J'ai loupé deux jours de cours pour du baby sitting, c'est à vous que tout reviens mdr, merci à la sieste des petits !
J'espère que cette suite vous plaira, sachez que j'ai déja bien avançé la prochaine mais qu'il faut que je me plonge dans mes dossiers, donc je ne sais pas combien de temps ça prendra !
Je vous embrasse et ne lésiniez pas sur les commentaires, ça fait toujours plaisir ! ( je dis ça parce qu'il y en a pas eu beaucoup sur le dernier, comparé au nombre de visites ^^)
Bisous !!
« La solitude. J'avais oublié combien ce sentiment pouvait être pesant. Tu me manquais. Atrocement. Mais il était hors de question que je te laisse à nouveau rentrer dans ma vie.
J'avais mal. Mon cœur restait serré, me faisant amèrement regretter d'avoir voulu te faire tomber amoureux de moi, car au final, s'était moi qui souffrait.
Tu ne cessais de m'appeler, venir frapper chez Henri, harceler mes amis. Que cherchais-tu Noah ? Tu avais ce que tu voulais, que je te rende ta liberté. Et moi j'avais un mal de chien à refaire surface.
Deux mois étaient passés depuis que j'avais posé le mot fin sur notre relation. J'avais tout fait pour t'oublier : Effacer ton numéro dans mon portable, Henri avait récupéré toute mes affaires en te rendant mes clés, Je n'allais plus au Gab's, j'avais même démissionné pour ne plus te voir entrer dans ce bar.
Henri m'avait trouvé un travail d'aide cuisinier dans un petit restaurant qu'il avait racheté récemment. J'aimais beaucoup ce travail où le chef, Éric, était un merveilleux professeur de cuisine. Je m'étais surpris à t'oublier, à chaque fois que j'apprenais à faire une nouvelle recette. J'avais donc développé un grand intérêt pour la cuisine, mais le soir, quand je rentrais chez Henri et qu'il n'y avait plus rien à faire, le gouffre de mon cœur s'ouvrait à nouveau.
Je te déteste Noah. J'aimerais tellement revenir en arrière. J'aimerais tellement ne jamais t'avoir rencontré. Pourquoi m'as-tu fait subir tout cela ? Pourquoi ?
-
Tu repends le boulot à quelle heure ?
Je sursautais en entendant Henri me parler, et releva la tête.
-
Quoi ? Fis-je surpris.
-
Tu retournes quand au resto ?
-
À 16h, pour le service du soir, jusqu'à 2h surement.
-
Tu nous rejoins au Gab's après ?
Je le regardais, surpris qu'il me pose la question.
-
Tu sais bien que non...Soufflais-je en me levant, voulant échapper à la discussion qui allait suivre.
-
Owen...Il serait peut-être temps que tu passes à autre chose, déclara-t-il sérieusement.
-
C'est l'hôpital qui se fout de la charité là non ?
Ma remarque lui déplu, et violemment il balança sa veste par terre.
-
Je commence vraiment à en avoir marre de tes réflexions à deux balles, de ta mauvaise humeur, bordel Owen, je t'héberge !
-
Si ça te dérange tellement, je m'en vais ne t'inquiètes pas !
J'entrais alors dans ma chambre. Elle n'était pas très spacieuse, mais m'avait été utile lorsque je n'avais plus aucun endroit où aller. Henri me l'avait peu à peu aménagé, en achetant un lit, un bureau et une commode. J'avais acheté le reste avec l'argent que j'économisais peu à peu.
Énervé, je pris une valise qui trainait sous mon lit et commençait à balancer mes vêtements dedans. Mais Henri m'arrêta en posant sa main sur mon bras.
-
Excuses-moi Owen...Je suis vraiment désolé...Souffla-t-il, d'une petite voix.
-
Je ne peux pas Henri, je ne peux pas aller la-bas et le voir draguer un autre homme...Rien que cet idée me fait mal...Je ne peux pas.
-
Pourtant un jour ou l'autre il faudra que tu y retournes, et que tu tournes la page.
Je ne répondis pas, incapable. Je savais tout ça. Je savais que je finirais par te rencontrer quelque part. Mais je n'étais pas prêt.
J'entendis Henri soupirer, puis ajouter.
-
Je te laisse, j'ai de la compta à faire. Range tes affaires l'ami !
