The inocence of the Sleep - Epilogue selon Jonah  (The innocence of the sleep) posté le dimanche 13 avril 2014 22:46

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The innocence of the sleep - Epilogue selon Nath-  (The innocence of the sleep) posté le dimanche 13 avril 2014 22:38

 

Je courais. Je courais à en perdre haleine. Un point de côté lancinant vrillait mes côtes et mes poumons crachaient du feu. Mais pour rien au monde je ne voulais m'arrêter de courir. J'étais en retard. Qu'allait-il penser si je ne venais pas ? Qu'allait-il ressentir ? J'étais incapable de savoir ce que je voulais. Effrayé à l'idée de me donner entièrement à lui, sans réserve. Pourtant c'est ce que j'allais faire. J'aimais Jonah du plus profond de mon cœur et de mon âme. Il avait laissé sa marque sur moi. J'étais à lui... Totalement à lui et je devais le lui dire. Et tant pis s'il me quitte un jour, un mois ou un an plus tard. Tant pis.

 

J'arrivais enfin devant l'hôtel et mon cœur se serra alors que je voyais Jonah faire demi-tour dans le but de rentrer dans le bâtiment. Alors il m'avait attendu...

 

- Jonah ! Criais-je en gravissant les marches.

 

Jonah se retourna, surpris, mais son regard se durcit lorsqu'il croisa le moi.

 

- Tu devrais faire attention, mes actionnaires sont là. Dit-il la voix dure.

 

J'accusais le coup sans broncher. Je lui avais fait du mal. A toujours le refréner ainsi, je lui avais brisé le cœur. A nouveau.

 

- Excuse-moi... Soufflais-je en me rapprochant de lui.

- De quoi ? Demanda-t-il le regard froid.

- D'être un idiot.

 

S'il était touché, il n'en laissa rien paraître. Ses bras le long de son corps, il ne fit aucun geste vers moi.

 

- Je t'aime Jonah... Poursuivis-je mettant mon cœur à nu. Je t'aime à m'en couper le souffle...Tu es constamment dans mes pensées... Ces derniers jours, je n'ai fait que penser à toi... Et ce n'est pas à cause de notre dispute, je pense constamment à toi. En une journée, je peux regarder mon portable au moins dix fois pour être sûr que je ne t'ai pas loupé... Je suis devenu dépendant de toi à tel point que même mes choix vestimentaires sont faits à cause de toi !

 

J'avais crié cette dernière phrase. Je ne voulais plus me cacher. Je ne voulais plus lui faire du mal.

 

- Et si demain tout se termine ? Demandais-je, le regard brillant.

- Arrêtes de dire ça ! S'écria-t-il cassant.

- Mais je ne peux pas ! Répliquais-je sur le même ton. Je ne peux pas parce qu'un jour tu vas te rendre compte que je ne suis peut-être pas fait pour toi... Tu te lasseras de moi... Tu trouveras quelqu'un d'autre... Et moi je me retrouverais seul... Et je ne pourrais pas m'en remettre parce que c'est toi, mon âme-sœur et...

- Je t'aime. Me coupa-t-il en faisant enfin un pas vers moi.

 

Mon regard s'ancra difficilement dans le sien craignant qu'il se heurte une nouvelle fois au mur de glace que seul Jonah était capable de créer dans ses prunelles océans mais contre toute attente, il me regardait, amoureusement.

 

- Je t'aime aussi Nath. Combien de fois est-ce qu'on s'est quitté ? Combien ? Et à chaque fois j'ai essayé de t'oublier. À chaque fois. Mais je ne peux pas t'oublier et j'aurais beau essayer je ne le pourrais pas. Tu es arrivé un jour dans ma vie et tu as tout changé en moi. Tu m'as fait oublier mon passé pour enfin me donner une raison d'espérer un futur. Tu m'a fais m'aimer pour ce que je suis et non ce que je fais. Quoi que tu dises ou penses, je serais incapable de ne plus t'aimer.

- Pourtant tu veux me quitter... Soufflais-je laissant une larme couler sur ma joue.

- Non je ne le veux pas. Je veux passer ma vie avec toi... Mais je veux que tu crois en nous parce que cette fois c'est la bonne. On aura sûrement encore des disputes... Mais j'ai l'intime conviction qu'on ne se quittera plus...

- Je veux croire en nous Jonah...

 

Un sourire étira ses lèvres et il posa sa main sur ma joue, effaçant ma larme.

 

- Même si je m'emporte et que je pars dans mes délires d'emménagement encore une fois ? Demanda-t-il, en voulant me faire sourire.

 

Mais je ne le fis pas. Il avait raison. On ne pouvait pas continuer comme ça. Je devais me donner à lui, totalement. Mes bras s'enroulèrent autour de son cou et je posais mes lèvres sur les siennes. Immédiatement je sentis mon estomac se comprimer et mon cœur battre à un rythme effréné. Ses bras se posèrent sur ma taille et il me serra fort contre lui.

 

- Ce n'est pas un délire... Soufflais-je, en collant mon front contre le sien. Demain, je viens vivre avec toi.

- Quoi ? Dit-il gêné, en se reculant légèrement, Non, attends, ce n'est pas ça...

 

Mais je le coupais, en posant ma main sur sa bouche.

 

- Je t'aime et je vais vivre avec toi...

 

Un sourire en coin étira mes lèvres.

 

- C'est trop tard pour reculer maintenant...

 

J'attrapais sa main voulant le tirer avec moi dans l'hôtel. Mais contre toute attente ce fut lui qui me tira vers lui, posant ses lèvres sur les miennes enfiévrées. Un baiser langoureux qui me faisait vibrer. Un baiser unique que seul Jonah savait donner...

 

- Je t'aime Nath... Murmura-t-il, lorsque l'air vint à nous manquer.

- Je t'aime aussi Jonah... Répondis-je dans un sourire.

 


 Et voilà ! The Inocence of the sleep est officiellement terminée.

Merci de l'avoir suivi, et d'avoir laisser des commentaires Blog de mailynn2 : Les fictions de mai-Lynn, The innocence of the sleep - Epilogue selon Nath-

Mooooh je suis toute triste de les quitter ! 

La semaine prochaine, vous découvrirez le premier chapitre de Everything to prove, la suite de Nothing to prove avec Ilian et Jaeden !

Bisous !

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Ne pars pas - Chapitre 12 - Partie 3  (Ne pars pas...) posté le dimanche 23 février 2014 18:38

 Suite de la partie 2

Cela faisait quatre jours que Morgan et moi avions recouché ensemble et depuis cet instant, nous ne nous étions pas adressé la parole. Je restais dans mon coin, furieux et lui restait dans le sien s'occupant du reste du groupe. J'avais terminé d'enregistrer les chansons et après avoir fait écouter la chanson que Morgan et moi avions créée, le directeur avait tout de suite souhaité la rajouter à notre album.

 

C'est dans un bâillement que je sortais du studio d'enregistrement. Demain je devrais passer à la partie musicale avant de vraiment boucler cet album puis nous passerons à la promotion. Mon regard se posa alors sur Liz, qui était calée sur le mur, les yeux rivés sur son téléphone.

 

- Tu ne l'as toujours pas appelé ? Demandais-je en m'approchant d'elle.

- S'il avait voulu me retenir, il l'aurait fait lui, répondit-elle dans un haussement d'épaule.

- Bon allez, ça suffit.

 

Agacé de la voir aussi têtue, j'attrapais sa main et l'obligeais à me suivre. Nous prîmes un taxi et elle protesta alors que je donnais l'adresse de Morgan et Joshua. Cette situation ne pouvait plus durer et connaissant ma sœur, elle ne ferait rien pour la changer. Lorsque nous sortîmes du taxi, elle voulu s'échapper, mais je l'attrapais et la mis sur mon épaule. Un grimace étira mes lèvres sous son poids.

 

- Sérieux, il faut que tu arrêtes de bouffer du chocolat ! Soufflais-je en la portant difficilement.

- Repose-moi Éden ! S'écria-t-elle en martelant mon dos.

 

Mais je ne l'écoutais pas et montais les marches jusqu'au premier étage. Là je frappais à leur porte sans ménagement alors que les coups de Liz se stoppèrent. Morgan m'ouvrit et ses yeux s'écarquillèrent en nous voyant.

