Beauté inaccessible -16-  (Beauté inaccessible) posté le mercredi 14 octobre 2009 18:40

Une looooongue suite mes p'tits lou !!!!! j'espère qu'elle vous plaira <3


Je me réveillais seul dans mon lit le lendemain matin, une bonne odeur de crêpes dans l'air. Un soupire sortis d'entre mes lèvres à l'idée que dans quelques minutes tu serais devant moi. Pourquoi es-tu resté Noah ?

J'attrapais mon boxer et l'enfilais, puis me dirigeais vers le placard afin de mettre un pyjama. Autant prendre toutes les précautions nécessaires. Soufflant bruyamment pour me donner du courage, j'ouvrais la porte de ma chambre. Je me stoppais net en découvrant que tu ne portais rien à part ton boxer. Immédiatement nos ébats de la nuit me revinrent en mémoire et des rougeurs vinrent parsemer mes joues.

- Tu ne pourrais pas t'habiller ! Lâchais-je, évitant ton regard.

- J'avais chaud...Ta façon de dormir est si...

- C'est bon arrêtes !

Je m'assaillais sur une chaise en regardant la table que tu avais parfaitement dressée, et commençait de manger. Tu t'asseillas en face de moi et commençais à lire ton journal.

- Qu'est-ce que tu fais là Noah...Lâchais-je, finalement.

- Je déjeune. Répondis-tu en haussant les épaules.

- Tu m'as parfaitement compris, pourquoi tu es encore là ? Pourquoi tu m'as fait le petit déjeuner ? Pourquoi tu es là comme si on était le parfait petit couple !

Sans vraiment le vouloir, je m'étais énervé. Tu me faisais peur. Ce sentiment qui faisait battre mon cœur me faisait peur. Et tu ne faisais rien pour arranger ça. Tu ne répondis rien, et je me levais agacé. J'allais dans ma chambre en claquant la porte, quelque peu honteux.

J'allais dans la salle de bain et mit le jet en marche, puis je commençais à me déshabiller. Mais je sentis tes mains sur mes hanches. Vivement, je me retournais, mais me pris les pieds dans mes affaires. Je m'étalais alors par terre, me cognant la tête contre le lavabo. Un cri s'échappa de mes lèvres et je mis directement ma main sur mon crâne. Une douleur fulgurante me transperça et je m'appuyais contre le mur, tentant de reprendre mon souffle.

Je sentis alors un gant froid venir se poser sur ma bosse, et ta main sur ma joue. Je te lançais alors un regard noir.

- C'est de ta faute ça ! T'es vrai...

Mais ma voix mourut sous tes lèvres. Mes yeux s'ouvrirent grand tandis que je sentais ta langue entrer dans ma bouche. Immédiatement je te repoussais de toute mes forces et tu tombas assis par terre.

- Arrêtes de m'embrasser ! M'écriais-je, essuyant ma bouche.

- Pourquoi tu es en colère, on s'est bien éclaté hier ! Répondis-tu, sur le même ton.

- Ça n'aurait jamais dû se passer !

- Mais ça s'est passé Owen, que tu le veuilles ou non, tu es incapable de me résister alors fais avec au lieu de péter un câble !

Mon poing partit sans m'en rendre compte, mais je n'étais qu'un débutant dans ce domaine. Tu réussis à attraper mon poing, et vivement me basculait sur le carrelage froid. Tes lèvres prirent une seconde fois le contrôle de ma bouche et tes mains vinrent caresser mon corps tandis que je tentais de me débattre. Mais s'était peine perdu, tu ne voulais pas me lâcher. Baissant les bras, je pris part au baiser, me collant contre toi. Ton torse nu contre le mien me faisait beaucoup d'effet, je devais me l'avouer. Je sentis ton entre-jambe se durcirent et ne résistait plus, laissant libre court à mes pulsions. Vivement, tu vins enlever le reste de mes vêtements, léchant ma peau. Des gémissements s'échappaient de ma bouche et mes yeux se fermaient malgré moi, sous le plaisir que tu prodiguais.

Brusquement tu te relevas, m'amenant avec toi. Tu envoyas valser loin ton boxer et entra dans ma douche, me forçant à y entrer aussi. Fougueusement, tu me plaquas contre la paroi de la douche, glacée. Je me cambrais à la seconde, mais tu repris tes caresses, me faisant tout oublier. Toujours aussi rapidement, tu me retournas et entras tes doigts en moi dans le but de me préparer. Mes lèvres vinrent se poser sauvagement contre les tiennes, effaçant la grimace qui les étiraient. Je me sentais bruler de désir sous ton contact expert. L'eau coulait sur nos peaux entrelacées, ma main passait et repassait dans tes cheveux tandis que tu me pénétrais, calant tes mains sur mes hanches. Un long gémissement sortis de nos lèvres, et tu entamas des vas-et viens endiablés.

Mes deux mains se posèrent contre la paroi de la douche et je me cambrais, ne cessant de soupirer de plaisir. Sous la chaleur qui régnait dans la cabine, tu ne tardas pas à éjaculer, et je te suivis à l'instant même. Le corps luisant de chaleur, je laissais mes jambes me lâcher, et m'assaillait à même le sol. Tu me suivis dans mon mouvement, éclatant de rire. J'en fis de même ne sachant vraiment pas pourquoi. Pour lâcher cette tension qui me faisait mal.

Mais mon répis fut de courte durée, car bien vite, nos regards se croisèrent, et comme la veille, tout disparut autour de moi. Ta main se posa sur ma joue et tu te rapprochas.

- On couche ensemble Owen. Dis-tu, d'une voix claire. On s'amuse et on couche ensemble. Ne vas pas chercher plus loin.

Maintenant je me rends compte. Tu savais n'est-ce pas ? Tu savais que je tombais profondément amoureux de toi. Et moi, comme un idiot je ne voyais pas les signaux que tu m'envoyais. Je ne sais pas à qui donner la faute. Tu es partis. Tu m'as quitté, et maintenant j'ai un mal de chien à refaire surface. Tu m'as lâchement abandonné. Mais je t'ai cherché. J'ai voulu t'avoir et je t'aie eu. Quel idiot. Lorsque tu m'as dis cette phrase, je n'ai pas pu empêcher mon cœur de se serrer, et je n'ai pas pu te donner ce baiser que tu m'as demandé par la suite. Je ne pouvais pas t'embrasser. Surtout pas si je ne devais rien espérer.

J'ai profité de la personne qui frappait à ma porte pour m'échapper de ton emprise. Vivement, je me levais, et attrapais une serviette que j'enroulais à mes hanches. Sans un regard pour toi, j'allais ouvrir, croisant le regard d'une personne que je ne souhaitais pas du tout voir à cet instant.

- Mathis...Soufflais-je surpris.

- Je passais dans le coin alors...Fit-il en haussant les épaules.

Son regard se posa sur mon torse mouillé, appréciant apparemment la vue. J'entendis alors Noah rentrer dans la chambre, et une angoisse me prit.

- je suis désolé, je ne peux pas te voir pour l'instant ! Répliquais-je, tentant de fermer la porte.

Brusquement, il rentra dans la pièce, prenant sa tête entre ses mains.

- Écoute, je pense que je t'ai assez laissé de temps pour réfléchir à nous deux, s'exclama-t'il, perturbé. Je sais que tu aimes ta vie de célibataire, mais je sais que rien n'est terminé entre nous, sinon tu ne resterais pas mon ami Owen...Je te connais et...