Je fis ce qu'il me dit, repensant à notre discussion. Combien de temps allais-je me cacher chez Henri ou au travail ?
**
-
On pourrait servir du homard farci, c'est assez classe ça non ? Fis-je, en prenant la recette et en notant les ingrédients.
-
Oui on pourrait, en entrée.
L'homme à qui je parlais était le chef de ce restaurant et peu à peu, il était devenu mon ami. Il avait la trentaine, le teint mat et de magnifiques yeux verts. Il abordait une tignasse blonde qui partait dans tous les sens, mais ce qui me plaisait le plus chez lui était son franc-parler et son humour.
Dans un soupire, il balança au loin son livre de recettes.
-
Bon, c'est une soirée pour ton amie écrivain non ?
-
Oui c'est ça...Répondis-je perplexe.
-
Alors faisons lui ses plats préférés, c'est aussi simple que ça !
Ai-Vân avait réservé le restaurant pour la soirée d'inauguration de son nouveau livre. Nous devions recevoir une cinquantaine d'invité, avec parmis eux, de grands critiques.
-
du poulet façon asiatique ?
-
Bah voilà, on le tient notre plat principal !
J'avais beau être son apprenti, Éric me prenait pour son égal, m'aidant lorsque j'en avais besoin, mais me laissant le loisir de créer des recettes autant que je le voulais.
**
Nous étions le soir de l'inauguration et je pouvais entendre la salle se remplir peu à peu. Vêtu de mon uniforme bleu et blanc, je commençais la préparation du poulet basquaise tandis qu' Éric cuisinait les homards farcis. Ce soir là, Henri avait avait embauché d'autres apprentis et serveuses pour nous aider. Mais le restaurant, prenant de la renommé grâce à Éric, j'étais persuadé qu'il allait les garder.
Non loin de moi se trouvait Lydia, la serveuse habituel du restaurant. Brune, les cheveux frisés, elle arborait toujours un magnifique sourire, reflétant la joie de vivre constamment. Elle avait jeté son dévolu sur Henri, qui restait sourd aux perches désespérées qu'elle lui envoyait. Assise sur le plan de travail, elle grignotait quelques amuses-bouches.
-
Tu devrais pas aller servir les clients ? demandais-je en coupant les poivrons.
-
Pour l'instant il n'y a que les vieux grincheux, je les laisse à Penny. Répondit-t-elle en haussant les épaules.
-
Ou tu attends patiemment que Henri arrive pour lui faire croire que tu es une employé modèle ? Demandais-je ironiquement,
-
Et accessoirement la femme de sa vie !
J'éclatais de rire et remuais la tête affligé. Lydia était une fille en or, et qui formerait un magnifique couple avec Henri. Mais ce dernier n'était pas près à repartir dans une relation sérieuse, et préférait batifoler avec Julie, qui ne lui correspondait pas du tout.
Éric me donna un coup de coude, me tirant de mes rêveries.
-
Vas dire bonjour à tes amis, je te remplace. Me dit-il dans un sourire.
-
Ok, merci beaucoup.
Sans plus attendre, je m'essuyais les mains et enlevais mon tablier. Je passais par la porte battante de la cuisine et arrivait dans la salle du restaurant. Henri avait fait une bonne affaire en l'achetant. Au bord de la ville, ce petit restaurant rendait l'atmosphère chaleureuse, presque romantique. Les murs étaient peint à l'éponge d'une couleur orange clair, et le mobilier était en bois rustique. Au devant, deux magnifiques lucarnes laissant apercevoir une terrasse couverte. De nombreuse lampes chinoises avaient été accrochés pour l'occasion, rendant l'éclairage tamisé. Des plantes vertes et une magnifique décoration faisait que ce restaurant avait un charme fou.
Je m'accoudais au bar, cherchant du regard Ai-Vân. Celle-ci discutait avec son éditeur, mais son visage s'étira lorsqu'elle m'aperçue. Poliment, elle s'excusa, et vint à ma rencontre.
-
Cet endroit est merveilleux ! S'exclama-t-elle, des étoiles plein les yeux.
-
Et attends de voir le menu, fis-je dans un clin d'œil.