 

- Qu'est-ce que... Commença-t-il sous le choc.

- Ne t'inquiètes pas ! Lâchais-je le regard noir, je ne suis pas venu te faire la même chose que ce que tu m'as fait la dernière fois !

 

Et sans attendre j'entrais dans l'appartement et mon regard croisa le regard surpris de Joshua, assis sur le canapé. Je posais alors Liz devant moi et elle baissa la tête rouge de gène.

 

- Tu ne m'aimes pas, très bien ! M'exclamais-je en le regardant, mais tu l'aimes elle, et elle t'aime aussi ! On est soudés tous les deux mais tu n'as pas le droit de la laisser te quitter à cause de moi.

 

Je me tournais vers Liz, la forçant à relever la tête.

 

- Comme tu n'as pas le droit de le quitter à cause de moi ! Je ne suis pas une excuse valable.

 

Mon regard se durcit et je croisais une nouvelle fois le regard de Joshua.

 

- Ton frère et moi, on est assez grands pour prendre nos décisions tout seul, même si ces décisions nous conduisent droit dans le mur. Vous n'avez pas votre mot à dire alors arrêtez de fourrer vos nez là-dedans. Il me semble que je ne cherche pas à régenter votre histoire !

 

Et sur ce, je me retournais, pour sortir.

 

- Tu ferais mieux de les laisser seuls, dis-je à Morgan avant de fermer la porte derrière moi.

 

**

 

J'étais finalement retourné au Label pour revoir une dernière fois les partitions de la chanson de Morgan même si je la connaissais du bout des doigts. Je n'avais pas vraiment envie de me retrouver seul chez moi et je voyais en cette salle un parfait refuge.

 

Mais alors que je terminais la mélodie, la porte de la salle s'ouvrit, libérant Morgan. Un grimace étira immédiatement mes lèvres et je me redressais, remettant ma guitare dans mon étui.

 

- Ne t'inquiètes pas, je te laisse la salle, dis-je en posant ma guitare dans le vestiaire.

 

Cependant Morgan, referma la porte et se cala dessus, le regard noir.

 

- Pourquoi est-ce que tu es en colère ? Demanda-t-il, furieux, c'est plutôt moi qui devrait l'être ! Tu m'as plaqué et tu t'es enfui et tu voulais quoi ? Que je t’accueille les bras ouverts ?

- Le message passerait sûrement mieux si tu arrêtais de venir me voir pour coucher avec moi ! Rétorquais-je sur le même ton

- J'essaye mais tu fais tout pour me faire céder !

- Ah bon et quand est-ce que je t'ai dragué ou charmé depuis que je suis revenu ?

 

Brusquement, je me retournais, donnant un coup dans la table près de moi avant de poser mes mains dessus et de soupirer. Plusieurs minutes passèrent sans qu'aucun de nous deux ne parle, puis je cédais.

 

- Tu as tout ce que tu veux non ? Demandais-je sans me retourner, un petit ami qui t'aime, qui t’apporte tout ce que tu veux et qui va même jusqu'à te faire des putains de soirées romantiques. Alors pourquoi tu le trompes avec moi ?

- Je ne sais pas... Avoua-t-il dans un souffle.

 

Un léger rire s'échappa de mes lèvres, trouvant notre situation bien pathétique. Lentement, je me retournais pour lui faire face.

 

- Ton frère à raison, je ne suis pas bon pour toi... Tu vas souffrir et même... Même si j'essaye de me laisser aller avec toi, je ne pourrais jamais tomber amoureux de toi Morgan... Dis-je calmement.

- Pourquoi ? Demanda-t-il les yeux brillants.

- Parce que je suis amoureux de Lucas.

 

De la tristesse voilà ses prunelles sous mes mots et son regard passa de la peine à la colère en une fraction de seconde.

 

- Comment tu peux être amoureux d'un homme qui t'a plaqué ! Cria-t-il, les poings serrés.

- Il ne m'a pas plaqué, il est mort ! Hurlais-je à mon tour, le regard tout aussi noir.

 

Morgan se figea, les yeux écarquillés. Son visage se décomposa alors qu'il était sûrement en train de repenser à tout ce que je lui avais dis et tout ce qu'il avait vu dans ma famille. L'homme que j'aimais était mort. Lucas était mort et il avait emporté une partie de moi avec lui. Des larmes me brouillèrent la vue et vivement je me retournais, reposant mes mains sur le bureau. Le dire à voix haute était encore bien trop douloureux. Pourtant, alors que je croyais le faire fuir, Morgan s'approcha et ses mains se posèrent sur mon dos. Mais je le repoussais vivement, m'écartant de lui.

 

- Tu m'aurais rencontré il y a cinq ans, j'aurais compris... Dis-je, essuyant les larmes qui tombaient sur mes joues, j'aurais compris que tu sois tombé amoureux de moi, j'étais... J'étais heureux... J'étais plein de vie, j'étais rayonnant et j'étais désespérément amoureux. Tu sais ce que c'est l'amour Morgan ? C'est une putain de connerie ! Ça nous fait devenir dépendant de quelqu'un et quand tout est fini... Quand tout est fini tu es juste détruit...

- Éden... Murmura-t-il touché.

- Quatre ans... J'ai été amoureux de lui pendant quatre ans et tout s'est fini du jour au lendemain... C'était mon premier, on habitait ensemble et je pensais même me marier un jour avec lui, tu ne vois pas comment tout ça est ironique ?

 

Il se redressa voulant m'approcher une nouvelle fois, mais je m'écartais, me retrouvant dos à lui.

 

- Tu dis être amoureux de moi... Mais tu ne sais pas ce que c'est... Soufflais-je en sentant mon cœur se serrer. Tu ne sais pas qui je suis... Et je ne pourrais jamais tomber amoureux de toi Morgan...

 

Sa main se posa sur mon épaule et sans que je ne puisse le repousser, il me prit dans ses bras. Je tentais de m'y soustraire mais bien vite les bras de Morgan se serrèrent autour de moi.

 

- Je suis désolé Éden... Murmura-t-il en enfouissant sa tête dans mon cou.

- Tu devrais rejoindre ton petit-ami. Dis-je en sentant que j'allais me mettre une nouvelle fois à pleurer à cause de cette étreinte

- Non.

- Je ne t'offrirais jamais ce que tu veux...

 

Il releva alors la tête et nos regards se croisèrent. Ses mains passèrent dans mes cheveux et son nez vint se frotter au mien avant que nos lèvres ne se retrouvent. Ce baiser n'avait rien à voir avec nos précédents baisers et tout l'amour qu'il y mettait me laissait perplexe. Comment pouvait-il vouloir rester avec moi alors que je le repoussais ainsi. Lorsque l'air vint à nous manquer, il posa son front contre le mien, et nos regards se croisèrent à nouveau.

 

- Je ne veux pas prendre la place de Lucas... Souffla-t-il d'une petite voix.

- Qu'est-ce que tu veux alors ? Demandais-je sur le même ton.

- Est-ce que tu tiens à moi ?

 

Son regard fixé dans le mien me faisait tressaillir. Si je tenais à lui ? J'avais passé deux mois et demi à me convaincre du contraire avec de sombrer à nouveau...

 

- Tu sais bien que oui... Dis-je dans un murmure.

- Alors c'est tout ce que je veux, répondit-il dans un sourire.

 

Ses lèvres prirent une nouvelle fois d'assaut les miennes. L'amour se transforma peu à peu en désir et mes mains se posèrent sur ses fesses avant que je ne le fasse reculer contre le bureau. Je cédais, une nouvelle fois. Mais c'était trop tard pour reculer. Cette fois, ce n'était plus mon jeu... C'était celui de Morgan...

 

- Ramènes-moi chez toi... Souffla-t-il, avant de reprendre mes lèvres dans un baiser fiévreux.

