beauté inaccessible -19-  (Beauté inaccessible) posté le mardi 05 avril 2011 23:10

J'ai loupé deux jours de cours pour du baby sitting, c'est à vous que tout reviens mdr, merci à la sieste des petits !

J'espère que cette suite vous plaira, sachez que j'ai déja bien avançé la prochaine mais qu'il faut que je me plonge dans mes dossiers, donc je ne sais pas combien de temps ça prendra !

Je vous embrasse et ne lésiniez pas sur les commentaires, ça fait toujours plaisir ! ( je dis ça parce qu'il y en a pas eu beaucoup sur le dernier, comparé au nombre de visites ^^)

Bisous !!


«  La solitude. J'avais oublié combien ce sentiment pouvait être pesant. Tu me manquais. Atrocement. Mais il était hors de question que je te laisse à nouveau rentrer dans ma vie.

J'avais mal. Mon cœur restait serré, me faisant amèrement regretter d'avoir voulu te faire tomber amoureux de moi, car au final, s'était moi qui souffrait.

Tu ne cessais de m'appeler, venir frapper chez Henri, harceler mes amis. Que cherchais-tu Noah ? Tu avais ce que tu voulais, que je te rende ta liberté. Et moi j'avais un mal de chien à refaire surface.

Deux mois étaient passés depuis que j'avais posé le mot fin sur notre relation. J'avais tout fait pour t'oublier : Effacer ton numéro dans mon portable, Henri avait récupéré toute mes affaires en te rendant mes clés, Je n'allais plus au Gab's, j'avais même démissionné pour ne plus te voir entrer dans ce bar.

Henri m'avait trouvé un travail d'aide cuisinier dans un petit restaurant qu'il avait racheté récemment. J'aimais beaucoup ce travail où le chef, Éric, était un merveilleux professeur de cuisine. Je m'étais surpris à t'oublier, à chaque fois que j'apprenais à faire une nouvelle recette. J'avais donc développé un grand intérêt pour la cuisine, mais le soir, quand je rentrais chez Henri et qu'il n'y avait plus rien à faire, le gouffre de mon cœur s'ouvrait à nouveau.

Je te déteste Noah. J'aimerais tellement revenir en arrière. J'aimerais tellement ne jamais t'avoir rencontré. Pourquoi m'as-tu fait subir tout cela ? Pourquoi ?

  • Tu repends le boulot à quelle heure ?

Je sursautais en entendant Henri me parler, et releva la tête.

  • Quoi ? Fis-je surpris.

  • Tu retournes quand au resto ?

  • À 16h, pour le service du soir, jusqu'à 2h surement.

  • Tu nous rejoins au Gab's après ?

Je le regardais, surpris qu'il me pose la question.

  • Tu sais bien que non...Soufflais-je en me levant, voulant échapper à la discussion qui allait suivre.

  • Owen...Il serait peut-être temps que tu passes à autre chose, déclara-t-il sérieusement.

  • C'est l'hôpital qui se fout de la charité là non ?

Ma remarque lui déplu, et violemment il balança sa veste par terre.

  • Je commence vraiment à en avoir marre de tes réflexions à deux balles, de ta mauvaise humeur, bordel Owen, je t'héberge !

  • Si ça te dérange tellement, je m'en vais ne t'inquiètes pas !

J'entrais alors dans ma chambre. Elle n'était pas très spacieuse, mais m'avait été utile lorsque je n'avais plus aucun endroit où aller. Henri me l'avait peu à peu aménagé, en achetant un lit, un bureau et une commode. J'avais acheté le reste avec l'argent que j'économisais peu à peu.

Énervé, je pris une valise qui trainait sous mon lit et commençait à balancer mes vêtements dedans. Mais Henri m'arrêta en posant sa main sur mon bras.

  • Excuses-moi Owen...Je suis vraiment désolé...Souffla-t-il, d'une petite voix.

  • Je ne peux pas Henri, je ne peux pas aller la-bas et le voir draguer un autre homme...Rien que cet idée me fait mal...Je ne peux pas.

  • Pourtant un jour ou l'autre il faudra que tu y retournes, et que tu tournes la page.

Je ne répondis pas, incapable. Je savais tout ça. Je savais que je finirais par te rencontrer quelque part. Mais je n'étais pas prêt.

J'entendis Henri soupirer, puis ajouter.

  • Je te laisse, j'ai de la compta à faire. Range tes affaires l'ami !

Je fis ce qu'il me dit, repensant à notre discussion. Combien de temps allais-je me cacher chez Henri ou au travail ?

**

  • On pourrait servir du homard farci, c'est assez classe ça non ? Fis-je, en prenant la recette et en notant les ingrédients.

  • Oui on pourrait, en entrée.

L'homme à qui je parlais était le chef de ce restaurant et peu à peu, il était devenu mon ami. Il avait la trentaine, le teint mat et de magnifiques yeux verts. Il abordait une tignasse blonde qui partait dans tous les sens, mais ce qui me plaisait le plus chez lui était son franc-parler et son humour.

Dans un soupire, il balança au loin son livre de recettes.

  • Bon, c'est une soirée pour ton amie écrivain non ?

  • Oui c'est ça...Répondis-je perplexe.

  • Alors faisons lui ses plats préférés, c'est aussi simple que ça !

Ai-Vân avait réservé le restaurant pour la soirée d'inauguration de son nouveau livre. Nous devions recevoir une cinquantaine d'invité, avec parmis eux, de grands critiques.

  • du poulet façon asiatique ?

  • Bah voilà, on le tient notre plat principal !

J'avais beau être son apprenti, Éric me prenait pour son égal, m'aidant lorsque j'en avais besoin, mais me laissant le loisir de créer des recettes autant que je le voulais.

**

Nous étions le soir de l'inauguration et je pouvais entendre la salle se remplir peu à peu. Vêtu de mon uniforme bleu et blanc, je commençais la préparation du poulet basquaise tandis qu' Éric cuisinait les homards farcis. Ce soir là, Henri avait avait embauché d'autres apprentis et serveuses pour nous aider. Mais le restaurant, prenant de la renommé grâce à Éric, j'étais persuadé qu'il allait les garder.

Non loin de moi se trouvait Lydia, la serveuse habituel du restaurant. Brune, les cheveux frisés, elle arborait toujours un magnifique sourire, reflétant la joie de vivre constamment. Elle avait jeté son dévolu sur Henri, qui restait sourd aux perches désespérées qu'elle lui envoyait. Assise sur le plan de travail, elle grignotait quelques amuses-bouches.

  • Tu devrais pas aller servir les clients ? demandais-je en coupant les poivrons.

  • Pour l'instant il n'y a que les vieux grincheux, je les laisse à Penny. Répondit-t-elle en haussant les épaules.

  • Ou tu attends patiemment que Henri arrive pour lui faire croire que tu es une employé modèle ? Demandais-je ironiquement,

  • Et accessoirement la femme de sa vie !

J'éclatais de rire et remuais la tête affligé. Lydia était une fille en or, et qui formerait un magnifique couple avec Henri. Mais ce dernier n'était pas près à repartir dans une relation sérieuse, et préférait batifoler avec Julie, qui ne lui correspondait pas du tout.

Éric me donna un coup de coude, me tirant de mes rêveries.

  • Vas dire bonjour à tes amis, je te remplace. Me dit-il dans un sourire.

  • Ok, merci beaucoup.

Sans plus attendre, je m'essuyais les mains et enlevais mon tablier. Je passais par la porte battante de la cuisine et arrivait dans la salle du restaurant. Henri avait fait une bonne affaire en l'achetant. Au bord de la ville, ce petit restaurant rendait l'atmosphère chaleureuse, presque romantique. Les murs étaient peint à l'éponge d'une couleur orange clair, et le mobilier était en bois rustique. Au devant, deux magnifiques lucarnes laissant apercevoir une terrasse couverte. De nombreuse lampes chinoises avaient été accrochés pour l'occasion, rendant l'éclairage tamisé. Des plantes vertes et une magnifique décoration faisait que ce restaurant avait un charme fou.