- Mathis, s'il te plait vas-t'en maintenant ! Le coupais-je en regardant nerveusement vers la porte de ma chambre.

- Non ! Laisse moi finir ! On est fait pour être ensemble, je le sais ! Tu es resté plus d'un an avec moi, ce n'est pas rien pour toi, tu ne peux...

Mais tu ne pouvais pas rester dans ton coin, n'est-ce pas Noah ? Il fallait à tout prix que tu montres que je t'appartenais. A toi, et à toi seul.

- Ce que tu peux être agaçant Mathis ! Râlas-tu, entrant dans le salon.

Tu portais une simple serviette sur tes hanches, et Mathis ne mit pas longtemps à comprendre. Ma main se posa sur mes yeux, et un vertige me pris.

- Je t'avais dis de ne pas rester...Soufflais-je, las.

Un rire ironique s'échappa des lèvres de Mathis, et il prit la direction de la porte d'entrée.

- Tu m'as que j'avais été un idiot en frappant le môme...Tu viens de faire bien pire...Dit-il en me lançant un regard meurtrier.

Puis son regard se tourna vers toi, furieux.

- Et toi, ne cherches plus jamais à me revoir.

En colère, il partit en claquant la porte. Je ne pouvais lui en vouloir après tout....

Comme si de rien n'était, tu allas t'assoir à table, reprenant le petit déjeuner comme si de rien n'était. Surpris, je m'approchais de toi, et m'assaillais à mon tour.

- ça ne te dérange pas...Fis-je, troublé.

- Il est en colère, il ne pense pas ce qu'il dit...Il sera bien obligé de me parler un jour ou l'autre...

- Tu te trompes, j'ai bien l'impression qu'il est déterminé à ne plus te revoir...

Un fin sourire étira tes lèvres et tu te levas, t'approchant vers moi. Ta main se posa sur ma joue et ton visage se rapprocha du mien. Mais comme à mon habitude, je tournais la tête, et fit mine d'attraper le journal. Un rire s'échappa de tes lèvres, et tu partis en direction de la chambre.

- Un jour tu le feras...Me dis-tu, en fermant la porte.

Quelque minutes plus tard, tu étais partis, laissant libre court à mes réflexions.

A cet époque, je ne savais pas trop ce que nous étions. Un couple ? Non, nous en étions là. Je prenais ce que je ressentais pour une très forte attirance pour toi. Les jours qui suivirent confirmèrent ma conviction. Nous couchions ensemble régulièrement. Je te ne repoussais plus. Je n'essayais même plus. La seule barrière que je m'étais forgé, était au courant. Je prenais un pied d'enfer avec toi. Tu m'apportais à chaque fois l'orgasme le plus fou qu'il ne m'avait jamais été donné, et j'en redemandais. Tout n'était que sexe entre nous. Tout était sauvage, bestial, l'équilibre parfait. D'une certaine façon, je commençais à devenir accro à nos parties de jambes en l'air. Pourtant, je ne pouvais pas garder le sexe que pour toi. Car cela aurait voulu dire beaucoup trop de choses. Alors je me suis mis à coucher avec d'autre hommes. Beaucoup plus que d'habitude. Ils ne t'équivalaient pas, certes, mais il me faisait croire que ce qui se passait entre nous n'était pas important.

La moitié de la durée de notre pari s'était écoulé maintenant, et je me surprenais à me demander ce que j'allais faire quand j'aurais gagner. Peut-être continuerais-je ce travail. Car je devais me l'avouer, j'étais assez doué, et travailler me plaisait. Remplir mes journées et recevoir un salaire pour mes compétences me rendait fier. Plus le temps passait et plus je devenais indépendant, avec tous les avantages et les inconvénients que cela entrainaient. J'avais payer mon premier loyer tout seul, mais lorsque j'avais vu l'état de mon compte en banque par la suite, j'avais compris que je ne pourrais pas continuer à vivre dans un tel endroit sans mourir de faim. J'avais donc décidé de demander plus d'heures au bar. Marc avait accepté ayant pas mal d'employé étudiants, il fallait combler les trous. Mais je savais que cela ne durerait qu'un temps. Si je voulais rester indépendant, je devais faire des sacrifices : quitter mon appartement.

Henri s'était trouvé une nouvelle petite amie. Beaucoup moins bien que Sarah, je devais me l'avouer. Il n'avait pas voulu essayer de la revoir pour discuter, préférant simplement tirer un trait. Mais je n'étais pas dupe, il voulait simplement combler le vide que lui avait laissé Sarah. Cette nouvelle amie s'appelait Julie, et je la trouvait insupportable. Mais je faisais des efforts pour mon meilleur ami.

Je n'avais pas revu Mathis depuis qu'il nous avait surpris. J'avais eu beau tenté de l'appeler, il ne souhaitait pas répondre. C'est pour ça que ce jour là, je me trouvais devant sa porte à tambouriner comme un malade. Mais ce que je faisais portait ses fruits, car quelques minutes plus tard, Mathis ouvrit sa porte, l'air furieux.

- qu'est-ce que tu fais là Owen ! Râla-t'il.

- Je crois qu'il faut qu'on parle non ? Fis-je en haussant les épaules.

- Si je t'ignore depuis un mois c'est qu'il y a une bonne raison !

Un soupire de lassitude s'échappa de mes lèvres et j'entrais dans son appartement.

- Écoute je sais que je t'ai blessé, mais je te jure que je ne voulais pas te faire de mal !

- Alors il ne fallait pas me quitter ! Répliqua-t'il, énervé; et surtout pas coucher avec mon meilleur ami !

Je ne répondis rien, me sentant tout à coup perdu. Il avait raison, j'avais fait la plus belle des erreurs. Ma main passa sur mon visage, troublé. Je m'assaillais alors sur le canapé, prenant ma tête entre mes mains.

- Mathis, je peux t'assurer que je suis vraiment désolé...dis-je, d'une petite voix.

- Noah m'a dit que ce n'était pas la première fois...Depuis quand ça dure ? C'est pour lui que tu m'as quitté ? Demanda-t'il, d'une voix hésitante.

- Bien sûr que non ! M'exclamais-je vivement.

- Alors comment ça se fait Owen ! Avant moi tu ne couchais qu'une seule fois avec les hommes ! Pourquoi lui !

- Mais il n'y a rien entre nous ! C'est juste du sexe, je peux te l'assurer !

- Alors arrêtes.

- Quoi ?

Je ne sais pas pourquoi, mais mon cœur a loupé un battement à cet instant. Mathis me demandait de ne plus te voir. Et cette idée me faisait peur.

- Coupes les ponts avec lui. Dit-il, froid.

- Mathis...Je ne peux pas, je travaille dans le bar de son ami. Répondis-je

Il soupira et tomba à genoux devant moi. Ses mains se posant sur les miennes, et son regard s'ancra dans le mien.

- Tu ressens quelque chose pour lui ? C'est ça ? Demanda-t'il, les yeux larmoyants.

- Non ! Bien sur que non ! M'écriais-je en me levant, mal à l'aise.

J'étais crispé, et Mathis n'était pas dupe. J'ai l'impression que tout le monde le savait. Tout le monde excepté moi.

- Je l'espère vraiment, Parce que...