 

**

 

Et c'est ce que j'avais fait. L'envie, le désir, ma confession, je ne sais pas vraiment ce qui m'avait poussé mais il m'avait fait cédé pour la troisième fois. Il allait se brûler les ailes mais il avait décidé de continuer. Si j'étais ne serais-ce qu'un peu plus courageux, j'aurais du le repousser. Le forcer à m'oublier. Mais je ne l'étais pas. J'aimais ce que je ressentais. J'aimais l'idée qu'il m'aime. Je n'étais qu'un égoïste

 

Sa bouche attrapant mon sexe dressé entre ses lèvres fit fuir une nouvelle fois toutes mes questions et je me cambrais de tout mon long. Mais vivement je me redressais, coupant court aux douces caresses qu'il me prodiguait. Un sourire charmeur étira mes lèvres et je le forçais à s'allonger sur le lit. Je changeais alors de position et gobait son sexe. Il ne mit pas longtemps avant de reprendre sa fellation, passant ses mains sur mes cuisses. Morgan était un expert et j'eus beaucoup de mal à tenir la distance. Mes mains passaient sur ses testicules, les malaxant pour lui donner plus de plaisir. Mais bientôt je ne pu plus tenir et j'éjaculais dans un bouche dans un râle. Morgan fit de même quelques minutes plus tard, se cambrant de tout son long.

 

Dans un sourire, je me retournais, reprenant ses lèvres avec fougue.

 

- Tournes-toi... Soufflais-je, en mordant légèrement sa lèvre inférieure.

 

Ses prunelles se tintèrent d'une légère hésitation avant d’acquiescer et de se retourner. Et lorsqu'il se mit sur le ventre, je compris pourquoi il avait hésité. Ses fesses étaient recouvertes de bleus virant au mauve. Mon cœur se serra et je me relevais immédiatement.

 

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Soufflais-je en le forçant à se retourner.

 

Il s'assit sur le lit dans une grimace et baissa la tête. Vivement, ma main se posa dans sa chevelure brune et je caressais se tête.

 

- Morgan... Dis-moi... Lui ordonnais-je, commençant vraiment à m’inquiéter.

- Il... Il ne pense pas à mal... Il pense que j'aime ça et c'est vrai que j'aime ça, enfin...

 

Il remonta ses jambes jusqu'à sa poitrine, regardant dans le vide.

 

- Ces derniers jours, j'ai été distant avec lui... Et il... Avec lui, c'est différent et...

- Tu le laisses te prendre sans préparation ! Le coupais-je ahuri.

- Je...

 

Son regard se gorgea de larmes et il baissa la tête, appuyant son front contre ses genoux relevés. Un soupire s'échappa de mes lèvres en réalisant que c'était de ma faute s'il s'était jeté à corps perdu dans cette histoire.

 

- Et j'imagine que tu as un mal de chien, non ? Fis-je, en me rapprochant de lui.

 

Pour toute réponse il haussa les épaules et je m'abaissais pour relever son visage et prendre ses lèvres en douceur. Le plus tendrement possible, je le fis s'allonger sur le lit, laissant mes mains parcoururent une nouvelle fois sa peau laiteuse. Lorsque l'air vint à nous manquer, je laissais mes lèvres descendre dans son cou.

 

- Éden... Souffla-t-il, d'une petite voix, je... Je ne sais pas si je pourrais.

 

Je me redressais, calant mes coudes de chaque côté de son visage. Dans un sourire, je passais mes mains dans ses cheveux, avant de venir frotter mon nez contre le sien.

 

- Ne t'inquiètes pas, je suis sûr que je peux arriver à te faire avoir un orgasme sans même te pénétrer...

 

**

 

La nuit était tombée depuis bien longtemps et la lune éclairait nos deux corps. J'étais allongé sur Morgan, la tête posée sur son torse. Sa main passait et repassait sur mes cheveux dans une caresse des plus apaisantes. Un bâillement s'échappa de mes lèvres et Morgan rigola légèrement.

 

- Tu devrais dormir, tu as assez donné de ta personne aujourd'hui, dit-il amusé.

- J'ai peur que tu essayes de t'enfuir si je le fais, répliquais-je en posant mon menton sur sa peau.

- Je ne le ferais pas.

- Promis ?

- Promis.

 

Un sourire étira mes lèvres et j'embrassais sa peau avant de croiser nos regards. Sa main vint replacer une mèche de cheveux derrière mon oreille.

 

- Si tu restes avec ton copain... Soufflais-je au bout d'un moment, ça fait de moi ta maîtresse ?

- Éden... Je... Dit-il en se crispant légèrement.

- Non ça me va...

 

J'embrassais une nouvelle fois sa peau, avant d'ancrer mon regard dans ses émeraudes, sincère.

 

- Je serais ton amant... Jusqu'à ce que tu te lasses de moi.

 

Et doucement, je me redressais pour capturer ses lèvres dans un doux baiser...

 

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Ne pars pas - Chapitre 12- Partie 2  (Ne pars pas...) posté le dimanche 23 février 2014 18:32

 Suite de la partie 1

Lorsque je fus en boxer, je me rapprochais de lui et mes doigts déboutonnèrent un à un les boutons de sa chemise. Nous ne nous parlions pas, et c'était peut-être mieux comme ça. Nous avions besoin de nous retrouver... Le reste viendrait plus tard.

 

Sa chemise tomba sur le sol et mon regard se posa sur une cicatrise encore rose sur son torse. Mes doigts se posèrent dessus, me rappelant Morgan, allongé sur ce lit d'hôpital. Mon cœur se serra à la seconde, mais il ne me laissa pas le temps de réagir, attrapant mes doigts et happant mes lèvres pour un baiser passionné. Si j'avais envie de lui, Morgan était au bord de l'explosion et vivement, je le guidais jusqu'au canapé et le fit se mettre sur le ventre, à genoux sur le sol.

 

Son dos strié de fines cicatrices n'en était pas moins attirant. Doucement, ne voulant pas lui faire mal, je m'abaissais pour mordiller sa nuque et pour déposer de légers baisers dessus. Un nouveau frisson le secoua et il me fallut beaucoup de force pour ne pas le prendre tout de suite. Mes lèvres continuèrent à descendre le long de sa colonne vertébrale avant d'atteindre son but. Lorsque j'arrivais à ses fesses, je laissais ma langue glisser le long de sa raie avant d'entrer dans sa cavité offerte. Un gémissement des plus sensuels s'échappa de ses lèvres alors que je le préparais de la manière la plus douce qui soit. Il du mettre une nouvelle fois sa main sur sa bouche alors que l'un de mes doigts venait rejoindre ma langue pour le préparer. Et je continuais ainsi, faisant mon maximum pour lui éviter toute souffrance.

 

Au bout d'un moment, je ne pu plus tenir et je me redressais, posant mes mains sur ses hanches. Mon torse se colla à son dos, avide de sa peau contre la mienne et je lui demandais de se retourner. Il le fit sans broncher et s'allongea sur le sofa avant que je ne vienne le rejoindre après avoir enlevé mon boxer. Étendu en dessous de moi, Morgan me regardait presque amoureusement et s'en était vraiment déconcertant.

 

Ses jambes s'enroulèrent autour de mes hanches, m’emprisonnant de tout son être. Nos lèvres se retrouvèrent pour un baiser infiniment doux et je laissais mon sexe titiller ses fesses, pour attiser un peu plus son envie de moi. Lorsque l'air vint à nous manquer, nos regards se croisèrent pour ne plus se lâcher. Et le plus lentement possible, j'entrais en lui.

 

- Tu m'as manqué aussi, Morgan... Avouais-je en sentant mon cœur se serrer sous cette contestation.

 

Et alors que je continuais à m'enfoncer en lui, nos lèvres se retrouvèrent pour un baiser des plus tendres. Mais la tendresse fut bien vite oubliée alors que je lâchais la bride de mon désir. Morgan se plia à ma volonté et le baiser qu'il me donna devint passionné. Ma main glissa entre nos deux corps et je commençais à le masturber, passant mes lèvres dans son cou. Mais bien vite, je sentis Morgan se crisper. Non pas de douleur mais parce qu'il réfléchissait et il ne le fallait pas. C'était trop tard, je ne pourrais plus m'arrêter. Vivement je revins ravir ses lèvres avant d'entamer des coups de reins de plus en plus amples et rapides.

 

Ses gémissements ne purent bientôt être continu. Je ne pu tenir le baiser bien longtemps et ma tête plongea dans son cou, étouffant des gémissements de plus en plus rauques. Deux mois et demi que je m'étais privé de sexe et voilà que je me libérais. J'étais en feu et totalement insatiable. Je voulais plus, beaucoup plus. Et Morgan le sentit aussitôt. Lorsque je me tendis, prêt à éjaculer en lui, mon amant releva son bassin, et je pénétrais un peu plus en lui. Un cri s'échappa de ses lèvres et nous nous libérâmes en même temps. Épuisé, je m’effondrais sur lui et il m'enlaça de ses bras.