Je m'accoudais au bar, cherchant du regard Ai-Vân. Celle-ci discutait avec son éditeur, mais son visage s'étira lorsqu'elle m'aperçue. Poliment, elle s'excusa, et vint à ma rencontre.

  • Cet endroit est merveilleux ! S'exclama-t-elle, des étoiles plein les yeux.

  • Et attends de voir le menu, fis-je dans un clin d'œil.

Henri vint nous rejoindre, m'offrant une bonne vieille tape dans le dos. Immédiatement, je me mis à charrier Ai-Vân sur sa grande soirée. Mais notre amusement fut de courte durée car mes yeux se posèrent sur la porte d'entrée, où tu faisais ton entrée.

Je me crispais immédiatement en croisant ton regard. Un sourire étira le coin de tes lèvres alors que tu donnais ta veste au portier. Deux mois que je ne t'avais pas vu, et mon cœur me faisait toujours aussi mal...

Ai-Vân suivit mon regard et devint blanche comme un linge, quand à Henri, ce dernier serra les points, et lâcha :

  • Qu'est-ce qu'il fait là ? Je lui avais dit de laisser tomber !

Surpris, je me tournais vers Henri.

  • Tu lui parles ? Laisser tomber quoi ?

Pour toute réponse, il lança un regard entendu à Ai-Vân et alla à ta rencontre.

  • Qu'est-ce qui se passe ? Soufflais-je sentant les larmes me monter aux yeux.

  • Il représente la boite de ton père Owen, mais Henri lui a dit de ne pas venir....Répondit Ai-Vân, d'une petite voix

Furieux, je me retournais et rentrais dans la cuisine. Mais Ai-Vân m'arrêta.

  • Il veux te voir...Il essaye de te voir depuis deux mois, il me harcèle pour avoir ton numéro, il n'arrête pas de venir à votre appartement, mais Henri refuse de le laisser entrer....

  • Je me fous royalement de ce qu'il veut !

En colère, je laissais Ai-Vân, et repartit dans la cuisine. J'avais mal au cœur et une incroyable envie de pleurer. Mais je n'allais pas y céder. Pas pour toi.

Je passais le reste de la soirée terré dans ma cuisine, enchainant plat sur plat avec une rapidité déconcertante. Plusieurs fois Henri voulut me parler, mais je lui disais que j'étais trop occupé. La vérité était que je ne voulais pas parler de toi. Je ne pouvais pas.

La soirée se termina alors que j'entendais Ai-Vân remercier les investisseurs. Dans un soupire, soulagé de voir cette soirée finie, je pris le sac poubelle en main, et sortit dans la rue. Mais croire que je pouvais t'échapper n'était qu'une illusion. Tu te tenais là, assis sur une des poubelles, une cigarette à la main. Mon regard se posa sur le tas de mégots qui trônait à tes pieds.

  • Henri m'a dis que tu étais apprenti...Et les apprentis sortent les poubelles. Lâchas-tu, comme pour te justifier.

  • Tu es resté là toute la soirée ? Fis-je en fronçant les sourcils.

  • J'ai besoin de te parler...

Ton regard était sincère et le fait que tu fumais me prouvais que tu appréhendais cette rencontre. Mais je ne voulais pas t'offrir cela.

  • Et moi je n'ai rien à te dire ! Répliquais-je en balançant le sac dans la benne à ordure.

Vivement je me retournais, dans l'attention de rentrer dans le restaurant. Mais tu attrapas mon bras et te rapprochas vivement de moi.

  • Tu me manques...Soufflas-tu dans un murmure qui me fit frissonner.

La porte du restaurant s'ouvrit alors et nous vîmes Éric arriver, le regard dur.

  • Tout va bien Owen ? Demanda-t-il en te regardant méchamment.

Je profitais de cette interruption pour m'éloigner de toi. Éric posa sa main sur mon épaule et me poussa vers le restaurant. Dans un dernier regard, je vis une fureur immense se déchainer dans tes yeux.

  • Noah allait justement partir ! Lançais-je en rentrant dans le restaurant.

Éric me suivit et referma la porte.

  • ça va Owen ? tu es blanc comme un linge...Souffla-t-il en posant sa main sur min front.

  • Oui oui....ça faisait juste longtemps que je ne l'avais pas vu... Dis-je en reprenant l'éponge sur la table, prêt à recommencer mon travail.

  • Rentres chez toi, tu es venu plus tôt pour m'aider dans les recettes, tu peux partir plus tôt.

  • Non, je...

  • Ce n'est pas une demande Owen !

Son ton avait durci ainsi que son regard. Il s'inquiétais pour moi et j'étais vraiment touché. Dans un hochement de tête, j'enlevais mon tablier et partais me changer.

**

Je rentrais à pied chez moi, les questions vagabondant dans ma tête. Pourquoi m'avais-tu dis que je te manquais ? Pour quelle raison ? Un faible espoir en moi me criait que s'était la vérité. Que tu m'aimais tellement fort que mon absence te faisait souffrir.

Mais c'était faux. J'en étais persuadé. Noah...Tu étais un manipulateur sans scrupule. Pour arriver à tes fins tu étais capable de tout, même me briser le cœur une seconde fois.

J'arrivais chez Henri peu de temps plus tard et ce fut avec dépit que je te vis là, assis sur le muret, une énième cigarette à la main. Mais ce qui me choqua le plus fut la bouteille de whisky, à moitié vide, que tu tenais dans la main.

  • Tu es saoul ? Soufflais-je abasourdi.

Mais tu éclatas de rire, le regard pétillant de fureur.

  • Pour quelqu'un qui va très mal, tu tournes bien vite la page ! Lâchas-tu, en tentant de t'approcher de moi, sans vraiment y parvenir.

  • Quoi ? Fis-je étonné.

  • Le cuisinier...Moi qui pensait que je t'avais vraiment fait souffrir, que j'avais eu tort de te faire ça...Finalement t'es bien comme tous les autres ! Crachas-tu, en avalant une gorgée de whisky.

Ainsi donc tu avais cru qu' Éric était mon amant. C'était tellement pitoyable que j'avais envie d'en pleurer. Dans un soupire, j'attrapais ta bouteille et la vidais, avant de la jeter dans une bouteille.

  • Tu es jaloux d'un type qui est marié depuis 15 ans à une femme nommée Penny et qui est le père de trois beaux enfants. Et oui tu as eu tort de me faire ça !

J'attrapais alors ton bras et le posais sur mon épaule. Je ne pouvais pas te laisser dans cet état au bord de la route. Même si j'avais mal, j'étais encore amoureux de toi.

  • Tu me manques...Soufflas-tu, la voix ensommeillée.

Je me crispais immédiatement mais continuais ma marche, sans rien te répondre.

  • Tu me manques Owen...Répétas-tu en glissant ta bouche dans mon cou.

Brusquement, je t'éloignais de moi, sentant une intense envie de te sauter dessus se propager en moi.

Mais tu étais ivres, et sous mon geste violent, tu tombas au sol, dans un grognement mauvais. Vivement je m'abaissais et m'excusais. Mais tu posas ta main sur ma bouche, le regard sérieux.

  • Je t'avais demandé de ne pas me faire ça Owen...Tu savais que je ne voulais pas être en couple ! Tu savais que je ne pouvais pas m'attacher à toi. Pourquoi m'as-tu rendu comme ça ?

  • C'est toi qui a décidé de me « chasser »...Pas moi...Tout est de ta faute. Murmurais-je les larmes aux yeux.

Dans une grimace, je te relevais, et t'amenais sur le canapé. Mais au moment ou je voulais me relever et m'écarter de toi le plus vite possible, tu attrapas ma nuque et posa tes lèvres sur les miennes.

Plusieurs fois je tentais de m'éloigner, mais même saoul, tu étais bien plus fort que moi. Malgré moi, ma haine pour toi se calma peu à peu, ouvrant la porte du plaisir que ce baiser me procurait. Mes mains se posèrent sur ta poitrine et mes lèvres s'ouvrirent doucement. Un violent frisson me parcouru au contact de ta langue sur la mienne.