Mathis se leva, et s'approcha de moi. Je vis son regard si triste et voulu m'enfuir à la seconde. Je n'avais pas envie d'écouter la fin de sa phrase, mais il ne me laissait pas vraiment le choix.

- Ne t'attache pas Owen...Je t'en supplie ne tombe pas amoureux de lui...Il n'est pas fait pour toi, et d'ailleurs je ne souhaite ça à personne.

- Arrêtes...Fis-je évitant son regard.

- Et si jamais c'est trop tard, oublies-le maintenant, car tu vas souffrir si tu restes avec lui.

- Tu dis ça parce que tu veux que je revienne vers toi Mathis...

Un rire blessé s'échappa de sa gorge et il se recula, me tournant le dos.

- Non...J'ai bien compris que quoi que je fasse tu ne tomberais pas amoureux de moi...

Sa main passa dans ses cheveux, et il se retourna.

- Pour ton bien, arrêtes de le voir. Trancha-t'il, froid.

- Je dois y aller, je commence dans une demi heure. Dis-je en reculant vers la porte.

- Je suis sérieux Owen.

- Je sais, on se voit plus tard.

Rapidement, je sortis de son appartement, sentant ma gorge se serrer. Je me sentais mal. Tu sais Noah, peut-être aurais-je dû l'écouter. Je sais, je n'arrête pas de me répéter mais...Je ne sais plus quoi penser. D'un côté, j'avais cette irrémédiable attirance pour toi, et de l'autre mon cœur, qui menaçait de sombrer peu à peu.

Ce soir là, les paroles de Mathis ne faisait que me revenir en tête. Tu étais un tombeur Noah, et je savais que je ne devais pas ressentir de sentiments à ton égard. Pourtant, j'étais persuadé que Mathis avait tenté de me prévenir de quelque chose. Mais je ne savais pas encore de quoi.

- Tu as l'air des les nuages.

Je sursautais en entendant ta voix, et relevais la tête.

- Il y a du monde ce soir, je n'ai pas le temps de discuter. Fis-je, en mettant des verres pleins sur un plateau.

- Quelque chose ne va pas ? Répliquas-tu les sourcils froncés.

- Ça va, mais j'ai du boulot.

J'avais besoin de réfléchir, et ta présence ne m'y aidait pas. Je passais le reste de mes heures de travail à t'éviter autant que je le pouvais. Et lorsque j'eus fini, je partis sans te le dire. Mais comment aurais-je pu t'échapper Noah ?

Tu ne tardas pas à me retrouver au Gab's, alors que je prenais un énième verre avec Henri. Ce soir là, je n'avais trouver que l'alcool pour oublier ce que m'avait dit Mathis, si bien que j'étais déjà bien éméché lorsque tu es venus me trouver.

- Il faut qu'on parle ! Dis-tu, en me retournant pour te faire face.

Je manquais de trébucher, et tu me rattrapas. Ma main se posa sur ma tête suite au tournis qui me prenais et je te laissais me guider dans un coin plus calme.

- Tu es allé voir Mathis, n'est-ce pas ? Demandas-tu, ancrant ton regard si beau dans mes yeux.

- Il...

Mais tu ne me laissas pas le loisir de parler, car tes lèvres se posèrent sur les miennes pour un baiser passionné dont nous seuls avions le secret. Pendant quelques secondes, j'oubliais Mathis. Mes mains vinrent se poser sur ta nuque et je me collais à toi. Tes doigts glissèrent sous mon tee-shirt et tu me serras fort contre toi. Mais tes mots vinrent tout gâcher.

- Arrêtes de penser...Et ramènes moi chez toi tout de suite.

Je ne sais pas pourquoi, mais cette phrase me fit réaliser que j'en attendais plus. Les paroles de Mathis avait été l'élément déclencheur. Je crois que j'étais prêt à bien plus avec toi. Je crois que je ne voulais plus te voir avec quelqu'un autre. Je crois que j'étais prêt à essayer, même si Mathis disait que s'était voué à l'échec. Mais je savais que toi, non.

- Qu'est-ce qui se passe ? Fis-tu, en voyant mon trouble.

- Je...Je crois que j'ai besoin de plus que ce que tu veux me donner...Répondis-je, en évitant ton regard.

Je sentis tes mains lâcher mes hanches, et je compris que j'avais raison. Je te lâchais à mon tour et sortis de la boite à toute vitesse, sans même dire au revoir à Henri. J'avais besoin d'air frais car je sentais mon cœur brisé. Qu'étais-je devenu Noah ? En un mois j'étais passé du tombeur, gosse de riche qui ne faisait rien de ses journées à l'amoureux-transis qui travaillait d'arrache-pied dans un bar.

Je pris la direction de la bouche de métro, mais une main sur mon épaule m'arrêta. Vivement je me retournais, pensant que s'était toi, je me trompais. L'homme qui se tenait devant moi était grand, blond, les cheveux courts. Il ressemblait étrangement à Joackim.

- C'est toi Owen ? Demanda-t'il furieux.

- Ça dépend qui le demande...Soufflais-je en fronçant les sourcils.

Mais son regard noir me dissuada de faire le malin.

- Oui c'est moi...Qu'est-ce qui se...

Je n'eus pas le temps de terminer ma phrase, car son poing attérit sur ma joue, me faisant tomber au sol.

- ça c'est pour avoir coucher avec mon petit frère ! S'écria-t'il, les points serrés.

Il retroussa alors ses manches, et se rapprocha de moi.

- Et le reste c'est pour l'avoir rendu gay.

En sortant de cette boite, j'avais pensé rentrer chez moi, et tenter de t'oublier. Pourtant ce fut un tout autre dénouement. Je fus impuissant sous les coups du frère de Joackim. Allongé sur le sol, je subissais, criais et pleurait, sans avoir la force de me débattre. Je pouvais voir toute la haine qu'il ressentait pour moi dans ses yeux. Sûrement préférait-il me voir mort que vivant, et c'est ce qu'il comptait faire. Je me mis alors à penser à mes parents, à mes amis, à Henri, et je finis par penser à toi. A notre histoire qui n'avait jamais commencer. Une larme coula sur ma joue meurtrie, bien vite effacé par un nouveau coup. Mon corps tout entier me fit mal et je perdis connaissance, cessant de lutter pour garder les yeux ouverts.

Je me réveillais dans un hôpital par le bip bip incessant du moniteur. Ma chambre était plongé dans le noir. Mon regard se posa sur ma main, serré par une autre qui étais celle de Joackim. Je remarquais alors que mon bras gauche était plâtré.

- C'est lui qui t'a trouvé, il a appelé une ambulance et est là depuis deux jours...

Je reconnu la voix d'Henri et voulu me retourner vers lui, mais une vague de douleur me submergea et un cri s'échappa de mes lèvres.

- Ne bouges surtout pas ! S'exclama Henri, affolé.

- Qu'est-ce que j'ai ? Demandais-je en retenant mon souffle.

- Tu veux vraiment la liste ?

- Et de la morphine.

- De multiples hématomes, quatre côtes et comme tu peux le voir ton bras cassé.

Un soupire passa le barrage de mes lèvres suivis d'une grimace. Je pris alors conscience que mes parents s'étaient endormis au fond de la chambre. Et un petit sourire étira mes lèvres.

- Ils sont là depuis que je les ais appelés.