 

Le corps luisant, la respiration saccadée, le temps passa et nous nous remettions peu à peu de ce que nous venions de faire. Aucun mots n'étaient échangés, mais pour dire quoi ? Nous avions besoin de parler et je savais tout comme lui ce qui allait se passer si nous le faisions. Mon désir refit peu à peu son apparition et je laissais mes lèvres glisser dans son cou, déposant des baisers humides sur sa peau. Mon sexe toujours en lui reprit une certaine vigueur. Lorsque je sentis les mains de Morgan descendre le long de mon dos avant de se poser sur mes fesses dans une caresse des plus excitantes, nos lèvres se retrouvèrent, enfiévrées. Nous avions un manque à combler, et je n'allais pas le laisser tranquille...

 

**

 

Je fus réveillé le lendemain matin par la sonnerie du portable de Morgan. Il se dégagea immédiatement de mon étreinte et attrapa l'appareil pour répondre. Au silence qui régnait dans la pièce, j'entendis sans aucun problème ce que cette personne était en train de lui dire.

 

- Morgan, je sais que je te réveille mais tu ne le regretteras pas. J'ai finis ma garde... Est-ce que je peux te rejoindre chez toi ?

 

Bizarrement, je n'avais aucun remords. Ce que nous avions fait cette nuit avait été merveilleux. Nous avions atteins l'osmose et j'étais persuadé qu'il ne pourrait jamais se mettre dans un tel état avec cet homme. Mais alors que je pensais que Morgan ressentait la même chose, il se tourna vers moi. De la panique, de la peur mais surtout de la peine, voici tout ce qu'il y avait dans son regard.

 

- Morgan ? Tu es là ?

- Je... Non, dit-il en détournant son regard du mien. Désolé mais je ne suis pas chez moi, j'avais du travail en retard alors je suis allé tôt ce matin au label.

- Il faut que tu lâches le boulot Morgan... Viens me rejoindre...

- Non, une prochaine fois.

 

Et il raccrocha sans plus atteindre. Je me redressais légèrement et posais ma tête sur mon bras, attendant de voir s'il allait revenir vers moi. Mais il ne le fit pas. Ce regard qu'il m'avait lancé tout à l'heure prouvait juste qu'il ne pouvait pas faire face. Il commença à se rhabiller nerveusement et je savais que ce qui s'était passé cette nuit était totalement terminé.

 

- Tu devrais t'habiller, fit-il froid, il ne reste que trois heures avant la réunion.

 

Je m'assis sur le canapé, plus perturbé que je ne l'aurais cru. Si Morgan arrivait à faire comme si de rien n'était, pour ma part, j'avais beaucoup de mal. J'attrapais son poignet alors qu'il me tendait mes vêtements.

 

- Morgan, soufflais-je, qu'est-ce que ça veut dire ? Cette nuit..

- Je ne sais pas, lâcha-t-il dans un soupire.

 

Je desserrais alors ma prise sur sa main, tentant de trouver une réponse dans son regard. Mais je ne vis rien. Il ne voulais pas y répondre, du moins pas maintenant. Cette nuit s'était effacée. Ce qu'il avait ressenti aussi. Et il m'en voulait trop pour recommencer cette histoire.

 

- Je... Je suis perdu Éden... Murmura-t-il en déposant mes vêtements sur le canapé près de moi.

 

Il se retourna et enleva le verrou de la porte avant de rajouter :

 

- A tout à l'heure... Pour la réunion...

 

Je ne pu m'empêcher de rire ironiquement. Ces dernières années, j'avais toujours été celui qui prenait mes jambes à mon cou, me fichant de ceux que je laissais. Et maintenant Morgan faisait la même chose et pour la première fois depuis longtemps, j'étais celui qui voulait plus.

 

Il referma la porte, tirant un trait sur cette nuit. Tirant apparemment un trait sur moi.

 

**

 

Ce fut tout essoufflé que j'arrivais au Label. J'avais été prendre une douche et me changer mais l'heure avait tourné plus vite que je ne l'aurais cru. J'ouvris la porte de la salle qui nous était réservée pour tomber nez à nez avec Morgan et je sursautais en croisant son regard.

 

- Désolé, je suis en retard, soufflais-je le souffle coupé.

 

Il ne répondit rien, se contentant d’acquiescer et alla s'asseoir devant son piano. J'allais alors rejoindre mes amis qui m'attendaient. Ils étaient au courant de ce qu'il y avait entre moi et Morgan mais étaient décidés à faire comme si de rien était et j'étais plus que d'accord avec ça. C'est à ce moment là que je vis Alex, notre manager, assis sur la petite scène de répétition.

 

- Qu'est-ce que tu fais là ? Demandais-je en fronçant les sourcils.

- Je suis venu pour vous parler un peu de la conférence de presse de demain, vu que le directeur tient à ce que vous ayez votre après-midi de libre pour vous reposer à cause de demain, Morgan a accepté que j'empiète un peu sur vos répétitions.

- Dis plutôt que tu ne le lui a pas vraiment laissé le choix, souffla Kelly en rigolant légèrement.

 

Alex la fusilla du regard avant de se lever, des papiers à la main.

 

- Ce que je constate c'est que tu es beaucoup moins assidu que pendant la tournée ! S'écria-t-il dans un large sourire.

 

Il me tendit alors les feuilles et je les pris sans broncher, mais je me figeais en entendant la suite de sa plaisanterie.

 

- J'espère que c'était un bon coup parce que vu les deux mois et demi d’abstinence que tu viens de passer à te frustrer, il avait intérêt de tenir le rythme.

 

Du coin de l’œil, je vis Morgan lever la tête et regarder Alex surpris, tandis que les membres du groupe se crispait attendant ma réaction. Mais je ne voulais pas réagir. Vivement je baissais la tête et me calais dans mon siège.

 

- Je croyais que tu venais ici pour travailler, pas pour tenir un compte sur ma vie sexuelle, maugréais-je les dents serrées.

 

Alex écarquilla les yeux avant de tousser, légèrement décontenancé par ma réplique. Il se mit à parler de la conférence de presse et je l'écoutais assidûment, tentant de ne pas céder au regard insistant de Morgan posé sur moi...

 

**

 

Cela faisait une demi-heure que j'étais rentré et j'étais devant mon micro-ondes, attendant que les minutes défilent devant moi. Lorsque le bip retentit, je sortis mon plat et le vidais dans mon assiette, mais je fus interrompu par la sonnerie de la porte d'entrer. Un soupire s'échappa de mes lèvres alors que je pensais que c'était Liz. Elle avait arrêté de m'appeler, me laissant culpabiliser dans mon coin et j'avais décidé d'aller la voir à la fin de sa journée de cours. Mais apparemment elle n'avait pas lâcher prise. Vivement j'ouvris la porte un grand sourire aux lèvres, pour me figer aussitôt.

 

Devant moi, se trouvait Morgan. De légères rougeurs parsemaient ses joues et son regard posé sur moi était indescriptible.

 

- Morgan ? Soufflais-je surpris, qu'est-ce que tu...

 

Mais je n'eus pas le temps de continuer car les lèvres de mon amant avaient pris d'assaut les miennes. Ses mains passèrent directement dans mes cheveux alors qu'il mordait légèrement mes lèvres entrouvertes. D'un mouvement, il me força à reculer et d'un geste il ferma la porte avant de me plaquer contre le mur. Surpris, je ne fis pas un seul geste alors qu'il reprenait mes lèvres avec avidité. Que lui arrivait-il ? Qui était cet homme là, devant moi ?

 

Alors qu'il descendait ses lèvres dans mon cou, je ne pu m'empêcher de penser à son rejet de se matin et mon sang se glaça dans mes veines. Que cherchait-il auprès de moi ?

 

- Tu n'as pas un petit ami à rejoindre pour ça ? Demandais-je agacé.