Comment en étions-nous arrivés là ? Je ne me souvenais plus de rien. Le goût d'alcool mélangé à la cigarette, ton odeur, ta douceur...Ma raison me criait de tout stopper, mais mon cœur submergeait mon être d'amour pour toi. Tes mains passèrent sous ma chemise, touchant à même ma peau. Je frissonnais sous tes caresses expertes. Doucement, tes lèvres descendirent dans mon cou, me mordant et en me suçant la peau.

  • Tu me manques...Soufflas-tu, plongeant ton regard dans le mien, sérieux.

Je perdis alors toute raison, laissant mon cœur me guider. Cette nuit, j'oubliais tout. Ta tromperie. Ton caractère. Ton narcissisme. Tu me rendais fou Noah. Et là était le problème. Car même si j'avais mal. Même si je voulais te haïr. Je t'aimais passionnément. Et cette passion nous tuait à petit feu."

 

 


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beauté inaccessible -18-  (Beauté inaccessible) posté le samedi 05 mars 2011 14:01

Désolé pour les fautes d'orthographes, mais je voulais vous le donner assez vite ^^ Je sens déja les briques jettées vers moi, pardonnez-moi mdr !

N'hésitez pas avec les Coms !


« Je me souviens du jour où j'ai emménagé chez toi. J'étais tellement stressé. Je ne cessais de me dire que nous allions tout gâcher. J'étais pessimiste, mais je ne voulais pas te donner une raison de me fuir. J'étais décidé à te faire tomber amoureux de moi. Quoi que cela puisse me couter. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'est que je regrette amèrement ce piège que je nous avais tendus.

Et ce fut ainsi que nous emménageâmes ensemble. Henri et Ai-Van n'en croyait pas leurs yeux, pourtant, je déballais mes affaires chez toi.

- Et vous n'avez même pas encore couché ensemble ? Me demanda Ai-Van, étonné.

- Non...ne me regarde pas comme ça, je suis dans le même état que toi ! M'écriais-je en rangeant mes vêtements dans l'armoire.

- J'en connais un qui va faire une crise en apprenant ça...Souffla Henri dans un sourire.

Je savais pertinemment de qui il parlait. Mathis. Combien de fois m'avait-il demandé de vivre avec lui sans que jamais je n'accepte ? Des milliers...

- C'est différent, je n'avais pas le choix...Et il avait de bon argument...

- Puis ce n'est pas comme si vous étiez en couple, c'est ça ? Fit Henri, moqueur.

Je lui envoyais un de mes tee-shirt et il éclata de rire. Tes arguments, autant que les miens ne tenaient pas la route, mais ils cachaient la réalité qui nous faisaient peur à l'époque.

Mon regard se posa sur ma nouvelle chambre. Les murs étaient peints en jaune avec un mobilier couleur chocolat. La chambre n'était pas très grande, mais elle me suffisait.

- Je dois y allé, Émilie m'attend, fit Henri en regardant son portable.

- Tu comptes me la présenté quand ? Répliqua Ai-Van, curieuse.

- Quand ça sera plus sérieux. Répondit-il en mettant sa veste.

- Parce que 4 mois ce n'est pas assez sérieux pour toi ?

Il soupira, nous fit un signe de la main et sortit de la chambre. Je l'entendis te dire en revoir et partir. Je posais alors mon regard sur Ai-Van, qui déballait mes comics.

- Tu sais ce que je pense ? Fit-elle, dans un sourire.

- Qu'il attend que Sarah rentre pour la rendre jalouse. Répondis-je en éclatant de rire.

- Exactement, donc je m'attend à rencontrer cette Émilie ce week end lors de mon repas.

- Tu lui as dit qu'elle venait ?

- Non, mais je ne vais pas tarder à lui en toucher deux mots.

Tu entras alors dans ma chambre sans frapper.

- Je te signale que ici c'est ma zone, alors tu frappes ! Te lançais-je énervé.

- Je te signale que tu vis dans ma maison, par conséquent tu n'as aucune zone ! Répliquas-tu, sur le même ton.

Je levais les yeux au ciel alors que tu t'assaillais sur mon lit, très à l'aise.

- Quand est-ce qu'on pourra lire ton nouveau roman ? Demanda-t-il à Ai-Vân.

- Dans peu de temps, si la maison d'édition se dépêche un peu ! Je t'enverrais un exemplaire maintenant que je sais où tu habites ! Répondit-elle en reprenant sa veste.

- Tu t'en vas ? M'exclamais-je, déçu de voir tout mes amis partir comme ça.

- Tu as presque finis de tout ranger, et j'ai un rendez-vous, fit-elle, en haussant les épaules.

- Dois-je comprendre que je ne passe pas avant tes conquêtes ?

- Tu as tout à fait compris ! Répliquas-t-elle dans un sourire, pas la peine de me raccompagner, je connais la sortie.

Et ce fut au tour d'Ai-vân de quitter la pièce. Tu te levas et t'approchas de moi, d'une démarche qui ne me laissait aucun doute sur ce qui allait se passer.

- A nous deux de discuter maintenant, dis-tu en attrapant mes hanches et en me faisant tomber sur le lit.

- Discuter...Vraiment ? Fis-je moqueur.

- Sans les mots biensur.

J'éclatais de rire et me cambrait alors que je sentais ta main glisser sous ma chemise. Depuis combien de temps ne m'avais-tu pas toucher de cette façon ? Nous étions en manque et il fallait y remédier.

Tes lèvres plongèrent dans mon cou alors que je laissais s'échapper des gémissements de plus en plus fort sous tes caresses délicieuses. Tu sentais incroyablement bon et plus je respirais ton parfum, plus je sentais mon cœur battre fort dans ma poitrine.

Mes lèvres vinrent se poser sur les tiennes dans un baiser bestial et d'un coup de hanche, j'inversais nos positions. Je savais que tu n'aimais pas te faire dominer, pourtant je voulais te faire gouter à mon pouvoir, au moins une fois. J'attrapais tes mains pour les placer au dessus de ta tête.

- Owen, arr..

Mais tu ne pu continuer car ma main était passé sous ton boxer, touchant ta verge gorgée de plaisir.

- Tu disais ? Demandais-je innocemment.

- Tu es diabolique !

Dans un sourire, je descendis vers ton bas-ventre et dégrafais ton pantalon. Rapidement, je te l'enlevais ainsi que ton boxer. Mes lèvres virent effleurer ton pénis et j'entendis ton premier gémissement. Discret mais pas assez pour ne pas comprendre que tu n'en pouvais plus. Doucement, je vins lécher ton gland, m'appliquant à te faire grimper aux rideaux. Tes mains se posèrent sur ma tête et d'un pression je compris que je ne devais plus jouer.

Immédiatement je pris ton sexe en bouche, l'entourant avec ma langue. Des gémissements rauques des plus merveilleux s'échappèrent de tes lèvres, me poussant à continuer de plus en plus vite. Mes succions s'intensifièrent si fort que je me demandais comment tu pouvais résister après 2 mois d'abstinence. Mais bien vite, tu te libéras dans ma bouche dans un cri des plus sensuel.

Essoufflé, tu ne bougeais plus. Des gouttes de sueur parsemaient tes jambes et ton visage tandis que ta chemise laissait apparaître des auréoles de transpiration. Lentement, je vins m'allonger sur toi, embrassant ta joue. Mon érection me faisait un mal de chien, mais je voulais faire durer ce moment , autant que je le pouvais. Tes mains attrapèrent mon visage et tu m'embrassas tendrement en changeant nos positions. Je n'avais plus peur de t'embrasser. Pas après ces deux mois où tu étais rester à mon chevet.

Brusquement, tu coupas notre échange et te relevais pour enlever ta chemise. Tu avais retrouver un érection, pour mon plus grand plaisir. Immédiatement je m'assaillais et enlevais mon tee-shirt. Tes lèvres revinrent bien vite recouvrirent les miennes, dézippant la braguette de mon pantalon afin de l'ôter. Mon boxer suivit la danse et tu te rallongeas sur moi, embrassant mon cou, mes épaules, mon torse, pour remontrer jusqu'à mes lèvres.