Ceux-ci se réveillèrent en entendant Henri et se jetèrent sur moi. Je crois que ce fut la première fois que je vis mes parents aussi triste et inquiet. Ils restèrent un moment avant que je ne leur ordonne de quitter la chambre, fatigué comme jamais. S'assurant que j'allais à peu près bien moralement, ils partirent. C'est alors que je remarquais que Joackim s'était lui aussi réveillé, et qu'il pleurait en silence. Je fis signe à Henri de sortir à son tour, afin de me laisser seul avec lui. A peine eut-il fermé la porte que Joackim se jeta sur moi, pleurant de ton son soul.

- Je suis désolé...S'écriât-il entre deux sanglots.

- Ce n'est pas toi qui m'a fait ça...

- Je lui ais dit...Et...

- C'est bon, j'ai compris, ne te fatigue pas...

Il enfouit sa tête dans mon cou et avec difficulté, je posais ma main valide sur ses cheveux.

- Ne t'inquiète pas...Soufflais-je...Je vais bien.

- Mais il aurait pu te tuer !

- Mais ce n'est pas arriver.

Je dus attendre un moment avant que ses pleurs ne cessent. Puis, il se releva, essuyant ses larmes. Ce fut à cet instant que je compris ce qui m'avait attiré chez lui. Joackim était vraiment beau. Jeune certes, mais beau.

- Tes parents ont portés plainte, mon frère n'a plus le droit de t'approcher...Et c'est lui payera les frais d'hospitalisation.

- Je suis désolé...Dis-je, passant ma main sur son visage.

- Non...C'est à cause de moi tout ça...

- Tu devrais rentrer chez toi et dormir.

Il hocha la tête et attrapa sa veste. Avant de partir, son regard mouillé se posa sur moi.

- Je peux revenir demain ?

J'acquiesçais en essayant de lui faire un beau sourire. Il me le rendit, et sortit. Dans un soupire, je fermais les yeux, sous la douleur que je ressentais. La porte ne tarda pas à se rouvrir, laissant entrer Henri et Mathis. Mais ce qui m'étonna le plus fut de te voir, dans le couloir. Un café à la main, tu semblais perdu, dans le vague. Tu semblais tellement triste que j'eus envie de courir vers toi et de te prendre dans mes bras. Mon regard ne se détachait pas de ta silhouette. Qu'est-ce que tu faisais là ? Pourquoi n'entrais-tu pas ?

Mathis vint se poster devant moi, m'empêchant de te voir. Sûrement parce que cela l'agaçait.

- Comment ça va ? Demanda-t'il, s'assaillant sur mon lit.

- J'ai un peu mal...Dis-je, en essayant de te regarder à nouveau.

- C'est ridicule Mathis ! Râla Henri, tu vois bien qu'il veut le voir.

Je n'eus pas à deviner de qui ils parlaient.

- L'heure des visites est terminée ! Répondit-il, en évitant mon regard.

- Non, c'est toi qui l'a décidé ! Répliqua Henri.

- Regarde l'heure, je...

Je le coupais en attrapant son bras. Un cri s'échappa de ma gorge sous la douleur que cela produisit en moi.

- Laisse moi faire mes propres erreurs Mathis, dis-je en serrant les dents.

Il se leva, apparemment énervé, et sortit de la pièce en te lançant un regard noir. Henri me fit une tape amicale et sortit à son tour. Je te vis alors poser ta tasse et venir vers moi. Tu semblais tellement soucieux Noah. Avais-je l'air aussi mal en point ?

- Je dois avoir une sale tête...Soufflais-je, tentant de te faire sourire.

Mais tu n'étais pas prêt à te dérider. Tu vins t'assoir à côté de moi et tout se passa très vite. Ta main vint se poser sur ma joue et tes lèvres sur les miennes. Pour la première fois, tu m'embrassais vraiment et mon cœur se mit à battre beaucoup trop fort. Tes lèvres étaient tièdes mais tellement douces que cela me troubla. Tu me fis oublier ma douleur pour me procurer ce dont j'avais besoin : le meilleur des anti-douleurs. Pourtant, lorsque tu te reculas de quelques centimètres, la réalité revint au galop, et tu semblas le comprendre.

- Pourquoi est-ce que tu m'embrasses ? Demandais-je, les yeux brillants.

- Parce que tu m'as fait peur.

Ta voix était faible. Pourquoi étais-tu aussi triste Noah ?

- Qu'est-ce que tu veux ? Fis-tu, ancrant ton regard dans le mien.

- De la morphine...Répliquais-je, en riant nerveusement.

- Arrête d'essayer de me faire rire ! Dis-tu, la voix légèrement colérique. Qu'est-ce que tu veux Owen ?

Je compris alors que tu étais vraiment sérieux...Tu avais eu peur pour moi, mais qu'est-ce que cela voulait dire ?

- Tu veux...Qu'on se mette en couple ? Demandas-tu hésitant

Je tournais la tête, ne pouvant pas te regarder.

- Je ne sais pas ce que je veux...Soufflais-je, perdu, ce que je sais, c'est que je veux plus que du sexe...

Ta main se posa une nouvelle fois sur ma joue, me forçant à te regarder. Ton visage s'approcha du mien si près que je pouvais sentir ton souffle chaud sur mes lèvres.

- Pourquoi es-tu allé chercher plus loin ?

Sans me laisser le temps de répondre, tu déposas un smack sur mes lèvres.

- C'est d'accord, fis-tu en passant ta main dans mes cheveux, soyons un couple...Mais promets moi une chose.

Mon coeur s'endiabla alors provoquant une accélération dans les bruits du moniteur.

- Ne me refais plus jamais aussi peur.

Tes lèvres se reposèrent alors sur les miennes dans une douce caresse. C'est à cet instant que je me suis mis à espérer. Espérer que Mathis avait tort. Espérer que ce qu'il m'avait dit ne se produirait jamais. Tu sais Noah, je crois que c'est à partir de ce moment là, que je suis tombé irrémédiablement amoureux de toi.


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Beauté inaccessible -15-  (Beauté inaccessible) posté le mercredi 07 octobre 2009 13:48

Vous ne vous y attendiez pas hein ????

Bonne lecture mes p'tit lou ! laissez peiiiins de com !


 Les jours qui suivirent furent éprouvant. Jamais je n'aurais pensé qu'être serveur était aussi fatiguant. Mais ce qui me surprenait encore était la patience dont je faisais preuve dans certaines situations. Les clients de ce bar étaient arrogants, mesquins et impitoyables. Ils étaient les rois, et nous leurs esclaves. J'avais reçu beaucoup de propositions de riches femmes mariés à la recherche d'un peu de passion, sans compter les tiennes qui ne cessaient de devenir de plus en plus irrésistibles.

Chaque jours, j'apprenais un peu plus à te connaître. La chose la plus incroyable pendant ces soirées étaient nos discussions. Une chose que je pensais tellement improbable. Je me surprenais à attendre avec impatience ton arrivée. Chaque cliquetis de la petite cloche à l'entrée me faisait me retourner. Et lorsque nos regards se croisaient, je ne pouvais empêcher mon cœur de s'emballer.

Quelque chose nous liait, et j'étais encore incapable de le discerner. Je ne l'ai compris que bien trop tard.

- Tu sors après ton service ? Me demandas-tu, buvant une gorgé de ton whisky.