 

Il se tendit légèrement et leva la tête pour croiser mon regard dur. Pourtant alors que je pensais qu'il allait s'en aller vexé, il tomba à genou devant moi et ses mains se posèrent sur ma ceinture, frôlant mon intimité gonflée malgré moi. Un petit sourire en coin étira ses lèvres et il releva la tête amusé.

 

- Deux mois et demi sans sexe, dit-il d'une voix charmeuse, tu dois être en manque.

 

Sa voix terriblement sensuelle me fit frissonner et je déglutis péniblement. J'avais fait de lui un monstre, un démon terriblement excitant.

 

- Ne t’inquiètes pas pour ça, soufflais-je vexé, je m’apprêtais à sortir pour m'en occuper.

 

Son regard se fit alors dur et il glissa sa main dans mon boxer, m'arrachant un cambrement des plus violents. Je du me tenir à la commode près de moi et de son autre main il fit tomber mon boxer et mon pantalon au sol. J'aurais pu l'éloigner de moi, là, maintenant, mais je ne voulais pas. Je me mentais à moi même et je savais au fond de moi pourquoi, mais je ne voulais pas encore une fois lui céder pour le voir partir comme ce matin.

 

Pourtant, lorsque sa langue lécha le bout de mon sexe, toutes mes résolutions pour l'écarter s'envolèrent en fumée et je balançais ma tête en arrière. Ses mains se posèrent sur mes fesses, me caressant sans aucune pudeur. Sa langue s'enroula autour de mon pénis et je ne pu empêcher des gémissements rauques de s'échapper de mes lèvres. Inconsciemment, ma main se posa sur sa tête, l'accompagnant dans ses mouvements alors qu'il me prenait véritablement en bouche. Comment faisait-il pour m'exciter à ce point ? Une succion plus prononcée que les autres balaya toutes mes questions et je ne pensais plus à rien, savourant les caresses de Morgan, cédant complètement.

 

La bouche de Morgan sur mon sexe tendu me fit bientôt voir les étoiles et dans un gémissement à la limite du râle, j'éjaculais en lui, me cambrant de tout mon long. Morgan avala ma semence et releva la tête, un sourire fier ornant ses lèvres.

 

- Tu veux encore me faire partir ? Demanda-t-il ironiquement.

- Je te déteste, murmurais-je avant de tomber à genou devant lui et de le faire basculer sur le sol, emprisonnant ses lèvres dans un baiser des plus sauvages, pour lui faire l'amour à même le sol...

 

**

 

Ce fut la sonnette de la porte d'entrée qui me réveilla en sursaut et je levais la tête pour voir Morgan, figé, en train de remettre son pantalon. Mes sourcils se froncèrent immédiatement en comprenant ce qu'il était en train de faire.

 

- Tu allais vraiment te barrer pendant que je dormais ? M'écriais-je agacé de le voir ainsi prendre la fuite alors que c'était lui qui était venu ici.

 

Il voulut me répondre quelque chose mais fut coupé par la sonnette qui retentit une nouvelle fois. Dans un soupire je me levais et attrapais un boxer pour l'enfiler.

 

- Restes-là, dis-je ne lui laissant pas le temps de répondre, sortant de la pièce.

 

Je marchais d'un pas rapide jusqu'à la porte que j'ouvris furieusement. Mais le regard triste de Liz me calma aussitôt.

 

- Tu n'as pas le droit de m'ignorer comme ça Éden, souffla-t-elle d'une petite voix en entrant dans mon appartement.

- C'est pas vraiment le bon moment Liz... Dis-je en regardant nerveusement la porte de ma chambre.

- Mais ça ne sera jamais le bon moment si je te laisse faire les choses ! S'écria-t-elle cette fois en colère, J'ai fait une bêtise, j'aurais du te parler de lui, je suis...

 

Mais elle s'arrêta net en voyant Morgan sortir de ma chambre. Il s'était rhabillé et passa près de nous la tête baissée.

 

- Je dois y aller, désolé... Souffla-t-il en voulant sortir.

 

Mais je le retins par le bras, le regard noir.

 

- Morgan ! Répliquais-je durement.

- Je dois y aller, trancha-t-il en défaisant ma prise sur son poignet.

 

Et il partit. Rageusement je claquais la porte avant de lâcher un « Putain » furieux et d'aller m'asseoir sur le canapé, sous le regard surpris de ma sœur.

 

- Tu... Tu as recouché avec lui ? Demanda-t-elle, n'ayant pas bougé d'un pouce.

- Non il est juste venu dormir ici Liz ! Répliquais-je ironiquement.

 

Un soupire s'échappa de ses lèvres et elle vint s'asseoir à mes côtés, passant sa main dans mes cheveux.

 

- J'ai rien tenté, dis-je en haussant les épaules, voir son nouveau mec m'a plutôt refroidi. Mais hier, on s'est retrouvé tous les deux et... Je ne vais pas te faire un dessin. Et puis ce matin, il est parti comme il vient de le faire.

- Ce matin ? Demanda Liz, étonné.

- On s'est vu en répétition, et il a fait comme si rien ne s'était passé, puis Alex a dit que je n'avais couché avec personne pendant la tournée et il est venu me rejoindre à l'appartement... J'ai à peine eu le temps de ouf qu'on le faisait encore.

 

Je passais mes mains sur mon visage, las de toute cette comédie.

 

- Je sais pas ce qui me prend Liz... Avouais-je sentant mon cœur se serrer.

 

Sa tête vint se poser sur mon épaule et elle me serra dans ses bras.

 

- Tu sais, lança-t-elle après un moment, son mec, Jules, c'est un vrai con... Il ne t'arrive pas à la cheville... Et je pense que Morgan le sait vu qu'il recouche avec toi, le truc... Le truc c'est qu'il veut être en couple... Il veut se sentir protéger et même s'il est toujours amoureux de toi... Toi, tu ne veux pas lui offrir ça...

 

Je ne répondis rien, calant ma tête sur le dossier du canapé, les yeux rivés sur le plafond. J'avais l'impression d'avoir été pris une nouvelle fois pour un con et cela m'énervait au plus haut point. Je ne voulais pas de tout ça. Et s'il ne voulait pas de ça non plus, pourquoi me cédait-il ?

 

- J'ai quitté Joshua...

 

Je tournais vivement la tête vers elle pour la trouver au bord des larmes.

 

- Depuis quand ? Demandais-je surpris.

- Depuis hier... Souffla-t-elle en se remettant droite, enfin depuis le jour où il t'a interdit de voir Morgan ça n'allait plus trop, mais je suis amoureuse de lui alors... J'ai voulu continuer et je pensais que ça allait marcher, mais tu es revenu et sa colère est revenue avec toi...

- C'est à cause de moi ? M'écriais-je, ayant peur de comprendre.

- Non... Enfin pas de toi précisément.

 

Un soupire s'échappa de mes lèvres et je me levais. Elle laissa échapper ses larmes, les essuyant vivement.

 

- Liz... Dis-je calmement, tu ne peux pas te séparer de ton copain parce qu'il ne m'aime pas...

- Ce n'est pas qu'il ne t'aime pas, c'est qu'il te déteste ! Fit-elle dans un sanglot, il t'en veux d'avoir lâcher Morgan, il n'essaye même pas de...

- De quoi, de comprendre ? La coupais-je vivement, mais personne ne peux le comprendre à part ceux qui ont connu Lucas... Il ne sait rien Liz, tout ce qu'il voit en moi c'est un mec qui s'est servi de son frère et qui l'a largué quand c'est devenu plus sérieux, si j'étais à sa place j'aurais fait bien pire que de m'interdire de voir Morgan...

- Ne me fais pas croire que tu ne lui en veux pas !

- Pourtant c'est le cas.

 

Liz releva la tête vers moi, totalement sous le choc.

 

- Il a protégé son frère comme toi tu l'as fait avec moi, tu ne devrais pas lui en vouloir pour ça, dis-je en allant dans la salle de bain, pour aller me doucher et oublier cette après-midi qui avait très mal fini.

 

**

Suite dans la partie 3

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Ne pars pas - Chapitre 12 - Partie 1  (Ne pars pas...) posté le dimanche 23 février 2014 18:26

 

Cela faisait quelques heures que j'étais dans ce bar et j'étais complètement saoul. Mon portable près de moi ne faisait que vibrer mais je ne décrochais pas, sachant parfaitement de qui il s'agissait. Liz.