Une grimace étira mes lèvres lorsque je sentis un de tes doigts s'insérer en moi. Mais tu fis ton possible pour ne pas me faire de mal grâce à tes baisers. Depuis combien de temps étais-tu aussi prévenant Noah ? L'accident avait dû vraiment te chambouler. Tu ne voulais pas me faire de mal et je crois que c'est cette crainte, cette douceur que tu éprouvais pour moi qui me faisait tomber un peu plus amoureux de toi chaque jour.

Bien vite, tu achevas ma préparation. Mes gémissements n'étaient plus dû à la douleur mais au plaisir que tu me faisais ressentir. Tu vins te placer entre mes cuisses, les caressant du bout des doigts.

- Noah...j'en peux plus...Soufflais-je en me cambrant sous tes caresses.

Et tu répondis à ma demande en me pénétrant. Mes mains se crispèrent sur ton dos, et je ne pu m'empêcher de te griffer. J'avais mal, mais tes caresses et tes baisers me firent beaucoup de bien. Un e fois que tu fus complétement rentré, tu stoppa, me laissant le temps de m'y habituer.

- C'est bon...Soupirais-je, en collant mon corps contre le tien.

D'un mouvement doux, tu démarras tes coups de hanches tandis que je me raccrochais à toi pour ne pas perdre la tête. Le plaisir que je ressentais était tellement intense...Fulgurant... tes coups de reins me faisait vibrer, ta respiration s'accordant parfaitement à mes gémissements de plus en plus fort.

Tu pris appuis sur tes avant-bras et tes mouvements devinrent plus brusques, plus passionnés. Mes gémissements se transformèrent en cris, résonnant dans toute la maison. J'avais chaud, terriblement chaud et ça ne faisait qu'empirer. J'allais bientôt éjaculer et tu le compris, car bien vite, tes coups de reins redoublèrent d'intensité. Dans un mouvement plus féroce que les autres, je me libérais sur ton ventre, tandis que je sentais que tu faisais de même.

Nos respirations étaient saccadées et tu t'enlevas de moi, pour te coucher à mes côtés.

- Il n'y a pas de doute, on n'a pas perdu la main ! Lançais-je en posant ma main sur ton torse luisant de sueur.

Tu éclatas de rire et vint reprendre mes lèvres pour un baiser qui me redonna directement envie.

- Prêts pour un deuxième round ? Me dis-tu, un sourire diablement sexy au coin de tes lèvres.

**

Un mois passa. Un mois durant lequel nous savourions pleinement nos « retrouvailles » en faisant l'amour dans n'importe quelle pièce de ta maison. J'aimais ces moments, si intenses. Ils représentaient surtout le fait que je te faisais tomber peu à peu amoureux de moi. Du moins, je le croyais.

Ce jour là, j'étais aller remplacer un de mes collègues sur l'heure de midi, et ce fut vers 15h que je rentrais, voulant profiter des quelques heurs qu'il me restait avant de reprendre mon service pour dormir.

Pressé, je balançais mon sac en bandoulière dans le hall et enlevait mes chaussures. J'entendis deuc voix provenir de la cuisine, et immédiatement je criais :

- Noah, je suis rentré !

J'arrivais dans le salon, prêt à rentrer dans la cuisine, mais une personne que je ne pensais plus jamais revoir en sortit, apparemment étonné de me voir là.

- Mathis ? Fis-je surpris.

- Tu lui as donné les clés ? Te demanda-t-il alors que tu sortais toi aussi de la cuisine, une cigarette allumée.

- Mieux que ça, répondit-tu, en t'avançant vers moi avant de passer ton bras autour de moi, il habite chez moi.

Les yeux de Mathis s'ouvrirent grands et je pu y lire une énorme tristesse. Immédiatement j'enlevais ton bras de mes épaules et m'approchait de lui.

- Mathis, c'est pas ce que tu crois...Soufflais-je en lui touchant le bras.

- J'en ai rien à faire, dit-il en me bousculant pour aller remettre sa veste. Tu as intérêt à aller le voir, je ne veux plus rien avoir à faire avec toi !

Il s'adressait à toi, et je ne comprenait pas du tout votre discussion.

- C'est toi mon médecin, que tu le veuilles ou non !

Mathis te lança un regard noir avant de partir en claquant la porte. Immédiatement, je le suivis, enfilant mes chaussures à la va-vite.

- Mathis attends ! M'écriais-je en sortant dans la rue.

Mais il ne s'arrêta pas. Je me mit alors à courir et le rattrapait, l'obligeant à s'arrêter.

- Bordel Mathis, arrêtes de faire ton gamin ! Dis-je essoufflé.

 

  • Je fais ce que j'ai envie ! Répliqua-t-il, méchamment.

  • Ok, on vit ensemble, Mais c'est juste parce que je me suis fait virer de mon appartement et que Henri ne pouvait pas m'héberger, rien d'autre !

  • T'es sûr ? Me demanda-t-il ironiquement.

  • Biensûr que oui !

  • Alors explique moi pourquoi Noah, le gars le plus solitaire que je connaisse, qui jamais de sa vie ne s'est attaché à un personne, qui a toujours vécu seul dans sa maison et qui jamais, mais vraiment jamais n'a proposé à moi, son meilleur ami, ou à un quelconque membre de sa famille de passer une seule nuit chez lui, te propose, comme ça, sous un coup de tête, de venir vivre chez lui ?

Ces arguments tenaient la route, et me déconcertait plus que je ne l'aurais cru. Au fond de moi, je sentis mon cœur battre plus violemment dans ma poitrine.

  • C'est provisoire Mathis...lançais-je en posant ma main sur ma nuque.

  • Je crois que non...Je crois que tu tombes amoureux de lui...Et tu ne dois pas Owen parce que ce mec va te faire souffrir !

  • On a déjà eu cette conversation, il n'aurait pas attendu aussi longtemps s'il voulait vraiment me faire souffrir !

  • D'accord tu as peut-être raison, mais qu'est-ce qu'il faisait quand il rentrait une fois les heures de visite terminé ? Tu le sais ?

Son regard était noir, Il était vraiment furieux.

  • Ca suffit Mathis, j'en ai marre de ta jalousie, c'est ma vie, je fais comme bon me semble ! Déclarais-je en me retournant, prêt à rentrer chez toi.

  • Il te trompait. Fit-il, d'une petite voix.

Immédiatement je me retournais, tétanisé.

  • Quoi ?

  • Le soir même où il a accepté ton idée de se mettre en couple, il ne lui a pas fallut longtemps avant de retourner au Gab's et...

  • Stop !

J'avais crié. Mon cœur me faisait mal, ma tête me tournait. Je ne pouvais pas le croire...

  • Tu n'as aucune preuves...Soufflais-je doucement.

  • Biensur que si ! Tu peux même demander à ton jeune ami, il a lui aussi assisté à la scène et à tenté de mettre un coup de poing à Noah...Owen...Owen ça ne va pas ?

Comment pouvait-il me demander cela. Pensait-il vraiment que j'allais prendre cette nouvelle avec joie ? Chancelant, je me retournais, voulant te trouver. J'entendis Mathis m'appeler et me dire qu'il était désolé. Mais j'avais mal, et il fallait immédiatement que je te parle. Tout s'expliquait...Le fait que Joackim ne répondait plus au téléphone...Le fait que tu avais réussis à te contenir aussi longtemps lors que notre première fois dans ta maison...

J'arrivais dans le salon, et m'appuyais contre le mur. Vivement tu relevas la tête, les sourcils froncés.

  • Qu'est-ce qui t'arrive, tu es tout pâle ?

  • Quand tu as accepté de te mettre en couple avec moi...tu le pensais vraiment ?

Intrigué, tu te levas et t'approchas de moi, posant ta main sur mon front pour voir si j'avais de la température. Mais vivement j'enlevais ta main et m'écartais de toi.

  • Réponds-moi, criais-je les poings serrés.

  • Biensur que ou Owen ! Dis-tu sur le même ton.

  • Alors comment se fait-il que tu sois allé au Gab's pour coucher avec un autre ?

Je pu te voir, pour la première fois, déstabilisé. Tu te raidis mais bien vite ce moment de surprise s'effaça pour reprendre une de tes attitudes froides . Tu sortis une cigarette et l'alluma.