Un petit sourire étira mes lèvres et je m'appuyais contre le bar, de façon à me rapprocher de toi.

- Serais-tu en train de me proposer un rendez-vous ? Fis-je, dans un petit sourire moqueur.

- S'il se finit comme tous les rendez-vous, pourquoi pas. Répondis-tu en haussant les épaules.

J'éclatais alors de rire et entreprenait de laver des verres sales.

- je vais fêter mon anniversaire avec Henri.

- Je ne savais pas que c'était ton anniversaire...Fis-tu, surpris.

- Tu ne me l'as pas demandé.

Il ricana, et sorti de sa poche un billet de 20 euros.

- Alors joyeux anniversaire ! Dis-tu en me tendant le billet.

- J'ai pas besoin de ton argent...Fis-je en rigolant légèrement.

- Très bien alors je t'offrirais quelque chose plus tard.

A ton regard brulant, je compris ce que serait mon cadeau d'anniversaire. Je ressentis alors un violent désir irradier mes sens, affolant entièrement mon corps. Tu jouais avec le feu Noah, et tu sentais que j'avais de plus en plus de mal à tenir.

Je terminais mon service deux heures plus tard, heureux de retrouver mon meilleur ami qui n'allait pas très bien en ce moment. Sarah l'avait quitté pour de bon, détruisant leur fiançailles et Henri par la même occasion.

Je le trouvais au Gab's, assis devant le bar en train de siroter une bière. Le regard perdu dans le vague , plus le temps passait et plus je le trouvais triste. J'arrivais près de lui, et lui assignais une tape sur l'épaule.

- Alors l'ami, pas d'anniversaire surprise cette année ? Dis-je en m'assaillant près de lui.

- A quoi bon t'en faire, tu les détestes, puis Ai-Van n'est pas là alors on remettra ça.

Il me commanda un verre, et nous nous mîmes à discuter de choses et d'autres, tout en évitant bien consciencieusement le sujet Sarah. Quelques minutes plus tard, il me tendit une fine enveloppe.

- Joyeux anniversaire ! Dit-il, tout sourire.

- Merci...

J'ouvris enveloppe pour y découvrir deux places de concerts pour les Black eyes peas. Un large sourire vint illuminer mon visage.

- Étant donné que tu ne peux plus t'offrir les quelques plaisirs de la vie que tu t'octroyais avant, je me suis dit que tu devais t'en mordre les doigts, alors...

Je le pris immédiatement dans mes bras le serrant fort. Puis mon regard se posa une seconde fois sur l'enveloppe.

- Il y a deux billets, me dit Henri, comme ça tu pourras emmener ton nouveau petit ami.

Je lui lançais un regard interrogateur. Qu'est-ce qu'il voulait dire ? Il me fit signe et je me retournais, voyant ta silhouette entrer dans la boite de nuit, me cherchant sûrement.

- Ou plutôt devrais-je dire tes petits amis...Souffla Henri, avant d'éclater de rire en me montrant respectivement Joackim et Mathis qui arrivaient à leurs tours.

- T'es pas drôle...Soufflais-je en me retournant, grognon.

- Je sais...N'empêche qu'il va falloir que tu fasses un choix.

- Bien sûr que non, étant donné que je ne sors avec aucun d'eux.

Henri rigola, et se retournant comme moi. Il porta son verre à ses lèvres avant de lâcher.

- Tu as couché avec un, tu couches avec un autre et tu coucheras avec le dernier.

- Non, tu as tout faux, soufflais-je, dans un sourire arrogant, j'ai couché avec les trois, mais je ne couche pas et ne coucherais pas avec eux.

- Salut Owen...Henri.

Je me raidis en entendant la voix de Mathis, et me retournais, un sourire crispé aux lèvres.

- ça fait longtemps...

- Je...Bon anniversaire ! Me souhaita-t'il.

- Merci.

Il regarda rapidement aux alentours, cherchant sûrement si une de mes conquêtes ne m'attendait pas.

- Je peux t'offrir un verre ? Fit-il, s'assaillant à côté de moi.

- Henri vient juste de le faire... Répondis-je en montrant mon verre plein.

- Ce n'est pas grave, je t'offrirais le prochain.

Je lançais un bref coup d'œil à Henri qui éclata de rire en reprenant son verre en main.

- Je...C'est-à-dire que je ne vais pas rester longtemps, je suis un peu crevé...

- Depuis quand est-ce que tu es trop crevé pour faire la fête ? Fit-il, en pouffant légèrement.

- Depuis que je travail. Répondis-je en haussant les épaules.

Ma réponse le désarçonna et il ouvrit grand les yeux.

- Pourquoi tout le monde à cette réaction ? Fis-je en soupirant.

- Peut-être parce que ton père est l'homme le plus riche de France...Souffla Henri amusé.

Je lui donnais un coup de coude avant de rigoler à mon tour.

- Et tu travailles où ?

- Au relais, dans le 20ème.

Mathis se figea tout à coup, les poings serrés. Je tournais alors mon regard vers la chose qui l'intriguait et croisait ton regard océan, ainsi que ton sourire arrogant.

- je reviens... souffla Mathis, brusquement.

Il partit d'un bond, me laissant étonné. Je le suivis du regard et une grimace étira mes lèvres alors que je vis qu'il venait te parler. Mais toi, tu ne disais rien. Il devait surement connaître ce bar, et savoir que c'était à cause de toi que je travaillais, mais tu ne disais rien pour ta défense. Mais après tout, pourquoi devions-nous nous défendre ? J'étais libre de sortir avec qui je voulais. Mais cela était bien trop facile.

Lassé, je laissais Henri commander un autre verre, tandis que j'allais saluer Joackim. Aller le voir avec sa bande de copain m'amusait, d'autant plus si je pouvais le charrier.

- Bon anniversaire ! Me cria-t'il en me sautant au cou.

Je rigolais légèrement et le repoussais gentilement.

- Soirée entre amis ? Fis-je en montrant son groupe.

- Oui...Tiens j'ai un cadeau pour toi ! Lança-t'il en me tendant un petit sac rouge.

Surpris, je pris le sac, et regardait à l'intérieur. J'y sortis une écharpe verte Kaki. Je devais me l'avouer, ce gamin avait bon goût.

- Merci, fis-je, dans un sourire, mais tu n'aurais pas dû gaspiller ton argent pour moi.

Il s'approcha alors de moi, me collant plus qu'il n'aurait dû. Je lançais alors un coup d'œil vers toi et Mathis, qui regardait bien évidement la scène.

- Si tu veux me remercier, ramènes moi chez toi ce soir...Souffla-t'il d'une voix qui me donna des frissons.

- Quand tu seras majeur pourquoi pas, répondis-je en lui donnant une petite tape sur la tête.

J'éclatais alors de rire et mit l'écharpe autour de mon cou. Il me rendit mon sourire et je m'éloignais après un petit signe de la main.

Je retrouvais Henri, et passais le reste de la soirée à ses côtés, ne fêtant mon anniversaire que avec lui, après tout, il en avait bien besoin. Lorsque l'alcool commençait à faire effet sur nous, Henri se livrait à moi, et cette fois n'y manqua pas.

- J'ai appris qu'elle sortait avec un médecin...Souffla-t'il, en commandant un autre verre.

- Qui t'as dit ça ?