 

Un soupire s'échappa de mes lèvres alors qu'un autre homme s'approchait de moi. Mais je n'avais pas envie de lui. Non, j'avais envie de Morgan. Mais lui ne me voulait plus. Dans un nouveau soupire, je déposais de l'argent sur le comptoir et sortis du bar avant que l'homme n'arrive vers moi. Il me fallut un long moment avant de rentrer chez moi, l'alcool n'aidant pas ma marche.

 

- Éden ?

 

Je relevais la tête pour découvrir le regard désolé de ma sœur. Un regard que je ne voulais pas voir posé sur moi. Je vacillais légèrement et du me rattraper au mur pour ne pas tomber. Liz vint tout de suite près de moi, mais je la rejetais, le regard noir.

 

- Éden... Fit-elle surprise, je veux juste t'aider.

- Comme tu m'as aidé en me mentant pendant deux mois et demi ? M'écriais-je en colère.

- Je ne t'ai pas menti...Souffla-t-elle, d'une petite voix.

- Et le gars qui était avec lui ce soir, c'était juste un ami j'imagine !

 

Liz se figea et j'ouvris la porte de mon appartement. Elle voulut y entrer à son tour mais je l'en empêchais, le regard plus noir que jamais.

 

- Je suis désolée... Dit-elle tristement.

- Tu m'as entraîné là-dedans... Déclarais-je dans une grimace, Je ne voulais pas aller plus loin avec lui, mais tu as fait en sorte que je m'attache à lui... Tu m'as fait croire que... Que je pourrais l'oublier...

 

Mon cœur se serra en pensant à Lucas. L'homme que j'aimais plus que tout et que je trahissais...

 

- Je ne suis pas... Commença Liz, au bord des larmes.

- Je veux pas te voir, la coupais-je la voix dure, peut-être demain, mais là... Je t'en veux.

 

Et sans attendre, je fermais la porte au nez de Liz. Je me sentais mal et tout ce que je voulais à cet instant c'était dormir, et oublier cette peine qui me rongeait.

 

**

 

Lucas arriva dans l'appartement, et un sourire étira ses lèvres en voyant Éden assis sur la table recouverte de bouquins.

 

- Comment va mon étudiant studieux ? Dit-il en posant son sac de voyage sur le sol.

- Mieux depuis que tu es là, souffla le brun en se levant.

 

Il rigola légèrement et s'approcha d’Éden avant de l'entourer de ses bras protecteurs. Leurs lèvres se retrouvèrent pour un baiser des plus doux et Éden remonta ses mains dans la chevelure noir ébène de son petit ami.

 

- Alors comment s'est passé le week-end avec Papa et Maman ? Demanda Éden, dans un sourire.

- Pas aussi bien que si tu étais là ! Répondit Lucas en déposant un baiser furtif sur sa joue. En plus Baptiste n'arrêtait pas de me demander si tu nous rejoindrais...

 

Lucas serra alors Éden contre lui et ses mains passèrent sur le tee-shirt de son amant dans une caresse plus qu'explicite. Il ne fallut pas longtemps à Éden pour se laisser convaincre et bientôt ils se retrouvèrent sur le lit à s'embrasser passionnément.

 

Le brun se redressa au dessus d’Éden et dans un sourire charmeur il déboutonna sa chemise avant de la jeter par terre. Les sourcils d’Éden se froncèrent en découvrant le pansement sur le torse de son amant, juste au niveau du cœur.

 

- Tu t'es blessé ? Demanda Edwin en se relevant sur les coudes.

- Non, mieux que ça... Répliqua Lucas amusé, un soir avec Baptiste on est sortit en ville et on s'est fait tatouer.

- Tatoué ? S'écria Éden en écarquillant les yeux, tatouer quoi ?

 

Le sourire de Lucas s'élargit un peu plus et ses mains se posèrent sur le pansement qu'il commença à retirer. Les yeux d’Éden s'ouvrirent un peu plus en découvrant son prénom tatoué sur la peau de son amant.

 

- Lucas... Souffla Éden, de légères rougeurs parsemant ses joues.

 

La main de son petit ami se posa sur la joue du châtain et il s'abaissa pour ravir une nouvelle fois ses lèvres pour un baiser des plus amoureux.

 

- Mon cœur t'appartient, comme tout le reste... Murmura-t-il tout contre les lèvres de son petit-ami.

- Je t'aime...

 

Les larmes aux yeux, Éden avait soufflé cette dernière phrase comme une évidence. Ses doigts se posèrent sur le tatouage, touchant la peau marquée.

 

- Je vais m'en faire un aussi, Dit-il en laissant couler une de ses larmes.

- J'y compte bien ! Répondit Lucas en rigolant.

 

Et sans plus attendre, il reprit les lèvres de son amant pour un baiser des plus enfiévrés...

 

**

 

Je me réveillais en sursaut, le cœur serré comme jamais. Ma main se posa sur mon tatouage représentant les initiales des Light Shade. Finalement, je n'avais pas fait ce tatouage. Je n'en avais pas eu le temps. Dans un soupire, je me redressais. Mon regard se posa sur mon téléphone et mon cœur se serra un peu plus en me rendant compte qu'il ne me restait plus qu'une heure avant mon entrevue avec Morgan.

 

Liz avait essayé de m'appeler pendant tout le week-end, mais je n'avais pas décroché. Je lui en voulais. Si elle m'avait dit que Morgan voyait quelqu'un, j'aurais pu tourner la page au lieu de me morfondre de l'avoir laissé ainsi. Et maintenant, je passais pour l'idiot.

 

Je finis par me lever complètement avant d'aller prendre une douche et m'habiller. J'allais ensuite prendre un petit déjeuner et j'entendis la porte d'entrée sonner. Pensant que c'était Liz, je finis par céder et allait ouvrir, pour tomber nez à nez avec Baptiste.

 

- Je me suis dit que tu aurais du mal à aller à la réunion, souffla-t-il en entrant sans attendre de permission, alors je me disais que j'allais venir te chercher, pour ne pas te laisser le choix.

- J'allais partir, dis-je légèrement vexé, je suis encore capable de séparer le boulot et mes plans culs.

- Ah oui, belle façon de le montrer en te faisant le guitariste du groupe et le compositeur.

 

Je lui envoyais un regard noir et il éclata de rire, attrapant ma veste pour me la lancer.

 

- Aller, en route ! S'écria-t-il gaiement.

 

**

 

Cela faisait une heure que nous étions dans la salle qui nous était réservée et j'étais assis sur une chaise, accordant ma guitare plus pour chercher à m'occuper que par réelle nécessité. Tout le monde était autour de Morgan et lui racontait notre tournée. Mais j'étais incapable de faire comme si de rien n'était.

 

Je m'en voulais d'avoir cédé. D'avoir espéré. J'avais accablé Liz avec mes mots durs, mais tout était de ma faute. C'est moi qui avait commencé cette histoire. C'est moi qui m'était laissé allé dans mes sentiments.

 

- Je reviens, je dois prendre l'air... Soufflais-je en me levant et en rangeant ma guitare.

 

Il fallait que je sorte, et que je m'éloigne de lui, maintenant.

 

**

 

J'avais trouvé refuge sur le toit du label. Assis à même le sol, le dos collé contre un mur, mon regard se posait sur la ville en pleine effervescence. Je n'arrivais pas à faire comme si de rien n'était. Je n'arrivais pas à oublier. Pourquoi fallait-il que je finisse blessé à chaque fois ? Je repensais à ce gars, grand, blond, musclé, rien à voir avec moi. Morgan se tapait tout ce qui bougeait, mais à voir la soirée romantique, c'était bien plus qu'un gars d'une nuit. C'est ce qu'il voulait. Être en couple. Je l'avais toujours su. Et je lui avais dit que je serais capable de m'effacer s'il le trouvait. Mais j'en était incapable.

 

Je devais l'avouer, il avait réussi à trouver sa place dans mon cœur. Il avait réussi à faire en sorte que mon père aime ma musique et ça, je ne pourrais pas l'oublier. J'avais accepté d'avoir des sentiments pour lui et deux mois et demi n'avaient pas suffit à me les faire oublier. Mon regard se posa dans le vide, me rappelant peu à peu le moment précis où je lui avais céder...

