu'il n'est pas bon pour toi. Mais je sais pertinemment que tu feras ce que tu voudras donc, fais comme tu le sens, mais s'il te plait, cette fois assure-toi qu'il ne te brise pas le cœur.

- Attends, je n'ai pas dis que j'allais me remettre avec lui.

Il m'envoya un regard moqueur et sortit de la cuisine. Pourquoi tout le monde était-il convaincu que j'étais faible ?



**



Henri et moi avions décidé de sortir ce soir là. Nous étions au Gab's à siroter une bière en écoutant la musique. Je n'avais pas prévu de draguer, pourtant un homme était venu m'aborder. Et je devais l'avouer, avoir quelqu'un d'autre que toi à me « chercher » était intéressant. Il s'appelait Ethan et avait 22 ans. Il était brun, les cheveux très courts. Ses yeux étaient verts-noisettes et il avait le teint bronzé. Il était tout à fait mon type d'homme.


- Tu viens souvent ici ? Lui demandais-je, dans un sourire charmeur.

Nous n'étions pas ensemble Noah, j'avais tout les droits. Pourtant ça sonnait faux.


- Non, je viens juste d'emménager, j'ai un appart pas trop loin, si tu veux venir le voir...

Je rigolais légèrement et attrapais ma bière pour en boire une gorgée. Et je te vis. Calé contre un mur de la boite de nuit, tu me regardais alors qu'un homme t'embrassais le cou. Noah, comment pouvais-tu vouloir que je revienne dans ta vie alors que tu paradais avec d'autres hommes ?



Immédiatement un sentiment de jalousie me fit enrager et j'attrapais Ethan par le col, posant mes lèvres sur les siennes. Je le tournais de façon à pouvoir voir ta réaction. Et j'en fus ravi. Les sourcils froncés, tu avais repoussé l'autre homme et tu nous regardais à présent. Pour te pousser encore plus et te montrer à quel point ça faisait mal, mes mains descendirent sur les fesses d'Ethan. Je te vis alors attraper une cigarette et la caler entre tes lèvres.


- Ok, on va chez toi, salut Henri ! M'exclamais-je en attrapant la main d'Ethan et en faisant un signe de la main à mon ami.

Je voulais juste te faire enrager. J'allais laisser ce gars à la sortie de la boite et rentrer chez moi, sagement. Oui je te manipulais. Pour une fois tu étais prit à ton propre jeu.


- Désolé, mais...Commençais-je, en me tournant vers Ethan.

- Owen !

Je me retournais en sursautant pour te trouver près de nous, le regard noir.


- Je ne te dis pas de revenir vivre chez moi pour que tu t'envoies en l'air avec un autre ! Râlas-tu, sur le vif.

 

Tu étais énervé et ce fut la première fois que je te vis aussi furieux. T'avais-je touché Noah ? Etais-tu...Jaloux ?


- Je te retourne la question...Pourquoi avais-tu un sangsue collé à ton cou alors que tu veux que je reviennes vers toi ? M'écriais-je, sur le même ton.

- On est pas un putain de couple ! Laissas-tu échapper entre tes dents.

- Très bien, alors j'ai tout à fait le droit de m'envoyer en l'air avec lui.


Sur ce j'attrapais à nouveau la main d'Ethan et avançait de quelques pas. Mais tu ne voulais pas me laisser partir. Noah, était-ce si difficile à dire ?


- Tu es amoureux de moi !

- Ce n'est pas ça qui va m'en empêcher, crois moi ! Répliquais-je sans me retourner.

Cependant, Ethan se stoppa. Je le regardais alors surpris.


- Écoute, t'es mignon, mais j'ai pas envie de m'embarquer là dedans...Souffla-t-il avant de me lâcher la main et de rentrer dans la boite de nuit.

- T'es chiant ! M'écriais-je en te regardant.

 

Un sourire étira tes lèvres et tu te rapprochas de moi. Immédiatement, je levais la main pour heller un taxi mais tu m'attrapas la main. D'un mouvement rapide, tu me retournas et plaqua tes lèvres sur les miennes. Ta main se posa sur ma joue et l'autre sur ma hanche, me collant à toi. Ton parfum m'enivrait, me donnant toujours envie de te sentir près de moi. Mais je ne devais pas céder, pas maintenant.


- Non, attends, m'exclamais-je, perdu, non arrête de m'embrasser à chaque fois...Tu...On ne peut pas...Je me remets à coucher avec toi, tu me proposes de venir vivre chez toi et regardes-toi, tu as un gamin suspendu à tes lèvres.

- Il m'embrassait le cou, répliquas-tu sérieux.

- Ne joues pas sur les mots ! Je veux me mettre en couple avec toi Noah, je veux que tu sois amoureux de moi, tu m'entends ? Je veux qu'il n'y ai que moi à t'embrasser le cou, que tu ne vois que moi, que tu ne couches qu'avec moi, voilà ce que je veux, et toi...Toi tu ne veux pas de ça, alors arrête de vouloir me ramener vers toi !

Je voulu partir mais tu resserras ta prise, te collant une nouvelle fois à moi.


- Si je te promets tout ça...Tu reviens vivre chez moi ?

- Je reviendrais pas parce que tu te sens seul ! C'est pas vrai, tu comprends vraiment rien !

Mais il posa sa main sur ma bouche et baissa la tête, regardant dans le vide.


- Tu me manques Owen...Alors arrêtes tes caprices, je te promets tout ce que tu veux, mais reviens moi, tu es vraiment insupportable quand tu veux...

Je n'écoutais plus, trop perturbé par ce que tu venais de me dire. Je te manquais. Et cette fois ci, tu ne me le disais pas ivre, tu ne me le disais même pas en me regardant, de ton sourire moqueur non, tu avais tourné la tête. Et je savais que tu le pensais. Alors mon cœur explosa d'amour pour toi encore une fois. Je te manquais. Aussi inimaginable que cela puisse paraitre, j'avais réussis à me rendre important à tes yeux. Un sourire étira mes lèvres et doucement, je posais mes mains sur tes joues en t'embrassant.



Je t'aimais Noah. Je t'aimais. Et tu m'aimais. À ta manière. Mais tu sais...Au final, tu avais raison...Tu n'aurais pas du faire ça. »

lien permanent

Beauté inaccessible - 20 -  (Beauté inaccessible) posté le dimanche 29 janvier 2012 19:01

Oui, je n'ai pas arrêté, mais je n'ai pas repris non plus ! J'ai lâché mes lecteurs sans raisons et j'en suis vraiment désolé, mais je n'arrivais plus à rien. Je crois qu'une pause était nécessaire. Je ne dis pas que vous aurez des suites régulièrement maintenant car j'ai beaucoup je boulot avec mon master, mais j'ai de nouveau l'envie d'écrire et de finir ces histoires inachevées.

J'espère que cette suite vous plaira ! Histoire de vous remettre dans le bain, Noah a trompé Owen et ce dernier l'a quitté, mais après deux mois de séparations, Noah est revenu à la charge en allant au restaurant où travaille Owen. Là il s'est pris une cuite et il a dit à Owen qu'il lui manquait. Et Owen est tombé dans les bars du ténébreux Noah...


« Parfois tout était si simple, notamment lorsque la raison me quittait et que je n'avais plus que mes sentiments pour décider. Mais ma raison me disait de fuir. De me retourner et de ne plus jamais te revoir. D'oublier mes sentiments, de les effacer. Mais la vie, ce n'est pas ça. Ces années avec toi furent peut-être une belle bêtise mais grâce à toi, j'ai enfin su ce que vivre signifiait. Et c'est la seule chose dont je t'en suis reconnaissant.

Je me réveillais ce matin là seul dans mon lit. Mais la place près de moi était chaude, signe que tu n'étais pas loin. Les souvenirs de la nuit me revinrent alors en mémoire. Comment avions-nous pu en arriver là ? Ou plutôt, comment avais-je pu coucher avec toi ?