- Sa sœur. Elle m'a aussi dit que je n'étais qu'un gosse de riche, et que c'était pour ça qu'elle n'était plus avec moi.

- Tu sais, m'exclamais-je en me tournant vers lui, tant que tu n'auras pas la version de Sarah, ne te fie pas à celle de sa sœur, tu l'as connais, elle a toujours été jalouse que tu choisisses Sarah et pas elle.

- Je sais mais...Elle a surement raison...Sarah me reprochait d'utiliser l'argent de mon père...D'avoir la frousse de me lancer dans quelque chose tout seul.

- Tu as ton restaurant...

- Le restaurant de mon père.

- Mais tu gère un personnel seul Henri. C'est toi qui gère les commandes et t'occupes de toute l'organisation. Ton père finance peut-être mais c'est toi et toi seul le patron. Crois-moi, si ton père reprenait le restaurant, tout s'écroulerait.

Une fin sourire en coin étira ses lèvres et il sortit son portefeuille, laissant des billets sur la table.

- Je vais rentrer. Dit-il dans un sourire.

Je me levais à mon tour et manquait de trébucher. Là Henri éclata de rire, disant que finalement j'avais fêté mon anniversaire comme avant : j'étais saoul.

Henri prit un taxi, tandis que je décidais de rentrer à pied. L'air frais me fit un peu de bien, mais je ne marchais plus droit. Mon regard se posa sur la bouche de métro que je comptais prendre lorsque je me sentis ramené en arrière et plaqué contre le mur d'un immeuble. Je te reconnu immédiatement grâce à ton parfum si envoutant. Un bras au dessus de ma tête et ton autre main sur ma hanche. Ton regard ancré dans le mien, je perdis vite notion du monde qui se trouvait autour de nous, et qui aurait pû me surprendre. Ton visage se rapprocha du mien. Je savais ce qui allait inévitablement se produire. Tu voulais me donner un baiser. Maintenant, je me rend compte que je n'étais pas prêt à te donner quelque chose d'aussi intime. Je tournais alors la tête sur le côté, montrant mon refus. Mais tes lèvres continuèrent sur leur lancée et tu embrassas ma joue d'un baiser qui me donna des frissons.

- C'est ton anniversaire...Laisses-toi aller...Soufflas-tu, prenant mon menton entre tes doigts.

- Comment tu peux faire ça à ton meilleur ami...Tu as vu la réaction qu'il a eu quand il a sû pour le bar ? Fis-je tentant de lui résister.

- Je sais...Mais je n'arrive pas à rester loin de toi...

Nos regards se croisèrent une nouvelle fois, s'ancrant pour ne plus se lâcher. Mon corps tout entier hurlait ton nom et j'avais peur que tu entendes mon cœur endiablé. Tu étais si énigmatique Noah. Si mystérieux et si irrésistible. Je souhaitais tant te résister...Mais ce soir là, après ce que tu venais de m'avouer, je n'ai pas réussis.

Je me suis littéralement jeté sur toi, posant mes lèvres sur les tiennes. Ravi, tu me plaquas contre le mur passant tes mains sous mon pull. Notre baiser n'avait rien de tendre, comme celui que tu voulais me donner, mais cela me rassurait. Car si je passais la nuit avec toi, ce ne serait que du sexe. Et rien d'autre.

Une de tes mains passa sous ma fesse et ramena brusquement ma jambe contre ta hanche, te permettant ainsi de te coller contre moi. Je pouvais sentir ton envie grandissante, comme la mienne. A bout de souffle, je mis fin à notre baiser, et attrapais ta main. Nous descendîmes dans un hall, et pris le métro qui allait en direction de mon appartement. Durant tout le trajet, tes lèvres ne quittaient pas les miennes comme pour combler tout ces jours durant lesquels j'avais lutté contre toi.

Nous arrivâmes enfin à mon appartement et lorsque j'eus ouvert la porte, tu me plaquas contre le mur, balançant ta veste au loin. Je profitais de ce moment pour enlever mon pull et dégrafer mon jean, mais bien vite tes lèvres vinrent me raviver. Ta main vint se glisser dans mon boxer, caressant mon sexe déjà dur. A cet instant, je me cambrais violemment lâchant un gémissement. Tu te mis à genoux et embrassa mon bas-ventre. Mes mains vinrent se poser sur ta chevelure noire ébène, y passant mes doigts. Tu pris mon pénis en bouche et un soupire de soulagement apparu au bord de mes lèvres, bien vite dissimulé par les gémissements dû à tes vas-et-viens brusques. Ta langue passait et repassait sur mon gland, décidément, tu ne cessais de jouer avec moi. Mon corps commençait à luire de sueur et ma respiration devenait de plus en plus saccadée. Tes doigts vinrent se placer entre mes deux fesses, voulant en finir au plus vite avec cette préparation pour atteindre notre but. Au début, j'eus mal, mais bien vite, tu sus me faire tout oublier. Au bout de quelque minutes, je ne tint plus, et me libérais dans ta bouche. Tu avalas tout, et, alors que je tentais de reprendre mon souffle, tu repris d'assaut mes lèvres, me forçant à te suivre dans ma chambre. En cours de route, j'enlevais ta chemise et déboutonnait ton pantalon, avant de le laisser tomber sur le sol. Tu fis de même avec le mien, et nous nous retrouvâmes bien vite en boxer sur mon lit. Toi au dessus de moi, je n'ai jamais autant aimé être dominé. Tu avais cette façon de te mettre au dessus de moi. Cette façon si arrogante mais tellement sensuelle. J'avais envie de t'avoir en moi, et je n'avais plus besoin de te le dire.

Tu nous enlevas ces bouts de tissus, avant de me retourner, pour me mettre à quatre pattes sur le lit. Mon excitation devenait de plus en plus douloureuse.

- Où est ton lubrifiant...Soufflas-tu, contre mon oreille.

Je te montrais mon tiroir, et tu pris le tube, avant d'en mettre sur ton pénis. Bien vite, tes mains vinrent sur poser sur mes hanches et tu t'enfonças en moi. Nous avions l'air de deux animaux, mais peu m'importait. J'étais avec toi.

Tes coups de reins étaient brusques, violents, mais tellement bons. J'avais l'impression que je n'avais jamais autant ressentis de plaisir qu'à cet instant. J'atteignais l'orgasme le plus fou et le plus démentiel que je n'avais jamais atteint. Ton corps contre mon corps, je pouvais sentir ton souffle rauque et puissant contre mon oreille tandis que je criais à en perdre haleine. Quelque minutes plus tard, alors que nous atteignions un orgasme fulgurant, tu éjaculas en moi dans un cri rauque. Un long soupire s'échappa de mes lèvres et je m'allongeais, me retournant sur le dos. Tu vins alors t'allonger près de moi, et ne tarda pas à t'endormir, sûrement fatigué de l'effort fourni.

Ce fut à cet instant précis que je compris que tout était différent entre nous. Que ça ne pouvait pas n'être qu'une histoire de sexe. Ce soir là, j'ai fait quelque chose que je n'aurais sûrement jamais dû faire pour ne pas tomber dans ton piège. Ce soir là, je t'ai regardé. La lune éclairait ton visage rendant ta beauté si hypnotisante. Ce soir là, j'ai caressé ta joue, et me suis rapproché de toi afin de pas perdre ta chaleur. Ce soir là, je n'ai pas résisté, et après un moment de réflexion quasi-inexistant, j'ai posé mes lèvres sur les tiennes dans un doux baiser. Ce soir là... J'ai laissé mes sentiments pour toi me submerger. Et j'en suis désolé.