 

 

Les répétions venaient de se terminer et tout le monde était parti. Tout le monde sauf moi et Morgan, comme d'habitude. Nous partagions le petit banc de son piano et je tentais de reproduire les quelques notes qu'il jouait, mais c'était un véritable échec.

 

- Je suis nul ! Soufflais-je en passant ma main dans mes cheveux.

- C'est juste parce que tu ne te concentres pas ! Répondit Morgan amusé.

- De toute façon je préfère la guitare au piano, ça fait plus jeune.

 

Morgan leva les yeux au ciel et attrapa le journal devant lui pour y jeter un coup d’œil. Son regard se posa alors nerveusement sur moi et je fronçais les sourcils, surpris.

 

- Quoi ? Demandais-je aussitôt

- Je... Ils passent des vieux films ce soir au cinéma... Dit-il, d'une petite voix.

- Sérieux ?

 

J'attrapais le journal et commençais à regarder la programmation. J'étais un fan inconditionnel des vieux films et je devais cette passion à ma mère, aussi accro que moi.

 

- On... On pourrait peut-être y aller ensemble... Souffla Morgan le rouge aux joues.

 

Je me tendis à la seconde et le regardais. Il ne bougeait pas attendant nerveusement ma réponse. Se rendait-il compte de ce qu'il me proposait ? Un rendez-vous ? Ça ne faisait pas partie de notre deal. Morgan était mon plan cul et rien d'autre. C'est à cet instant que je me rendis compte de ce qu'il s'était passé cette semaine. Chacune de mes nuits, je les avais passées avec lui. J'allais trop loin, je me laissais trop aller avec lui. Je pris alors soudainement peur et je posais le journal sur le piano en me levant.

 

- Non, désolé, répondis-je en évitant son regard, j'ai des choses à faire.

 

Mais Morgan attrapa ma main, me forçant à me retourner.

 

- J'y serais moi... Fit-il prenant conscience de ce qu'il se passait, alors dès que tu auras fini tes trucs, envoie-moi un message et... Et je viendrais.

- Je sais pas, je verrais, répliquais-je, en retirant vivement ma main.

 

J'attrapais alors mes affaires et me retournais, avec une seule idée en tête, le fuir...

 

**

 

Cela faisait une heure que j'étais accoudé à ce comptoir et je n'avais pas encore choisi ma proie. La vérité, c'était que je n'en avais pas vraiment envie. Mon esprit ne faisait que me montrer l'image de Morgan, assis seul dans cette salle de cinéma. Et s'il rencontrait quelqu'un lors de cette séance ? Notre histoire s'arrêterait là. Comme je lui avais promis.

 

Le souci, c'était qu'avec lui, je ressentais beaucoup plus qu'avec les autres. L'orgasme à tous les coups et des discussions à tout va. Nous nous accordions sur tous les points. C'était un plan cul qui me grisait et je n'avais pas envie de le laisser m'échapper maintenant.

 

- Fais chier... Lâchais-je dans un soupire avant de me lever.

 

**

 

Il ne me fallut que quelques minutes pour arriver au cinéma et je pris ma place ainsi que du pop-corn. Morgan était assis au milieu, son portable en main, hésitant apparemment à faire quelque chose. Un sourire moqueur étira mes lèvres et j'allais m'asseoir près de lui, le faisant sursauter.

 

- Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda-t-il surpris.

- Pas la peine de m'appeler, je suis là, répliquais-je en rigolant légèrement.

 

Des rougeurs parsemèrent les joues de mon amant et j'eus la confirmation de ce que je pensais.

 

- Je croyais que tu avais des trucs à faire ? Dit-il, tentant de reprendre une certaine contenance.

 

Je haussais les épaules, ne voulant pas lui donner la vraie raison de ma venue ici. Je lui tendis du pop-corn et il en prit une poignée.

 

- C'est pas un rencart Morgan, soufflais-je en voyant son petit sourire, mais je vais sûrement te peloter pendant le film et te ramener chez moi.

 

Morgan éclata de rire et il se cala dans son siège, un sourire triomphant sur son visage...

 

Un soupire s'échappa de mes lèvres et je calais ma tête contre le mur. C'était là que j'avais décidé de le laisser entrer en moi. J'avais succombé à toutes ces petites attentions et voilà où nous en étions...

 

- C'est bon, tu as assez pris l'air ?

 

Je sursautais et relevais la tête pour croiser le regard rieur de Félix. Il éclata de rire et vint s'asseoir près de moi.

 

- Tu ne devrais pas répéter ? Demandais-je surpris de le voir à mes côtés.

- Je pourrais te retourner la question, Répondit-il en haussant les épaules, pourquoi est-ce que tu restes ici ?

 

Je ne répondis pas, me contentant de poser mon regard droit devant moi. Je l'entendis soupirer, avant de passer ses mains sur son visage.

 

- Tu sais, dit-il, après un temps, il n'a pas arrêter de te lancer des regards... Je ne pense pas que ce soit réellement fini...

- Il est avec quelqu'un d'autre, le coupais-je froidement.

- Et depuis quand ça te dérange ?

- Et depuis quand tu veux qu'on recommence à coucher ensemble ? Je croyais que je n'étais qu'un connard qui n'en avait rien à faire du groupe.

 

Il me regarda un instant sans rien répondre, puis il se rapprocha légèrement de moi.

 

- Tu es un connard, c'est vrai, commença-t-il dans un sourire, mais la seule fois où je t'ai vu aussi triste c'était...

- Arrêtes... Soufflais-je, sachant très bien ce qu'il allait dire.

- Tu ne crois pas que Lucas serait content de te voir avec quelqu'un d'autre ?

 

Ce fut trop pour moi et je me levais, le regard noir.

 

- Tu n'es pas Lucas, m'écriais-je les poings serrés, Tu ne sais pas ce qu'il pourrait dire !

- Ça fait 5 ans maintenant Éden... Souffla-t-il dans une grimace,

- Fous-moi la paix.

 

Et sans plus attendre, je retournais dans le label, furieux.

 

**

 

J'avais trouvé une salle de libre dans le label et y avait trouvé refuge. Je n'avais pas voulu rejoindre les autres pour ne pas avoir à subir leurs questions. Bien vite, mes doigts sur ma guitare commencèrent à jouer la mélodie Morgan. Mais je n'eus pas le temps de vraiment l'entamer que la porte de la salle s'ouvrit à la volée, dévoilant Morgan. Et son regard furieux ne présageait rien de bon...

 

- Qui te l'a donnée ?! S'écria-t-il en colère.

 

Je ne répondis rien, me contentant de le fixer.

 

- Tu n'as pas le droit de la jouer, reprit-il au bord des larmes.

 

Son regard se posa sur les partitions près de moi et je décidais de me lancer.

 

- Cette musique a été écrite pour moi ? Demandais-je tentant d'empêcher mon cœur de battre aussi fort.

 

Morgan se crispa et il se mit à fuir mon regard, mal à l'aise.

 

- Non... Souffla-t-il dans une légère grimace.

- Tu mens, répliquais-je en ricanant, agacé qu'il ne puisse même pas l'avouer.

 

Je me redressais et rangeais ma guitare. S'il voulait mentir et faire comme si de rien n'était, très bien. Mais je n'étais pas prêt à jouer au même jeu.

 

- Tu l'as jeté, fis-je en haussant les épaules et en mettant ma guitare sur mon dos, alors maintenant cette chanson m'appartient.

 

Mais alors que je passais près de lui dans le but de sortir, il explosa, furieux.

 

- Tu prends un malin plaisir à faire ce que tu veux comme d'habitude, sans penser aux conséquences ! Dit-il d'une voix glaciale que je ne le connaissais pas.

 

Je me figeais aussitôt, posant mon regard sur lui.

 

- ça vaut pour la musique ou pour nous ?

 

Il ne répondit pas et cela m'agaça encore plus. Il se mettait en colère et n'était même pas capable de continuer. J'avais merdé, certes, mais il semblait s'en être plutôt bien remis...

 

- Tu as un nouveau petit ami, alors tu n'as pas eu trop de mal à supporter les dernières conséquences... Lâchais-je en me retournant.

- C'est facile de croire ça ! S'écria-t-il en attrapant mon bras, tu m'as fait tombé amoureux de toi et tu m'as plaqué !