La porte d'entrée s'ouvrit et je te vis arriver, un sac de croissant avec le journal d'aujourd'hui dans une main et une tasse de café dans l'autre. Tu ne portais rien d'autre qu'un boxer et immédiatement une vague de désir pour toi me submergea.

Tu devrais partir, Henri ne va pas tarder à rentrer. Lâchais-je en enfilant mon bas de pyjama.
Donnes moi ton numéro de téléphone et je partirais. Répliquas-tu, t'assaillant sur mon lit et dépliant le journal.


- Cette nuit ne change rien Noah...Je ne peux pas tout recommencer comme avant.

Je voulus alors me lever, mais tu m'obligeas à m'allonger. Brusquement, tu m'enjambas et tes lèvres se posèrent sur les miennes. Immédiatement je te repoussais, mais d'un geste, tu attrapas mes poignets et les plaça au dessus de ma tête.

- Arrêtes de faire ça ! Maugréais-je entre mes dents.
- Alors je peux faire autre chose ! Déclaras-tu dans un sourire.

D'une main, tu baissas mon pantalon et commençais à toucher mon pénis, qui ne tarda pas à se lever de plaisir.

- Noah, je t'en supplie ! M'écriais-je en me cambrant violemment.

Mais tu ne m'écoutas pas. Vivement tu lâchas mes mains et descendis vers mon bas de ventre. Tu pris directement ma verge en bouche, ne me laissant pas le choix. Un gémissement rauque s'échappa de mes lèvres, alors que tu commençais à me sucer avec vigueur.  Mes mains se crispèrent sur les draps et je pu sentir les premières gouttes de sueur perler sur ma peau.

J'étais faible. Beaucoup trop faible.

Mes gémissements se faisaient de plus en plus bruyants et tu ne faisais rien pour me faire taire. Tes coups de langues étaient de plus en plus fiévreux et bien vite j'en arrivais au point de non-retour. Dans un cri des plus rauques, je lâchais une vérité que je n'étais pas encore près à dire tout haut.

- Je t'aime Noah !

Mes yeux s'ouvrirent grands alors que tu te relevais, toi aussi étonné. Vivement je me relevais, affolé.

- Attends, c'est pas ce que j'ai voulu dire, je ne t'aime pas, je...


Mais je ne pu continuer, tes lèvres embrassant les miennes dans un baiser doux m'en empêchèrent. Nos langues se retrouvèrent tendrement et cela me dérouta. Toi qui ne voulais pas d'engagement, étais-tu content de cette nouvelle ?
Lorsque nos lèvres se quittèrent, ton regard s'ancra dans le mien et je cru que tu allais me répondre. Mais ce n'était pas ton souhait.

- Si tu m'aimes, reviens chez moi.

Le ton de ta voix était moqueur et ma déclaration te donnait un tour d'avance.

- Hors de question ! Fis-je en t'éloignant et en me levant.
- Pourquoi ? Tu m'aimes non ?

A cet instant, je regrettais amèrement ce que je venais de te dire car tu avais trouver un nouveau moyen de me manipuler...

- Tu m'as trompé ! Hurlais-je le regard terrifiant. Tu m'as trompé alors que j'étais dans un lit d'hôpital, alors que j'avais mal et que tu venais de m'offrir la seul chose qui me donnait envie de m'accrocher. Tu es allé voir ailleurs !
- Qu'est-ce que tu veux ? Que je m'excuse et que je te dise que je t'aime ? Fis-tu sur le même ton.
- Oui ça serait un bon début.

Tu ne sus quoi répondre. Mais Henri ne nous laissa pas le temps de parler.

- Putain Owen c'est quoi Ce bordel dans l'appart ! Hurla-t-il furieux.

Mon regard se posa sur toi,et j'attrapais tes vêtements avant de te les tendre.

- habilles-toi et sors par la fenêtre, si jamais je te vois venir dans le salon, n'attend plus jamais me revoir. Murmurais-je, sérieux.
- Donnes moi ton numéro Owen...Soufflas-tu en enfilant ton jean.
- Il en est hors de question ! Répliquais-je la main sur la poignée.
- Alors attends toi à me croiser souvent !

Vivement, tu attrapas ma nuque et déposa un smack sur mes lèvres, éclatant de rire sous le regard haineux que je te lançais. Torse nu, tes affaires sous le bras, tu passas par la fenêtre comme je te l'avais demandé.
Je lâchais alors un soupire, désespéré par la situation qui ne s'arrangeait pas. J'entrais alors dans le salon où Henri rangeait notre désordre.

- Je sais pas ce que tu as foutu mais c'est un vrai bordel ! Râla-t-il en me regardant.
- Désolé, j'avais les nerfs en pelotes hier, répondis-je en haussant les épaules.

Mais son regard avait changé : de la colère, il était passé à la surprise.

- Quoi ? fis-je gêné
- Tu peux m'expliquer pourquoi tu as un suçon dans le cou ? Demanda-t-il les sourcils froncés.

Immédiatement je me regardais dans la glace, constatant  que j'avais un magnifique bleu dans le cou.

- C'est rien, dis-je perplexe, j'ai dû me cogner...
- Sur quoi, sur les lèvres d'un type ?

Je rigolais légèrement et me retournais en haussant les épaules. Je pris alors la direction de la cuisine pour prendre mon petit-déjeuner.

- Depuis quand tu revois un autre homme ? Me demanda-t-il, lâchant un tas de vêtement devant ma porte.
- On ne peut pas vraiment dire que je le vois...Fis-je évasif.
- Ok, Donc tu t'envoies en l'air depuis quand ?

Je me retournais, prenant du jus d'orange dans le frigo, et répondit sans vouloir le regarder.

- C'est tout récent...Mais ça ne va pas continuer.
- Je le connais ?

Immédiatement je me crispais. Comment pouvais-je lui avouer ce que j'avais fait ? J'avais honte, terriblement honte. Noah, par ta faute, je mentais à mon meilleur ami. Mais c'était un mal pour un bien, que m'aurait-il dit ?

- Non...C'était juste un coup d'un soir...Soufflais-je, toujours en évitant son regard.
- Pourquoi ais-je l'impression que tu me caches quelque chose Owen ? Demanda-t-il, les sourcils froncés.

Dans un soupire, je répondis :

- Parce que tu es un éternel rabat-joie !

Il rigola et se servi lui même un bol de céréales.

- Tu as passé la nuit chez Julie ? Demandais-je, pour changer de sujet.
- Non, j'étais au restaurant pour aider Lydia à tout ranger, puis j'ai fait un peu de compta.

Mes yeux s'agrandirent sous la surprise, et immédiatement Henri se rattrapa.

- C'est pas ce que tu crois ! Lançat-il en m'envoyant un torchon dans la figure.
- Mais oui bien sur...Soufflais-je en rigolant, moqueur.
- Owen...
- Qu'est-ce que tu veux que je te dises ? J'y peux rien moi si vous êtes faits pour être ensemble !
- Écoute on va faire un marché, je te dirais ce qu'il en est avec Lydia lorsque tu me parleras de ton étalon d'une nuit.

Il m'avait eu. Brusquement, je me crispais, évitant son regard. Mais cela ne passa pas inaperçu.

- Je le savais ! S'écria Henri, je le connais !
- N'importe quoi ! Répliquais-je tentant de faire passer inaperçu mon malaise.
- T'es pas croyable, lâcha-t-il en se levant.
- C'était juste du sexe...Soufflais-je, tentant de me donner bonne conscience.
- Tu ne disais pas la même chose de Noah.

Je ne sus quoi répondre. Henri avait raison.

- Fais ce que tu veux Owen, mais nous savons tous les deux que tu souhaites autre chose que des histoires de sexe.

Sans un mot de plus, il rentra dans sa chambre, me laissant tout le loisir de me morfondre.

                                                                           **

J'arrivais au restaurant vers 16h afin de commencer mon service. Éric m'attendais, les bras croisé, assis sur le plan de travail.

- Bien reposé ? Me demanda-t-il, dans un sourire.
- Oui et toi ? Fis-je en mettant mon tablier.
- Très bien...On a une réservation de 30 personnes ce soir.
- Un soir de semaine ?
- C'est la boite de ton père il me semble.