 

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Beauté inaccessible -14-  (Beauté inaccessible) posté le samedi 03 octobre 2009 17:59

Enfin une suite mes petits lou ! et j'espère vraiment qu'elle vous plaira ! si vous avez un petit trou de mémoire : http://mailynn2.blog.jeuxvideo.com/r52292/Beaute-inaccessible/ ^^.

Bonne lecture mes chéri, et laissez vos impressions ! (je suis hyper malade donc si vous voyez plein de fautes c'est normal)


« Quand j'y repense, il y a tellement de chose que j'aurais aimé faire. La première était de prendre mon envol une bonne fois pour toute. Sûr et fier de moi, je cachais une peur de ne pas pouvoir survivre sans l'aide de mes parents. Je voyais tous ces étudiants y parvenir, mais eux avaient vécus toutes leurs vies dans un monde où l'argent ne tombait pas du ciel. Moi, j'avais eu la chance ou la malchance d'avoir une famille riche, ne se refusant rien. C'est peut-être pour ça que je t'ai plus. J'étais si égoïste et si prétentieux que tu as voulu me faire descendre de mon piédestal. Et tu y a réussis Noah...Mais en tombant dans ton propre piège.


Le soir où tu as renouvelé ce paris, je t'ai laissé une nouvelle fois devenir proche de moi. J'ai laissé tes mains s'aventurer sur mon corps et tes lèvres prendre possession de mon cou. Nous jouons à un jeu dangereux mais il était terriblement tentant. Ce soir là, nous ne sommes pas allez plus loin que quelque caresses. Ton air satisfait de toi m'exaspérais autant que ma soumission.


Les jours qui suivirent, mon angoisse de devenir vraiment indépendant restait ancré dans mon esprit et je ne savais comment en parler à mes parents. Pourtant, ce fut poussé par un je ne sais quoi, que je décidai d'aller diner avec eux le soir même. Si je voulais te jeter hors de ma vie, il fallait que je joue jusqu'au bout sans tricher une seule fois.


C'est ainsi que comme à mes habitudes, j'allais à l'arcade jouer aux même jeux débiles. Puis j'allais faire un peu de shopping. Ma mère avait l'habitude de recevoir dans une grande classe, même lorsqu'il s'agissait de son fils. Après avoir fais quelque magasins, je ressortais avec des tonnes de vêtements. Si je devais devenir indépendant dans quelque jours, autant en profiter avant.


Les bras chargés, je partais en direction de mon appartement, mais mon regard se posa sur un jeune homme assis sur un banc, le regard triste. Son look d'adolescent dépravé me fit sourire, et me demander ce qui m'avait bien plus en lui ce soir-là.

- Joakim...comme par hasard...Soufflais-je, en m'assaillant près de lui.

Il tourna vivement sa tête de côté, et un immense sourire vint étirer ses lèvres.

- Owen ! Je suis content de te voir ! S'exclama-t'il en se collant à moi sur le banc.

- Ça ne m'étonne pas vraiment.

Son regard se posa sur tous les paquets qui se trouvaient près de moi, et une mine étonné s'afficha sur son visage.

- Tu pars en voyage ? Me demanda-t'il.

- Hein ?...Ha non, disons que d'ici demain je n'aurais plus d'argent pour me payer quoi que ce soit, alors je profite...

Il voulut répondre quelque chose, mais deux jeunes hommes apparurent près de nous, appelant Joakim. Un sourire étira mes lèvres et je me levais, reprenant mes affaires.

- Attends, s'écria-t'il, en se levant lui aussi, on va au cinéma, tu peux venir avec nous !

- Désolé, mais je n'ai plus 16 ans moi, il faut que j'y aille.

J'éclatais alors de rire devant sa mine renfrogné et partit. Il ne me restait plus beaucoup de temps avant de me préparer. Ma mère n'acceptait aucun retard à son gala.

Lorsque j'arrivais dans la grande demeure familiale, beaucoup de personnes s'y trouvaient déjà. Des personnalités célèbres comme des écrivains, des chanteurs, des journalistes. Ma mère avait un carnet d'adresse bien remplis, lui permettant d'organiser des galas grandioses.

J'avais un nœud à l'estomac à l'idée de devoir me couper de tout ce monde pendant deux mois. Mettre de côté les strass et les paillettes. J'avais peur, je devais me l'avouer. Je n'avais jamais vraiment travaillé, mais je m'en sentait capable. Après tout, mon père avait réussit à construire une multinationale dans l'immobilier, pourquoi pas moi ?

- Aujourd'hui est un grand jour n'est-ce pas ?

Je sursautais en entendant ta voix suave. Mais après tout, pourquoi étais-je surpris ? Tu voulais t'assurer que je ne triche pas, une seconde fois. Le fait de me voir aussi mal à l'aise te procurait certainement beaucoup de plaisir. Tu portais un costume qui t'allais à merveille, et je me souviens qu'à cet instant, l'idée de te l'ôter me démangeais. Pourtant, je soupirais, et te contournais.

Je ne tardais pas à trouver mon père. Affubler d'une coupe de champagne, il déambulait dans le grand salon afin de parler à ses investisseurs. Lorsque nos regards se croisèrent, un large sourire étira ses lèvres et il lâcha son monde de dollars quelques instants. Une tape dans mon dos était un signe d'affection pour ma part.

- Je ne pensais plus te voir ! Dit-il, en regardant l'heure.

- J'ai fait de mon mieux pourtant, répondis-je en haussant les épaules.

Un sourire, et il me présenta à ses nouveaux clients. Je sentais ton regard brulant sur mon dos, et je savais que tu ne me lâcherais pas de la soirée.

Quelques minutes plus tard, je réussis à prendre mes parents dans une pièce vide. Ceux-ci, étaient étonnés, mais s'asseillèrent sans broncher. Je pris alors une grande inspiration et me lançait.

- voilà...J'ai décidé de devenir indépendant...Lançais-je, dénouant mon nœud à l'estomac.

- Mais tu l'es déjà non ? Fit ma mère surprise.

- Non...Enfin pas vraiment...Je ne vis plus avec vous je sais, mais...Enfin, j'aimerais que vous me coupiez les vivres...

Mon père se mit debout, un sourire aux lèvres.

- Ne sois pas idiot Owen, comment comptes-tu vivre sans nous ? Tu vas te trouver un travail ?

Mes sourcils se froncèrent. Étais-ce si inconcevable que ça ?

- j'en ai déjà un...Je commence dans deux jours. Fis-je, d'une voix froide.

- Non pas que je doute de tes capacités mon chéri, mais je peux savoir en quoi il consiste.

- Serveur dans un bar...

Mes parents se regardèrent avant d'éclater de rire. Une colère immense explosa en moi, et je me redressait de toute ma hauteur. Furieux, je voulais partir, mais la voix de mon père retentit à nouveau.

- Dis moi Owen, si tu veux devenir indépendant, comment comptes-tu payer ton appartement ? Et tes folies dépensières ? Dit-il, d'une voix moqueuse.

- J'en sais rien, mais vu l'estime que vous avez de moi, surement plus avec votre aide !