  • Alors c'est vrai...Soufflais-je, sentant mon cœur se briser en milles morceaux...

  • Je ne savais pas que tu voulais qu'on soit exclusif...lâchas-tu, en tirant un autre taffe.

  • Oui, j'imagine que c'est de ma faute !

Dégouté et blessé, je pris le chemin de la porte d'entrée. Mais tu me retins.

  • Ne pars pas...Soufflas-tu d'une voix faible.

Cette voix me donna immédiatement envie de me retourner et de te prendre dans mes bras. Comment pouvais-je être encore amoureux de toi après ce que tu venais de faire ? J'avais mal...terriblement mal...Et je ne voulais pas que tu me vois pleurer.

D'un mouvement brusque j'enlevais mon bras de ta main et me retournais, le regard noir.

- C'est fini Noah.

Quatre mots. Seulement quatre mots, et mon cœur explosa violemment dans ma poitrine. Sans plus attendre, je sortis en claquant la porte. Je te quittais. Tu avais atteins mon cœur et me l'avait fait amèrement regretté. J'avais mal...Atrocement mal...Et il me fallut bien longtemps avant de m'en remettre.

Encore une fois...Tu avais tout gâché. »


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Milles excuses...  posté le mercredi 22 décembre 2010 23:30

Je suis vraiment vaiment vraiment vraiment désolé, sincèrement je m'en veux terriblement. Un bon nombre de fois j'ai voulu écrire une suite, les idées se bousculent dans ma tête, mais lorsque je commence à écrire la fatigue me submerge et j'abandonne, préférant me vautrer dans le canapé.

J'ai démarré mon master de professorat des écoles, qui qui engendre beaucoup de travail et de stress, comme n'importe quel master me direz vous. C'est une excuse des plus simple, mais c'est la seule que j'ai à vous donner.

Je ne pense pas arrêter mes fics, en tout cas je ne le souhaite pas car j'ai en tête des fin merveilleuses (sans vouloir me vanter hein !) pour toutes ces fics, mais c'est juste un manque de courage.

Je démarre une session de partiels apres les vacances, mais l'année prochaine (hihi) je tenterais de me faire plus présente, et tenter de faire oublier ces longs mois d'absences !

Merci encore de me suivre Blog de mailynn2 : Les fictions de mai-Lynn, Milles excuses...

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beauté inaccessible -17-  (Beauté inaccessible) posté le samedi 15 janvier 2011 15:02

Bonne année tout le monde !!

J'espère que cette suite vous plaira, elle est courte je sais, mais constitue un véritable tournant dans la relation de nos deux "amoureux". ^^

Histoire de vous resituer : Owen et Noah ont débutés une relation purement sexuel, mais tres vite Owen s'en ai lassé et a découvert qu'il avait des sentiments pour Noah. Il l'a alors quitté, mais ce soir là, Owen s'est fait agressé par le frère de Joackim et Noah à accourru à son chevet. Devant Owen en sale état, il a alors accepté de se mettre en "couple" avec lui.


« Je me souviens de ce moment. Ce moment si particulier. Ce moment si magique. Jamais je n'avais pensé un jour pouvoir me sentir aussi heureux juste à l'idée de me retrouvé enchainer à quelqu'un. Oui parce que pour moi, être en couple signifiait être enchainé. Mais ça, s'était bien avant. Bien avant que je ne me rende compte du monde merveilleux que tu m'offrais.... »

Deux mois passèrent après l'agression. Deux mois durant lesquels je du faire face à la douleur. J'étais irascible, toujours de mauvaise humeur. En tout cas, avec les autres. Avec toi, tout était autre. Chaque soir, après ton travail, tu venais me voir. Tu n'étais jamais en retard, et si jamais tu devais faire des heures supplémentaires, tu ramenais ton travail à l'hôpital. J'étais aux anges.

Notre relation était si différente de celle que j'avais avec Mathis. Cela me perturbait. Je ne me lassais pas de toi, je ne m'ennuyais pas, peu importe ce que tu faisais ou me racontais. Je t'attendais tous les soirs impatiemment. Et lorsque ton regard croisait le mien pour la première fois de la journée, une sensation merveilleuse vrillait mon estomac. Une sensation qui me faisait sourire. Notre relation n'avait rien de sexuel. Du moins, ma convalescence nous l'imposait. Et c'est cela qui m'étonnait le plus. T'avais-je fait aussi peur Noah ? Tellement peur que tu ne veuilles plus me blesser ? J'aimais croire que oui. Mon bonheur semblait tellement irréel, là dans cette chambre d'hôpital, coupé du monde extérieur.

Pourtant ce jour-là était important. C'était le jour de ma sortie et il marquait le début du retour à la réalité pour notre couple. Tu avais pris un jour de congé afin de venir me chercher, et me ramener chez moi, ce que j'attendais avec impatience, Mais Mathis retardait les choses, inévitablement.

- Tu ne pas rentrer chez toi et coucher avec lui ! Fit-il haineux.

- Je n'ai jamais dit que j'allais coucher avec lui...C'est toi qui te met cette idée en tête... Répondis-je en faisant ma valise.

- Parce que j'ai tort peut-être ?

Dans un soupire, je relevais la tête et te regardais à travers la porte, attendant patiemment que Je finisses de parler avec Mathis.

- Tu sais Mathis, ça fait deux mois qu'on est ensemble, deux mois qu'il vient tous les soirs me voir depuis mon accident. S'il avait voulu me faire du mal et ne pas s'attacher à moi, il n'aurait pas fait tout ces efforts.

Je me retournais pour croiser le regard de Mathis, balançant mon sac sur mon épaule.

- Je sais que ça te fait mal, et crois-moi j'en suis vraiment désolé, mais je veux croire en notre histoire.

- Tu finiras le cœur brisé...Murmura-t-il peiné.

- Alors tu pourras dire qu'il m'avait prévenu, et que je l'ai bien mérité.

Dans un faible sourire, je sortis de la chambre. Tu attrapas mon sac et le prit sur ton épaule. Ta main passa sur ma nuque et tu pris mes lèvres fougueusement, surement ravis de me voir te suivre, malgré la énième discussion avec Mathis.

Nous entrâmes dans ta voiture, et tu mis le contact.

- Je suis tellement content de rentrer, de dormir enfin dans mon lit, de...

Mais ta main sur ma cuisse me coupa. Lentement, tu l'as remonta et un sourire en coin étira tes lèvres.

- Qui a dit que j'allais te laisser dormir ? Fis-tu, d'une voix sensuelle.

Vivement je me rapprochais de toi et léchais le lobe de ton oreille.

- J'attendais que tu me réponde ça...

Je te vis alors appuyer sur la pédale d'accélérateur et éclatais de rire. Nous arrivâmes à mon appartement très vite. Nos lèvres se retrouvèrent si tôt dans l'ascenseur. Nous avions un manque à assouvir. Un manque de deux mois, ce qui était un de nos plus grands records. Tes mains se glissèrent dans mon jean, m'arrachant un gémissement des plus érotique. Les portes s'ouvrirent et nous ne priment même pas la peine de nous arrêter.

Brusquement, tu me plaquas contre la porte de mon appartement, et d'une voix enfiévrée, tu m'ordonnas :

- Ouvre !

Immédiatement, je me retournais et voulu l'ouvrir, mais mes yeux se posèrent sur l'écriteau qui la recouvrait.

« Avis d'expulsion »

- Quoi ?!? Hurlais-je en me reculant d'un bond et te repoussant.

Sans perdre de temps, je me retournais et prit les escaliers, pressé. Tu restais sur mes talons, intrigué par tout ce qui se passait.

J'allais frappé à la porte du concierge, de plus en plus énervé. J'entendis un « ça va ça va, j'arrive » et il m'ouvrit, une grimace déformant ses traits. Mon concierge n'était pas des plus agréable à regarder. Petit et un peu grassouillet, il n'était, de plus, pas des plus aimable.

- Je me disais bien que le petit fils à papa n'allait pas tarder à venir râler ! Maugréa-t-il en essuyant la sueur qui perlait sur son front.

- Je peux savoir pourquoi vous avez posé, un avis d'expulsion sur ma porte ?