Immédiatement je compris ce que cela voulait dire. Tes paroles n'étaient pas des paroles en l'air Noah, tu ne comptais plus me lâcher.

- Il faut que je passe un coup de fil...Lançais-je en me dirigeant vers l'accueil du restaurant.

Je composais alors le numéro de la secrétaire de mon père et lui demanda de me passer sur ta ligne directe.

- Allo ? Fis-tu énervé.
- Je t'ai dis de me laisser tranquille, qu'est-ce que tu ne comprends pas dans cette phrase ? Hurlais-je au téléphone.

Pour toute réponse, tu éclatas de rire.

- Owen...Je ne pensais pas te manquer aussi vite...
- Pourquoi faut-il que tu me pourrisses la vie ! Tu ne voulais pas de moi, tu ne voulais pas de mes sentiments, je te rends ta liberté, tu as gagné d'accord, plus jamais je n'espèrerais rien de toi, alors arrêtes de jouer avec moi !
- C'est trop tard.

Et sans me laisser le temps de répondre, tu raccrochas. Comment pouvais-tu me faire endurer ça...

Je passais le reste de ma journée à maugréer dans mon coin, pestant contre ton cynisme et ton arrogance. Je me haïssais d'avoir été aussi bête et d'être tombé dans le piège que tu me tendais, encore une fois.

Ai-Vân entra dans la cuisine comme elle le faisait si souvent quand elle était en ville, l'air perplexe.

- S'il y a quelqu'un qui ne lâche pas prise, c'est bien Noah...Souffla-t-elle en s'asseyant sur une table de la cuisine.

Je haussais les épaules, ne voulant pas vraiment entrer dans ce sujet. Mais elle était loin de vouloir lâcher prise.

- Éric m'a dit que vous aviez eu une altercation après la soirée de mon livre ? Demanda-t-elle soucieuse.
- Oui, mais j'ai juste réglé mes comptes.

Ce n'était pas vraiment un mensonge, du moins c'était bien ce qu'il s'était passé au début de la soirée.

- Et puis Henri m'a dit que tu t'étais envoyé en l'air avec un homme et que tu refusais d'en parler...
- A quoi bon en parler vu que apparemment tu connais déjà tout de ma vie, lançais-je moqueur.

Elle rigola légèrement mais reprit bien vite son sérieux.

- Avant l'épisode « Noah » tu nous montrais toutes tes conquêtes, en te moquant royalement de notre avis.
- Peut-être que j'ai envie de le garder pour moi, fis-je sentant mon ventre se contracter.
- Ou peut-être que c'est quelqu'un que tu ne veux pas montrer car tu sais très bien qu'Henri piquerait une crise...
- Tu dis n'importe quoi !

Immédiatement, je voulus sortir de la cuisine pour échapper à Ai-Van, mais celle-ci s'écria :

- C'est pas vrai, tu as remis le couvert avec Noah !
- Chut, le crie pas aussi fort ! Fis-je en m'assurant que Henri n'avait rien entendu
ça veut dire que j'ai raison ?

Ai-Vân avait cette faculté de me manipuler comme bon lui semblait, et avant même que je ne m'en rende compte, le mal était fait.

- C'était juste l'histoire d'une nuit, ça ne se reproduira pas...Soufflais-je mal à l'aise.
- Arrêtes Owen, tu sais très bien que ça se reproduira encore et encore parce que tu es attiré comme un aimant par ce mec.

Je ne répondis rien, touché par ses paroles. Bien sur que tu m'attirais, mais étais-ce pour cela que je devais retomber dans tes bras et oublier ce que tu m'avais fait ?

- Il m'a trompé Ai-Vân, je ne peux pas faire comme si rien ne s'était passé ! Râlais-je en reprenant la coupe de légumes.
- C'est vrai, et sur ce point là c'est un salaud...Mais n'oublies pas qu'avant de vous rencontrer, vous étiez des « don juan » qui couchaient avec tout et n'importe quoi... Tu as réussis à changer au moment même où vous avez commencé à vous aimer, mais peut-être qu'il lui fallait plus de temps pour grandir...
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Lançais-je perplexe.
- Que Noah est peut-être prêt à t'offrir ton histoire d'amour.

Une histoire d'amour ? Comment pouvait-on parler de ça... Le temps que nous avions passé ensemble n'était que du sexe entre amis finalement...

- Noah est incapable d'aimer...Soufflais-je sentant mon cœur se serrer en y pensant.

Ai-Vân éclata de rire et s'éloigna.

- Je pensais la même chose de toi il y a quelque temps...

Ses paroles me touchèrent en plein cœur. Je me surpris à réfléchir et à ordonner mes pensées par « Et si.. ». Pourtant, la vision d'un gars l'embrassant me revint en mémoire. Je n'étais pas prêt à lui pardonner. Je l'aimais encore, c'était certain, mais je ne pouvais pas le faire revenir dans ma vie.

- Tu comptes m'aider un jour ou resté planter là ? Me fit Éric, dans un sourire.

                                                                           **

La soirée se passa tranquillement, sans aucune apparition de ta part dans la cuisine. Je n'arrêtais pas de regarder par la porte de la cuisine, mais tu ne venais pas, absorber par ton repas.

- Tu ne veux pas le voir, pourtant tu passes toute ta soirée à l'épier...Souffla Ai-vân, tout en avalant son repas que je lui avais préparé rapidement.
- Je ne l'épie pas, je me prépare juste au moment où il viendra, répondis-je dans une grimace.
- Peut-être qu'il le fait exprès, parce qu'il sait que tu le regardes !

Je te vis te lever, et immédiatement je retournais m'occuper dans la cuisine en lançant un «  Il arrive » à  Ai-Vân. Mais contre toute attente, ce fut Lydia qui arrive, tout sourire.

- Tiens, un gars plutôt canon m'a demandé de te donner ça...Il m'a donné un bon pourboire aussi, je l'aime bien !

Perplexe, j'attrapais le papier que me tendait Lydia. Je reconnus immédiatement ton écriture si soignée. « Rejoins moi au Gab's après ton service. »

Un ordre plus qu'autre chose, voilà comment tu comptais te faire pardonner. Dans un soupire, je me retournais et lavais mon plan de travail. Je ne pouvais pas te laisser revenir dans ma vie Noah, pourquoi t'accrochais tu autant ?

Noah est peut-être prêt à t'offrir ton histoire d'amour

Mon sang se glaça en repensant aux paroles d' Ai-Vân...Pourquoi mon cœur battait-il autant ? Je voulais vivre sans toi, je voulais t'oublier. Mais je n'y parviendrais pas. Pas avant d'en avoir réellement fini avec toi.

                                                                          **

J'arrivais au Gab's vers 2 heures du matin. Rien n'avait changé ici, toujours la même file d'attente, les mêmes personnes, la même musique. Je m'aperçus que cet endroit m'avait manqué, qu'à trop vouloir t'éviter Noah, j'en oubliais mes « racines ».
Pourtant ce n'était pas la hâte de redécouvrir cet endroit qui me nouait l'estomac, c'était la peur de t'y voir. J'avais pris une décision, j'allais te dire au revoir. C'était la seule façon pour moi d'avancer, et la seul façon pour toi de retrouver ta liberté, il en était plus que temps.

J'entrais dans la boite de nuit et mon regard fit le tour de la salle. Je ne te vis pas et à ma grande surprise, j'en fus déçu.

- Owen ?

Surpris, je me retournais pour trouver Joackim devant moi. Ses cheveux avaient légèrement poussé, lui donnant un air beaucoup plus vieux.

- ça fait longtemps, souffla-t-il, dans un sourire gêné.
- Tu ne répondais plus au téléphone.

Il baissa son regard et je souris. Il était craquant quand il se montrait timide.

- Ne t'inquiètes pas, ce que tu as fait pour moi m'a beaucoup touché, mais tu aurais du venir m'en parler toi-même.
- Je ne voyais pas comment aborder la chose, tu l'aimes...