Rageusement, j'attrapais mon porte-feuille et cassait en deux mes cartes bancaires, les jetant aux pieds de mes parents étonnés.

Je sortis alors de la pièce sans un mot de plus. Mon regard furieux éloignèrent les amis de mon père et je pus sortir de la maison sans être retenu. Je repris ma veste dans le hall. Une chose était sûr : Mes parents ne croyaient pas en moi. Alors eux aussi me voyaient comme un simple gosse de riche...

- ça ne s'est pas passé comme tu le voulais ? Dis-tu, sortant une cigarette de ton paquet.

- Tu es comme eux...Tu penses que je ne suis pas capable de réussir...Dis-je, le regard perdu.

Je t'entendis éclater de rire, et allumer ta cigarette. Je me retournais alors, croisant ton regard, déterminé.

- Mais tu te trompes...Je vais y arriver, sans tricher...et tu ne seras plus qu'un mauvais souvenir !

**

Deux jours plus tard, je me retrouvais comme promis devant le bar de ton ami. A première vue, celui-ci semblait assez luxueux. De grandes fenêtres montraient des gens très bien habillés, assis, écoutant un pianiste et buvant un cocktail coloré. Un soupire pour me donner du courage, j'entrais.

L'intérieur était tout aussi semblable que l'extérieur. Mon regard se posa sur le bar circulaire au centre de la pièce. En bois massif, il était vraiment imposant. Tout autour, des tabourets en cuir rouge, s'accordant aux fauteuils plus loin. Tout à gauche, la scène, où jouait le pianiste.

- Je peux vous aider ?

Immédiatement, je me retournais, pour croiser le regard d'une jeune fille rousse, en uniforme. Des taches de rousseurs sur son nez et des yeux verts magnifiques, elle semblait un peu plus jeune que moi. Elle portait une chemise blanche, une veste noire sans manche, ainsi qu'une jupe de la même couleur.

- Euh oui...Je...Je suis Owen...Le nouveau serveur.

- Ah oui ! Suis moi alors, je vais te présenter au patron.

Je la suivis, ne cessant de regarder autour de moi. La jeune fille ouvrit une porte, et me fit signe d'y rentrer. Stressé, j'entrais, et m'assaillais sur un fauteuil devant le bureau. L'homme qui se trouvait en face de moins paraissait très occupé, mais il finit par poser un regard sur moi. Ses cheveux châtains lui tombaient sur les yeux, qu'il ne cessaient de remettre en place. Une alliance autour de son annulaire m'avertit qu'il était déjà pris, et que je devais laisser ma libido de côté.

- Alors c'est toi le nouveau protégé de Noah...Dit-il, dans un sourire, décidément, il les prends de plus en plus jeune.

- Protégé est un grand mot...Répondis-je dans une grimace.

- Je m'en doute...


Il prit un dossier et me sortit mon contrat.

- Je m'appelle Marc, et je suis ton patron...La jeune fille qui t'a amené, Maeva, va te former. Dans les vestiaires, il y a un uniforme qui t'attends. Toutes les semaines, j'affiche les plannings, si tu as un soucis, tu viens me voir.

J'acquiesçais, et me levais en le remerciant. Mais alors que ma main tournait la poignée, il m'arrêta.

- Tu es en période d'essai Owen, alors même si tu es l'ami de Noah, au moindre faux pas, je te vire.

- C'est compris patron ! Lançais-je, d'une voix mécanique.

Je sortis rejoindre Maeva qui m'attendait près de la porte. Elle me conduisit dans le vestiaire afin que je me change. Je me souviens de cette sensation lorsque j'eus enfilé mon uniforme. Je n'étais qu'un serveur, mais...Pour la première fois : je travaillais. J'étais fier de moi...Pour la première fois...et ça, ce fut grâce à toi.

Je m'y une bonne heure avant de comprendre le bon fonctionnement du bar. Apprendre comment faire des cocktails, apprendre quel verre allait avec quelle boisson, mémoriser le numéro des tables pour les commandes...Tout n'était pas simple, mais je savais que j'allais m'y habituer après tout, je n'avais plus le choix.

Après quelques heures, je sentais la fatigue se propager en moi, et pour la première fois de a vie, j'en étais content. Les mains occupés à essuyer des verres, les yeux plongés dans le vagues, j'avais l'infime impression d'être devenu quelqu'un.

- Un whisky sec s'il te plait.

Je me retournais, un sourire amusé aux lèvres.

- Je me doutais que tu viendrais ici...Soufflais-je en lui servant un whisky.

- Il faut bien que je vienne vérifier si tu suis bien les règles. Répondis-tu en haussant les épaules.

- Pour l'instant, ce n'est pas vraiment compliqué, mentis-je, en posant ton verre sur le bar.

- Parce que tu commences en semaine, tu vas voir se week-end.

Mais je n'avais pas peur Noah. Plus maintenant.

- J'ai vu ton père aujourd'hui, Il te donne une semaine avant de revenir le supplier.

- Hé bien il se trompe. Répondis-je d'une voix froide.

- J'en ai bien l'impression.

Ta réponse me surprit, mais je te fis un petit sourire en coin. Une certaine complicité commençait à nous lier. Tu restas assis tout le long de la soirée, épiant chacun de mes mouvements. Pourquoi restais-tu Noah ? Pourquoi tenais-tu temps à ce pari ? Tu n'es qu'un idiot tu sais. Il te suffisait de me séduire pour m'avoir, mais tu a préféré jouer avec moi et me briser le cœur. Tu as préféré me faire croire à l'amour, alors que toi-même tu n'y croyais plus. Je t'aime tant Noah. Mais mon amour pour toi me fait peur. Certaines fois, j'ai l'impression que je suis en plein cauchemars. Que toute cette histoire ne s'est pas produite. Que tu n'as jamais existé. Tu sais Noah, peut-être que si tu étais partit ce jour là, cette histoire aurait eu une fin heureuse. Mais tu es toi. Un être dénué de sentiments qui n'était pas prêt à changer. Même pas pour moi.

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Honte à moi !  posté le vendredi 18 septembre 2009 17:37

Comme l'a dit Irène, je suis totalement absente ces derniers temps et j'en suis vraiment désolé. Je vais surement me répété, mais, ma rentrée était cette semaine et j'ai eu pas mal de boulot...ET puis, j'ai pas vraiment eu l'envie d'écrire ces derniers temps...MAIS j'ai décidé de m'y remettre lol promis, je m'y attaque dès ce week end !!

La suite de Beautée innaccessible bientôt en ligne !

Encore sorry mes petit lou !

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Nouvelle Rubrique !  (FanArt !) posté le vendredi 14 août 2009 17:32

Non pour me vanter ^^, je crée une rubrique FanArt comme on me l'a demandé. j'adorerais voir mes petits personnages en "vrai" lol, j'pense même le faire moi-même un jour (j'ai vu la pub a la télé pour acheter un coffret qui t'apprend a dessiner des manga lol je vais tester^^). Donc pour les gens qui ont envie de faire un de mes personnages ou n'importe quoi qui corresponde à une histoire, envoyez moi vos dessins ou images à cet adresse : Mai-Lynn@hotmail.fr

Ce n'est pas une obligation hein mes p'tits lou, c'est juste pour le plaisir des yeux ^^.

Sur ce je vous laisse, je suis de Baby-Sitting ^^ BISOUSSS

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