- Ce n'est plus un avis d'expulsion maintenant, je l'avais déjà posé il y avait un mois, et vu que tu ne répondais pas, j'ai vidé ton appartement et mis tes affaires à la cave.

- Pardon ? M'écriais-je prêt à lui bondir dessus.

- Qu'est-ce que tu veux que je te dise mon p'tit, ça fait trois mois que tu n'as pas payé le loyer !

- Je vous ais appelé pour vous expliquer mon état de santé.

Il soupira brusquement et se retourna, allant fouiller dans son bureau. Je tournais mon regard vers toi, tu ne semblait pas énervé, ni surpris. Tu n'affichais rien. Il revint quelques minutes plus tard, mon contrat dans ses mains.

- Il est écrit ici qu' à tout moment, si un retard de payement de loyer est observé, je suis en droit de t'expulser.

- Sans mon consentement ? Fis-je, surpris, en lui arrachant le papier des mains.

- Ça fait trois mois ! Que veux-tu que je te dise, j'ai essayer d'appeler ton père, mais il ne m'a jamais rappelé alors j'ai du prendre des mesures. Tes affaires sont dans la cave.

Sans me laisser le temps de répliquer, il me claqua la porte au nez.

- Fais chier ! M'écriais-je en me retournant, énervé.

- Ou vas-tu ?

- Appeler Henri !

Je me ruais dans le parking, et prit mon sac dans ta voiture. J'y sortis mon téléphone et composa son numéro.

- Comment se fait-il que ton père n'ai pas répondu aux appels du propriétaire ?

- Mon père ne répond jamais à un appel qu'il ne connait pas, du buisness, si la personne tient vraiment à le joindre, il téléphonera à sa secrétaire.

Au bout de quelques sonneries, je raccrochais. Henri devait travailler. Plus les minutes s'écoulaient et plus une rage immense se déchainait en moi.

- Comment tu vas faire ?

- J'en sais rien Noah ! Hurlais-je énervé, j'ai plus rien sur mon compte à cause de notre stupide pari et je ne reprendrais pas le boulot avant une semaine ! Alors ce n'est même pas la peine que je cherche un nouvel appartement !

Je donnais un coup de pied dans ton pneu de voiture et posait mes mains sur le pare-choc, tentant de me calmer.

- Je vais voir si Henri peut m'héberger...Soufflais-je doucement.

J'entendis le bruit de ton briquet et je devinais que tu t'allumais une cigarette. Un acte que tu ne faisait que lorsque tu étais stressé.

- ou alors, tu peux venir vivre chez moi...Répliquas-tu en haussant les épaules.

Mon corps tout entier se raidit et je me retournais, vivement.

- Quoi ? M'écriais-je tentant de percevoir de l'ironie dans ta phrase.

Mais tu ne l'étais pas, au contraire.

- Ton ami se remet d'une rupture et comme tu l'as dit tu ne peux pas trouver d'autre appartement, donc tu peux venir chez moi, résumas-tu en tirant une nouvelle bouffée de fumé.

Je restais étonné, attendant que tu éclates de rire et me traite d'idiot. Mais tu étais bien sérieux. Comment pouvais-je venir vivre chez toi alors que nous venions de commencer une relation ?

- Non, je ne peux pas, fis-je en secouant la tête énergiquement.

Tu haussas les sourcils surpris. J'imagine que tu n'avais pas envisagé cette possibilité.

- C'est gentil à toi de proposer ça mais...Soyons réaliste, on est pas doué pour les relations de couples, et ça ne fait que 2 mois...ça serait vraiment suicidaire de vivre ensemble ! M'exclamais-je en tentant une nouvelle fois de rappeler Henri.

- C'est toi qui décrète ça Owen, et c'est toi qui t'imagines que je veux qu'on vive à deux comme un vrai couple !

Je lâchais mon téléphone étonné.

- Pardon ?

- Je ne te propose pas de venir vivre chez moi parce que me lever un autre matin seul dans mon lit m'est insupportable ou je ne sais quelle autre baliverne que sortent ces amoureux transis, je te parle de t'héberger, le temps de te remettre sur pieds.

Tu te rapprochas de moi posa tes mains sur mes hanches. Ton regard s'ancra dans le mien et tes lèvres se posèrent sur les miennes dans un baiser des plus déroutant.

- Ce n'est pas moi qui ai voulu qu'on se mette en couple, mais toi, alors arrête de voir en moi ton prince charmant, et simplement un ami qui ressent une vive attirance pour toi et qui veut t'aider quelques temps. Lâchas-tu sérieusement.

Je plaquais alors mes mains sur ton torse.

- Si je comprend bien cette relation est totalement fausse ! Fis-je blessé.

- Je n'ai pas dis ça, juste d'arrêter de penser et de suivre tes envies, sans devoir sans cesse poser un nom dessus.

Une grimace étira mes lèvres et je me décalais, passant ma main sur ma nuque.

- Je ne sais pas Noah, c'est du sérieux, quoi que tu en dises ! Fis-je gêné.

- Qu'as-tu à perdre ?

Toi. J'avais peur de te perdre. Mais il m'était impossible de te l'avouer.

- Tu me fatigues Owen, vas prendre tes affaires à la cave ! M'ordonnas-tu en tirant une autre bouffée de ta cigarette.

- J'aurais une chambre...Autre que la tienne...N'est-ce pas ? Demandais-je hésitant.

- En quel honneur devrais-je partager ma chambre en plus de ma maison ?

Cette question me fit sourire et j'acquiesçais en signe d'accord. Aussi irréaliste, qu'improbable, nous allions vivre ensemble.

« En y repensant, ta nonchalance m'exaspérait. Tu étais tellement mystérieux. Tellement attrayant. Je voulais me venger. Te rendre la monnaie de ta pièce. Te forcer à me trouver irremplaçable. Te forcer à penser à moi chaque minute. Je voulais que ton être entier cri mon nom. Je voulais que tu sois à moi comme moi je l'étais pour toi. Cet acte de manipulation dont tu m'avais soufflé l'idée, jamais je n'aurais dû l'avoir. Si attrayant et mystérieux sois-tu, jamais je n'aurais dû te pousser dans cette relation.

Car tu ne l'as voulais pas. Depuis notre première , tu ne voulais pas d'une histoire d'amour. Et j'aurais du respecter cela.


Je suis désolé. Désolé de t'avoir forcé à m'aimer. Désolé de m'être rendu indispensable. Désolé d'être tombé irrémédiablement et égoïstement amoureux de toi.


Pardonnes-moi Noah... »


 

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One more night -11-  (One More Night) posté le lundi 21 décembre 2009 15:12

Avec beaucoup, Beaucoup de retard !!! Je suis vraiment désolé, en ce moment jsuis dans une looongue période de partiels, dossier et tout et tout...J'espère que cette suite vous plaira <3 Spécialement pour les fans d'OMN ^^



 

 Tu as l'air différent. Tu as mûri. Peut-être beaucoup trop. Pourquoi ne peux-tu pas te trouver quelqu'un d'autre ? Pourquoi faut-il que tu rentres dans mon jeu ? Jeu qui avait pour but de me faire t'oublier. Tu me cherches, mais moi je n'ai plus envie de t'avoir. Pourtant...Pourtant je n'arrive pas à m'arrêter de te regarder.

- Laisse-moi deviner Gael, tu vas te remettre avec lui.

Le regard du brun se tourna vers Seth, assis près de lui.

- Non. Répondit-il en se retournant vers le bar.

- C'est juste une question de temps alors. Répondit le blond, dans un fin sourire moqueur.

- Vas te chercher quelqu'un et laisse moi tranquille, s'il te plait.

Seth éclata de rire et se rapprocha de Gael, collant son intimité contre la cuisse du jeune homme. Le blond sentit directement le regard d'Edwin se poser sur lui.

- Quand est-ce que tu me ramèneras chez toi ?

Les lèvres du blond se posèrent sur la joue de Gael tendit que sa main descendait le long de son dos pour arriver sur ses fesses. Gael éclata de rire et remua la tête en s'écartant.

- Tu ne cherches qu'à le rendre jaloux. Fit-il en haussant les épaules.