Je ne répondis rien, touché malgré tout par ses paroles. Mais il ne lui fallu pas longtemps avant de retrouver son sourire malsain.

- Maintenant que tu es à nouveau seul, on peut peut-être se revoir ! Lança-t-il sachant très bien ce que j'allais répondre.

Tout à coup, tu apparus dans mon champ de vision et je me figeais. Plus aucune pensées n'arrivaient à mon cerveau. En te voyant là, si à l'aise, si décontracté, j'eus envie de te faire souffrir. Ton regard se posa sur moi et sans vraiment réfléchir, j'attrapais Joackim par le col et posais mes lèvres sur les siennes. Bien que surpris, il posa ses mains sur mes hanches et approfondit le baiser.

Cependant notre échange ne dura pas longtemps. Violemment, tu nous séparas et tu plaquas Joackim contre le mur, le regard noir.

- il n'est pas à toi ! Grognas-tu entre tes dents.
- Et je ne suis pas à toi non plus ! M'écriais-je en colère.

Ton regard froid se posa sur moi, et sans me laisser le temps d'esquiver, tu m'agrippas le bras et me forças à te suivre.

- Noah ! Lâche moi ! Criais-je alors que tu m'emmenais dehors.

Mais tu ne m'écoutas pas. Tu marchais vite, surement parce que ce que tu avais vu t'avais mis en colère. Mais je ne savais pas pourquoi. Je ne savais pas ce que tu voulais. Brusquement, je réussis à m'arracher de ton emprise et me reculais.

- ça suffit ! J'en ai marre que tu fasses comme bon te semble, je ne suis pas ton putain d'objet !

Sous la colère, mon poing partit vers ton œil sans que je ne m'en rende compte. Sonné, tu t'écroulas par terre. Immédiatement, toute rage en moi disparu et je m'abaissais vers toi.

- Je suis désolé Noah, je ne sais pas ce qui m'a pris...Soufflais-je en posant mes mains sur ton visage.
- Moi je sais, tu m'en veux. Répondis-tu, le regard sérieux.
- Oui mais ça ne justifie pas les coups pour autant, excuse-moi.

Je l'aidais à se relever et posais ma main sur ma nuque gêné.

- Écoute, si je suis venu ici, c'était uniquement pour...

Un bruit de verre brisé me fit sursauter et je me retournais, regardant aux alentours. Tout à coup, je me pétrifiais, reconnaissant la rue dans laquelle nous étions. Mon estomac se serra et je devins blanc  comme un linge.

- Owen...Souffla Noah, étonné,
- Il faut que je parte...Répliquais-je le souffle court.

Ton regard se posa sur la ruelle et immédiatement tu compris. Ta main enlaça la mienne et  tu m'obligeas à te suivre. Je ne cherchais pas à m'en défaire, les images de la nuit de mon agression refaisaient peu à peu surface.

                                                                            **

J'étais assis sur le canapé, une tasse de thé à la main. Tu te trouvais devant moi, assis toi aussi, en train de fumer une cigarette. Nous n'avions pas échangé un seul mot depuis notre arrivée chez toi. Les images avaient disparus, mais je tremblais légèrement, ce qui n'échappait pas à ton regard.

- Je vais y aller, merci pour le thé. Lançais-je, gêné.

Je posais ma tasse sur la table basse et commençais à partir, mais tu me retins, attrapant ma main.

- Depuis quand tu as ces crises de panique ? Me demandas-tu, visiblement inquiet.
- Ce ne sont pas des crises de panique, je vais bien ! M'exclamais-je en retirant ma main de ton emprise.

J'arrivais près de la porte d'entrée et attrapais mon manteau.

- Il n'a rien de choquant à avoir peur Owen...
- Je n'ai pas peur !

J'avais crier ses mots sans m'en rendre compte et immédiatement je baissais la tête, me rendant compte que c'était dans cet état d'énervement que je t'avais frappé. Je sentis alors ta main se poser sur ma tête et caresser mes cheveux. Sans vraiment comprendre pourquoi, je me sentis tout à coup mieux, plus serein. Mais tu ne t'arrêtas pas là. Bientôt, tes mains vinrent m'enlacer, me forçant à me coller contre toi.

- Non, Noah, non...Soufflais-je, étonné par la tournure que prenais les évènements.

Ton regard s'ancra dans le mien. L'œil au beurre noir que je venais de te faire ne changeait rien à ta beauté. Pourtant ce n'est pas cela qui m'hypnotisa, mais ce fut de voir autant de tristesse et de douleur. Pourquoi ressentais-tu tout cela Noah ? Pourquoi me faisais-tu cela ? Pourquoi ?

C'est vraiment la dernière fois Noah...Murmurais-je, avant de poser délicatement mes lèvres sur les tiennes.

Ce soir là, je m'abandonnais une nouvelle fois à toi. Ma raison me quittait et mon cœur me guidait. Ce soir là, je compris que tu tenais réellement à moi...à ta manière. »



 

lien permanent

beauté inaccessible -19-  (Beauté inaccessible) posté le mardi 05 avril 2011 23:10

J'ai loupé deux jours de cours pour du baby sitting, c'est à vous que tout reviens mdr, merci à la sieste des petits !

J'espère que cette suite vous plaira, sachez que j'ai déja bien avançé la prochaine mais qu'il faut que je me plonge dans mes dossiers, donc je ne sais pas combien de temps ça prendra !

Je vous embrasse et ne lésiniez pas sur les commentaires, ça fait toujours plaisir ! ( je dis ça parce qu'il y en a pas eu beaucoup sur le dernier, comparé au nombre de visites ^^)

Bisous !!


«  La solitude. J'avais oublié combien ce sentiment pouvait être pesant. Tu me manquais. Atrocement. Mais il était hors de question que je te laisse à nouveau rentrer dans ma vie.

J'avais mal. Mon cœur restait serré, me faisant amèrement regretter d'avoir voulu te faire tomber amoureux de moi, car au final, s'était moi qui souffrait.

Tu ne cessais de m'appeler, venir frapper chez Henri, harceler mes amis. Que cherchais-tu Noah ? Tu avais ce que tu voulais, que je te rende ta liberté. Et moi j'avais un mal de chien à refaire surface.

Deux mois étaient passés depuis que j'avais posé le mot fin sur notre relation. J'avais tout fait pour t'oublier : Effacer ton numéro dans mon portable, Henri avait récupéré toute mes affaires en te rendant mes clés, Je n'allais plus au Gab's, j'avais même démissionné pour ne plus te voir entrer dans ce bar.

Henri m'avait trouvé un travail d'aide cuisinier dans un petit restaurant qu'il avait racheté récemment. J'aimais beaucoup ce travail où le chef, Éric, était un merveilleux professeur de cuisine. Je m'étais surpris à t'oublier, à chaque fois que j'apprenais à faire une nouvelle recette. J'avais donc développé un grand intérêt pour la cuisine, mais le soir, quand je rentrais chez Henri et qu'il n'y avait plus rien à faire, le gouffre de mon cœur s'ouvrait à nouveau.

Je te déteste Noah. J'aimerais tellement revenir en arrière. J'aimerais tellement ne jamais t'avoir rencontré. Pourquoi m'as-tu fait subir tout cela ? Pourquoi ?

  • Tu repends le boulot à quelle heure ?

Je sursautais en entendant Henri me parler, et releva la tête.

  • Quoi ? Fis-je surpris.

  • Tu retournes quand au resto ?

  • À 16h, pour le service du soir, jusqu'à 2h surement.

  • Tu nous rejoins au Gab's après ?

Je le regardais, surpris qu'il me pose la question.

  • Tu sais bien que non...Soufflais-je en me levant, voulant échapper à la discussion qui allait suivre.

  • Owen...Il serait peut-être temps que tu passes à autre chose, déclara-t-il sérieusement.

  • C'est l'hôpital qui se fout de la charité là non ?

Ma remarque lui déplu, et violemment il balança sa veste par terre.