Henri vint nous rejoindre, m'offrant une bonne vieille tape dans le dos. Immédiatement, je me mis à charrier Ai-Vân sur sa grande soirée. Mais notre amusement fut de courte durée car mes yeux se posèrent sur la porte d'entrée, où tu faisais ton entrée.
Je me crispais immédiatement en croisant ton regard. Un sourire étira le coin de tes lèvres alors que tu donnais ta veste au portier. Deux mois que je ne t'avais pas vu, et mon cœur me faisait toujours aussi mal...
Ai-Vân suivit mon regard et devint blanche comme un linge, quand à Henri, ce dernier serra les points, et lâcha :
-
Qu'est-ce qu'il fait là ? Je lui avais dit de laisser tomber !
Surpris, je me tournais vers Henri.
-
Tu lui parles ? Laisser tomber quoi ?
Pour toute réponse, il lança un regard entendu à Ai-Vân et alla à ta rencontre.
-
Qu'est-ce qui se passe ? Soufflais-je sentant les larmes me monter aux yeux.
-
Il représente la boite de ton père Owen, mais Henri lui a dit de ne pas venir....Répondit Ai-Vân, d'une petite voix
Furieux, je me retournais et rentrais dans la cuisine. Mais Ai-Vân m'arrêta.
-
Il veux te voir...Il essaye de te voir depuis deux mois, il me harcèle pour avoir ton numéro, il n'arrête pas de venir à votre appartement, mais Henri refuse de le laisser entrer....
-
Je me fous royalement de ce qu'il veut !
En colère, je laissais Ai-Vân, et repartit dans la cuisine. J'avais mal au cœur et une incroyable envie de pleurer. Mais je n'allais pas y céder. Pas pour toi.
Je passais le reste de la soirée terré dans ma cuisine, enchainant plat sur plat avec une rapidité déconcertante. Plusieurs fois Henri voulut me parler, mais je lui disais que j'étais trop occupé. La vérité était que je ne voulais pas parler de toi. Je ne pouvais pas.
La soirée se termina alors que j'entendais Ai-Vân remercier les investisseurs. Dans un soupire, soulagé de voir cette soirée finie, je pris le sac poubelle en main, et sortit dans la rue. Mais croire que je pouvais t'échapper n'était qu'une illusion. Tu te tenais là, assis sur une des poubelles, une cigarette à la main. Mon regard se posa sur le tas de mégots qui trônait à tes pieds.
-
Henri m'a dis que tu étais apprenti...Et les apprentis sortent les poubelles. Lâchas-tu, comme pour te justifier.
-
Tu es resté là toute la soirée ? Fis-je en fronçant les sourcils.
-
J'ai besoin de te parler...
Ton regard était sincère et le fait que tu fumais me prouvais que tu appréhendais cette rencontre. Mais je ne voulais pas t'offrir cela.
-
Et moi je n'ai rien à te dire ! Répliquais-je en balançant le sac dans la benne à ordure.
Vivement je me retournais, dans l'attention de rentrer dans le restaurant. Mais tu attrapas mon bras et te rapprochas vivement de moi.
-
Tu me manques...Soufflas-tu dans un murmure qui me fit frissonner.
La porte du restaurant s'ouvrit alors et nous vîmes Éric arriver, le regard dur.
-
Tout va bien Owen ? Demanda-t-il en te regardant méchamment.
Je profitais de cette interruption pour m'éloigner de toi. Éric posa sa main sur mon épaule et me poussa vers le restaurant. Dans un dernier regard, je vis une fureur immense se déchainer dans tes yeux.
-
Noah allait justement partir ! Lançais-je en rentrant dans le restaurant.
Éric me suivit et referma la porte.
-
ça va Owen ? tu es blanc comme un linge...Souffla-t-il en posant sa main sur min front.
-
Oui oui....ça faisait juste longtemps que je ne l'avais pas vu... Dis-je en reprenant l'éponge sur la table, prêt à recommencer mon travail.
-
Rentres chez toi, tu es venu plus tôt pour m'aider dans les recettes, tu peux partir plus tôt.
-
Non, je...
-
Ce n'est pas une demande Owen !
Son ton avait durci ainsi que son regard. Il s'inquiétais pour moi et j'étais vraiment touché. Dans un hochement de tête, j'enlevais mon tablier et partais me changer.