- Ça à l'air de marcher ! Répondit Seth en montrant Edwin d'un revers de la main.

Gael tourna la tête et vit le jeune homme au milieu de la piste, le regard furieux.

Pourquoi es-tu jaloux ? Je n'ai rien à me reprocher.

Vivement, Gael se retourna et prit les lèvres de Seth. Une main derrière la nuque du blond, ce baiser n'avait rien de passionné, ou du moins, il tentait d'en donner l'illusion. Les baisers avec Gael étaient rares, et ça Seth le savait. Lorsque la langue de Seth voulu passer le barrage des lèvres du châtain, Gael s'éloigna, tournant la tête vers Edwin. Il éclata alors de rire en remarquant que le jeune homme s'était stoppé au milieu de la piste, les poings serrés.

- Tu auras le droit à une scène de ménage à chaque fois que tu embrasseras quelqu'un. Fit Seth, un sourire mesquin au lèvres.

- Je lui ai dis de me laisser tranquille. Répondit Gael en haussant les épaules.

- Tu n'as pas dû être assez persuasif.

La lumière se baissa, laissant le public dans une pénombre. Tous les regards de la salle se tournèrent vers la scène, où une musique commençait à se jouer. Un groupe rentra en scène, et tout le monde les acclamèrent. Les jeunes garçons se mirent à leurs instruments pendant que le chanteur commençait les premières notes d'une chanson qui désarçonna Gael.

 

Flash-Back

Cela faisait Quatre mois qu' Edwin et Gael sortaient ensemble. Quatre mois qui confirmèrent l'attirance du plus vieux pour Edwin. Chaque jour qui passaient faisait que le châtain voyait en Edwin ce qu'il avait toujours espéré voir en Seth. Il était affectueux, faisait tout pour combler Gael, et passionné. Peut-être même un peu trop. Edwin voulait plus que de simple baisers et ce dernier se faisait de plus en plus entreprenant. Ce soir là, Gael était allongé sur son lit, et au dessus de lui, un Edwin des plus envieux. Leurs lèvres ne se lâchaient pas, seulement quand le manque d'air se faisait trop contraignant. Le plus jeune avait enlevé son tee-shirt depuis longtemps et se collait à Gael, bougeant son bassin afin d'exciter le châtain.

- Edwin n'oublies pas que tu dois partir...Souffla Gael tentant de le repousser.

- Ma mère travaille alors j'ai tout mon temps. Répondit le brun dans un sourire.

Il reprit les lèvres de Gael d'assaut, passant ses main dans sa chevelure indisciplinée. Mais Gael n'était pas prêt, ou plutôt, il ne voulait pas qu' Edwin le soit. Il repoussa alors le brun, soupirant de frustration.

- Tu as 14 ans ! Lança-t'il comme dernier recours.

- J'en aurais 15 dans un mois, s'il te plait Gael, ça fait 4 mois nous deux, ce n'est pas tout ce qui devrait importer ?

Toutes les barrières de Gael explosèrent et Edwin repris fougueusement les lèvres de son vis-à-vis. La main du brun descendit vers le bas, défaisant cette ceinture qui gâchait tout. Une fois fait, il défit les boutons du plus vieux un a un et passa sa main à l'intérieur. Un long gémissement rauque s'échappa de ses lèvres et il envoya sa tête en arrière sous l'effet que lui produisait Edwin.

Mais ce n'était sans doute pas le moment. La porte de la chambre de Gael s'ouvrit à la volée dévoilant le frère jumeau du châtain. Julian se figea à la seconde, la main toujours sur la poignée.

- Noon, cria Edwin en relâchant sa prise autour de Gael.

- Merci...Soupira Gael en posant ses mains sur ses yeux.

- Je...euh...Ta mère vient d'appeler et elle a dit que tu étais en retard...Désolé...

Des rougeurs apparurent sur les joues de Julian et il s'éclipsa, refermant la porte. Edwin se tourna alors vers Gael, l'embrassant une dernière fois. Mais il suffit de quelque secondes pour que Gael puisse sentir la main du brun se glisser dans son jean. Immédiatement, il repoussa le plus jeune et se mit debout, attrapant le tee-shirt d 'Edwin.

- Hors de question que je me fasse avoir une deuxième fois ! Remets ton tee-shirt, je te ramène.

Après une plainte, Edwin s'exécuta. Il prit sa veste et suivis son petit ami dans les escaliers. Après un regard furieux à Julian qui se trouvait dans la cuisine, il sortirent dans le garage et montèrent en voiture. Le trajet se fit dans une discussion des plus animée, comme toujours.

- Arrêtes toi là ! Lâcha Edwin, tout à coup.

- On est pas arrivé, fit Gael, les sourcils froncés.

- Arrêtes toi je te dis !

Gael s'exécuta et à peine la voiture éteinte, Edwin lui prit ses lèvres pour un baiser qui le laissait pantois. Un large sourire aux lèvres, Edwin sortit de la voiture et courut jusqu'à sa maison.

 

**

 

Gael rentra chez lui, un énorme sourire sur les lèvres. Il vint s'assoir aux côtés de Julian qui était assis sur le canapé.

- Frappes la prochaine fois, lança-t-il en lui donnant un coup dans l'épaule.

- Arrêtes, rien que d'y penser ça me donne des frissons...C'est un môme ! Fit Julian dans un grimace.

- Je sais ! Pourquoi tu crois que je t'ai remercié ! Je sais que je ne devrais pas mais...Il connait mes points faibles et je te promets que j'essaye de lui résister mais...

- Tu es amoureux de lui !

Julian avait dit cela comme si c'était une révélation. Un large sourire béat étirait ses lèvres. Gael baissa la tête et posa ses mains sur ses yeux.

- Il est trop jeune...

- Je m'en doutais, depuis un moment tu n'avais que son nom à la bouche mais...Gael tu as l'air complètement idiot !

- On peut jamais être sérieux avec toi !

Julian éclata de rire alors que Gael se levait et montait dans sa chambre.

- Hey Roméo ! Tu comptes lui dire quand ?

- Je sais même pas s'il ressent la même chose !

- Tu rigoles ou quoi, tu lui dirais de sauter d'un pont qu'il le ferait ! T'es pire qu'une fille !

Gael lui tira la langue et d'un regard narquois, il clôtura la discussion :

- C'est pas moi qui me fait plein de filles tout ça pour éviter de dire à mon amie d'enfance que je suis dingue d'elle et que je déteste son nouveau petit-ami !

- Vas-te faire foutre ! Cria Julian en se levant, en colère.

 

**

Quelques jours plus tard, les quatre jeunes se retrouvèrent au lycée, alors que la nuit venait tout juste de tomber. L'école organisait un bal costumé, où tous les jeunes s'empressaient d'y assister. Gael s'était déguisé en cow-boy, Edwin en Zorro, Ayla en Abeille et Julian en Men in Black.

Un DJ était venu spécialement mettre de l'ambiance dans cette salle Parfaitement décorée. Tout le monde dansait dans un rythme effrénée, fermant les yeux sous le bien que cela faisait. Un peu plus loin, les professeurs parlaient et riaient, surveillant du coin de l'œil ces jeunes qui n'allaient pas tarder à déraper, ils le savaient bien. Au milieu de la piste se trouvait Ayla qui dansait sensuellement aux bras d'un apollon blond, sous l'œil haineux de Julian, adossé contre le bar, un verre de soda à la main.

Gael et Edwin se trouvaient à l'entrée, « profitant » de l'air frais. Le masque d'Edwin avait été relevé par un jeune homme au manque de ses lèvres. Gael se trouvait en face du plus jeune et l'avait doucement plaqué contre le mur de l'enceinte, l'embrassant goulument. Edwin passa ses mains sous la chemise de son petit ami, tandis que ce dernier, perdant complètement la tête, glissait doucement sa main à l'intérieur du pantalon du brun. Ce ne fut que lorsque la plus jeune soupira de plaisir que Gael reprit ses esprits. Vivement il s'éloigna, levant les mains en l'air.

- Gael ! Ça change quoi qu'on le fasse maintenant ou dans un mois ! S'écria Edwin, frustré.