  • Je commence vraiment à en avoir marre de tes réflexions à deux balles, de ta mauvaise humeur, bordel Owen, je t'héberge !

  • Si ça te dérange tellement, je m'en vais ne t'inquiètes pas !

J'entrais alors dans ma chambre. Elle n'était pas très spacieuse, mais m'avait été utile lorsque je n'avais plus aucun endroit où aller. Henri me l'avait peu à peu aménagé, en achetant un lit, un bureau et une commode. J'avais acheté le reste avec l'argent que j'économisais peu à peu.

Énervé, je pris une valise qui trainait sous mon lit et commençait à balancer mes vêtements dedans. Mais Henri m'arrêta en posant sa main sur mon bras.

  • Excuses-moi Owen...Je suis vraiment désolé...Souffla-t-il, d'une petite voix.

  • Je ne peux pas Henri, je ne peux pas aller la-bas et le voir draguer un autre homme...Rien que cet idée me fait mal...Je ne peux pas.

  • Pourtant un jour ou l'autre il faudra que tu y retournes, et que tu tournes la page.

Je ne répondis pas, incapable. Je savais tout ça. Je savais que je finirais par te rencontrer quelque part. Mais je n'étais pas prêt.

J'entendis Henri soupirer, puis ajouter.

  • Je te laisse, j'ai de la compta à faire. Range tes affaires l'ami !

Je fis ce qu'il me dit, repensant à notre discussion. Combien de temps allais-je me cacher chez Henri ou au travail ?

**

  • On pourrait servir du homard farci, c'est assez classe ça non ? Fis-je, en prenant la recette et en notant les ingrédients.

  • Oui on pourrait, en entrée.

L'homme à qui je parlais était le chef de ce restaurant et peu à peu, il était devenu mon ami. Il avait la trentaine, le teint mat et de magnifiques yeux verts. Il abordait une tignasse blonde qui partait dans tous les sens, mais ce qui me plaisait le plus chez lui était son franc-parler et son humour.

Dans un soupire, il balança au loin son livre de recettes.

  • Bon, c'est une soirée pour ton amie écrivain non ?

  • Oui c'est ça...Répondis-je perplexe.

  • Alors faisons lui ses plats préférés, c'est aussi simple que ça !

Ai-Vân avait réservé le restaurant pour la soirée d'inauguration de son nouveau livre. Nous devions recevoir une cinquantaine d'invité, avec parmis eux, de grands critiques.

  • du poulet façon asiatique ?

  • Bah voilà, on le tient notre plat principal !

J'avais beau être son apprenti, Éric me prenait pour son égal, m'aidant lorsque j'en avais besoin, mais me laissant le loisir de créer des recettes autant que je le voulais.

**

Nous étions le soir de l'inauguration et je pouvais entendre la salle se remplir peu à peu. Vêtu de mon uniforme bleu et blanc, je commençais la préparation du poulet basquaise tandis qu' Éric cuisinait les homards farcis. Ce soir là, Henri avait avait embauché d'autres apprentis et serveuses pour nous aider. Mais le restaurant, prenant de la renommé grâce à Éric, j'étais persuadé qu'il allait les garder.

Non loin de moi se trouvait Lydia, la serveuse habituel du restaurant. Brune, les cheveux frisés, elle arborait toujours un magnifique sourire, reflétant la joie de vivre constamment. Elle avait jeté son dévolu sur Henri, qui restait sourd aux perches désespérées qu'elle lui envoyait. Assise sur le plan de travail, elle grignotait quelques amuses-bouches.

  • Tu devrais pas aller servir les clients ? demandais-je en coupant les poivrons.

  • Pour l'instant il n'y a que les vieux grincheux, je les laisse à Penny. Répondit-t-elle en haussant les épaules.

  • Ou tu attends patiemment que Henri arrive pour lui faire croire que tu es une employé modèle ? Demandais-je ironiquement,

  • Et accessoirement la femme de sa vie !

J'éclatais de rire et remuais la tête affligé. Lydia était une fille en or, et qui formerait un magnifique couple avec Henri. Mais ce dernier n'était pas près à repartir dans une relation sérieuse, et préférait batifoler avec Julie, qui ne lui correspondait pas du tout.

Éric me donna un coup de coude, me tirant de mes rêveries.

  • Vas dire bonjour à tes amis, je te remplace. Me dit-il dans un sourire.

  • Ok, merci beaucoup.

Sans plus attendre, je m'essuyais les mains et enlevais mon tablier. Je passais par la porte battante de la cuisine et arrivait dans la salle du restaurant. Henri avait fait une bonne affaire en l'achetant. Au bord de la ville, ce petit restaurant rendait l'atmosphère chaleureuse, presque romantique. Les murs étaient peint à l'éponge d'une couleur orange clair, et le mobilier était en bois rustique. Au devant, deux magnifiques lucarnes laissant apercevoir une terrasse couverte. De nombreuse lampes chinoises avaient été accrochés pour l'occasion, rendant l'éclairage tamisé. Des plantes vertes et une magnifique décoration faisait que ce restaurant avait un charme fou.

Je m'accoudais au bar, cherchant du regard Ai-Vân. Celle-ci discutait avec son éditeur, mais son visage s'étira lorsqu'elle m'aperçue. Poliment, elle s'excusa, et vint à ma rencontre.

  • Cet endroit est merveilleux ! S'exclama-t-elle, des étoiles plein les yeux.

  • Et attends de voir le menu, fis-je dans un clin d'œil.

Henri vint nous rejoindre, m'offrant une bonne vieille tape dans le dos. Immédiatement, je me mis à charrier Ai-Vân sur sa grande soirée. Mais notre amusement fut de courte durée car mes yeux se posèrent sur la porte d'entrée, où tu faisais ton entrée.

Je me crispais immédiatement en croisant ton regard. Un sourire étira le coin de tes lèvres alors que tu donnais ta veste au portier. Deux mois que je ne t'avais pas vu, et mon cœur me faisait toujours aussi mal...

Ai-Vân suivit mon regard et devint blanche comme un linge, quand à Henri, ce dernier serra les points, et lâcha :

  • Qu'est-ce qu'il fait là ? Je lui avais dit de laisser tomber !

Surpris, je me tournais vers Henri.

  • Tu lui parles ? Laisser tomber quoi ?

Pour toute réponse, il lança un regard entendu à Ai-Vân et alla à ta rencontre.

  • Qu'est-ce qui se passe ? Soufflais-je sentant les larmes me monter aux yeux.

  • Il représente la boite de ton père Owen, mais Henri lui a dit de ne pas venir....Répondit Ai-Vân, d'une petite voix

Furieux, je me retournais et rentrais dans la cuisine. Mais Ai-Vân m'arrêta.

  • Il veux te voir...Il essaye de te voir depuis deux mois, il me harcèle pour avoir ton numéro, il n'arrête pas de venir à votre appartement, mais Henri refuse de le laisser entrer....

  • Je me fous royalement de ce qu'il veut !

En colère, je laissais Ai-Vân, et repartit dans la cuisine. J'avais mal au cœur et une incroyable envie de pleurer. Mais je n'allais pas y céder. Pas pour toi.

Je passais le reste de la soirée terré dans ma cuisine, enchainant plat sur plat avec une rapidité déconcertante. Plusieurs fois Henri voulut me parler, mais je lui disais que j'étais trop occupé. La vérité était que je ne voulais pas parler de toi. Je ne pouvais pas.

La soirée se termina alors que j'entendais Ai-Vân remercier les investisseurs. Dans un soupire, soulagé de voir cette soirée finie, je pris le sac poubelle en main, et sortit dans la rue. Mais croire que je pouvais t'échapper n'était qu'une illusion. Tu te tenais là, assis sur une des poubelles, une cigarette à la main. Mon regard se posa sur le tas de mégots qui trônait à tes pieds.

  • Henri m'a dis que tu étais apprenti...Et les apprentis sortent les poubelles. Lâchas-tu, comme pour te justifier.

  • Tu es resté là toute la soirée ? Fis-je en fronçant les sourcils.

  • J'ai besoin de te parler...