**
Je rentrais à pied chez moi, les questions vagabondant dans ma tête. Pourquoi m'avais-tu dis que je te manquais ? Pour quelle raison ? Un faible espoir en moi me criait que s'était la vérité. Que tu m'aimais tellement fort que mon absence te faisait souffrir.
Mais c'était faux. J'en étais persuadé. Noah...Tu étais un manipulateur sans scrupule. Pour arriver à tes fins tu étais capable de tout, même me briser le cœur une seconde fois.
J'arrivais chez Henri peu de temps plus tard et ce fut avec dépit que je te vis là, assis sur le muret, une énième cigarette à la main. Mais ce qui me choqua le plus fut la bouteille de whisky, à moitié vide, que tu tenais dans la main.
-
Tu es saoul ? Soufflais-je abasourdi.
Mais tu éclatas de rire, le regard pétillant de fureur.
-
Pour quelqu'un qui va très mal, tu tournes bien vite la page ! Lâchas-tu, en tentant de t'approcher de moi, sans vraiment y parvenir.
-
Quoi ? Fis-je étonné.
-
Le cuisinier...Moi qui pensait que je t'avais vraiment fait souffrir, que j'avais eu tort de te faire ça...Finalement t'es bien comme tous les autres ! Crachas-tu, en avalant une gorgée de whisky.
Ainsi donc tu avais cru qu' Éric était mon amant. C'était tellement pitoyable que j'avais envie d'en pleurer. Dans un soupire, j'attrapais ta bouteille et la vidais, avant de la jeter dans une bouteille.
-
Tu es jaloux d'un type qui est marié depuis 15 ans à une femme nommée Penny et qui est le père de trois beaux enfants. Et oui tu as eu tort de me faire ça !
J'attrapais alors ton bras et le posais sur mon épaule. Je ne pouvais pas te laisser dans cet état au bord de la route. Même si j'avais mal, j'étais encore amoureux de toi.
-
Tu me manques...Soufflas-tu, la voix ensommeillée.
Je me crispais immédiatement mais continuais ma marche, sans rien te répondre.
-
Tu me manques Owen...Répétas-tu en glissant ta bouche dans mon cou.
Brusquement, je t'éloignais de moi, sentant une intense envie de te sauter dessus se propager en moi.
Mais tu étais ivres, et sous mon geste violent, tu tombas au sol, dans un grognement mauvais. Vivement je m'abaissais et m'excusais. Mais tu posas ta main sur ma bouche, le regard sérieux.
-
Je t'avais demandé de ne pas me faire ça Owen...Tu savais que je ne voulais pas être en couple ! Tu savais que je ne pouvais pas m'attacher à toi. Pourquoi m'as-tu rendu comme ça ?
-
C'est toi qui a décidé de me « chasser »...Pas moi...Tout est de ta faute. Murmurais-je les larmes aux yeux.
Dans une grimace, je te relevais, et t'amenais sur le canapé. Mais au moment ou je voulais me relever et m'écarter de toi le plus vite possible, tu attrapas ma nuque et posa tes lèvres sur les miennes.
Plusieurs fois je tentais de m'éloigner, mais même saoul, tu étais bien plus fort que moi. Malgré moi, ma haine pour toi se calma peu à peu, ouvrant la porte du plaisir que ce baiser me procurait. Mes mains se posèrent sur ta poitrine et mes lèvres s'ouvrirent doucement. Un violent frisson me parcouru au contact de ta langue sur la mienne.
Comment en étions-nous arrivés là ? Je ne me souvenais plus de rien. Le goût d'alcool mélangé à la cigarette, ton odeur, ta douceur...Ma raison me criait de tout stopper, mais mon cœur submergeait mon être d'amour pour toi. Tes mains passèrent sous ma chemise, touchant à même ma peau. Je frissonnais sous tes caresses expertes. Doucement, tes lèvres descendirent dans mon cou, me mordant et en me suçant la peau.
-
Tu me manques...Soufflas-tu, plongeant ton regard dans le mien, sérieux.
Je perdis alors toute raison, laissant mon cœur me guider. Cette nuit, j'oubliais tout. Ta tromperie. Ton caractère. Ton narcissisme. Tu me rendais fou Noah. Et là était le problème. Car même si j'avais mal. Même si je voulais te haïr. Je t'aimais passionnément. Et cette passion nous tuait à petit feu."