 

Je dégageais mon bras de sa prise, le regard plus dur que jamais.

 

- Je t'avais dit de ne pas tomber amoureux de moi ! Dis-je les dents serrées.

 

Un voile de tristesse parsema ses prunelles et je sus à la seconde que je l'avais blessé. Pourtant c'était la vérité. Je lui avais dit de ne pas tomber là-dedans... Et il l'avait fait, m'obligeant à sombrer avec lui.

 

- Tu n'es qu'un connard ! Cria-t-il, hors de lui, libérant enfin sa colère, si tu ne voulais pas de sentiments, tu n'avais qu'à pas m'en donner. Parce que c'est ce que tu as fait pendant ces mois ! Tu n'as pas arrêté de me faire croire que tu ressentais quelque chose pour moi...

 

Mon cœur se serra dans ma poitrine alors que je ne voulais pas entendre ça. Je ne voulais pas qu'on me rabâche mes erreurs comme ça. Je savais ce que j'avais fais et je n'avais pas besoin de l'entendre. Vivement je me retournais pour partir, mais Morgan ne me laissa pas faire, me forçant une nouvelle fois à me retourner.

 

- Comme d'habitude, tu prends la fuite ! S'exclama-t-il, le regard noir, Tu... Tu aurais pu. Tu aurais pu venir me voir, ou m'appeler ne serait-ce qu'une fois...

- Je n'ai rien à voir avec ton accident ! Répondis-je sur le même ton, et notre aventure était terminée.

- A ton avis, pourquoi j'étais avec ce type...

 

Me planter un poignard en plein cœur eut le même effet s'il l'avait fait. Alors c'était de ma faute... Son accident, c'était finalement de ma faute... Sa main desserra son étreinte et il laissa couler ses larmes. Un rire terriblement ironique s'échappa de ses lèvres et il reprit d'une petite voix :

 

- Tu n'es pas responsable de cet accident... Mais tu n'as pas fait mieux. Tu m'as détruit Éden... De la pire manière qui soit.

 

Mon cœur me fit atrocement mal alors que je voyais qu'il souffrait atrocement.

 

- Je regrette... Chaque jour, je regrette de t'avoir connu...

 

Mes yeux s'écarquillèrent en entendant ça et il se retourna avant de sortir de la salle. Et je ne fis rien pour le retenir. A quoi bon ? Il souffrait avec moi. Et il continuerait de souffrir si je faisais quelque chose. Finalement, Joshua avait eu raison de m'interdire de le voir... Car je ne pourrais jamais lui offrir ce qu'il voulait...

 

**

 

J'étais resté dans cette petite pièce. Je savais que si je rentrais chez moi, j'aurais la visite de Liz et je ne voulais pas la voir. Du moins pas encore. Je devais aller m'excuser, mais je voulais retarder les choses. Et puis, avec la répétition que j'avais manquée, je n'avais pas pu retravailler les chansons à améliorer pour l'enregistrement de l'album.

 

J'étais donc allé dans la salle réservée aux Light Shade pour trouver les notes que Morgan avait certainement laissé. Mais au bout d'un moment, ma concentration me fit défaut et les paroles de Morgan me revinrent en mémoire. Je l'avais détruit... Mais ne l'avais-je pas prévenu ? Ne lui avais-je pas dit de ne rien attendre de moi ? Mais comme me l'avait dit Baptiste, mes gestes me contredisaient. Je lui avait donné l'impression d'être en couple. Je l'avais fait m'aimer.

 

Un soupire s'échappa de mes lèvres et je commençais à rejouer la mélodie de Morgan, fermant les yeux et une nouvelle fois les paroles vinrent d'elles-mêmes.

 

- Tu m'as manqué...

 

Surpris, j'ouvrais les yeux entendant la voix de Morgan et le trouvait là, devant moi, le regard brillant.

 

- Et cette musique, je l'ai composé à cause de ça... Dit-il d'une petite voix.

 

Il détourna le regard et je ne pus empêcher mon cœur de s'endiabler dans ma poitrine.

 

- Ta chanson... Ce que tu en as fait... C'est magnifique, souffla-t-il, si tu la veux vraiment alors, prends-là...

 

Qu'est-ce qui avait changé ? Qu'est ce qui l'avait fait changer d'avis ? Pourquoi était-il revenu ? Comment faisait-il pour être ainsi indulgent ? Je devais arrêter de le vouloir. Je devais arrêter de le faire souffrir inutilement. Je devais le laisser vivre son histoire d'amour avec cet homme. Mais je n'y arrivais pas. Sans vraiment que je comprenne pourquoi ou comment, j'arrivais vers lui et le forçais à se retourner. Nos regards se croisèrent pour ne plus se lâcher. S'il me repoussait là, maintenant, tout serait vraiment fini. S'il le voulait vraiment, je pourrais ne plus rien tenter. Mais il ne fit rien. Et lorsque je m'avançais, il parcouru le reste de la distance et nos lèvres se retrouvèrent pour un de ces baisers qui m'avait tant manqué.

 

Mon cœur se mit à battre à tout rompre et toutes mes barrières tombèrent aussitôt. Il m'avait manqué lui aussi. Pendant deux mois, je n'avais fait que penser à lui. J'avais rêvé de ces lèvres sur les miennes, de sa peau contre la mienne, de ses mains sur mon corps...

 

Un frisson secoua sa peau lorsque nos langues se retrouvèrent, intensifiant ce magnifique baiser. Ma main se posa sur sa nuque pour le rapprocher de moi, avide de ce contact. Ses bras se posèrent autour de mes hanches et je laissais mon autre main passa sous son tee-shirt. L'air vint à nous manquer et nous nous séparâmes un instant, sans cesser de nous regarder. Je ne voulais pas le laisser réfléchir comme je ne voulais pas le faire moi-même. Vivement, je le plaquais contre la porte de la salle. Ma main glissa vers la serrure et je la fermais à clé.

 

Mes lèvres se posèrent alors sur sa mâchoire et je remontais doucement sur sa peau, savourant son goût qui m'avait tant fait défaut. Nos lèvres se retrouvèrent pour un baiser des plus langoureux et quand nous nous séparâmes, nos regards se croisèrent pour ne plus se lâcher. J'avais envie de lui maintenant et je ne pouvais plus m'arrêter. Mes mains remontèrent sur ses épaules et je fis tomber sa veste avant d'effleurer ses lèvres des miennes. Sans attendre, je tombais à genoux devant lui, incapable de rompre le contact visuel, de peur qu'il ne m'échappe. Mes mains se posèrent sur sa braguette et j'enlevais avant de faire tomber son pantalon et son boxer sur ses chevilles. Son sexe était dressé par toutes mes attentions et je n'avais plus qu'une envie, le prendre en bouche. Un sourire étira mes lèvres et j'attrapais son membre entre mes doigts, avant de passer ma langue dessus. La respiration de mon amant s’accéléra et sa main se posa sur mes cheveux, m'intimant d'aller plus loin. Et c'est ce que je fis immédiatement, le prenant en bouche et le faisant gémir et fermer les yeux sous le plaisir qu'il ressentait.

 

Sensuellement, je commençais ma fellation, m'appliquant comme jamais encore je ne l'avais fait. Mes succions sur son membre l'obligeaient à se mordre la lèvre pour ne pas gémir et ne pas crier, ce qui ne faisait qu’accroître mon envie de lui. J'oubliais tout ce qui n'était pas nous. Notre séparation, notre dispute, son petit-ami, et même Lucas. Là, maintenant, il n'y avait que lui....

 

Pour augmenter son plaisir, mes mains passaient sur ses cuisses et ses fesses, des caresses langoureuses qui eurent bientôt raison de lui. Dans un gémissement qu'il ne pu retenir, Morgan se répandit dans ma bouche, son corps cambré comme jamais. Un sourire aux lèvres, je remontais vers lui pour voir ses traits déformés par l'orgasme que je venais de lui donner. Il ne tarda pas à ouvrir ses yeux et sans plus attendre, je commençais à me déshabiller devant lui. J'avais envie de lui et cette fois, je savais que je pourrais aller jusqu'au bout. Ces deux mois et demi avaient maintenant raison de moi et je ne voulais plus ni parler, ni réfléchir. Je voulais profiter de l'instant présent... Avec lui.

Suite dans la partie 2

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