Ton regard était sincère et le fait que tu fumais me prouvais que tu appréhendais cette rencontre. Mais je ne voulais pas t'offrir cela.

  • Et moi je n'ai rien à te dire ! Répliquais-je en balançant le sac dans la benne à ordure.

Vivement je me retournais, dans l'attention de rentrer dans le restaurant. Mais tu attrapas mon bras et te rapprochas vivement de moi.

  • Tu me manques...Soufflas-tu dans un murmure qui me fit frissonner.

La porte du restaurant s'ouvrit alors et nous vîmes Éric arriver, le regard dur.

  • Tout va bien Owen ? Demanda-t-il en te regardant méchamment.

Je profitais de cette interruption pour m'éloigner de toi. Éric posa sa main sur mon épaule et me poussa vers le restaurant. Dans un dernier regard, je vis une fureur immense se déchainer dans tes yeux.

  • Noah allait justement partir ! Lançais-je en rentrant dans le restaurant.

Éric me suivit et referma la porte.

  • ça va Owen ? tu es blanc comme un linge...Souffla-t-il en posant sa main sur min front.

  • Oui oui....ça faisait juste longtemps que je ne l'avais pas vu... Dis-je en reprenant l'éponge sur la table, prêt à recommencer mon travail.

  • Rentres chez toi, tu es venu plus tôt pour m'aider dans les recettes, tu peux partir plus tôt.

  • Non, je...

  • Ce n'est pas une demande Owen !

Son ton avait durci ainsi que son regard. Il s'inquiétais pour moi et j'étais vraiment touché. Dans un hochement de tête, j'enlevais mon tablier et partais me changer.

**

Je rentrais à pied chez moi, les questions vagabondant dans ma tête. Pourquoi m'avais-tu dis que je te manquais ? Pour quelle raison ? Un faible espoir en moi me criait que s'était la vérité. Que tu m'aimais tellement fort que mon absence te faisait souffrir.

Mais c'était faux. J'en étais persuadé. Noah...Tu étais un manipulateur sans scrupule. Pour arriver à tes fins tu étais capable de tout, même me briser le cœur une seconde fois.

J'arrivais chez Henri peu de temps plus tard et ce fut avec dépit que je te vis là, assis sur le muret, une énième cigarette à la main. Mais ce qui me choqua le plus fut la bouteille de whisky, à moitié vide, que tu tenais dans la main.

  • Tu es saoul ? Soufflais-je abasourdi.

Mais tu éclatas de rire, le regard pétillant de fureur.

  • Pour quelqu'un qui va très mal, tu tournes bien vite la page ! Lâchas-tu, en tentant de t'approcher de moi, sans vraiment y parvenir.

  • Quoi ? Fis-je étonné.

  • Le cuisinier...Moi qui pensait que je t'avais vraiment fait souffrir, que j'avais eu tort de te faire ça...Finalement t'es bien comme tous les autres ! Crachas-tu, en avalant une gorgée de whisky.

Ainsi donc tu avais cru qu' Éric était mon amant. C'était tellement pitoyable que j'avais envie d'en pleurer. Dans un soupire, j'attrapais ta bouteille et la vidais, avant de la jeter dans une bouteille.

  • Tu es jaloux d'un type qui est marié depuis 15 ans à une femme nommée Penny et qui est le père de trois beaux enfants. Et oui tu as eu tort de me faire ça !

J'attrapais alors ton bras et le posais sur mon épaule. Je ne pouvais pas te laisser dans cet état au bord de la route. Même si j'avais mal, j'étais encore amoureux de toi.

  • Tu me manques...Soufflas-tu, la voix ensommeillée.

Je me crispais immédiatement mais continuais ma marche, sans rien te répondre.

  • Tu me manques Owen...Répétas-tu en glissant ta bouche dans mon cou.

Brusquement, je t'éloignais de moi, sentant une intense envie de te sauter dessus se propager en moi.

Mais tu étais ivres, et sous mon geste violent, tu tombas au sol, dans un grognement mauvais. Vivement je m'abaissais et m'excusais. Mais tu posas ta main sur ma bouche, le regard sérieux.

  • Je t'avais demandé de ne pas me faire ça Owen...Tu savais que je ne voulais pas être en couple ! Tu savais que je ne pouvais pas m'attacher à toi. Pourquoi m'as-tu rendu comme ça ?

  • C'est toi qui a décidé de me « chasser »...Pas moi...Tout est de ta faute. Murmurais-je les larmes aux yeux.

Dans une grimace, je te relevais, et t'amenais sur le canapé. Mais au moment ou je voulais me relever et m'écarter de toi le plus vite possible, tu attrapas ma nuque et posa tes lèvres sur les miennes.

Plusieurs fois je tentais de m'éloigner, mais même saoul, tu étais bien plus fort que moi. Malgré moi, ma haine pour toi se calma peu à peu, ouvrant la porte du plaisir que ce baiser me procurait. Mes mains se posèrent sur ta poitrine et mes lèvres s'ouvrirent doucement. Un violent frisson me parcouru au contact de ta langue sur la mienne.

Comment en étions-nous arrivés là ? Je ne me souvenais plus de rien. Le goût d'alcool mélangé à la cigarette, ton odeur, ta douceur...Ma raison me criait de tout stopper, mais mon cœur submergeait mon être d'amour pour toi. Tes mains passèrent sous ma chemise, touchant à même ma peau. Je frissonnais sous tes caresses expertes. Doucement, tes lèvres descendirent dans mon cou, me mordant et en me suçant la peau.

  • Tu me manques...Soufflas-tu, plongeant ton regard dans le mien, sérieux.

Je perdis alors toute raison, laissant mon cœur me guider. Cette nuit, j'oubliais tout. Ta tromperie. Ton caractère. Ton narcissisme. Tu me rendais fou Noah. Et là était le problème. Car même si j'avais mal. Même si je voulais te haïr. Je t'aimais passionnément. Et cette passion nous tuait à petit feu."

 

 


lien permanent

beauté inaccessible -18-  (Beauté inaccessible) posté le samedi 05 mars 2011 14:01

Désolé pour les fautes d'orthographes, mais je voulais vous le donner assez vite ^^ Je sens déja les briques jettées vers moi, pardonnez-moi mdr !

N'hésitez pas avec les Coms !


« Je me souviens du jour où j'ai emménagé chez toi. J'étais tellement stressé. Je ne cessais de me dire que nous allions tout gâcher. J'étais pessimiste, mais je ne voulais pas te donner une raison de me fuir. J'étais décidé à te faire tomber amoureux de moi. Quoi que cela puisse me couter. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'est que je regrette amèrement ce piège que je nous avais tendus.

Et ce fut ainsi que nous emménageâmes ensemble. Henri et Ai-Van n'en croyait pas leurs yeux, pourtant, je déballais mes affaires chez toi.

- Et vous n'avez même pas encore couché ensemble ? Me demanda Ai-Van, étonné.

- Non...ne me regarde pas comme ça, je suis dans le même état que toi ! M'écriais-je en rangeant mes vêtements dans l'armoire.

- J'en connais un qui va faire une crise en apprenant ça...Souffla Henri dans un sourire.

Je savais pertinemment de qui il parlait. Mathis. Combien de fois m'avait-il demandé de vivre avec lui sans que jamais je n'accepte ? Des milliers...

- C'est différent, je n'avais pas le choix...Et il avait de bon argument...

- Puis ce n'est pas comme si vous étiez en couple, c'est ça ? Fit Henri, moqueur.

Je lui envoyais un de mes tee-shirt et il éclata de rire. Tes arguments, autant que les miens ne tenaient pas la route, mais ils cachaient la réalité qui nous faisaient peur à l'époque.

Mon regard se posa sur ma nouvelle chambre. Les murs étaient peints en jaune avec un mobilier couleur chocolat. La chambre n'était pas très grande, mais elle me suffisait.

- Je dois y allé, Émilie m'attend, fit Henri en regardant son portable.

- Tu comptes me la présenté quand ? Répliqua Ai-Van, curieuse.