- Ça change que tu aurais 15 ans et non 14 et que je me sentirais moins coupable ! Riposta Gael en haussant les épaules.

- T'es chiant ! Soupira le brun en se rhabillant.

- Et toi t'es un vrai démon, je croyais que tu te sentais pas bien...

Edwin lui tira la langue et pris la main de Gael, le forçant à rentrer dans la salle. Ils se frayèrent un chemin entre la foule, puis se rapprochèrent une nouvelle fois. Gael posa ses mains sur les hanches du plus jeune tandis que ce dernier les posaient sur sa nuque. Doucement, il commencèrent à danser au rythme d'une chanson très belle :http://www.deezer.com/listen-553840.

Leur visage se rapprochèrent une nouvelle fois, s'embrassant comme ils aimaient si souvent le faire. Ce fut à cet instant même que Gael compris qu' Edwin était devenu bien plus important qu'il ne l'aurait imaginé. Ce fut à cet instant qu'il compris qu'il ne pourrait plus le quitter. Et ce fut à cet instant qu'il prononça les quatre mots qu'il avait tellement rêvé de dire :

- Je t'aime Edwin.

Fin du Flash Back

Je me souviens de ton regard juste après. Je me souviens de ton sourire si radieux. Je n'avais pas peur, je savais que tu m'aimais aussi. Et j'avais raison, car tu m'as répondu juste après. Un je t'aime qui m'a propulsé vers des sommets. Je me souviens de cette sensation. Mon être tout entier vivait pour toi...

Le bruit d'une bagarre attira l'attention de Gael et il se retourna. Son sang ne fit qu'un tour lorsqu'il vit Edwin recevoir un coup de poing. Immédiatement, sans prendre le temps de réfléchir, il alla se mettre devant le brun, lançant un regard meurtrier à cet homme qu'il ne connaissait pas.

- C'est quoi ton problème ! Cracha-t-il, les poings serrés.

Mais Edwin n'étais pas près à se laissé protéger. Vivement il se redressa et voulu rendre le coup, mais Gael l'attrapa par les hanches, l'obligeant à le suivre.

- Alors tu pars avec ce mioche ! Fit le blond, visiblement jaloux.

Gael se stoppa net, et se retourna, gardant toujours Edwin fermement contre lui.

- Excuse-moi, mais on se connait ? Demanda Gael, le regard interrogateur.

- Eric, on a passé la nuit ensemble, il n'y a pas si longtemps...Fit le blond déconcerté.

- Il faut croire que ce n'était pas génial vu que je ne m'en souviens même pas, maintenant si tu me permets...

Et sans rien ajouter de plus, il força Edwin à le suivre. Il sortirent, rencontrant l'air frais du début de l'hiver.

- Mais qu'est-ce qui te prend ! Cria-t-il, à l'adresse d' Edwin qui saignait de la lèvre.

- Ayla m'avait dit que tu avais changé mais je ne pensais pas que tu te faisais la boite tout entière ! Râla-t-il, mettant un mouchoir sur sa lèvre.

Dans un cri de rage, Edwin se retourna et alla s'assoir sur une marche, non loin de la. Il prit sa tête entre ses mains, essayant de se calmer. Gael, étonné, resta un moment sans bouger.

Pourquoi est-ce que mon cœur bat aussi fort ? Je ne peux pas...Je ne veux pas.

Doucement, Gael s'accroupit devant le Brun, le forçant à relever la tête. Il prit le mouchoir de ses mains, et soigna la plaie autant qu'il pû.

- Tu es sortis avec Seth, et il t'as fait les pires choses, il t'a complètement détruit, mais pas une seule fois tu as décidé de l'ignorer. Tu es resté son ami et avant que j'arrive, tu étais même prêt à lui donner une seconde chance...Pourquoi tu ne peux pas faire la même chose avec moi ?

- Je t'ai ouvert mon cœur. Répondit Gael, en baissant les yeux. Je savais très bien ce que je recevrais de Seth, je savais ce qu'il était et ce qu'il me ferait depuis le début. Je me suis empêché de l'aimer et pas une seule fois il n'a tenté de m'en dissuader. Nous deux, s'était bien plus que ça. Tu as voulu que je t'aime Edwin. Tu as tout obtenu de moi et ce que tu m'as fait par la suite est bien pire que toutes les crasses réunies de Seth.

Je suis désolé, mais je n'ai plus le choix.

- Je savais tout, repris Gael en se levant. Je savais que tu allais partir et je ne t'ai rien dit.

- Quoi ? Fit Edwin en se relevant à son tour.

- Ta mère me l'as dit le jour où tu es partis à l'hôpital. J'ai attendu que tu me le dise, j'étais prêt à te suivre, j'avais fait ma valise, prévenu mes parents, mon frère et ma sœur, je m'étais même inscrit dans une fac. J'étais prêt, j'attendais juste que tu me le dise. Mais ta mère ne m'avait pas dis que vous partiriez aussi tôt. Quand j'ai vu que tu ne répondais pas à mes appels, je suis allé chez toi, et j'ai vu que tu étais partit. Sans moi, sans même avoir pensé à me le dire.

- Gael...Souffla Edwin en se rapprochant.

- Non, c'est bon, ça fait 5 ans maintenant Edwin, je m'en suis remis, ce que...Ce que j'essaye de te dire, c'est que lorsque tu es partit, tu as emporté avec toi celui que tu aimais, et moi je ne le suis plus, c'est ça maintenant ma vie. Dit-il en montrant la boite de nuit.

Une larme roula sur la joue du plus jeune.

- J'aimerais que tu arrêtes maintenant, ça suffit. Oublies-moi et laisse moi vivre.

Gael se retourna alors, voulant rentrer dans la boite de nuit; mais la voix d' Edwin le stoppa.

- Tu mens.

Sa voix était froide. Tellement froide que Gael en eu des frissons dans le coup, mais il décida de ne pas se retourner. De ne pas craquer. Edwin parcouru la distance qui les séparaient et posa sa tête contre son dos.

- Tu crois que je vais te croire ? Je te connais encore très bien, tout ton monologue est vrai, et crois mois j'en suis désolé, mais pour ta dernière phrase...Non, tu mens, ton front s'est plissé, tu ne veux pas que j'arrête. J'ai vu ton visage quand ils ont joués notre chanson. J'ai eu mal. Parce que ce soir là tu m'as dis que tu m'aimais, et que pas une seule seconde j'aurais cru qu'on allait se retrouver comme ça.

Edwin releva la tête et vint se poster en face de Gael, posant sa main sur la joue du châtain.

Ne fais pas ça...

- S'il te plait, arrêtes, soupira Gael, en fermant les yeux.

- Tu as peur que je te le dises n'est-ce pas ? Pourtant tu vas devoir l'entendre parce rien n'est fini entre nous, tu m'entends ! Le destin n'a pas fait qu'on se soit retrouver pour que tu m'échappes à nouveau, mes prières n'ont pas été exhaussés pour que tu me rejettes.

Edwin se colla à Gael, qui ne tenta même pas de s'échapper. Le regard vert émeraude du plus jeune s'ancra dans celui du châtain, mêlant secrètement leurs âmes.

- Je t'aime Gael. Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne et je t'aime comme je n'aimerais jamais plus personne. Je sais que tu es mon unique, je sais que tu es celui qu'il me faut, tout comme je suis fait pour toi. Alors je me prendrais sûrement d'autre coups de poings, mais crois moi, il est hors de question que tu ne me reviennes pas.

Doucement, Edwin posa ses lèvres sur celles de Gael, mêlant immédiatement leur langue. Gael attrapa les hanches du brun et le colla contre le mur de la boite de nuit.

- Je t'ai tout donné, qu'est-ce que tu veux de plus Edwin ! Rétorqua-t-il le regard dur.

- Que tu m'aimes à nouveau.

Edwin déposa alors un léger baiser sur les lèvres du châtain et s'en alla, prenant le premier taxi qu'il trouvait. Gael resta là, sans bouger. A cet instant plus rien ne comptait. Son cœur lui faisait mal.

Je ne te déteste pas...C'est moi je hais le plus.

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