- Quand ça sera plus sérieux. Répondit-il en mettant sa veste.

- Parce que 4 mois ce n'est pas assez sérieux pour toi ?

Il soupira, nous fit un signe de la main et sortit de la chambre. Je l'entendis te dire en revoir et partir. Je posais alors mon regard sur Ai-Van, qui déballait mes comics.

- Tu sais ce que je pense ? Fit-elle, dans un sourire.

- Qu'il attend que Sarah rentre pour la rendre jalouse. Répondis-je en éclatant de rire.

- Exactement, donc je m'attend à rencontrer cette Émilie ce week end lors de mon repas.

- Tu lui as dit qu'elle venait ?

- Non, mais je ne vais pas tarder à lui en toucher deux mots.

Tu entras alors dans ma chambre sans frapper.

- Je te signale que ici c'est ma zone, alors tu frappes ! Te lançais-je énervé.

- Je te signale que tu vis dans ma maison, par conséquent tu n'as aucune zone ! Répliquas-tu, sur le même ton.

Je levais les yeux au ciel alors que tu t'assaillais sur mon lit, très à l'aise.

- Quand est-ce qu'on pourra lire ton nouveau roman ? Demanda-t-il à Ai-Vân.

- Dans peu de temps, si la maison d'édition se dépêche un peu ! Je t'enverrais un exemplaire maintenant que je sais où tu habites ! Répondit-elle en reprenant sa veste.

- Tu t'en vas ? M'exclamais-je, déçu de voir tout mes amis partir comme ça.

- Tu as presque finis de tout ranger, et j'ai un rendez-vous, fit-elle, en haussant les épaules.

- Dois-je comprendre que je ne passe pas avant tes conquêtes ?

- Tu as tout à fait compris ! Répliquas-t-elle dans un sourire, pas la peine de me raccompagner, je connais la sortie.

Et ce fut au tour d'Ai-vân de quitter la pièce. Tu te levas et t'approchas de moi, d'une démarche qui ne me laissait aucun doute sur ce qui allait se passer.

- A nous deux de discuter maintenant, dis-tu en attrapant mes hanches et en me faisant tomber sur le lit.

- Discuter...Vraiment ? Fis-je moqueur.

- Sans les mots biensur.

J'éclatais de rire et me cambrait alors que je sentais ta main glisser sous ma chemise. Depuis combien de temps ne m'avais-tu pas toucher de cette façon ? Nous étions en manque et il fallait y remédier.

Tes lèvres plongèrent dans mon cou alors que je laissais s'échapper des gémissements de plus en plus fort sous tes caresses délicieuses. Tu sentais incroyablement bon et plus je respirais ton parfum, plus je sentais mon cœur battre fort dans ma poitrine.

Mes lèvres vinrent se poser sur les tiennes dans un baiser bestial et d'un coup de hanche, j'inversais nos positions. Je savais que tu n'aimais pas te faire dominer, pourtant je voulais te faire gouter à mon pouvoir, au moins une fois. J'attrapais tes mains pour les placer au dessus de ta tête.

- Owen, arr..

Mais tu ne pu continuer car ma main était passé sous ton boxer, touchant ta verge gorgée de plaisir.

- Tu disais ? Demandais-je innocemment.

- Tu es diabolique !

Dans un sourire, je descendis vers ton bas-ventre et dégrafais ton pantalon. Rapidement, je te l'enlevais ainsi que ton boxer. Mes lèvres virent effleurer ton pénis et j'entendis ton premier gémissement. Discret mais pas assez pour ne pas comprendre que tu n'en pouvais plus. Doucement, je vins lécher ton gland, m'appliquant à te faire grimper aux rideaux. Tes mains se posèrent sur ma tête et d'un pression je compris que je ne devais plus jouer.

Immédiatement je pris ton sexe en bouche, l'entourant avec ma langue. Des gémissements rauques des plus merveilleux s'échappèrent de tes lèvres, me poussant à continuer de plus en plus vite. Mes succions s'intensifièrent si fort que je me demandais comment tu pouvais résister après 2 mois d'abstinence. Mais bien vite, tu te libéras dans ma bouche dans un cri des plus sensuel.

Essoufflé, tu ne bougeais plus. Des gouttes de sueur parsemaient tes jambes et ton visage tandis que ta chemise laissait apparaître des auréoles de transpiration. Lentement, je vins m'allonger sur toi, embrassant ta joue. Mon érection me faisait un mal de chien, mais je voulais faire durer ce moment , autant que je le pouvais. Tes mains attrapèrent mon visage et tu m'embrassas tendrement en changeant nos positions. Je n'avais plus peur de t'embrasser. Pas après ces deux mois où tu étais rester à mon chevet.

Brusquement, tu coupas notre échange et te relevais pour enlever ta chemise. Tu avais retrouver un érection, pour mon plus grand plaisir. Immédiatement je m'assaillais et enlevais mon tee-shirt. Tes lèvres revinrent bien vite recouvrirent les miennes, dézippant la braguette de mon pantalon afin de l'ôter. Mon boxer suivit la danse et tu te rallongeas sur moi, embrassant mon cou, mes épaules, mon torse, pour remontrer jusqu'à mes lèvres.

Une grimace étira mes lèvres lorsque je sentis un de tes doigts s'insérer en moi. Mais tu fis ton possible pour ne pas me faire de mal grâce à tes baisers. Depuis combien de temps étais-tu aussi prévenant Noah ? L'accident avait dû vraiment te chambouler. Tu ne voulais pas me faire de mal et je crois que c'est cette crainte, cette douceur que tu éprouvais pour moi qui me faisait tomber un peu plus amoureux de toi chaque jour.

Bien vite, tu achevas ma préparation. Mes gémissements n'étaient plus dû à la douleur mais au plaisir que tu me faisais ressentir. Tu vins te placer entre mes cuisses, les caressant du bout des doigts.

- Noah...j'en peux plus...Soufflais-je en me cambrant sous tes caresses.

Et tu répondis à ma demande en me pénétrant. Mes mains se crispèrent sur ton dos, et je ne pu m'empêcher de te griffer. J'avais mal, mais tes caresses et tes baisers me firent beaucoup de bien. Un e fois que tu fus complétement rentré, tu stoppa, me laissant le temps de m'y habituer.

- C'est bon...Soupirais-je, en collant mon corps contre le tien.

D'un mouvement doux, tu démarras tes coups de hanches tandis que je me raccrochais à toi pour ne pas perdre la tête. Le plaisir que je ressentais était tellement intense...Fulgurant... tes coups de reins me faisait vibrer, ta respiration s'accordant parfaitement à mes gémissements de plus en plus fort.

Tu pris appuis sur tes avant-bras et tes mouvements devinrent plus brusques, plus passionnés. Mes gémissements se transformèrent en cris, résonnant dans toute la maison. J'avais chaud, terriblement chaud et ça ne faisait qu'empirer. J'allais bientôt éjaculer et tu le compris, car bien vite, tes coups de reins redoublèrent d'intensité. Dans un mouvement plus féroce que les autres, je me libérais sur ton ventre, tandis que je sentais que tu faisais de même.

Nos respirations étaient saccadées et tu t'enlevas de moi, pour te coucher à mes côtés.

- Il n'y a pas de doute, on n'a pas perdu la main ! Lançais-je en posant ma main sur ton torse luisant de sueur.

Tu éclatas de rire et vint reprendre mes lèvres pour un baiser qui me redonna directement envie.

- Prêts pour un deuxième round ? Me dis-tu, un sourire diablement sexy au coin de tes lèvres.

**

Un mois passa. Un mois durant lequel nous savourions pleinement nos « retrouvailles » en faisant l'amour dans n'importe quelle pièce de ta maison. J'aimais ces moments, si intenses. Ils représentaient surtout le fait que je te faisais tomber peu à peu amoureux de moi. Du moins, je le croyais.

Ce jour là, j'étais aller remplacer un de mes collègues sur l'heure de midi, et ce fut vers 15h que je rentrais, voulant profiter des quelques heurs qu'il me restait avant de reprendre mon service pour dormir.

Pressé, je balançais mon sac en bandoulière dans le hall et enlevait mes chaussures. J'entendis deuc voix provenir de la cuisine, et immédiatement je criais :

- Noah, je suis rentré !

J'arrivais dans le salon, prêt à rentrer dans la cuisine, mais une personne que je ne pensais plus jamais revoir en sortit, apparemment étonné de me voir là.

- Mathis ? Fis-je surpris.

- Tu lui as donné les clés ? Te demanda-t-il alors que tu sortais toi aussi de la cuisine, une cigarette allumée.

- Mieux que ça, répondit-tu, en t'avançant vers moi avant de passer ton bras autour de moi, il habite chez moi.

Les yeux de Mathis s'ouvrirent grands et je pu y lire une énorme tristesse. Immédiatement j'enlevais ton bras de mes épaules et m'approchait de lui.

- Mathis, c'est pas ce que tu crois...Soufflais-je en lui touchant le bras.

- J'en ai rien à faire, dit-il en me bousculant pour aller remettre sa veste. Tu as intérêt à aller le voir, je ne veux plus rien avoir à faire avec toi !

Il s'adressait à toi, et je ne comprenait pas du tout votre discussion.

- C'est toi mon médecin, que tu le veuilles ou non !

Mathis te lança un regard noir avant de partir en claquant la porte. Immédiatement, je le suivis, enfilant mes chaussures à la va-vite.

- Mathis attends ! M'écriais-je en sortant dans la rue.

Mais il ne s'arrêta pas. Je me mit alors à courir et le rattrapait, l'obligeant à s'arrêter.

- Bordel Mathis, arrêtes de faire ton gamin ! Dis-je essoufflé.

 

  • Je fais ce que j'ai envie ! Répliqua-t-il, méchamment.

  • Ok, on vit ensemble, Mais c'est juste parce que je me suis fait virer de mon appartement et que Henri ne pouvait pas m'héberger, rien d'autre !

  • T'es sûr ? Me demanda-t-il ironiquement.

  • Biensûr que oui !

  • Alors explique moi pourquoi Noah, le gars le plus solitaire que je connaisse, qui jamais de sa vie ne s'est attaché à un personne, qui a toujours vécu seul dans sa maison et qui jamais, mais vraiment jamais n'a proposé à moi, son meilleur ami, ou à un quelconque membre de sa famille de passer une seule nuit chez lui, te propose, comme ça, sous un coup de tête, de venir vivre chez lui ?

Ces arguments tenaient la route, et me déconcertait plus que je ne l'aurais cru. Au fond de moi, je sentis mon cœur battre plus violemment dans ma poitrine.

  • C'est provisoire Mathis...lançais-je en posant ma main sur ma nuque.

  • Je crois que non...Je crois que tu tombes amoureux de lui...Et tu ne dois pas Owen parce que ce mec va te faire souffrir !

  • On a déjà eu cette conversation, il n'aurait pas attendu aussi longtemps s'il voulait vraiment me faire souffrir !

  • D'accord tu as peut-être raison, mais qu'est-ce qu'il faisait quand il rentrait une fois les heures de visite terminé ? Tu le sais ?

Son regard était noir, Il était vraiment furieux.

  • Ca suffit Mathis, j'en ai marre de ta jalousie, c'est ma vie, je fais comme bon me semble ! Déclarais-je en me retournant, prêt à rentrer chez toi.

  • Il te trompait. Fit-il, d'une petite voix.

Immédiatement je me retournais, tétanisé.

  • Quoi ?

  • Le soir même où il a accepté ton idée de se mettre en couple, il ne lui a pas fallut longtemps avant de retourner au Gab's et...

  • Stop !

J'avais crié. Mon cœur me faisait mal, ma tête me tournait. Je ne pouvais pas le croire...

  • Tu n'as aucune preuves...Soufflais-je doucement.

  • Biensur que si ! Tu peux même demander à ton jeune ami, il a lui aussi assisté à la scène et à tenté de mettre un coup de poing à Noah...Owen...Owen ça ne va pas ?

Comment pouvait-il me demander cela. Pensait-il vraiment que j'allais prendre cette nouvelle avec joie ? Chancelant, je me retournais, voulant te trouver. J'entendis Mathis m'appeler et me dire qu'il était désolé. Mais j'avais mal, et il fallait immédiatement que je te parle. Tout s'expliquait...Le fait que Joackim ne répondait plus au téléphone...Le fait que tu avais réussis à te contenir aussi longtemps lors que notre première fois dans ta maison...

J'arrivais dans le salon, et m'appuyais contre le mur. Vivement tu relevas la tête, les sourcils froncés.

  • Qu'est-ce qui t'arrive, tu es tout pâle ?

  • Quand tu as accepté de te mettre en couple avec moi...tu le pensais vraiment ?

Intrigué, tu te levas et t'approchas de moi, posant ta main sur mon front pour voir si j'avais de la température. Mais vivement j'enlevais ta main et m'écartais de toi.

  • Réponds-moi, criais-je les poings serrés.

  • Biensur que ou Owen ! Dis-tu sur le même ton.

  • Alors comment se fait-il que tu sois allé au Gab's pour coucher avec un autre ?

Je pu te voir, pour la première fois, déstabilisé. Tu te raidis mais bien vite ce moment de surprise s'effaça pour reprendre une de tes attitudes froides . Tu sortis une cigarette et l'alluma.

  • Alors c'est vrai...Soufflais-je, sentant mon cœur se briser en milles morceaux...

  • Je ne savais pas que tu voulais qu'on soit exclusif...lâchas-tu, en tirant un autre taffe.

  • Oui, j'imagine que c'est de ma faute !

Dégouté et blessé, je pris le chemin de la porte d'entrée. Mais tu me retins.

  • Ne pars pas...Soufflas-tu d'une voix faible.

Cette voix me donna immédiatement envie de me retourner et de te prendre dans mes bras. Comment pouvais-je être encore amoureux de toi après ce que tu venais de faire ? J'avais mal...terriblement mal...Et je ne voulais pas que tu me vois pleurer.

D'un mouvement brusque j'enlevais mon bras de ta main et me retournais, le regard noir.

- C'est fini Noah.

Quatre mots. Seulement quatre mots, et mon cœur explosa violemment dans ma poitrine. Sans plus attendre, je sortis en claquant la porte. Je te quittais. Tu avais atteins mon cœur et me l'avait fait amèrement regretté. J'avais mal...Atrocement mal...Et il me fallut bien longtemps avant de m'en remettre.

Encore une fois...Tu avais tout gâché. »


lien permanent

Milles excuses...  posté le mercredi 22 décembre 2010 23:30

Je suis vraiment vaiment vraiment vraiment désolé, sincèrement je m'en veux terriblement. Un bon nombre de fois j'ai voulu écrire une suite, les idées se bousculent dans ma tête, mais lorsque je commence à écrire la fatigue me submerge et j'abandonne, préférant me vautrer dans le canapé.

J'ai démarré mon master de professorat des écoles, qui qui engendre beaucoup de travail et de stress, comme n'importe quel master me direz vous. C'est une excuse des plus simple, mais c'est la seule que j'ai à vous donner.

Je ne pense pas arrêter mes fics, en tout cas je ne le souhaite pas car j'ai en tête des fin merveilleuses (sans vouloir me vanter hein !) pour toutes ces fics, mais c'est juste un manque de courage.

Je démarre une session de partiels apres les vacances, mais l'année prochaine (hihi) je tenterais de me faire plus présente, et tenter de faire oublier ces longs mois d'absences !

Merci encore de me suivre Blog de mailynn2 : Les fictions de mai-Lynn, Milles excuses...

lien permanent
|

Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | 3DS | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : Battlefield 3 PC | Battlefield 3 PS3 | Minecraft 360 | FIFA 12 Wii | FIFA 12 DS
ouvrir la barre
fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à mailynn2

Vous devez être connecté pour ajouter mailynn2 à vos amis

 
Créer un blog